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 [ FLASHBACK ] • Manoir Jenkins • You're not real, are you ?

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Serpentard
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• Crédits Kit : Dreamy & Tumblr
• Parchemins écrits : 1986


lumos maxima


MessageSujet: [ FLASHBACK ] • Manoir Jenkins • You're not real, are you ?   Mar 19 Nov - 2:40





You're not real, are you ?




Année 2009

En ce jour si merveilleux, la petite Jenkins était particulièrement fière d’elle. Cela faisait plus d’une demi-heure qu’elle faisait tourner sa gouvernante en bourrique et elle aimait particulièrement ça. C’était si drôle de se cacher, avec sa petite taille, dans les plus petits recoins de la maison, alors que Mary criait à plein poumon, demandant à la petite tête blonde de sortir de sa cachette car il était l’heure d’aller dormir. Mais elle, elle avait décidé qu’elle ne voulait pas dormir. Et du haut de ses cinq ans, Pandora pouvait déjà être une véritable petite peste, quand elle s’y mettait. Elle ne voulait pas particulièrement être méchante, là n’était pas la question, elle voulait juste qu’on lui obéisse au doigt et à l’œil. Oui, même pour une enfant de cinq ans, elle avait déjà un caractère bien trempé et ce n’était pas forcément un compliment. Elle savait aussi que son manoir était remplis de gens qui travaillaient pour son papa et sa maman – deux aventuriers, qui avaient été envoyés en mission pour sauver le monde magique des méchants qui voulaient le détruire, c’est Dwayne qui l’avait dit – qui étaient là pour qu’elle-même et son frère bien aimé se sentent bien. Donc, elle avait plus ou moins compris que faire tourner le monde en bourrique, c’était parfaitement son droit. Oh oui, elle était loin d’être stupide. Certes, ce n’était qu’une enfant, donc c’était mignon, mais avec le temps, ces nombreuses frasques se multiplieraient et elle deviendrait réellement une peste. Mais ça … il faudrait encore attendre quelques années avant de le découvrir.

Cachée derrière un porte manteau ensorcelé, elle attendit que la gouvernante se rende dans la cuisine, à l’opposé de là où elle se trouvait, pour enfin sortir de sa cachette. Sans faire de bruit, elle parcourut le couloir en contresens, et gravit rapidement les marches en marbre qui la menèrent à l’étage du dessus, là où se trouvaient toutes les chambres. Mais la petite fille n’avait toujours pas envie de dormir, bien qu’elle savait que son frère était déjà couché, lui. Ils avaient joué ensemble toute l’après-midi et le pauvre garçon était fatigué. Mais elle, elle ne l’était pas. Alors aller dans sa chambre aurait été trop facile, la gouvernante aurait eu vite fait de la retrouver et de la forcer à se coucher. Prise d’une idée soudaine, elle bouda la porte de sa propre chambre pour se diriger vers celle de la Grande Dame Jenkins et de son mari. Elle savait de source sûre que ses parents étaient conviés à une réception mondaine et qu’ils ne rentreraient sûrement pas avant un bon moment. C’était l’occasion ou jamais de se rendre dans l’antre des aventuriers.

C’était interdit, elle le savait.
Mais ses parents n’étaient pas là.
Ils n’étaient jamais là.
Alors il ne le saurait pas.

Qu’importe l’interdiction.
Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire, ces limites.
Puisque personne n’était là pour les faire respecter.
Surtout pas ses parents bien aimés.


Sans aucune gêne, elle poussa la porte et se glissa à l’intérieur de la pièce. Ce n’était pas du tout comme elle l’aurait imaginé. Il n’y avait rien d’aventurier dans cette pièce, au contraire elle était très sobre, dénuée de charme. Chic, certes, mais elle n’avait rien de ce que Pandora avait imaginé. Mais qu’importe, c’était dans cette pièce que ses parents dormaient, c’était ici qu’elle pourrait le mieux sentir leur présence. La première chose qu’elle fit alors, ce fut de s’allonger sur le lit, sur lequel elle avait eu du mal à grimper, regardant tout autour d’elle pour y déceler une quelconque trace de la présence de son frère ou d’elle dans la chambre. Mais bien vite, elle fut déconcentrée par une boîte à bijoux, posée sur la coiffeuse. Souriant de toutes ses dents de lait, elle se glissa hors du lit pour courir vers la boîte qu’elle ouvrit rapidement. Elle était émerveillée par toutes ces choses brillantes, tous ces scintillements. S’emparant d’un collier, elle le passa autour de son cou, admirant son reflet dans la glace.

« Un jour, je serais aussi jolie que ma maman ♪ ».

« Pandora ! Mais qu’est-ce que tu fais ici ? Tu sais bien que tu n’as pas le droit de venir ici ! ».

Oui elle savait.
Elle ne savait pas pourquoi.
Elle savait juste que c’était interdit.

Mais elle ne voulait pas qu’on lui interdise.
On la privait déjà de sa maman et de son papa.
Pourquoi ne la laissait-on pas entrer dans leur antre ?


« Je veux ma maman ».

« Oh Trésor, tu sais bien que ta maman rentrera tard ce soir ».

« Oui, mais elle n’est jamais là. Pourquoi est-ce qu’elle n’est jamais là ? C’est parce qu’on n’a pas été assez sage ? Elle ne nous aime pas c’est ça ? ».

« Bien sûre que si Trésor, toutes les mamans aiment leurs enfants. Ta maman à toi doit faire des choses de grandes personnes qui l’empêchent d’être près de vous, mais elle vous aimes quand même très fort ».

Une larme roula sur la joue de la petite fille blonde.
Elle voulait sa maman, elle voulait que sa maman l’aime.
D’accord, c’était une super aventurière.
Mais quand même, de temps en temps, ils pourraient la lui rendre.

Juste le temps d’un câlin.
Juste le temps de la border.
Juste le temps de lui faire un bisou sur le front.
Juste le temps de lui dire qu’elle l’aimait.

Qu’ils lui rendent sa maman.
Par pitié.


« Allez viens trésor, il faut aller dormir ».

« Non ! Je veux ma maman ! ».

Mais sa maman ne viendrait pas.
Pas ce soir.
Ni le soir suivant.

Il en aura fallu du temps pour la consoler.
Pour qu’elle cesse de pleurer.
Mais elle aura fini par rejoindre les bras de Morphée.

Elle ne voulait qu’elle.
Elle ne voulait qu’elle.
Elle ne voulait qu’elle.

(c) B-NET

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pandora heather jenkins
Certaines trahisons sont inévitables. Quand on trahi l'autre... quand on trahi l'autre, c'est plus compliqué de réparer les dégâts. On fait l'impossible, pour reconstruire la confiance qu'on a perdu, mais certaines trahisons, certaines blessures sont si graves, si profondes, qu'on est impuissant à les guérir. Et dans ces cas là, il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre
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