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 A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]

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lumos maxima


MessageSujet: A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]   Jeu 28 Nov - 10:25

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A nouveau réunis ?




∞ Thomas, Eden & Maylis – Mercredi 20 Octobre 2021 – Trois Balais ∞


Confortablement installé dans son nouveau bureau, qui n’enviait en rien les fameux bureaux de fonctionnaires moldus, Thomas O’Gallagher lisait un dossier sensible qui constituait un rapport complet de son équipe d’oubliators lorsqu’ils avaient été dans l’obligation d’intervenir pour une petite catastrophe magique dans laquelle plusieurs dizaines de moldus avaient été témoins de la scène. C’était une très longue journée, il s’en souvenait très bien et comme toujours, il ne supportait pas de lancer des sortilèges d’amnésie mais c’était son métier, le meilleur moyen qu’il avait trouvé pour se racheter une conduite. Il en avait besoin parce qu’avant, il était un jeune homme plein d’avenir mais qui avait presque mal tourné, tombant dans la délinquance au départ puis il était devenu un vrai criminel, un gentleman cambrioleur à la Arsène Lupin. Pendant des années, il avait réussi à échapper à la barbe de la justice mais comme toujours, les criminels finissaient par se faire prendre, soit parce qu’ils avaient été repérés  par les enquêteurs, soit parce qu’ils avaient été balancés par un de leurs complices. C’était de cette façon que Thomas s’était retrouvé en prison, trahi par l’un de ses amis en qui il avait eu une confiance aveugle, et malheureusement cette trahison lui avait fait tout perdre, en particulier son rêve de fonder une famille avec la femme qu’il aimait. D’ailleurs à cause de son traître de meilleur ami – qui en avait profité pour disparaître de la circulation – Eden avait été condamnée pour complicité  et elle avait été envoyée en prison aussi mais moins longtemps que lui. La raison ? Il allait défaillir lorsqu’il découvrirait la vérité qu’elle lui avait cachée près dix années. Ayant plaidé coupable pour vol, le jeune homme avait purgé sa peine jusqu’à ce qu’il soit libéré dans le courant de l’année 2018 – il avait été libéré sous caution pour bonne conduite, au bout de dix années de réclusion – et à sa sortie, il avait choisi de faire le métier qu’il faisait aujourd’hui.

L’Irlandais reposa le dossier puis se leva pour regarder l’extérieur tout en pensant à sa vie. Il avait réussi à reprendre le droit chemin et il en était fier parce que peu de monde n’aurait misé sur lui lorsqu’il était venu au ministère avec l’intention ferme de travailler dans l’institution. Mais la persévérance payait toujours et dès qu’il avait commencé à travailler pour le département des accidents et des catastrophes magiques en tant qu’oubliator, son passif de criminel fut très vite oublié par ses collègues, qui voyaient en lui une personne de confiance, loyale et qui travaillait d’arrache-pied avec cet objectif ferme de redorer son blason. Aujourd’hui, il avait gravi des échelons et on l’avait nommé chef d’équipe, son directeur de département le trouvait si compétent qu’il le voyait bien le remplacer un jour prochain lorsqu’il serait amené à prendre sa retraite. Les collègues de Thomas étaient totalement d’accord avec leur directeur. La réussite professionnelle souriait à Thomas mais il ne connaissait que des échecs niveau personnel parce qu’il ne parvenait pas à oublier son ex-petite amie et obstinément, il cherchait à renouer les liens avec elle pour qu’ils redémarrent une histoire : aujourd’hui, il n’était plus le voyou et il gagnait raisonnablement bien sa vie et il avait établi sa demeure en retapant la maison familiale. Il ne lui manquait plus que la femme et la ribambelle de gosses qu’ils souhaitaient avoir Eden et lui lorsqu’ils avaient commencé à avoir évoqué le projet de fonder une famille. Malheureusement, ses recherches ne portaient pas encore leur fruit pour le moment jusqu’au jour où il avait entendu le nom de la sœur d’Eden. Il avait tendu l’oreille pour savoir ce qu’il se passait et c’était ainsi qu’il retrouva la trace de sa bien-aimée : elle vivait à Pré au lard parce qu’elle était la nouvelle propriétaire des Trois-Balais. La joie de Thomas avait été grande parce qu’il commençait sérieusement à perdre le courage et l’envie de continuer ses recherches, cette révélation était arrivée à point nommé.

Cela remontait à plus d’un an et depuis, l’Irlandais avait commencé à planifier une rencontre entre Eden et lui, une rencontre qui se déroulerait un jour de semaine parce qu’il voulait la rencontrer seul, sans témoin. Et c’était aujourd’hui qu’il avait choisi, en ce mardi. Il avait déjà vu avec son directeur pour obtenir une journée, obtenue sans conditions parce qu’il faisait du bon travail. Thomas allait partir dès qu’il aurait fini de rédiger une conclusion de son rapport. Il avait accéléré le rythme et en quelques minutes, il avait écrit plusieurs lignes de rapport, puis l’avait transformé en avion avant de l’envoyer – il était à destination du bureau du directeur du département – et une fois tout cela fait, il avait quitté son bureau et dit au revoir à tous ses collègues.

« Eden, j’arrive ! Je viens pour toi ! » dit-il en regardant le ciel lorsqu’il sortit du ministère de la magie et quelques secondes plus tard, il transplana jusqu’à Pré au lard. Quel moyen pratique, le transplanage parce qu’en un claquement de doigts, il était possible d’aller d’un point A à un point B en moins de dix secondes. Et c’était ainsi qu’il s’était retrouvé dans l’unique village sorcier existant en Angleterre. Il se dit alors qu’il marchait tranquillement, que le village avait bien changé depuis son départ mais il ne s’arrêta pas parce qu’il avait une certaine hâte d’arriver aux Trois Balais. Il était proche et lorsqu’il vit l’enseigne du bar, il sourit mais prit une grande inspiration avant de pousser les portes et rentrer dans le bar. Il fut bouchée bée, son ex était en train de laver des verres au comptoir mais ce n’était pas ça qui l’avait frappé dès son arrivée : c’était sa beauté. Elle l’était encore plus qu’avant. Il déglutit avant de dire d’une voix rauque :

« Bonjour, Eden… Cela fait bien longtemps »

Mais quel idiot ! C’était quoi cette façon d’entrer en matière. Thomas se le reprochait intérieurement.


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lumos maxima


MessageSujet: Re: A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]   Ven 29 Nov - 9:36


A nouveau réunis ?


« Alexan ? ». Mais où était-il encore passé, cet idiot ? Poussant un profond soupir d’agacement, la jeune femme fouilla l’appartement, mais le bel écossais n’était nulle part. Ce n’était pas faute de l’avoir cherché pourtant. Ah, celui-là … Un de ces jours, elle finirait par lui mettre un bracelet électronique, semblable à ceux que portaient les moldus, pour être sûre de ne plus l’égarer. Ou bien peut-être qu’elle pourrait lui mettre une puce, comme celles des chiens. C’était tout ce qu’il méritait, ce foutu emmerdeur. Retenant sa colère qui menaçait pourtant d’éclater, la jeune femme dévala les marches qui menaient à son bar, où elle trouva Alexan, en train de siroter son café. « Ca fait des heures que je t’appelle ! », râla-t-elle. Il y avait bien des jours où elle aurait souhaité tirer sa sœur de la mort pour l’engueuler. Elle n’avait aucune idée de ce qui lui avait pris le jour où elle avait décidé qu’Alexan et Eden seraient tous les deux les tuteurs de ses enfants en cas de décès, mais il fallait bien avouer une chose : c’était une erreur. Car Eden et Alexan ne s’entendaient déjà pas avant, mais alors depuis qu’ils habitaient ensemble, ce n’était en rien comparable. « Que veux-tu, Willow ? ». La jeune femme sursauta en entendant son véritable prénom que plus personne n’utilisait depuis bien longtemps. Que … Pourquoi l’appelait-il comme ça lui ? Non, la véritable question en réalité était de savoir comment il pouvait savoir comment elle s’appelait vraiment. Et là, elle le vit. C’était un carnet en cuir noir, relié par des fils bronze et bleu qui s’entrelaçaient. La jeune femme avait magiquement gravé son nom dessus. Le salop était en train de lire son journal intime d’enfant. « Espèce de salop », hurla-t-elle en s’emparant du carnet qu’elle lui tapa sur la tête.

Exaspérée au plus haut point, la jeune femme rangea le carnet en lieu sûr. Elle vérifia alors que tout était en ordre et que la salle était bien propre. L’ancienne serdaigle étant particulièrement maniaque, n’avait toutefois pas manqué de re-nettoyer l’une ou l’autre table, afin d’être sûre que tout était parfait. Elle attendit alors l’arrivée de l’un de ses serveurs avant d’enfin faire tourner la pancarte qui indiquait que l’auberge était ouverte et de déverrouiller la porte. Les premiers clients affluèrent bientôt et la saluèrent joyeusement. Ça, c’était un héritage comme il lui convenait. Car il fallait savoir qu’elle avait hérité de l’auberge parce qu’elle travaillait pour son ancien propriétaire qui était décédé de vieillesse et qui n’avait pas eu d’hérité légitime. Certains lèguent des auberges, d’autres encore lèguent des enfants. Chacun son truc, n’est-ce pas ? « Bonjour Eden », chantonna une voix de femme, qui s’approchait soudain du bar. La jeune femme sursauta, ne s’attendant visiblement pas à entendre une voix si familière. Elle leva la tête et fut ravie de constater que devant elle se trouvait Aurora, une de ses anciennes amies qui était aujourd’hui devenue professeur d’étude des moldus à Poudlard, l’école que fréquentait son fils, son neveu et sa nièce. « Bonjour Aurora. De l’hydromel, comme d’habitude ? », la questionna-t-elle, connaissant déjà parfaitement la réponse, avant même que celle-ci ne franchisse ses lèvres. Elle servit deux verres, lui en tendit un et resta bavarder joyeusement avec elle. « Comment vont les enfants ? », finit-elle par demander, ne tenant plus. Oui, elle l’avouait, c’était une mère poule. Elle avait beau râler qu’Ethan faisait trop de bordel, qu’Ashley avait l’esprit un peu trop rebel et que Tyler la repoussait sans cesse, elle ne pouvait plus se passer de ses petites têtes blondes à la maison. Et elle était certaine que d’ici peu, quand elle aurait appris à connaître Maylis, elle ne pourrait plus se passer d’elle non plus. « Ashley et Ethan vont bien je crois. Tyler est toujours dans son coin, mais qui peut lui reprocher ? ». Personne ne pouvait, c’était bien ça, le problème.

Les minutes défilèrent et Aurora finit par prendre congé. En effet, quelques clients étaient déjà partis et il était temps pour la tenancière de débarrasser les tables. Aurora quant à elle s’installa à une table où elle corrigea des copies avec autant de concentration que si une erreur de sa part aurait été un crime. Le sourire aux lèvres, sautillant plus qu’elle ne marchait, la belle blonde déposa les verres vides sur un plateau qui se déplaçait tout seul en flottant dans les airs. Elle ramena alors le plateau derrière le comptoir et les verres entreprirent de se laver tout seul – ne jamais sous-estimer l’aide que la magie peut apporter. Une fois propre, la jeune femme les essuyait avec un torchon propre, activité qui la détendait et qui l’occupait. La voix masculine résonna alors à ses oreilles et son cœur rata un battement. Non … C’était impossible. Elle releva la tête et dévisagea le jeune homme qui se tenait face à elle et dont les mots résonnaient encore à ses oreilles. Ca faisait longtemps … Tu m’étonnes, tiens ! La dernière fois qu’elle l’avait vu, c’était peu de temps avant de se retrouver en prison pour possession d’objets volés, parce qu’il l’avait dénoncée. Et bien qu’il n’avait pas changé d’un poil, bien qu’il avait un peu vieillit, elle eut l’impression de se retrouver face à un fantôme sortit de son passé. « Thomas … », murmura-t-elle dans un souffle. Oh, dans les films sans doute se serait-elle jetée dans ses bras en pleurant. Mais il s’agissait d’Eden et elle n’était pas une actrice. La surprise et le choc passés, c’est un sentiment de rage qui s’empara de son être tout entier. Elle se saisit d’un verre qu’elle lui lança au visage et le manqua de peu : le verre alla se fracasser sur le mur derrière lui. « Espèce de salop … », commença-t-elle, avant de jeter un autre verre qui le manqua aussi. « … Comment oses-tu venir ici ? », hurla-t-elle soudain. Un troisième verre fut lancé, tandis que la belle blonde aux yeux verts semblait se transformer en furie. « Tu es vraiment culotté, ma parole ! ». La jeune femme se saisit d’un autre verre qu’elle sembla sur le point de jeter, mais elle se ravisa. Elle serra le poing si fort que le verre se brisa dans sa main, taillant la chair de sa paume en la teintant d’écarlate. Les débris se fracassèrent sur le sol, mais elle ne fit attention à la douleur. Attrapant sa baguette magique attachée à sa ceinture, elle la pointa sur lui, menaçante. « Qu’est-ce que tu fais ici ?! ».


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lumos maxima


MessageSujet: Re: A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]   Sam 30 Nov - 8:49

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A nouveau réunis ?




∞ Thomas, Eden & Maylis – Octobre 2021 – Trois Balais ∞


La vie réservait énormément de surprises. Et un raté pouvait totalement réussir et vice versa, Thomas en était le meilleur exemple. Le jeune homme avait toujours pensé que sa vie était merdique, quoiqu’une vie de criminelle n’était pas si pourrie mais il avait toujours su qu’il ne pourrait pas une vie normale. Mais ça c’était avant de rencontrer Eden, elle l’avait changé et même s’ils avaient tous deux écumé les routes européennes dans leur voiture, volant sur leur passage, elle avait réussi à lui faire ressentir des choses et elle lui avait donné l’envie de fonder une famille. Mais comme toujours, il était impossible de prévoir une vie lorsqu’on est un criminel puisqu’un jour ou l’autre, il fallait payer sa dette envers la société et c’était ce qui lui était arrivé, lui faisant perdre tout ce qu’il avait de plus cher à ce moment-là – en l’occurrence sa petite amie – ça faisait mal ce genre de choses, et maintenant il lui fallait apprendre à refaire confiance à des gens. Chose difficile lorsqu’un ami vous trahit. Et alors qu’après sa remise en liberté, il avait pensé qu’il ne retrouverait jamais Eden, le destin avait de nouveau souhaité qu’il se remette sur les traces de la jeune femme.

Un oubliator n’avait pas le droit d’avoir peur, se disait-il alors qu’il se préparait mentalement à sa future rencontre avec Eden. Même s’il avait l’obligation d’aller la voir puisque c’était finalement l’heure de toutes révélations, il sentait que ce ne serait guère une partie de plaisir. Et c’était rare qu’il ressente ce genre de choses, surtout que depuis sa sortie de prison il avait pris la décision de ne voir qu’un objectif : réussir dans sa nouvelle vie en allant le plus possible de l’avant. Il était prêt à l’affronter mais il redoutait la réaction de sa chère Eden qu’il aimait énormément – c’était réellement ironique tout de même parce qu’il craignait la réaction d’une femme alors qu’il vivait des jours étranges très souvent et que cela pourrait faire peur à une personne non préparée à vivre la vie d’un oubliator – le voilà enfin à Pré au lard et plus précisément aux Trois Balais. Il l’avait saluée d’une façon peu convenable à ce genre de situations mais il ne pouvait plus revenir en arrière, il ne pouvait que s’insulter intérieurement sans rien laisser paraître sur son visage – qui semblait avoir vieilli d’un coup alors qu’il s’était senti rajeuni dès que ses yeux s’étaient posés sur le beau visage d’Eden – néanmoins il attendait la réaction de la jeune femme or il pourrait se tirer en vitesse afin d’éviter la frustration si elle se refusait à lui, de l’écouter – non il n’allait pas fuir et subirait l’affrontement tant qu’il n’aurait pas dit ce qu’il avait sur le cœur.

La réaction d’Eden ne s’était guère faite attendre. Dès qu’elle l’avait vu, elle avait eu un regard surpris et murmuré son prénom dans un souffle qui plut instantanément à Thomas mais il savait que cette surprise serait de courte durée et qu’elle allait se laisser envahir par cette colère qui devait l’animer depuis tant d’années. Comme si on avait lu dans son esprit, la jeune femme s’était mise en colère et soudain elle prit un verre qu’il eut juste le temps d’esquiver lorsque celui-ci vint l’effleurer. Il ouvrit grand les yeux, totalement étonné par son comportement. La vache ! Elle était vraiment remontée contre lui. Mais pourquoi n’avait-il pas rebroussé chemin ? Il aurait pu éviter cette scène étrange où elle excellait presque dans le lancer de verre. Il resta tout de même, prêt à recevoir des verres dans la figure tant qu’il n’aurait pas dit tout ce qu’il avait à annoncer à son ex-petite amie jamais oubliée et toujours autant aimée. Dans les films moldus, il l’aurait empêchée de lui balancer des verres dans la figure en la prenant dans les bras et l’embrassant avec fougue mais là, il était dans la vie réelle et il savait que si jamais il osait poser la main, ou ne serait-ce juste un simple doigt sur elle, il allait se faire assassiner. Un deuxième verre vint à sa rencontre précédée d’une insulte mais cette fois, il ne broncha pas pour lui montrer qu’il était prêt à tout pour lui parler. Elle parlait en même temps qu’elle lui balançait des verres mais elle ne balança pas le prochain qui s’était brisé dans sa main. Il voulut se rapprocher d’elle quand il vit qu’elle saignait mais avant qu’il ne puisse bouger d’un poil, elle sortit sa baguette magique et le menaça en lui demandant ce qu’il faisait là. Il inspira doucement la regardant droit dans les yeux alors qu’elle le tenait en joue avec sa baguette, puis il prit la parole avec gravité :

« Eden, je suis venu m’excuser pour tout ce que tu as vécu ces dernières années, » il s’interrompit légèrement en s’avançant d’un pas sans la quitter du regard, puis il reprit avec cette même gravité dans la voix : « je regrette que tu aies fini en prison et c’est entièrement de ma faute. Mais je ne t’ai jamais vendue, essaies de me croire. C’est mon vieil ami qui nous a vendu, lorsque j’ai voulu récupérer les bijoux pour les revendre, ce traître a pris peur et s’est tiré avec. Malheureusement avant que je ne comprenne ce qui venait de se passer, tu avais été jetée en prison et moi dans la foulée. J’ai plaidé pleinement coupable et j’ai tout fait pour que tu évites d’avoir une peine trop lourde. »

Il s’arrêta de parler en la regardant avec tristesse mais il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin dans son explication, donc il poursuivit :

« Je sais que tu m’en veux beaucoup mais s’il te plaît, crois-moi Eden. Jamais au grand jamais, je ne t’aurais vendue. J’aurais préféré mourir que nous vendre aux autorités. Et aujourd’hui, je suis venu parce qu’il était temps que je te parle de vive voix de tout ce qui s’est passé » conclut-il en baissant légèrement les yeux, pour ne pas laisser ses pensées actuelles se lire sur son visage parce qu’il voulait ajouter : « Et je voulais qu’on reprenne là où nous étions arrêtés parce que je t’aime toujours Eden. Je n’ai aimé personne d’autre que toi ».  Il tourna la tête comme pour vérifier la pièce – même si c’était un moyen pour éviter de croiser le regard de la jeune femme – et ce fut à ce moment-là qu’il la vit. Une petite fille qui devait avoir entre neuf et dix ans, une enfant qui avait une ressemblance si frappante avec Eden que cela fit un choc à Thomas. Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas remarquer que la petite fille était le portrait craché d’Eden mais en miniature. Il leva des yeux interrogatifs en direction de son ex-petite amie, comme s’il disait silencieusement : [i]« Qui est-elle ? C’est ta fille ? ».


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lumos maxima


MessageSujet: Re: A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]   Ven 6 Déc - 7:30



A nouveau réunis ?
Thomas & Maylis & Eden



Mercredi 20 Octobre
Maylis avait passé sa matinée dans la chambre d’Ashley. Cette dernière voulant bien prêta sa chambre à sa … cousine ! Chose surprenante, car Maylis a toujours penser être seule. Aucun frère, aucune sœur, aucune cousine, ni même aucun cousin. Seule au monde depuis un petit moment. Et voilà qu’elle découvrait qu’elle avait été adopté et qu’elle avait cousine et cousin. Demi-frère aussi apparemment. S’installant alors dans la chambre d’Ashley qui était étonnamment grande – de l’extérieur on ne l’imagine pas aussi grande, sans doute grâce à la magie - elle posa le cousin de Jack dans un coin de la chambre. Au final les filles avaient opté pour installer un deuxième lit dans la chambre. Possédant chacune un côté de la chambre. Ashley avait relooké sa chambre aux couleurs de sa maison apparemment. Maylis n’avait pas tout compris, mais apparemment, il y avait différents maison à Poudlard, l’école de sorcellerie. Et apparemment Maylis était une sorcière aussi. Elle avait préférait croire Ashley, juste pour qu’elle lui foute la paix. Elle avait bien vu quelques petites choses, appeler ici la magie, mais elle n’y avait pas accordé grande importance. Maylis finit par tirer la couette sur son lit. Elle ne savait pas les faire, mais elle savait qu’il fallait tirer la couette pour le recouvrir. Au même moment, elle entendit du vacarme à l’étage du dessous. Alors elle ouvrit la porte de la chambre et le bruit recommença. Elle entendit des bruits de verre qui tombait au sol. Sortant un pas en dehors de la chambre, en voilà encore un. Alors elle se posa des questions. Son côté curieuse, prenant le dessus. Descendant alors, elle contourna le bar pour voir ce qu’il se passait là dehors. Moment où elle vit Eden, sa mère éclatait un verre dans sa main. Faisant alors les gros yeux, elle regarda sa mère. Elle ne savait pas pourquoi, elle ne savait pas comment, mais lorsqu’elle se tourna vers la source à problème, elle le sut. Apparemment c’était cet homme le problème.

« Mam … Pourquoi tu … Tu as pas mal ? »

Alors elle s’approcha de sa mère, et regarda sa main, elle vit tout ce sang. Sang qui lui rappela le sang de sa mère, sa mère adoptive. Levant alors les yeux vers sa mère, on put lire en elle l’inquiétude, la peur sans doute. Les yeux brillant, elle déglutit plusieurs fois.

« Tu vas pas mourir toi ? N’est-ce pas ? »


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lumos maxima


MessageSujet: Re: A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]   Mar 10 Déc - 8:59


A nouveau réunis ?


Fronçant les sourcils, Eden se fit la remarque qu’elle n’aurait pas dû s’emporter. Mais c’était plus fort qu’elle. La colère faisait palpiter ses tempes et elle sentait la rage s’infiltrer dans chacune de ses veines. Elle n’aurait jamais pensé qu’elle se mettrait autant en colère après autant d’années passées loin de lui. Pourtant, elle était bien obligée de l’avouer : à la seconde même où elle l’avait revu, le ressentiment qu’elle gardait pour elle depuis tant d’années était réapparu comme si ils s’étaient quittés hier. « T’excuser pour ces dernières années ? », répéta-t-elle, comme si elle avait mal entendu. Sa main serrée autour de sa baguette magique était atrocement douloureuse et les morceaux de verre ne s’en enfonçaient que d’avantage dans sa paume meurtrie. Pourtant, elle ne tremblait pas, le geste parfaitement orchestré. « T’excuser ? », hurla-t-elle soudain. « Tu sais où tu peux te les mettre tes excuses, Thomas ? », cracha-t-elle, une expression de colère et de dégout passant sur son visage généralement si souriant et si chaleureux. Mais elle se sentait plus animale qu’humaine pour le coup et si on lui en avait donné la permission ou la possibilité, elle se serait jetée sur Thomas et l’aurait roué de coups, juste histoire de passer ses nerfs sur lui. Elle n’avait par ailleurs pas conscience qu’elle était un peu trop bruyante et qu’elle attirait l’attention des rares clients du bar. Elle en avait même oublié que Maylis était présente et qu’elle pouvait entendre tout ce qui se passait dans la salle du bar.

« Garde tes histoires à dormir debout pour ceux qui veulent les entendre, Thomas, je me contrefiche de ce que tu peux bien vouloir dire. Tu m’as trahie et rien ne parviendrait à me faire oublier ça », siffla-t-elle entre ses dents. Ses tempes battaient tellement désormais qu’on aurait pu croire qu’elles allaient éclater et que du sang allait s’en écouler d’une seconde à l’autre. Elle avait les joues rougies par la colère et ses sourcils étaient froncés en deux parfaits accents circonflexes. Elle écouta cependant ses explications et elle sembla se détendre un peu, pourtant sa respiration était toujours saccadée. Sa baguette elle était toujours pointée sur lui, menaçante et elle n’hésiterait pas à s’en servir s’il lui en donnait l’occasion. En réalité, là tout de suite, elle aurait bien aimé utilisé l’un des sorts impardonnables sur lui, juste histoire de le faire bien souffrir. Mais elle doutait que c’était une très bonne idée. « Je ne te crois pas. Tu sais pourquoi j’ai été arrêtée ? A cause de la montre que tu m’as laissée ce jour-là. C’est quand même une drôle de coïncidence tu ne trouves pas ? Si tu ne m’avais pas laissé cette montre, ils n’auraient eu aucune preuve contre moi, alors excuse-moi de ne pas te croire », s’écria-t-elle, la colère regagnant en intensité. Elle avait beau tenter de se calmer, il n’y avait rien à faire, elle était dans une colère si intense qu’elle en tremblait.

C’est cet instant que choisi Maylis pour arriver dans la salle. Elle remarqua au regard que Thomas lui lança qu’il était surpris par la présence de la petite fille. Abaissant rapidement sa baguette qu’elle coinça dans la poche de son jean, elle regarda la petite fille qui semblait être très inquiète. Le cœur d’Eden rata un battement, lorsqu’elle se rendit compte que la jeune Maylis avait failli l’appeler maman. Elle se reprit cependant et tenta de mettre le calme dans ses émotions. L’enfant regardait sa main blessée et couverte de sang avec étonnement et avec une certaine crainte. Elle comprit rapidement où elle voulait en venir. « Oh ma chérie, évidemment que non, je ne vais pas mourir. Ce n’est qu’une coupure superficielle, il va falloir que je nettoie tout ça et que je mette un pansement et ce sera guéri, ne t’en fais pas pour moi », déclara-t-elle en s’approchant de la petite fille, près de laquelle elle s’agenouilla. « Est-ce que tu veux bien aller aider Alexan ? Pendant que je discute avec le monsieur ? ». Elle se redressa alors, ignorant toujours royalement Thomas et jeta un coup d’œil dans la salle, comme si Alexan risquait de surgir de nulle part. En même temps, il avait toujours cette sale habitude d’apparaître quand personne ne s’y attendait, alors ce n’était pas impossible. Mais visiblement, il n’était pas dans le coin. « Alexan ?! ». « Oui ? ». Elle sursauta en voyant Alexan sortir de la réserve, située juste à côté du bar. Quand je disais qu’il avait tendance à sortir de nulle part sans qu’on ne s’y attende … Mais en même temps, vu le bruit qu’elle avait fait en hurlant et en brisant tous ces verres, ce n’était pas vraiment surprenant qu’il soit venu voir ce qu’il se passait. Et pour une fois, il semblait ne pas vouloir la contredire. Au contraire, il jeta un regard menaçant à Thomas. Il n’avait pas l’air de savoir qui était ce mec, mais le simple fait qu’il vienne mettre le bordel dans l’auberge semblait être un détail suffisant pour le mettre en colère. « Est-ce que tu peux … emmener Maylis ? Pour qu’elle t’aide à faire de la tarte … à la citrouille … s’il te pait ? », improvisa-t-elle en lui adressant des regards suppliant. Apparemment, le jeune avait compris que la situation était grave parce qu’en règle général, il aurait fait le contraire de ce qu’elle lui demandait, juste pour l’emmerder. Mais pour le coup, il acquiesça d’un signe de tête et il emmena Maylis dans la cuisine. Elle se retourna alors vers Thomas, inclinant la tête et se mordillant la lèvre. Elle savait que la scène ne passerait pas inaperçue, elle savait aussi qu’il allait finir par lui demander si Maylis était sa fille, peut-être même s’il en était le père. Après tout, s’il faisait le calcul, les dates correspondaient et il était bien le seul à pouvoir en être le père, puisqu’elle était allée en prison par la suite. Quant à Alexan, peut-être se demandait-il s’il était son compagnon. Mais ce n’était pas son problème, ce qu’il pouvait bien penser, elle devait avant tout penser au bien-être de sa fille. « Qu’est ce que tu veux Thomas ? Pourquoi est-ce que tu es revenu ? ».



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lumos maxima


MessageSujet: Re: A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]   Ven 13 Déc - 6:13

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∞ Thomas, Eden & Maylis – Octobre 2021 – Trois Balais ∞


Thomas s’attendait-il à une telle réaction de la part d’Eden ? L’oubliator s’y attendait totalement mais pas à ce point tout de même. En effet, il savait mieux que quiconque les raisons pour lesquelles elle lui en voulait à ce point mais en décidant en ce jour de venir la voir afin de lui parler et de lui demander de lui pardonner toutes ces années de souffrances, il ne s’était pas attendu à recevoir des verres dans la figure. Des verres qui l’avaient souvent effleuré sans le toucher mais lui, il n’essayait pas du tout de les éviter bien au contraire. Il était resté immobile durant toute la scène parce qu’il avait à dire était d’une importance capitale et qui si jamais, il ne le disait pas il s’en mordrait les doigts à vie. La femme qu’il n’avait jamais cessé d’aimer malgré toutes ces années de séparation, méritait qu’il lui explique tout depuis le début, parce que c’était entièrement de sa faute si elle s’était retrouvée en prison. Pourquoi avait-il fait confiance à ce type qui s’était toujours mis à ses côtés durant tant d’années ? Jamais il n’aurait la réponse à cette question parce qu’il savait qu’il regretterait amèrement ça jusqu’à la fin de ses jours ou du moins jusqu’à ce qu’il retrouve le type qui les avait trahis lui et la femme qu’il aimait. Ce jour-là, il l’assassinerait de ses propres mains quitte à perdre son travail d’oubliator, néanmoins il ne souhaitait guère en arriver là. Il avait réussi à mener une vie honorable depuis sa sortie de prison, il ne souhaitait pas du tout revenir en arrière, dans le temps où il n’était qu’un cancre fini doublé d’un criminel endurci – ce temps-là était bel et bien révolu pour lui et il fallait qu’il le prouve à Eden – il avait changé. Il avait finalement réussi à dire ce qu’il voulait lui annoncer et maintenant alors qu’elle le pointait toujours avec sa baguette magique, il attendait patiemment qu’elle réponde.

Elle était totalement crispée à cause de la colère qui émanait d’elle : une autre personne aurait immédiatement pris ses jambes à son cou et aurait rapidement déguerpi de cette zone de conflits qu’était devenue la salle principale du bar « Les Trois Balais ». Thomas inspirait doucement, toisant son ex avec calme et détermination – qu’importe ce qui se passerait mais il tiendrait assurément – alors que celle-ci explosait littéralement. Elle répétait les mots de l’oubliator avec un profond dégoût et une colère si pure que cela faisait froid dans le dos. Elle venait de lui cracher des mots à la figure et le regardait comme si elle voulait se jeter sur lui, mais il se tenait toujours face à lui avec un calme qu’il parvenait difficilement à maîtriser sauf qu’il le fallait à tout prix s’il voulait en finir avec cette histoire. L’objectif qu’il s’était fixé lorsqu’il avait décidé de venir voir Eden était en train de s’envoler petit à petit, au fur et à mesure qu’elle se mettait en colère. Il aurait vraiment du mal à la récupérer dans ces conditions et cela l’attristait à un point qu’il sentirait presque ses larmes lui brûler les yeux. Mais il parvenait tout de même à garder une contenance alors qu’elle poursuivait toujours aussi en colère :

« Je ne te crois pas. Tu sais pourquoi j’ai été arrêtée ? A cause de la montre que tu m’as laissée ce jour-là. C’est quand même une drôle de coïncidence tu ne trouves pas ? Si tu ne m’avais pas laissé cette montre, ils n’auraient eu aucune preuve contre moi, alors excuse-moi de ne pas te croire »

La montre ? Il s’en souvenait très bien. Combien de fois avait-il regretté de ne pas lui avoir repris le cadeau qu’il lui avait offert alors qu’il l’avait volé ? Des tonnes et des tonnes de fois mais il n’avait pu revenir en arrière or il avait toujours su que si jamais il n’avait pas donné cette montre, elle n’aurait pas été impliquée dans cette histoire. Même si malheureusement pour Eden, le fait qu’elle soit sa compagne avait joué dans la condamnation pour complicité. Il la fixait toujours avec un calme qu’il ne maîtrisait presque plus désormais, il avait envie de hurler aussi mais il n’en ferait pas. Néanmoins, il fallait qu’il parle et au moment où il ouvrit la bouche pour parler, une petite fille d’une dizaine d’années tout au plus avait fait son apparition aux côtés d’Eden. Il fallait être totalement aveugle pour ne pas avoir remarqué la ressemblance entre elles donc Thomas avait immédiatement conclu que l’enfant était la fille de son ex-petite amie. Cela fut un choc pour lui. Ainsi elle avait pu finalement avoir ce qu’elle avait toujours voulu : une famille. Ce qui voulait certainement dire qu’elle avait aussi un mari ; à cette pensée, Thomas ressentit dans la région de son cœur, les affres douloureux de la jalousie. Elle l’avait bel et bien oublié. Il devrait quitter la pièce tout de suite pour ne plus jamais revenir mais il était comme pétrifié par l’arrivée de l’enfant. Il ne semblait plus être dans la pièce donc il n’avait pu entendre l’échange qui venait de se produire entre la petite et sa mère. Sauf qu’il fut rapidement ramené à la réalité lorsqu’un homme fit son apparition aux côtés d’Eden. Les affres de la jalousie qu’il avait ressentie précédemment s’accentuèrent à la vue de ce type – était-ce le nouveau compagnon d’Eden ? – qu’importe, il lui sortait totalement par les yeux et il aurait volontiers effacé ce regard qu’il lui jetait. Mais Thomas garda toujours son calme, malgré son envie de s’en aller en vitesse désormais. Le fameux Alexan débarrassa le plancher en compagnie de la fille d’Eden tout en lui lançant un regard des plus glacials. Les soupçons de l’oubliator étaient donc bien fondés : sa Eden avait une vie heureuse, nantie d’un mari et d’une fille. Il baissa les yeux, sentant les larmes qui menaçaient d’envahir ses yeux mais il ne pouvait pas pleurer devant Eden donc il fallait qu’il parte tout de suite. Il releva lentement la tête afin de dire qu’il allait partir mais au même moment Eden lui demanda ce qu’il voulait, la raison de son retour. Il répondit d’une voix neutre mais masquait difficilement sa déception et sa tristesse :

« J’étais venu dans l’espoir de me faire pardonner. Oui, je n’aurais jamais du t’offrir cette montre mais je t’aimais tant que je ne pouvais faire autrement. Tout ce que je t’ai dit est la pure vérité. Je ne t’aurais jamais trahie Eden. Je voulais cesser cette vie de criminalité pour qu’on puisse enfin vivre comme de gens normaux mais il semblerait que cette perspective ne soit plus à l’ordre du jour donc je pense qu’il est grand temps pour moi de débarrasser le plancher. Je ne veux pas te réquisitionner à ton mari et ta fille. » Il s’était tu, puis fait volteface pour se diriger vers la sortie du bar mais arrivant près de la sortie, il sortit une carte avant de se retourner vers Eden et ajouter avec un sourire triste : « Si tu souhaites me recontacter, voici mes coordonnées postales au Département des accidents et catastrophes magiques. Adieu Eden, ça m’a fait plaisir de te revoir. » Il inclina légèrement la tête en guise de salutations, puis entreprit de sortir du bar d’un pas lourd. Il essayait de contenir ses larmes parce qu’un bon oubliator ne pleurait pas.

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MessageSujet: Re: A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]   Sam 14 Déc - 6:23


A nouveau réunis ?


Fronçant les sourcils avec une intensité nouvelle, la jeune femme ne cessait de le dévisager. Elle avait certes accepté d’écouter ce qu’il avait à dire, il n’en restait pas moins qu’elle n’en croyait pas un mot, malgré la volonté qu’elle y mettait. Cela faisait de trop nombreuses années qu’elle pensait que ce n’était qu’un menteur, un escroc et un tricheur et jamais elle n’aurait pu réussir à passer outre ce fait. Peut-être avait-il raison finalement, il n’en restait pas moins qu’elle ne parvenait pas à le croire. La jeune femme n’était pourtant pas vraiment rancunière, pas plus qu’elle n’était du genre à ne pas accorder de secondes chances. Après tout, elle avait un très grand cœur et en faisait profiter tout son entourage. Mais Thomas l’avait brisée et lui faire confiance était quelque chose qu’il était bien trop difficile pour elle pour qu’elle y parvienne pleinement. Jamais elle ne pourrait plus l’écouter sans penser qu’il était en train de lui mentir. Mais ce qui la perturbait surtout, c’était de savoir ce qu’il faisait ici, après toutes ces années. Et tant qu’elle n’aurait pas eu de réponse satisfaisante, elle ne l’écouterait de toute façon pas, quoi qu’il puisse bien dire, quoi qu’il puisse bien faire.

L’explication qui suivit ne parvint cependant pas à la satisfaire. Autant les paroles résonnaient à ses oreilles comme un mensonge parce qu’elle n’arrivait pas à le croire, autant il avait l’air si sincèrement peiné qu’elle finissait presque par penser qu’il disait vrai. Mais presque seulement. Après tout, il avait toujours été doué pour mentir, étant un voyou, n’est-ce pas ? Mais un autre détail lui fit soudain froncer les sourcils. Attendez, il croyait sérieusement qu’Alexan était son mari ? L’espace d’un instant, elle eut envie de le contredire, de lui dire qu’il n’y avait qu’un homme qu’elle avait un jour envisagé d’épouser et que c’était lui, qu’elle n’était jamais plus retombée amoureuse et qu’elle n’aimerait probablement plus jamais personne comme elle l’avait aimé lui. Mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Qu’est-ce que ça pouvait bien faire, qu’elle était mariée ou pas ? Elle n’avait pas l’intention de le laisser revenir dans sa vie, pas plus qu’elle n’avait l’intention de donner une seconde chance à son couple. Et puis de toute façon, ils n’étaient plus un couple depuis très très longtemps alors à quoi bon avoir cette conversation maintenant ?

Elle ouvrit la bouche pour parler, mais il ne lui en laissa pas l’occasion, pas plus qu’il ne lui en laissa le temps. Il tourna les talons pour se diriger vers la sortie du bar, avant de lui lancer qu’elle pouvait le contacter au ministère de la magie. Elle était tellement sous le choc qu’elle ne releva même pas qu’il travaillait désormais au ministère de la magie et qu’il ne volait plus de riches familles pour s’en sortir. Il passa la porte et enfin, elle se décida à se remettre en mouvement. « Thomas attends ! ». Mais la porte des Trois-Balais se referma derrière lui et sa fierté l’empêcha de lui courir après. Restant silencieuse de longues minutes en fixant la porte, il lui fallut un moment avant de pouvoir se bouger à nouveau. Clignant plusieurs fois des yeux, elle entreprit de retirer les éclats de verres de sa main, distraite. Elle avait l’impression d’avoir rêvé ces retrouvailles, tant elles étaient … surréalistes. « Aie, putain, ça fait mal », grogna-t-elle soudain, la douleur de sa main lui rappelant soudain sa présence. Mais ce n’était pas la douleur de sa main qui l’inquiétait. Non, ce qu’il lui faisait vraiment peur c’était de sentir une blessure qui saignait dans son cœur alors qu’elle la croyait refermée depuis des années déjà …
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A nouveau réunis ? [avec Eden et Maylis]

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