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 ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]

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lumos maxima


MessageSujet: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Lun 16 Déc - 9:32


Ok, let's go talk about us



Vendredi 22 octobre 2021

Cela faisait deux jours maintenant que la jolie blonde était dans un état proche de la léthargie. Depuis que Thomas avait débarqué aux Trois-Balais, la jeune femme se montrait terriblement renfermée, ce qui ne lui ressemblait pas trop en vérité. Elle qui était toujours pleine de joie de vivre et de bonne humeur, l’idée même qu’elle puisse être aussi froide ne lui ressemblait pas. Elle avait d’ailleurs été fortement désagréable avec Maylis, qu’elle avait expédié dans sa chambre sans vouloir lui expliquer qui était cet homme contre qui elle avait crié. Jamais la propriétaire des Trois-Balais n’avait été aussi difficile à supporter et à vivre et jamais ne l’avait-on vu aussi maussade. L’ambiance dans l’auberge s’en ressentait d’ailleurs puisqu’il n’y régnait pas le même état de bonheur et d’excitation qu’à l'accoutumé. Alexan avait bien tenté de lui parler pour la réveiller, elle n’avait rien voulu entendre et comme à son habitude, elle avait envoyé promener son beau-frère, furieux contre lui, révoltée à l’idée même qu’il puisse exister.

La vérité, c’était qu’elle n’avait aucune envie de se confier sur ce qu’elle ressentait. Lorsqu’elle avait vu Thomas, de vieux sentiments enfouis depuis longtemps qu’elle avait cru disparu depuis le temps et pour toujours avaient refait surface. Elle s’était souvenu de tout l’amour qu’elle lui portait, elle s’était souvenue également de toute la colère qu’elle avait ressentis quand elle avait compris qu’il l’avait trahie et que pour cette raison elle avait fini par la case prison, accouchant derrière les barreaux, se contraignant ainsi à faire adopter son enfant. Oui, elle lui avait longtemps voulu et voilà qu’il débarquait dans sa vie pour lui dire qu’il ne l’avait pas dénoncée, qu’il l’avait toujours aimé et que jamais il n’aurait fait une chose pareille. Eden au final se retrouvait dans un tel point de confusion qu’elle ne savait plus si elle le croyait ou si elle ne le croyait pas. Et ce fait tournait dans sa tête sans relâche depuis deux jours, si bien qu’elle n’en dormait plus la nuit, la rendant de plus en plus grognon. Elle ne quittait par ailleurs plus son bar derrière lequel elle s’était installée et frottait inlassablement la surface déjà parfaitement propre, à un tel point que c’était à se demander si elle n’allait pas finir par percer un trou dans le bois, vu la quantité de détergent qu’elle utilisait. En somme, le bar était immaculé, mais il flottait une odeur de produit ménager entêtante dans le bar, ce qui donnait la nausée à certains de ses clients, les plus sensibles à l’odorat.

« Bonjour, Eden », chantonna une voix en entrant dans le bar. Eden releva la tête pour découvrir le visage joyeux d’une jeune femme qu’elle connaissait fort bien. En effet, elle était professeur d’étude des moldus à Poudlard et surtout, elle avait été l’amie d’Eden quand celle-ci était encore à l’école. Haussant les épaules, visiblement déçue que ce soit Aurora qui se trouvait face à elle et pas quelqu’un d’autre, Eden retourna nettoyer la surface pourtant miroitante du bar. « Jour », marmonna-t-elle de mauvaise grâce. Pourtant elle savait bien qu’elle ne pouvait pas résister longtemps à Aurora parce que cette dernière avait toujours eu le don de réussir à lui faire dire tout ce qu’elle voulait sans trop insister. Il suffit d’ailleurs à Aurora de la regarder avec insistance pendant plusieurs secondes pour que soudain, la vanne explose et qu’elle lui raconte son face à face avec Thomas et le comportement qu’elle avait eu ces derniers jours, notamment envers Maylis qui n’avait rien demandé, la pauvre. Quand elle eut terminé son récit, Aurora la regarda en fronçant les sourcils. « Il y a quelque chose que tu ne me dis pas Eden, n’est-ce pas ? ». Encore une fois, la jeune femme avait vu juste. Retardant le moment d’avouer ce qui la tracassait depuis deux jours, la jeune femme rangea soigneusement ses verres, espérant qu’Aurora abandonnerait. Mais c’était très mal la connaître et elle garda le silence jusqu’à ce qu’Eden ne se retourne vers elle. Elle la dévisagea avec calme et patience. Cédant sous le regard émeraude de son amie, Eden explosa. « En fait … Je pensais en avoir fini avec tout ça. Mais dès que je l’ai vu, j’ai compris … Je n’ai jamais cessé de l’aimer ». Aurora eut alors un sourire qu’Eden ne comprit pas. Pensant que son amie se moquait d’elle, elle se mit à marmonner dans sa barbe. « Oh, Eden, ce que tu peux être bête ! Ce n’est pas avec moi que tu dois avoir cette conversation, mais avec lui. Je sais parfaitement ce que tu ressens, je vis la même chose avec Duncan. A une différence près : toi et Thomas, vous pourrez peut-être avoir une seconde chance, ce qui n’est pas notre cas. A toi de savoir si tu veux la saisir ».

Les paroles d’Aurora résonnèrent dans son esprit bien longtemps après qu’elle eut quitté le bar. Il était quinze heures quand la jeune femme décida de fermer le bar et de quitter Pré-au-lard. Vêtue d’une robe noire, surmontée d’un manteau beige, elle avait relevé ses cheveux en queue de cheval et portait ses lunettes, qu’elle ne mettait qu’en de rares occasions. Allez savoir pourquoi, depuis qu’elle était jeune, la jeune femme était persuadée que ses lunettes la rendaient plus intelligente et qu’elles assuraient sa sécurité. Des bottes complétaient sa tenue et une besace pendait négligemment sur son épaule. La jeune femme transplana dans une ruelle de Londres totalement déserte, tout près du ministère de la magie. Elle parcourut alors la courte distance qui la séparait de la cabine téléphonique qui marquait l’entré des visiteurs. Une voix s’éleva alors de la cabine, lui demandant son nom et l’objet de sa visite. « Willow Willem-Sparks. Euh … Je suis … venue rendre visite à Thomas O’Gallagher », annonça-t-elle sans conviction. Un instant plus tard, un badge tomba là où les pièces rendues étaient censées tomber. Il portait son nom et l’objet de sa visite et la cabine s’actionna pendant que la voix lui signalait qu’elle devait passer par la sécurité. Elle se rendit immédiatement au fond de l’atrium pour soumettre sa baguette et fut autorisée à circuler dans le ministère. Elle emprunta alors l’un des ascenseurs et en sortit lorsque la voix annonça niveau 3, département des accidents et catastrophes magiques. Il lui fallut bien une demi-heure avant de trouver le bureau de Thomas, puisqu’elle ne savait qu’il était devenu un oubliator. Finalement, quelqu’un lui indiqua son bureau au sein du quartier général des oubliators. « Salut Thomas. Je … », commença-t-elle, sans grande conviction. « Euh … Ça va ? ».
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lumos maxima


MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Lun 16 Déc - 11:59

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∞ Thomas & Eden – Vendredi 22 Octobre 2021 – Ministère de la Magie ∞


En cette journée de vendredi, Thomas se trouvait en réunion en compagnie du Directeur du Département des Accidents et catastrophes magiques et le Directeur du Bureau des Oubliators. C’était une importante réunion visant à améliorer les conditions de travail des hommes de terrain, parce qu’il ne fallait pas oublier qu’ils passaient leur temps à se rendre sur des lieux de crimes d’origine magique et généralement, il y avait toujours des témoins non magiques. Malheureusement, pour ceux-ci ils subissaient systématiquement un effacement de la mémoire – le sort « Oubliettes » était fortement utile pour les Oubliators, qui avaient tirés leur nom de ce fameux sortilège d’Amnésie – donc c’était une importante réunion. Néanmoins, Thomas était légèrement ailleurs, bien qu’il faisait en sorte de toujours suivre la conversation, mais bien entendu, il ne pouvait pas nier qu’il ne parviendrait pas à retrouver son calme et sa concentration. Et ça ne datait pas du jour même, en effet cela datait en réalité de ce fameux jour où il avait pris l’audace de transplaner jusqu’à Pré au lard pour qu’il puisse avoir une conversation avec Eden. Une conversation qu’ils auraient dû avoir depuis des années ! Il fallait qu’il lui explique qu’il ne l’avait jamais trahie, mais en décidant d’y aller ce jour-là, le beau brun s’était préparé à vivre l’un des moments les plus intenses de sa vie.

Et il avait eu la confirmation que cela ne serait pas du tout facile lorsqu’il avait franchi l’entrée des Trois-Balais, la bonne vieille auberge dans laquelle il se rendait avec ses bons vieux amis de Gryffondor lorsqu’ils étaient encore scolarisés à Poudlard. Cette même auberge qui était désormais la propriété de celle que son cœur ne cesserait jamais de chérir : Willow Willem-Sparks, dite Eden. Quelles avaient été ses sensations lorsque ses yeux avaient finalement rencontré ceux de celle qui aimait toujours son cœur malgré tant d’années loin d’elle ? Eh bien, il avait l’impression d’être redevenu un pauvre adolescent complètement rempli d’hormones, qui ne savait pas comment se comporter pour son tout premier rendez-vous : en clair, il semblait totalement maladroit. Mais le charme qui s’était opéré à ce moment-là s’était rapidement estompé pour laisser place à un affrontement – loin de tout ce qu’il avait imaginé lorsqu’il préparait cette rencontre depuis des semaines – et un terrible affrontement d’ailleurs. Quoique l’exagération ne fût pas utile, néanmoins l’hostilité qui se lisait dans les yeux d’Eden lorsqu’elle lui jetait ces fameux verres dans sa direction, était plus qu’éloquente sur ce qu’elle éprouvait à l’instant t. Et elle n’avait pas décoléré durant toute leur conversation, même si en réalité l’oubliator avait monopolisé la parole en faisant un monologue pour lui donner sa version des faits. Malheureusement, elle ne l’avait pas cru et c’était dans ces mêmes instants que le portrait d’Eden en miniature avait fait son apparition.

Il fallait être totalement aveugle pour ne pas remarquer que la petite fille brune était la fille de la jolie blonde qui le pointait précédemment avec sa baguette et qui lui avait balancé des verres dans la figure. Elles se ressemblaient comme deux gouttes d’eau sauf pour les cheveux : la petite qui se prénommait Maylis, s’il se rappelait bien, était brune donc elle devait tirer cela de son paternel. Et à cette pensée, cette unique pensée qu’Eden serait peut-être mariée, il avait ressenti les affres douloureux de la jalousie mais il savait qu’il pouvait faire grand-chose ; la femme qu’il aimait avait bel et bien refait sa vie et elle était heureuse. Et comme si on l’avait entendu, ses soupçons concernant la nouvelle vie d’Eden s’étaient confirmés lorsqu’un homme brun était vite entré dans la pièce (après un appel à l’aide d’Eden). La vue de cet homme – qui vivait en compagnie d’Eden – Thomas détestait cela et presque aussitôt, il avait haï ce type et il en était fou de jalousie donc il avait attendu qu’il débarrasse le plancher avant de s’en aller également : comme un voleur. Mais non sans lui donner son adresse au Ministère de la Magie, dans le Département des Accidents et Catastrophes magiques. Et ni une ni deux, Tom s’était échappé afin de mettre le plus de distance possible entre Eden et lui, parce qu’il ne voulait pas qu’elle le voit pleurer. Il l’avait entendue l’appeler mais il ne s’était pas arrêté pour autant. Il avait aussitôt transplané jusque dans sa très chère Irlande où il pourrait réfléchir calmement. Heureusement qu’il avait décidé de prendre sa demi-journée, au moins il pourrait être vraiment seul donc il avait entrepris de faire des occupations manuelles comme par exemple, faire un peu de bricolage sans utiliser la magie. Le but était de le tenir occupé donc s’il faisait des travaux manuels, il pourrait être occupé à penser à autre chose qu’à son ex-petite amie. Elle l’avait blessé à mort en s’affichant de la sorte avec son mari et sa fille. Elle l’avait vraiment oublié, donc il était grand temps qu’il l’oublie lui aussi. Cette nuit-là, il n’avait pu réussir à s’endormir tellement il n’avait cessé de penser à Eden et cette jolie petite fille. L’image de l’enfant ne cessait d’apparaître dans son esprit mais pour quelle raison ?

« O’Gallagher, vous êtes parmi nous ? ». Des voix lui parvenaient mais il ignorait totalement à qui elles appartenaient, d’ailleurs, il ignorait où il se trouvait actuellement. « THOMAS ! Réveillez-vous ! ». Cette fois, c’était un ordre pur et direct qui sortit immédiatement Thomas de sa torpeur, dans laquelle il s’était plongé dès qu’il avait pensé à Eden. Il fallait qu’il cesse de penser à elle. Il était en pleine réunion avec les gens les plus importants du Département donc il ne pouvait pas se permettre d’être distrait, dans ce cas, il inspira doucement avant de s’excuser aimablement :

« Veuillez m’excuser, Monsieur le Directeur. Cependant je ne me sens pas très bien, je me vois donc navré de vous fausser compagnie pour le reste de la réunion. »

« N’ayez crainte, Thomas. Allez vous reposer un peu ! Vous travaillez trop en ce moment ! Allez-y, vous aurez un compte rendu de la réunion. Bonne journée. » répondit le Directeur du Département des accidents et catastrophes magiques, qui lui souriait aimablement. Thomas répondit aux paroles de son patron d’un bref signe de tête, puis après avoir salué les personnes présentes dans la salle, il s’en alla rejoindre son bureau. Il s’avachit littéralement dans le fauteuil et se prit la tête dans les mains. Il fallait que cela cesse, il fallait qu’il cesse de penser à Eden. Elle avait une vie maintenant et lui aussi d’ailleurs, sauf qu’il n’avait ni femme ni enfant. Il fallait qu’il s’occupe, donc il prit un parchemin puis commença à écrire un rapport pour la hiérarchie mais au bout de quelques minutes, des coups frappés se firent entendre au niveau de sa porte, ce qui l’obligea à lever la tête et dire d’une voix un peu sèche : « Entrez ! ». Qui pouvait bien vouloir l’embêter ? Et alors qu’il se retournait à son rapport le temps que la personne entre, il se figea instantanément lorsqu’il entendit une voix qui prononçait son prénom. Non ce n’était pas possible. Eden ? Il pivota rapidement vers elle, si rapidement qu’il en avait failli tomber mais il parvint à tenir son équilibre. Il se leva de sa chaise et dit d’une voix surprise mais avec une pointe de dureté : « Eden, mais que fais-tu là ? ». Pas de réponse immédiate. Ne s’en offusquant pas, il alla faire du thé et dit d’une voix un peu moins dure :

« Assieds-toi. Tu prendras bien un peu de thé ou de café ? Ou bien autre chose de moins classique ? »




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Dernière édition par Thomas R. O'Gallagher le Mar 17 Déc - 9:20, édité 1 fois
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lumos maxima


MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Mar 17 Déc - 6:21


Ok, let's go talk about us


Vendredi 22 octobre 2021


« Je suis venue … », commença-t-elle, sans pour autant terminer sa phrase, incapable de décider ce qu’elle voulait lui répondre. Car elle ne savait pas elle-même pourquoi elle était venue. La discussion qu’elle avait eu avec Aurora l’avait convaincue qu’elle devait aller le voir pour mettre les choses à plat, mais c’était à peu près la seule chose dont elle était sûre. Car malgré ce qu’elle avait dit à Aurora, elle avait certes toujours des sentiments pour lui, auxquels elle ne s’attendait pas, mais ça ne voulait pas pour autant dire qu’elle allait lui tomber dans les bras et qu’elle allait lui pardonner, lui donner une seconde chance aussi facilement. Il y avait trop de rancœur de trop de non-dits qui s’étaient installés entre eux, pendant toutes ces années et tant qu’ils n’auraient pas réglé leurs différents, ils ne pourraient pas avancer, que ce soit séparément ou ensemble. Elle finit par hausser les épaules, remettant à plus tard la cause de sa venue et s’installa sur le fauteuil qu’il lui avait désigné, croisant les jambes d’un air résigné. « Euh … Du thé, ça ira très bien, je te remercie, ne t’embête pas pour moi », annonça-t-elle d’une voix distraite.

Et pour cause, elle était très occupée soudain à admirer la décoration du bureau de son ex, comme si c’était la chose la plus intéressante qui lui eut été donné de voir de toute sa vie. En fait, ce qu’elle cherchait surtout, c’était des preuves de sa vie d’aujourd’hui, des indices qui lui permettrait de comprendre ce qu’il était devenu. Mais elle ne trouva rien d’intéressant, puisqu’il n’avait, semblait-t-il, ni femme, ni enfant. En réalité, sur ce dernier point, il se trompait puisqu’il était bel et bien père, bien qu’il n’en sache encore rien pour l’instant et … c’était peut-être mieux ainsi. Ils avaient assez de souci comme cela, pour ne pas en ajouter encore. Lorsqu’elle eut fini de détailler sa décoration, Eden reporta son attention sur Thomas qui revenait avec le thé. Elle le remercia d’un faible sourire et s’empara de la tasse, comme si elle voulait se cacher derrière. Il était temps pour elle de parler, elle en était bien consciente, mais elle n’avait pas la moindre idée de par où commencer, ni même ce qu’on était censé dire en ces conditions. Déjà qu’en général elle était totalement à côté de la plaque, elle ne voulait pas risquer de le vexer plus qu’il ne devait déjà l’être.

« Tu es partie précipitamment, l’autre jour. J’ai hésité un bon moment, avant de venir te voir aujourd’hui. Mais je pense qu’il y a certaines choses qu’il faut que nous mettions au clair », commença-t-elle avant de prendre une gorgée de thé. Mais pour tout dire, tout était bon pour repousser le moment où elle devrait lui avouer que Maylis était sa fille. Elle savait qu’elle le devait bien à son enfant, tout comme elle le lui devait à lui, son père, mais elle n’arrivait pas à se décider. Déjà, elle avait peur que Thomas ne se mette en colère et surtout, elle ne voulait pas qu’il prenne cela comme une invitation à revenir dans leurs vies. Elle avait besoin de temps avec Maylis qu’elle ne connaissait pas encore vraiment puisqu’elle ne la connaissait que depuis quelques semaines et ce n’était pas vraiment le moment idéal pour que son père fasse son grand retour dans sa vie. « Enfin, qu’est-ce qui t’a pris Thomas ? Tu es parti comme un voleur – sans mauvais jeu de mot – et tu avais l’air furieux, mais comment t’attendais-tu à ce que je réagisse après toutes ces années ? J’étais sous le choc, il me fallait un peu de temps pour digérer la nouvelle. D’accord, j’ai réagis un peu violemment et d’ailleurs ma main en porte les souvenirs, mais tu aurais dû t’en douter, tu ne crois pas ? », fit elle remarquer, du ton le plus neutre dont elle était capable. Une fois encore, elle ne voulait pas risquer de le vexer dans la mesure où elle était venue ici pour s’expliquer avec lui et non pour déclencher un nouveau conflit. Mais il ne lui rendait pas forcément la tâche facile, car rien que son regard suffisait à la déstabiliser.

Finalement, elle se mordilla la lèvre inférieure, geste qui, il le savait elle en était sûre, était une preuve de sa nervosité. Elle hésitait sur la démarche à suivre et l’espace d’un instant, elle eut l’intention de laisser planer le suspense encore plus longtemps. Mais elle savait aussi que si elle ne se décidait pas dès maintenant, elle allait se dégonfler et jamais elle n’avouerait la vérité à Thomas. Aussi prit-elle une profonde inspiration, avant de se jeter à l’eau. « Alexan-n’est-pas-mon-mari », avoua-t-elle en un souffle, si bien que la phrase était difficilement indentifiable et qu’on ne parvenait pas vraiment à la comprendre. Mais elle était sûre qu’il avait compris ou du moins elle l’espérait parce qu’elle n’avait pas l’intention de le répéter. « C’est le frère du mari de Bailey – tu sais, ma sœur. Elle est … Elle nous a quitté, il y a un an maintenant. A la lecture de son testament, nous avons appris qu’ils souhaitaient qu’Alexan et moi-même soyons les tuteurs des enfants. C’est pour ça qu’il vit aux Trois-Balais : l’appartement est suffisamment grand pour abriter Ashley et Tyler et Alexan a sa propre chambre pour qu’il puisse vivre avec nous. Mais … Il n’y a strictement rien entre lui et moi. En vérité, c’est tout juste si on se supporte », avoua-t-elle, comme si elle tentait de se justifier. Mais elle n’abordait toujours pas le sujet de Maylis, préférant repousser l’inévitable encore un peu. Elle fuyait d’ailleurs le regard de Thomas et fixait le mur derrière lui comme si la plus belle chose au monde venait d’y apparaître. Peut-être comprendrait-il lui-même ce qu’il en était pour la petite Maylis mais pour l’heure, elle n’avait toujours pas la force de déclamer l’identité de cette petite qui risquait de voir sa vie chamboulée encore une fois. Comme si apprendre qu’elle avait été adoptée ne suffisait pas, voilà qu’elle apprendrait bientôt également que son père venait de refaire surface. Encore une qui finira par avoir besoin d’une psychanalyse ...

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lumos maxima


MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Mer 18 Déc - 0:11

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∞ Thomas & Eden – Vendredi 22 Octobre 2021 – Ministère de la Magie ∞

Depuis le jour où il s’était rendu à Pré au lard pour la voir et essayer de s’expliquer à propos de ce qu’il s’était passé dix années auparavant, Thomas ne cessait de penser à Eden et de toutes les manières possibles et inimaginables, que ce soit très orthodoxe ou non. Il ne cessait de penser à elle et c’était bien normal parce qu’elle resterait à jamais la femme qu’il aimait et qu’importe si elle ne souhaitait pas revenir avec lui, il ne cesserait jamais de l’aimer. D’ailleurs, c’était l’une des raisons pour lesquelles, depuis qu’il était sorti de prison bien entendu, il ne parvenait pas à rester avec une femme plus de quelques jours voire même quelques heures. Lorsqu’il se trouvait avec une autre femme, aussitôt l’image de Miss Willow Willem-Sparks venait se superposer au visage de la jeune femme avec laquelle il se trouvait à l’instant t ; donc il en avait conclu rapidement qu’il fallait qu’il retrouve Eden pour essayer de la reprendre pour qu’enfin, ils puissent revenir ensemble pour s’aimer comme avant – même si ça ne serait plus jamais comme avant – néanmoins, il fallait à tout prix qu’il essaie et c’était donc la raison pour laquelle ce mercredi 20, il avait transplané jusqu’à Pré au lard mais il ne s’était pas du tout attendu à la scène qui allait lui être offerte aux Trois Balais.

En effet, il avait découvert la nouvelle vie d’Eden et cela l’avait choqué, le tuant à petit feu. La réaction violente dès son arrivée faisait partie de ce qu’il avait imaginé lorsqu’il préparait la rencontre mais voir Eden avec son mari et sa fille, l’ex taulard ne s’y attendait pas du tout et bien qu’il était conscient qu’il agissait par pure lâcheté en faisant ça, il s’était échappé de l’auberge en disant à Eden que si jamais elle avait besoin de parler, elle le trouverait au Ministère de la Magie, et aussitôt à l’extérieur, il avait transplané afin de mettre autant de distances que possible entre Eden et lui. Il s’était retrouvé chez lui en Irlande où il avait pu finalement se laisser aller. Il s’était juré à partir de ce moment-là de l’oublier et de vivre enfin sa propre vie, étant donné qu’elle avait la vie qu’elle souhaitait mais malheureusement pour lui, il n’avait pas réussi à l’oublier. Il n’arrêtait pas du tout de penser à elle, et une petite voix dans sa tête lui disait qu’il avait été bête de s’être barré de cette façon parce qu’il n’avait pas laissé le temps à Eden de lui expliquer la situation. Mais il répondait à chaque fois : « Mais est-ce qu’elle me laisse le temps de lui expliquer ce qu’il s’était passé il y a dix ans ? Me croit-elle ? Non, donc pourquoi la croirais-je si elle me dit qu’elle n’est pas mariée ? ». A mesure qu’il pensait à ça, ça devenait dur pour lui mais il tiendrait bon, il n’irait plus à Pré au lard pour la voir : il allait tâcher de l’oublier.

Mais c’était vraiment dur à réaliser, et même lorsqu’il ne le souhaitait pas du tout, il pensait à elle. Comme par exemple, en ce jour de réunion importante au sein du Département des accidents et catastrophes magiques, où il avait été presque réveillé par son patron parce qu’il était complètement ailleurs et qu’il ne suivait pas du tout la discussion. Il s’était excusé pour son manque d’attention et il avait demandé la permission de partir mais il allait avoir un choc qui dépasserait son entendement. En effet, alors qu’il avait réintégré son bureau personnel, quelques minutes à peine plus tard, des coups furent frappés à sa porte. Il avait accepté que la personne entre dans la pièce et quelle fut la réaction de Thomas lorsqu’il avait découvert de qui il s’agissait. Il ne s’attendait pas du tout à voir Eden ici au Ministère de la Magie, il aurait plutôt pensé qu’elle ne viendrait jamais malgré le fait qu’il lui avait dit où elle pourrait le joindre. Donc, c’était une grosse surprise pour Thomas mais la surprise avait rapidement laissé place à la suspicion – qu’il ne montrait pas du tout – cependant, il lui avait demandé ce qu’elle faisait là, puis tout en attendant sa réponse, il lui avait demandé de s’asseoir et ce qu’elle souhaitait boire. Elle avait répondu qu’elle voulait du thé. Sans la regarder, il hocha la tête tout en prenant deux tasses et versa dedans le contenu de la théière. Puis une fois cela terminé, il retourna vers Eden et lui donna sa tasse en disant d’une voix qu’il aurait préféré plus chaleureuse : « Fais attention, c’est chaud et voilà du lait ainsi que du sucre. ». Il avait ajouté ça en montrant sur un plateau le lait et un bocal plein de sucre. Il s’assit dans son fauteuil et attendit qu’elle parle enfin tout en sirotant tranquillement son thé.

Les premiers mots d’Eden firent hausser les sourcils de l’oubliator : « ah oui, tu l’as remarqué, c’est bien ! ». Ces mots voulurent être franchis de ses lèvres mais il n’en fit rien se contentant de boire son thé, sachant qu’il ne fallait pas qu’il craque et qu’il dise des choses qu’il allait regretter vu qu’il avait là la chance unique de pouvoir finalement régler leurs différends et peut-être espérer une nouvelle chance pour leur couple. Mais cela était bien ambitieux comme espoir. Il la laissa donc poursuivre son explication. Il l’écouta sans broncher même lorsqu’elle l’accusait d’être parti comme un voleur. Il ne dirait rien tant qu’il n’aurait pas toute l’explication, quoique maintenant qu’elle se trouvait face à lui, il se demandait s’il souhaitait vraiment savoir. Néanmoins, il continua de l’écouter même si les paroles d’Eden commençaient légèrement à l’énerver : il se fichait pas mal du fait qu’elle se soit blessée, ce qu’il voulait c’était qu’elle en finisse le plus rapidement possible. Son regard devait être éloquent ce qu’il souhaitait actuellement parce qu’elle semblait nerveuse vu qu’elle se mordillait la lèvre. Elle semblait se demander ce qu’elle devait maintenant mais au moment où Thomas crut qu’elle allait se rebiffer, elle lui avoua qu’Alexan n’était pas son mari. Ce fut un léger choc parce qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elle annonce cela de but en blanc mais il se sentit tout de même soulagé de savoir qu’il s’était trompé. Néanmoins il n’en laissa rien paraître, se contentant de la sonder de son regard perçant. Et alors qu’il était encore en train de digérer la nouvelle, elle poursuivait en expliquant la raison pour laquelle Alexan vivait avec elle : elle lui disait qu’après la mort de sa sœur, elle avait nommé co-tutrice des enfants de sa sœur avec Alexan. Mais à partir de ce moment, il ne l’écouta plus. Mais pourquoi diable avait-elle choisi de le loger avec elle-même s’il dormait ailleurs ? Il pourrait vivre dans une autre maison, non ?

Elle avait terminé son explication en disant qu’il n’y avait rien entre elle et Alexan vu qu’ils ne se supportaient pas. Thomas mit quelques secondes pour assimiler tout ce qu’elle venait de lui dire, parce que cela changeait tout ce qu’il s’était promis de faire. Vu qu’il l’avait vue avec un mari et une enfant, il s’était dit qu’il fallait qu’il l’oublie en vitesse parce qu’il ne pourrait plus jamais la reprendre mais maintenant qu’il savait qu’elle n’avait personne dans sa vie, il avait de nouveau espoir pour qu’ils puissent revenir ensemble. Mais soudain, il prit conscience que dans toute l’explication d’Eden, elle n’avait pas fait une seule fois mention de sa fille. Comme si elle ne voulait pas révéler qui elle était réellement et cela fit presque tilt dans la tête de Thomas qui faillit se renverser le reste de son thé sur sa tenue. Est-ce que cela était possible ? Cette petite fille serait-elle SA fille ? C’était la seule explication plausible vu qu’à sa silhouette, on pouvait facilement distinguer qu’elle avait près de dix ans et elle était brune comme lui. Il regarda Eden d’un air incrédule mais ce qui sortit de ses lèvres ne fut pas une question sur la petite.

« Eden, croyais-tu que j’allais rester alors que je venais de voir que tu avais une fille et que dans les secondes qui ont suivies l’apparition de la petite, un homme apparaîtrait à tes côtés ? Non cela avait été trop pour moi donc je devais mettre autant que possible de la distance entre toi et moi. Néanmoins j’avoue que je n’aurais pas dû partir comme ça, ma réaction n’était pas très bien. » Il ne la quitta pas des yeux alors qu’il s’interrompit légèrement. Il fallait qu’il le sache pour l’identité réelle de la petite Maylis, s’il se souvenait bien du nom de l’enfant donc il inspira légèrement et sans la quitter des yeux, il demanda : « Maylis est notre fille n’est-ce pas ? Dis-moi la vérité Eden. ».


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MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Dim 5 Jan - 23:18


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Vendredi 22 octobre 2021


Sa tasse de thé fumait entre ses mains, mais la douleur provoquée par la tasse brûlante sur sa paume ne suffisait à la tirer de ses pensées. Elle ne parvenait pas même à l’éveiller. Elle était visiblement ailleurs, perdue. Elle se demandait encore pourquoi elle était venue jusqu’ici. Tout ça, c’était la faute d’Aurora. C’était elle qui avait toujours des idées roses bonbons, qui collectionnait les licornes en stickers et dieu seul savait quoi d’autre. Aurora avait toujours eu le don de voir le meilleur chez tout le monde, même chez son père alcoolique qui l’avait séquestrée chez elle pendant un an. Mais elle était naïve et un jour peut-être comprendrait-elle que tout n’était justement pas rose. Les choses étaient parfois compliquées et pour la jolie blonde, elles devenaient sacrément emmerdantes en cet instant. Mais maintenant qu’elle était venue jusqu’ici, il n’était plus question de s’en aller. Il fallait qu’ils mettent les choses au clair une bonne fois pour toute, sinon, ça allait leur pourrir la vie encore longtemps. Le simple fait que Thomas soit venu la retrouver après tant d’années prouvait bien qu’il était incapable de passer à autre chose. Et il fallait qu’elle se rende à l’évidence : si toutes ses histoires d’amour s’étaient soldées en échec jusqu’à présent, c’était sans doute parce qu’elle non plus, elle n’avait pas tourné la page.

Elle accueillit la déclaration de Thomas d’un hochement de tête. Oui, elle pouvait comprendre ce qui l’avait Balais, elle en était d’ailleurs en grande partie responsable. Il s’était retrouvé devant une enfant et un potentiel mari et il ne pouvait pas connaître la vérité. Il manquait des cartes dans son jeu pour qu’il puisse parfaitement en comprendre le sens et elle n’avait rien fait pour l’aider. Il aurait été hypocrite de sa part de ne pas avouer que ce qu’elle voulait surtout, c’était qu’il déguerpisse, qu’il disparaisse de son chemin. Elle n’avait pas eu l’intention de le congédier de manière définitive, mais il était apparu clairement qu’elle avait besoin de temps pour réfléchir avant d’avoir une conversation avec lui. Il avait disparu depuis bien trop longtemps pour qu’elle ne se décide soudain à le laisser revenir comme si de rien était. Et maintenant qu’elle avait eu le temps de penser, d’analyser la situation et de réfléchir – quand je dis qu’elle ne supporte pas tout ce qui échappe à son contrôle, ce n’est pas des conneries – elle était prête à mettre les choses à plat.

Cependant, un autre sujet fut bien vite abordé et celui-là lui plaisait nettement moins. La question de Thomas la fit sursauter et elle tenta vainement d’étouffer un hoquet de surprise. Oh, elle savait qu’à un moment ou à un autre, elle n’aurait pas trop le choix, qu’il lui faudrait aborder ce sujet, mais elle ne s’était pas franchement attendue à ce qu’il arrive si rapidement sur le tapis. Elle avait oublié à quel point Thomas avait un esprit vif, forgé pendant ses nombreuses fuites. Elle-même était devenue très réactive quand elle avait commencé à voler dans les magasins, établissant des stratagèmes pour s’en sortir et s’enfuir, étant très réactive pour ce qui était de prendre la fuite. Qui aurait pu croire qu’être un voyou avait certains avantages ? Enfin. La jeune femme le dévisagea, les yeux écarquillés, visiblement alarmée. Elle ne s’était visiblement pas attendu à une telle question et elle peinait à retrouver l’usage de la parole. Dieu merci, Thomas était incapable de voir ce qu’il se passait dans sa tête, ses méninges tournant à plein régime. Elle semblait chercher une excuse pour ne pas lui répondre ou une histoire à dormir debout pour prouver que non, il n’était pas le père de la petite. Pourtant, l’adrénaline l’empêchait de réfléchir à une histoire cohérente et au bout de près d’une minute de silence, elle laissa tomber.

« Oui … C’est bien ta fille », commença-t-elle, semblant toujours hésiter. Elle était parvenue à la conclusion qu’elle ne pouvait l’empêcher de savoir, mais ça ne l’empêchait pas de trouver un moyen pour qu’il ne s’approche pas trop d’elle. Il ne voulait pas brusquer la petite et surtout, elle ne voulait pas que Thomas prenne ça comme une invitation à revenir dans sa vie. Il était encore trop tôt pour prendre une telle décision. « Mais je ne veux pas que tu la vois. Pas maintenant », acheva-t-elle en le regardant d’un air anxieux. Elle guettait sa crise de colère, elle s’attendait à ce qu’il lui hurle dessus et qu’il ne s’énerve. Mais elle ne lui laissa pas l’occasion de parler, préférant prendre les devants et lui expliquer les raisons d’un tel choix, avant qu’il ne l’assassine. « Ne te méprends pas, tu pourras la voir, si tu veux. Tu pourras venir de temps en temps aux Trois-Balais et elle sera là, rien ne t’empêche de lui parler. Mais je ne veux pas qu’elle sache que tu es son père, pas maintenant. Il y a des choses que tu ne sais pas Thomas », expliqua-t-elle, en se mordillant la lèvre inférieure. Il était temps désormais de révéler une autre partie de leur passé, qu’il ne pouvait qu’ignorer, puisqu’ils étaient tous les deux en prison à ce moment.

« J’ai appris que j’étais enceinte durant mon premier mois d’incarcération. Alors, j’ai demandé à contacter des familles d’adoption. Tu comprends, je n’allais quand même pas élever notre fille derrière les barreaux. Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé une famille d’adoption pour Maylis et ils avaient l’air vraiment très gentils. Je voulais qu’elle ait une chance dans la vie, qu’elle ne soit pas une ratée comme ses parents. Et surtout, je n’avais rien à lui offrir. La prison n’est pas faite pour un bébé et j’étais totalement fauchée. Quand bien même je l’avais gardée, je n’aurais rien eu à lui offrir en sortant si ce n’est qu’une vie misérable. C’était mieux ainsi », expliqua-t-elle avec l’air de celle qui se justifie pour ne pas se faire taper sur les doigts. Elle le regarda un instant, lui laissant digérer l’information. Il savait maintenant que Maylis avait été adopté, ce qui n’expliquait pas comment elle s’était retrouvée chez Eden. Serrant la tasse un peu plus fort dans ses mains pour se donner du courage, elle inspira profondément avant de poursuivre. « Il y a peu de temps elle a manifesté ses pouvoirs. Je ne pouvais pas savoir à l’avance si elle deviendrait sorcière ou non, puisque nous sommes de sang-mêlé tous les deux. Mais pendant cette manifestation de magie, elle a provoqué un accident de voiture qui a provoqué la mort de sa mère adoptive. Peu de temps après, son père s’est pointé aux Trois-Balais et l’a déposée chez moi. Puis il a disparu en ne laissant qu’une lettre derrière lui. C’est pour ça qu’elle ne doit pas savoir Thomas, pas tout de suite. Elle a vécu assez de traumatismes. Sa mère est morte et son père l’a abandonné dans un bar. Puis elle a appris que sa mère n’était pas sa mère, que son père n’était pas son père. Elle a appris qu’elle avait été adopté, mais que j’avais adopté un autre garçon, quelques années plus tard, mais que je ne suis jamais revenue la chercher. Elle a appris que je ne l’ai pas gardée elle avec moi, mais que par contre, j’élève les enfants de ma sœur comme les miens. Alors elle ne doit pas savoir, pas tant que ce n’est pas réglé entre nous. Parce qu’au cas où nous n’arriverions jamais à nous entendre et à régler nos problèmes, je ne veux pas qu’elle perde encore un père », acheva-t-elle, à bout de souffle. Elle se redressa et posa sa tasse, soudain sérieuse. « Je suis très sérieuse Thomas. Je suis prête à effacer cette conversation de ta mémoire si c’est nécessaire », menaça-t-elle.

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MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Lun 13 Jan - 5:21

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∞ Thomas & Eden – Vendredi 22 Octobre 2021 – Ministère de la Magie ∞



Lorsqu’il était revenu dans son bureau après qu’il se soit totalement éloigné de la réunion importante à laquelle il assistait, Thomas ne s’était pas du tout attendu à ce qu’Eden vienne de sa propre initiative le voir. En effet, pour lui, c’était de l’histoire étant donné qu’il l’avait vue accompagnée d’un homme ainsi que d’une charmante petite fille, ce qui voulait dire qu’elle ne vivait pas seule et que ce qu’il était venu faire ce jour-là – en l’occurrence essayer de la récupérer après s’être fait pardonner de tous les maux qui les avaient touchés auparavant – n’était plus d’actualité donc, il avait choisi la méthode la plus simple pour échapper à cette situation si embarrassante et horrible pour lui : s’enfuir le plus rapidement possible et c’était exactement ce qu’il avait fait – non sans lui dire au préalable que si jamais elle souhaitait le revoir, elle le trouverait au ministère de la Magie – donc il avait transplané jusqu’à chez lui en Irlande. Son refuge. Le seul endroit au monde où il pouvait laisser libre cours à ses émotions sans qu’on ne le dérange. Et malgré le fait que cela s’était déroulé deux jours auparavant, il n’avait pas encore réussi à oublier cette scène, et de ce fait il lui fallait à tout prix qu’il oublie Miss Willem-Sparks le plus rapidement possible… Il essayait tant bien que mal de se dire qu’elle avait une vie heureuse désormais et cette vie ne l’incluait pas, c’est-à-dire qu’il fallait qu’il continue à disparaître de son existence. Or alors qu’il se préparait à cette horrible éventualité, c’était à ce moment-là qu’elle avait fait son apparition dans son bureau. Il ne s’y attendait tellement pas qu’il avait été dans l’incapacité d’émettre le moindre son au départ mais par la suite, il lui avait demandé ce qu’elle fichait en ces lieux avec une dureté dans la voix qu’il n’employait que lorsqu’il interrogeait quelqu’un. Par la suite, il lui avait proposé du thé et elle avait commencé à parler, comme si elle était venue pour en finir une bonne fois pour toutes. Dans ce cas-là, l’oubliator qu’était Thomas s’était préparé à tout mettre au clair et il ne comptait la laisser repartir sans en avoir le cœur net de tout ce qu’elle avait à lui dire.

Tout d’abord, elle avait abordé la question du départ précipité de Thomas en lui disant qu’il était parti comme un voleur et tout, et dans la foulée elle avait avoué qu’elle n’était pas mariée comme il l’avait pensé. Même s’il ne l’aurait pas avoué pour le moment, il s’était senti plus léger à cette annonce comme si cela avait enlevé un poids dans ce qu’il ressentait au plus profond de son cœur. Néanmoins, il l’avait écoutée parler puis une fois qu’elle eut terminé, il avait répondu à ses interrogations se lançant dans un léger discours afin qu’elle comprenne que malgré le fait que son geste fut déplacé, il l’avait fait parce qu’il avait été induit en erreur et le pire dans tout cela, c’était qu’elle n’avait pas du tout cherché à lui dire qu’il se trompait etc… Non elle l’avait laissé partir comme si elle n’avait attendu que cela mais cela n’était plus le problème désormais. En effet, il fallait être complètement aveugle pour ne pas remarquer que sa dernière question était le sujet très sensible pour lequel Eden allait certainement montrer les crocs. En effet, Thomas avait rapidement déduit, grâce aux paroles d’Eden concernant le fait qu’Alexan n’était pas son mari, que la petite fille brune qui avait fait une légère apparition devant eux n’était autre que sa fille. Donc il s’était tourné vers Eden et lui avait posée cette question qui tue. Pendant qu’il attendait la réponse qui semblait tarder à venir, il commença à boire un peu de son thé malgré qu’il soit encore trop chaud : il avait besoin de cette dose de chaleur au fond de sa gorge parce qu’il allait au-devant d’un terrain miné là. Il était connu pour ses qualités d’observateur et d’analyste, de déduction etc donc il ne fallait pas s’étonner qu’il comprenne si vite qu’Eden avait tenu à ce que le sujet de leur fille ne soit traité que plus tard dans leur actuelle conversation. Il l’avait bel et bien prise de court en lui posant sa fameuse question.

Il la voyait lutter intérieurement et il aurait donné cher afin de savoir à quoi elle était en train de penser à l’heure actuelle mais il fallait qu’il reste maître de son esprit, il ne fallait pas que celui-ci divague de trop sinon il était fait comme un rat. Il reprit une gorgée chaude de son thé tout réprimant une grimace au contact du liquide chaud avec sa gorge mais il parvint tout de même à avaler ce qu’il venait d’ingurgiter et alors qu’il posait doucement sa tasse, il entendit enfin la voix de son ancienne petite amie qui lui confirmait ce qu’il savait déjà. Maylis était bel et bien leur fille ! Inconsciemment, il senti que ses lèvres s’étiraient pour faire apparaître un sourire rempli d’une immensité fierté au simple fait qu’il ait engendré une aussi belle petite fille. Malheureusement son sourire fut de courte durée parce qu’elle venait de lui qu’elle ne souhaitait pas qu’il voit sa fille. A ces paroles, il s’indigna mais avant qu’il ne puisse protester, elle avait jugé préférable de lui expliquer la raison. Il l’écouta sans broncher, masquant de son mieux sa colère derrière un masque impassible et au moment où elle lui dit qu’il y avait des choses qu’il ne sait pas, il crut bon de lancer d’une voix légèrement sèche : « Dis-moi dans ce cas, je suis tout ouïe ! ». Il se mit dans une posture plus formelle et l’écouta raconter l’histoire de leur enfant. Il restait indéchiffrable mais le récit d’Eden l’avait glacé d’effroi lorsqu’il songeait ce qu’elle avait du endurer toute seule. Il se sentait de plus en plus honteux de tout ce qu’il avait fait, il regrettait amèrement de l’avoir entraînée dans ce monde de crimes. Il était fier d’elle également parce qu’elle avait préféré faire adopter leur fille que de l’élever derrière les barreaux, il sentait que cela devait être un horrible déchirement lorsqu’elle avait été dans l’obligation de renoncer à elle. Par la barbe de Merlin, qu’avait-t-il fait ? Il se sentait si coupable de tout ce qui était arrivé à Eden, il fallait qu’il lui dise. Elle n’avait pas cessé de parler, désormais elle parlait de ce qui était arrivé récemment à leur fille. Nom de Dieu ! Il comprenait mieux maintenant pourquoi Eden ne voulait pas que Maylis apprenne qu’il est son père, elle avait vécu assez de malheurs comme ça donc pas la peine d’en rajouter. La petite menace d’Eden en guise de conclusions de son petit laïus fit sourire Thomas qui dit d’une voix amusée :

« Ha bon ? Tu veux m’effacer la mémoire ? Tu oublies que c’est mon métier ? » mais craignant qu’elle ne s’énerve à cause de sa petite plaisanterie, il reprit une voix plus sérieuse : « Je comprends parfaitement, Eden et je te promets que je ne perturberais pas Maylis en lui dévoilant de but en blanc que je suis son père. Je te laisserais le soin de le faire parce que pour le moment, elle a plus besoin de toi que de moi mais saches néanmoins que je suis fier d’avoir eu un enfant avec toi. Elle est très belle et elle te ressemble énormément sauf pour la couleur des cheveux. » Il se leva pour venir près d’elle et avant qu’elle ne puisse faire le moindre mouvement, il lui prit les mains et poursuivit en la regardant droit dans les yeux : « Je suis tellement désolé de t’avoir fait endurer tout cela, même si ce n’était pas moi qui nous ai vendus, je suis tout de même coupable de tout ce qui t’est arrivée, Eden. J’aurais voulu que tout se passe autrement et je sais que je ne pourrais jamais revenir en arrière pour réparer toutes les erreurs que j’ai commises. Mais y aurait-il un moyen pour qu’un jour tu puisses enfin me pardonner ? »

Il lui lâcha les mains, conscient que s’il les gardait plus longtemps dans les siennes, il allait craquer et malheureusement, il ne souhaitait pas brusquer Eden. Il attendrait le temps qu’il faudra pour leur avenir mais il semblait que tout avait été dit désormais. Le reste ne dépendait plus que d’eux.



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MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Ven 17 Jan - 10:53


Ok, let's go talk about us


Vendredi 22 octobre 2021


C’était plus facile qu’elle ne l’avait imaginé, si facile qu’elle trouvait tout ça … déconcertant. Après tout, elle avait tant redouté cet entretien. Mais il fallait bien qu’elle avoue une chose : elle avait beau être terriblement en colère contre lui, elle ne pouvait pas nier qu’elle se sentait toujours très étrangement en confiance à ses côtés. Il avait toujours eu sur elle un effet apaisant et rien que pour cette raison, il avait été très facile de lui avouer ce que de toute façon, il avait déjà compris lui-même. Le petit sourire fier qu’il afficha la toucha plus profondément qu’elle ne l’aurait un jour pensé, à un tel point qu’elle se demandait comment elle avait pu briser ses espoirs juste derrière. Car elle ne voulait pas le laisser revenir aussi rapidement dans sa vie, pas plus qu’elle ne voulait qu’il soit un père pour Maylis. Pour l’instant, c’était beaucoup trop tôt, leur situation était beaucoup trop compliquée et il était pour elle hors de question de mettre le bien-être de sa fille qu’elle venait de retrouver en question. Elle s’était donc lancée dans un discours qu’elle s’était répétée dans sa tête depuis bien longtemps, au cas où. Elle espérait simplement avoir été suffisamment claire. Elle ne voulait pas l’empêcher de connaître sa fille, pas plus qu’elle ne voulait mettre un point final à leur relation. Elle avait simplement besoin de temps pour gérer la situation. Oui, elle devait bien avouer qu’elle était angoissée à l’idée qu’il n’interprète mal ses paroles. Après tout, il était son père et il avait, en toute légitimité, le droit de s’affirmer comme tel. Mais … Et s’ils n’arrivaient jamais à régler leurs différends ? Et s’il disparaissait de nouveau du jour au lendemain ? Qui en paierait les conséquences ? Elle savait qui et elle ne pourrait jamais le permettre.

Pourtant, une voix dans sa tête ne cessait de lui répéter qu’elle n’était qu’une vile menteuse. Car une part d’elle devait bien reconnaître que c’était elle qui était la plus perturbée par ses retrouvailles. La vérité était toute simple : elle avait peur de souffrir à nouveau. Elle avait été plongée dans un tel état de désespoir quand elle avait été arrêté, pensant à tort ou à raison qu’il avait été celui qui l’avait envoyé derrière les barreaux … Elle avait peur de le pardonner trop vite, peur de lui donner une occasion de lui faire du mal. Et elle avait beau se répéter qu’elle ne faisait ça que pour Maylis et pour personne d’autre, elle avait beaucoup de mal à y croire elle-même. C’était plus fort qu’elle. L’idée même de le laisser revenir dans sa vie lui faisait terriblement peur, surtout qu’elle n’était toujours pas entièrement convaincue qu’il n’était pas le responsable de son passage en prison. C'était d’autant plus perturbant qu’ils n’avaient pas eu énormément l’occasion d’en parler avant que Thomas ne quitte les Trois Balais, furieux contre elle, elle n’en doutait pas. Bordel, elle n’avait pas la moindre idée d’où cette situation allait la mener et elle n’était pas vraiment certaine d’avoir envie de le savoir.

Pendant un long moment, elle le dévisagea silencieusement. Sa posture ne donnait pas franchement envie de poursuivre la moindre conversation avec lui et son ton sec, presque cassant ne lui avait bien évidemment pas échappé. Aussi, une fois son discours terminé, jugea-t-elle préférable de se taire plutôt que de tenter de s’expliquer d’avantage. Elle savait qu’elle risquait clairement de s’enfoncer d’avantage, chose qu’elle était terriblement douée pour faire. Mais contre toute attente, c’est un sourire qui illumina le visage du beau jeune homme, un sourire qu’elle avait souvent vu éclairer son visage, un sourire qu’elle avait tant aimé, dans le passé. L’ironie de la situation la frappa et elle-même éclata de rire. Son rire était joyeux, doux et d’un coup, toute la tension sembla se disperser. Elle se sentait beaucoup plus détendue, comprenant sans doute que Thomas n’avait pas l’intention de lui causer des problèmes, pas plus qu’il n’avait l’intention de l’ennuyer avec Maylis. Et c’était un bon point pour lui, pour le coup. Amusée, elle le dévisagea d’un regard souriant, avant de hausser les épaules. « Ce serait ironique, mais ton métier ou non, j’ai toujours été très douée pour lancer ce sortilège. Comment crois-tu que j’ai fait pour m’en sortir, avant de te rencontrer ? », annonça-t-elle, légèrement taquine.

« Elle a tes yeux aussi. C’est la première chose que j’ai remarqué chez elle, quand je l’ai vu », reprit-elle, soudain redevenue sérieuse. Elle le mirait toujours avec une étrange attention, comme si elle le passait aux rayons x. Elle inspira profondément avant de reprendre une nouvelle fois la parole, mais il fut plus rapide qu’elle. Comprenant parfaitement qu’il avait sans doute besoin d’exprimer ses sentiments sur la situation, elle ne tenta pas de l’interrompre. Mais il se leva soudain pour s’approcher d’elle et elle sursauta lorsqu’il prit ses mains dans les siennes. C’était comme si une décharge électrique venait de la parcourir et l’espace d’un instant, elle se prit à souhaiter qu’il ne retire plus jamais ses mains des siennes. Elle fixait son visage, ses yeux, ses lèvres qui remuaient, mais les mots parvenaient difficilement à ses oreilles et encore d’avantage à son cerveau. Sa faute ? Revenir en arrière ? Que … ? « Te pardonner ? », répéta-t-elle bêtement. Il lui relâcha soudain les mains et elle sursauta à nouveau, semblant revenir brutalement sur terre. Elle inspira profondément, se rendant compte qu’elle avait retenu sa respiration tout ce temps. Elle sentait ses joues de teindre d’un rouge soutenu, sans parfaitement comprendre ce qui lui arrivait. C’était tout bonnement impossible qu’après toutes ces années, une simple pression de ses mains lui fasse autant perdre la tête, n’est-ce pas ?

Secouant bêtement la tête, elle reprit peu à peu ses esprits. Elle frappa soudain dans les mains – une chose que beaucoup de gens auraient trouvé bizarre, mais à force, Thomas lui devait être habitué à ses absences – et reprit la parole comme si de rien n’était. « Oui, te pardonner … C’est un peu tôt pour le dire Thomas, je suis désolée », murmura-t-elle dans un souffle. La vérité, c’est qu’elle aurait adoré lui pardonner. Son cœur en revanche, n’était pas de cet avis et protestait douloureusement. Il lui avait tant de mal … Devait-elle lui donner la possibilité d’un jour, peut-être, recommencer ? « Est-ce … Est-ce que c’est vraiment ton ami qui nous a trahit ? », questionna-t-elle, ne pouvait plus s’en empêcher. « Est-ce que tu voulais vraiment qu’on vive ensemble ? Est-ce que tu voulais vraiment qu’on forme une famille ? Est-ce que tu m’as vraiment aimé ? », questionna-t-elle à toute vitesse. Cela faisait des années maintenant qu’elle se posait inlassablement ses questions. Des larmes brillaient dans ses yeux, qu’elle retenait par fierté et par orgueil. Elle ne pleurerait pas. Mais il lui était difficile de cacher que c’était ça, la véritable raison de sa colère. Pendant des années, elle avait cru qu’il ne l’aimait pas, qu’il s’était servi d’elle. Et s’il l’avait vraiment aimé ? Et s’il ne l’avait pas trahit ? Alors, sans aucun doute, cela remettait en question toutes ces années où elle l’avait tant haïe …
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MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Jeu 23 Jan - 9:41

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∞ Thomas & Eden – Vendredi 22 Octobre 2021 – Ministère de la Magie ∞
Lorsqu’il avait vu que son ex-petite amie était venue d’elle-même lui rendre visite, Thomas n’y croyait pas parce qu’il avait réellement pensé que le fait qu’elle soit affublée d’une enfant – très mignonne d’ailleurs et qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau – et d’un homme qui lui avait clairement montré une hostilité, ce qui laissait prétendre qu’il s’agissait de son mari, laissait sous-entendre qu’il n’avait plus sa place auprès d’elle. C’était donc la raison pour laquelle il était parti si précipitamment de l’endroit où il venait tout juste d’arriver. Donc en vue de tout cela, le fait qu’Eden soit venue d’elle-même à son lieu de travail dans le but d’éclaircir les choses l’avait totalement troublé. L’Oubliator efficace qu’il était ne s’était guère attendu à cette scène et encore moins à ce qui allait suivre. En effet, pensant qu’elle souhaitait simplement en finir une bonne fois pour toute, elle avait commencé à s’expliquer et au fur et à mesure qu’elle parlait, il s’était rendu compte qu’il était vraiment un triple idiot. Elle lui avait avoué qu’elle n’était en rien liée avec Alexan, ce qui l’avait soulagé d’un poids mais il ne lui avait guère montré qu’il était content d’apprendre qu’elle n’était pas mariée. D’ailleurs, il refusait de montrer qu’il avait rapidement retrouvé son espoir pour lequel il souhaitait se battre de toutes ses forces : en l’occurrence, ledit espoir était de reprendre sa vie avec Eden et exaucer finalement les rêves, les projets qu’ils avaient eus ensemble des années auparavant.

D’ailleurs, très rapidement, le sujet Maylis avait été mis sur la table, ce qui avait surpris la jeune femme. Thomas s’y était attendu parce qu’à vrai dire, aussi analyste et observateur qu’il était en temps normal, il lui avait paru très évident qu’Eden allait faire de son mieux pour éviter le problème. Il la connaissait très bien même si des années de prison les avaient si longuement séparés l’un de l’autre et de ce fait, il lui avait demandée si la petite fille qu’il avait vue aux Trois Balais était son enfant à lui aussi. Elle ne l’avait guère démenti et d’ailleurs, elle s’était empressée pour raconter l’histoire de leur fille : il était resté pendu à ses lèvres pendant son laïus. Tout au long, il avait senti ses poils s’hérisser en entendant tous ces horribles événements survenus à son enfant, sa jolie petite fille. Inconsciemment, il avait rapidement développé une fierté paternelle à l’égard de cette petite fille qu’il ne connaissait pas – lui qui n’avait encore jamais côtoyé des enfants, il se découvrait père d’une jeune fille de dix ans et au lieu d’être choqué, il était plutôt content voire même il adorait cela – et il avait une grande hâte de connaître son enfant. Mais les derniers mots d’Eden l’avaient glacé de colère avant qu’elle n’explique la raison. Et pour clôturer le tout, elle avait fait une petite pointe d’humour ce qui l’avait fait sourire. Il avait donc répondu de son mieux afin de lui expliquer qu’il n’interfèrerait jamais dans le quotidien actuel de sa fille même s’il avait une grande hâte de la rencontrer et d’apprendre à la connaître etc… Mais ce qu’il avait fait par la suite n’avait guère été prémédité. En effet, il avait pris un ton presque suppliant afin de dire qu’il souhaitait tellement revenir en arrière ou qu’elle puisse lui pardonner malgré la gravité de sa faute, parce que même s’il rejetait toute la faute à son vieil ami de la destruction de son bonheur, il n’en était pas moins innocent. Il était tout autant fautif d’avoir été à ce point aveugle ! D’avoir mis tant de confiance en une personne qu’il avait toujours considérée comme un frère ! Il s’était soudainement levé afin de se rapprocher d’Eden et alors qu’il lui tenait la main, il avait repris son ton suppliant tout en continuant à s’excuser etc puis tout aussi soudainement, il lui avait relâchée la main afin de mettre un peu de distance entre eux. Trop de proximité le ferait totalement craquer, il le sentait et malheureusement, il n’avait pas le luxe de faire cela donc il devait être en pleine possession de ses moyens ! Il avait inspiré longuement tout en attendant la réaction d’Eden. Il sentait qu’il y avait encore de l’espoir, il suffirait qu’il se batte à fond pour y parvenir et il était fin prêt à le faire !

Nourrissant cet espoir que tout allait bientôt s’améliorer, il avait posé son regard sur Eden qui semblait comme pétrifiée. La réponse de la jolie blonde ne se fit pas attendre trop longtemps. Elle lui dit exactement la phrase qu’il avait en tête. Et c’était normal ! Il répondit d’une petite voix : « Je le sais Eden, je ne te demande pas de me pardonner si tôt. C’est encore frais… ». Il se demanda en la regardant si elle avait assimilé ce qu’il venait de dire parce qu’elle continuait de parler. Mais cette fois, ce fut pour lui poser une question. Elle venait de lui demander si c’était vraiment son ami à lui qui les avait vendus, cette question eut le don de rendre Thomas bouche bée parce qu’il ne s’y attendait pas. Néanmoins, il parvint rapidement à se ressaisir pour pouvoir lui donner une réponse convaincante parce qu’il semblerait qu’elle souhaitait réellement avoir une réponse à cette question. Cependant, avant qu’il ne puisse ouvrir la bouche pour répondre, elle lui demanda autre chose. Cette fois, il ne savait vraiment plus quoi répondre : succinctement, elle lui demandait s’il était réellement sincère lorsqu’il était avec elle avant ! Il en trembla de rage parce qu’il ne comprenait pas comment elle pouvait croire qu’il ne l’aimait pas ! C’était le coup de grâce ! Et alors qu’il avait tout fait pour éviter de perdre son sang-froid, il se sentit progressivement tomber dans un gouffre sans fin. Ne voulant pas la regarder, il dit d’une voix étrange – luttant contre la colère qui montait en lui – : « Tu ne me crois pas, n’est-ce pas ? Pour toi, je ne suis qu’un sale menteur ! Un voyou qui se servait uniquement de toi en guise de récompense après un excellent cambriolage ? N’est-ce pas Willow ? ». Il était vraiment en colère désormais ! Il venait tout de même de l’appeler par son vrai prénom ! Mais il n’en avait que faire maintenant alors il reprit d’une voix plus calme : « Crois-tu réellement que je serais venu aux Trois Balais ce jour-là si ce n’était pas par amour pour toi ? Je t’ai recherchée par des mois et des mois, je ne les compte plus et ce depuis ma sortie de prison. Je t’aime Eden et jamais je ne t’aurais trahie, j’aurais préféré mourir que de faire du mal à la femme de ma vie. Je voulais… Non je veux qu’on vive ensemble, qu’on forme enfin une famille. J’attendrais le temps qu’il faudra pour que tu te fasses à cette idée mais si tu penses que je mens, tu connais la sortie. Mais saches que je ne pourrais jamais cesser de t’aimer ! » conclua-t-il en désignant la porte de son bureau. Il détourna la tête afin qu’elle ne voit pas ses larmes, il était mal de devoir lui parler de cette façon mais il fallait qu’elle comprenne qu’il était réellement sérieux.



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MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Dim 2 Fév - 9:22


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Vendredi 22 octobre 2021
Elle était de plus en plus troublée par la discussion qui avait lieu dans ce bureau, en cet instant. C’était … incompréhensible. Elle était tiraillée par de multiples sentiments et ne parvenait plus à mettre les choses au clair dans son esprit embué. C’était comme si une tempête avait élu domicile dans son cœur et dans son cerveau et qu’elle devait maintenant ramasser les morceaux pour tenter de retrouver des objets intactes au milieu des débris. Bref, autant dire que c’était sacrément compliqué. Mais ces dernières années, elle avait appris que de toute façon, rien n’était jamais simple. L’homme qu’elle avait aimé et avec lequel elle souhaitait plus que tout vivre l’avait trahi, du moins elle avait vécu avec ce sentiment tout au long de ces années difficile. Elle avait eu quelques soucis avec l’alcool après être sortie de prison en raison de l’adoption de son enfant, sa sœur était morte et elle se retrouvait à élever trois enfants qu’elle considérait comme les siens, bien qu’aucun ne le soit vraiment. Et quand elle avait enfin par accepter son rôle de maman et de tutrice, voilà qu’on lui ramenait son enfant biologique, comme si de rien n’était. Il y avait de quoi en tourmenter plus d’un. Heureusement pour elle, elle avait des épaules larges et elle était capable d’endurer bien des choses. Mais là, c’était probablement la goutte d’eau en trop.

Mais la suite s’annonçait encore plus compliquée et d’une certaine façon, c’était bien de sa faute. Elle n’avait pu s’empêcher de poser cette question qu’elle avait retourné de très nombreuses fois dans sa tête. Est-ce qu’il l’avait seulement aimé un seul jour de sa vie ? Oh, une part d’elle en était sûre. Ils avaient fait beaucoup de chemin ensemble et s’il n’avait pas été amoureux d’elle, il aurait pu l’abandonner à n’importe quel moment entre l’un des pays qu’ils avaient visités. Mais elle avait besoin de l’entendre de sa bouche. Pourtant, la réponse qui arriva ne fut aucunement celle à laquelle elle s’était attendue. Déjà parce qu’il s’était mis à lui crier dessus et parce que ses déclarations lui faisaient l’effet d’une douche froide. D’ailleurs, lorsqu’il s’emporta au point de l’appeler par son véritable prénom, il lui fallut plusieurs secondes avant de percuter que c’était avec elle qu’il parlait. Et elle écoutait sa tirade, redevenant brusquement terriblement furieuse. Non mais quel crétin ! Il mériterait des gifles, pour lui parler ainsi. L’idée était d’ailleurs franchement plaisante et elle dut se faire violence pour ne pas lui balancer son thé à la figure. Déjà parce qu’elle avait déjà cassé pas mal de verres pour ne pas encore casser la tasse, qu’elle risquait de le brûler mais aussi parce qu’elle était au ministère et qu’elle finirait par alerter des gens si elle faisait ça. Mais l’idée était vraiment tentante et elle devait avouer être véritablement furieuse contre lui. Et alors qu’il lui indiquait qu’elle pouvait s’en aller si elle ne le croyait pas, elle sembla brusquement recouvrir l’usage de la parole.

« Tu es sérieusement en train de me hurler dessus ? C’est l’hôpital qui se fou de la charité là, ma parole », hurla-t-elle à son tour, avant de frapper du poing contre la table. En général, elle n’était pas du genre à s’énerver facilement. Il fallait la pousser très loin pour qu’elle réagisse ainsi. Et pourtant Thomas avait eu droit à deux manifestations de sa colère en deux jours. Il avait véritablement un don pour la mettre en colère, il n’y avait pas à dire. Manque de chance, ce n’était pas franchement quelque chose de positif. « J’ai passé plus d’un an en prison Thomas. Oh, je sais toi aussi. Je ne sais pas combien de temps et je ne veux pas savoir. Mais à cette occasion, j’estime avoir le droit de m’assurer que c’était bien en raison d’une erreur de confiance et non pas parce que tu étais un salopard fini », tempêta-t-elle, cessant cependant de crier. Dans le couloir, deux personnes passaient devant la porte et lui lançaient des regards inquiets. Furieuse, elle se leva d’un bond et leur claqua la porte au nez. Est-ce qu’elle avait l’air d’être un phénomène de foire ? Pas qu’elle sache. Pourtant, elle garda le silence, si bien que Thomas avait totalement l’occasion de croire qu’elle était partie.

Le silence dura plusieurs secondes, pendant lesquelles elle exerça une sacrée pression sur elle-même, afin de se calmer. Elle inspira et expira à de nombreuses reprises, avant d’enfin retrouver son calme et de se retourner d’un pas souple. « Tu n’es qu’un crétin Thomas O’Gallagher », reprit-t-elle sur le ton de la discussion, comme si elle lui avait annoncé qu’il y avait du soleil dehors. « Tu as toujours été incapable de voir ce qu’il y avait sous ton nez. Et pourtant, c’est évident », pesta-t-elle d’une voix calme mais froide, ce qui donnait une toute autre dimension à sa colère. « Crois-tu seulement que je ne nourris pas les mêmes espoirs que toi ? Est-ce que tu crois que je suis venue ici dans l’unique but de mettre les choses au clair avant de disparaître de ta vie ? Tu es un vraiment un abruti si tu penses cela », continua-t-elle, ne prenant pas garde aux insultes qu’elle proférait à intervalle régulière. « Vraiment con ma parole », ajouta-t-elle encore une fois. « Je t’ai haïs Thomas. J’ai su que je te haïssais dès la première seconde où je t’ai revu. Et tu sais pourquoi ? Parce qu’après toutes ces années, tu avais toujours la même emprise sur moi. C’est injuste qu’après tout ce temps, qu’après toutes ces épreuves, je n’ai jamais été heureuse, à cause de toi. Et puis j’ai compris. Ce n’était pas à cause de toi. C’était pour toi. Je n’ai jamais été capable de m’attacher à quelqu’un parce que je n’ai jamais cessé de t’aimer. Et c’est injuste, mais c’est comme ça. Tu as été mon premier amour et tu seras probablement le dernier. Je ne peux pas te dire ce que la vie nous réserve, ni si nous serons heureux. Je ne peux même pas te dire pour l’instant si nous allons nous redonner une chance, ni si ça va marcher. Mais je sais que je n’aimerais jamais personne comme je t’ai aimé. Comme je t’aime toujours, d’une certaine façon », débita-t-elle d’une traite, avant de s’interrompre pour retrouver son souffle. Il lui fallut d’ailleurs un bon moment avant de reprendre. « J’aurais voulu que tu sois mort. Ou que tu m’aies vraiment trahi. Parce qu’alors, toute cette histoire aurait eu une raison d’être. Mais moi, tout ce que je vois, c’est qu’on a gâché notre histoire pour les mauvaises raisons. On aurait pu avoir cet enfant ensemble. On aurait pu vivre heureux, avoir une maison, un chien ou un chat, vivre dans le monde sorcier ou moldu, avoir un travail et être des gens sérieux. Qu’importe, parce qu’on aurait été tous les deux. Toute cette histoire, c’est du gâchis. Alors c’est vrai que j’aurais préféré que tu me dises que tu m’avais trahi, comme ça, j’aurais eu une bonne raison pour t’avoir détesté autant qu’aimé pendant toutes ces années ». Une larme translucide roula sur sa joue, tant elle prenait conscience de tout ce qu’elle avait enfoui en elle toutes ces années. Mais elle la chassa vite fait, pas du genre à se laisser abattre. « Oh, et au cas où tu n’avais pas encore compris : tu es vraiment un idiot », acheva-t-elle.
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lumos maxima


MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Jeu 27 Fév - 11:47

Lorsqu’il avait décidé de faire des recherches sur Willow Willem-Sparks, alias Eden, alors qu’il venait tout juste de prendre ses fonctions d’Oubliator, Thomas avait uniquement l’objectif de se faire pardonner tout ce qu’il s’était passé même s’il nourrissait intimement l’espoir qu’un jour ils allaient reformer un couple et s’aimer pour l’éternité. Donc fort de cet objectif, il avait mis en œuvre toute une grande stratégie et ce dans les moindres détails, travaillant plus que de raison. Ses chefs au Ministère ne cessaient de lui dire qu’il devait ralentir un peu s’il ne souhaitait guère tomber de fatigue à tout bout de champ mais Thomas leur répondait à chaque fois qu’un travail fait en avance n’était plus un travail à faire et mieux valait être totalement en avance que se précipiter et tout faire capoter parce que nous sommes en retard. A ses mots, ils ne disaient jamais rien d’autre parce qu’ils avaient rapidement compris que l’Oubliator O’Gallagher avait le sang chaud des Irlandais et qu’il aurait toujours le dernier mot. Ses recherches avaient fini par être fructueuses lorsqu’il avait appris dans la Gazette des Sorciers l’accident de la sœur d’Eden : quand bien même, cette nouvelle l’avait attristé il en fut tout de même très heureux parce qu’il avait finalement retrouvé celle qui ne cesserait jamais de faire battre son cœur d’idiot congénital. Et depuis ce jour de grande découverte, il avait préparé un plan presque infaillible qui consistait à se rendre aux trois balais et à dire la vérité à Eden. Cependant rien ne s’était guère passé comme prévu et encore moins en ce jour. En ce fameux vendredi d’octobre !

En effet alors qu’il se remettait à peine de leur précédente entrevue qui s’était soldée sur son départ précipité des Trois-balais, Thomas O’Gallagher ne s’était pas du tout attendu à voir Eden débarquer dans son nouvel univers, en l’occurrence son travail d’Oubliator du Ministère de la Magie. Sa venue avait choqué autant qu’il l’avait surpris mais cela n’avait duré que quelques secondes à peine avant qu’il ne se décide à lui demander la raison de sa venue, non sans oublier bien entendu d’offrir des rafraîchissements – la jeune femme avait opté pour la boisson favorite des Britanniques : le thé – et c’était ainsi qu’avait démarré leur conversation. L’oubliator n’avait guère placé un mot au départ, préférant que ce soit Eden qui prenne la parole en première et c’était ce qu’elle fit en lui révélant qu’elle n’était pas mariée et dans le même temps, elle lui avait demandé pourquoi il s’était tiré de la sorte. Bien sur il lui avait expliqué qu’il avait pensé qu’elle était mariée étant donnée qu’elle était nantie d’une petite fille et d’un homme – n’importe qui se serait fait piégé par ladite situation mais tout cela semblait ridicule, n’est-ce pas – et ils avaient enchaîné sur la question de la petite fille, Maylis. Leur fille ! Thomas n’était guère surpris parce qu’il avait vite compris qu’il s’agissait de la chair de sa chair mais Eden lui avait dit qu’il ne pourrait guère la voir, du moins pas pour le moment. Ce à quoi il avait répondu qu’il comprenait parfaitement et alors que la conversation allait de mieux en mieux, la tension diminuait également. Cependant la suite n’était pas du tout ce qu’aurait prévu Thomas dans une situation similaire.

Alors qu’elle lui avait simplement demandé s’il l’aimait ou s’il l’avait un jour aimée, Thomas n’avait pas du tout apprécié ladite question. Pour lui, cela équivalait la trahison de son ami. Jamais il n’aurait cru que la femme qu’il ne cesserait d’aimer et ce pour l’éternité oserait lui poser cette question. Pour lui, la réponse était évidente mais cela le rendait fou qu’Eden ne voit sa sincérité donc c’était obligé qu’il craque et qu’il se mette finalement en colère. Une violente colère qu’il aurait préféré garder enfouie en lui, malheureusement, Eden avait le don de le mettre hors de lui. Il s’était mis à parler d’une voix tellement furieuse qu’il n’avait même pas pris conscience qu’il avait prononcé le véritable prénom d’Eden : il avait su immédiatement qu’il n’aurait pas du parce que cela était annonciateur d’une éclatante dispute, cependant c’était fait et bien évidemment, la réaction de la jeune femme ne s’était guère faite attendre. Ne serait-ce qu’une demi-seconde mais aussitôt qu’elle eut compris qu’il venait de l’appeler par son prénom, Eden s’était mise en colère. Elle était tellement furax qu’elle en venait même à frapper la table du poing, néanmoins Thomas s’était surpris à garder son sang-froid même si l’envie de calmer Eden à l’aide d’une gifle ou d’un baiser le prenait d’un coup mais il savait que cela ne serait qu’un déclencheur de plus, donc il se devait de rester calme et d’analyser la situation actuelle. Il l’écoutait hurler à tout bout de champ ses quatre vérités et il eut même un haussement de sourcil lorsqu’il l’avait vue se lever et refermer la porte du bureau d’un bruit sec parce que des personnes étaient venues chercher à comprendre ce qu’il se passait dans le bureau de l’oubliator O’Gallagher.

Et alors qu’un silence s’était mis à s’installer après qu’elle eut refermé la porte, Thomas la regarda intensément tout en s’imaginant sa réaction s’il se levait d’un coup afin de l’embrasser mais après mure réflexion, il en vint à la conclusion que ce n’était pas encore le bon moment pour ça, il attendit donc la fin de son éclatant plaidoyer. Elle se mit à le traiter de crétin et lui confirma ce qu’il savait déjà, en l’occurrence, le fait qu’il ne voyait pas ce qu’il avait sous les yeux. En effet, même s’il savait qu’il aimait Eden depuis longtemps, il ne s’en était réellement rendu compte lorsqu’ils avaient été séparés à cause de leurs emprisonnements. Il se promit de ne plus faire la même erreur et tout faire pour que cette fois leurs chemins ne se séparent plus jamais ! Foi d’Irlandais ! Le reste du discours d’Eden était une sorte de déclaration voilée sous une froideur égale à la violente colère qu’elle venait d’avoir mais cela fit son effet : Thomas était pétrifié de stupeur comme s’il venait réellement de comprendre ce que la jeune femme avait subi par sa faute. Il fallait être aveugle et niais pour ne pas comprendre que c’était réellement de sa faute, en effet par sa naïveté et par son manque de confiance en elle, il avait brisé son couple. A cette constatation, il se prit le visage entre les mains. Quel idiot ! Après quelques secondes dans cette position, il reporta son attention sur la jeune femme qui achevait sa très longue palabre. Il mit quelques longues secondes à assimiler tous ces mots qui semblaient être sortis de l’âme même de sa « bien aimée ». Thomas s’avança vers elle et sans l’ombre d’une hésitation, il la prit dans ses bras et avant qu’elle ne puisse se défaire de son étreinte, il fit ce dont il avait le plus envie depuis qu’il l’avait retrouvée : il l’embrassa. Aussitôt, le souvenir de longs baisers sensuellement torrides et tendres à la fois lui revinrent en mémoire mais il mit fin à cette douce étreinte quelques secondes plus tard parce qu’il devait dire quelques mots tout d’abord. Il inspira légèrement sans la lâcher et dit d’une voix étrangement rauque : « Je crois que j’ai finalement compris, Eden. Et tu as parfaitement raison, je n’ai jamais su me rendre compte que tout ce que je recherchais se trouvait sous mes yeux… En l’occurrence toi ! Je me fiche désormais d’être l’homme le plus riche de la planète, tout ce que je souhaite c’est toi et notre enfant… Laisse-nous une nouvelle chance, ou plutôt, et si nous reprenons notre vie à zéro ? » Il s’interrompit tout en prenant sa veste, il prit la main d’Eden et sans lui dire un mot, il s’empressa de quitter son bureau en compagnie de son ex petite amie. Une fois qu’ils furent dans les couloirs du Ministère de la Magie, il reprit la parole : « J’ai quelque chose à te montrer mais je vais te demander de fermer les yeux. » Une fois qu’il eut constaté qu’elle avait réellement fermé ses yeux, ils sortirent du ministère par la sortie principale et une fois qu’ils furent à l’extérieur, Thomas transplana tout en gardant bien Eden dans ses bras… Ils se retrouvèrent en Irlande, chez lui. Il lui fit un baiser dans le cou tout en murmurant d’ouvrir ses yeux.

« Bienvenue chez les O’Gallagher, Eden. »
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lumos maxima


MessageSujet: Re: ••• Ok, let's go talk about us • [THOMAS]   Jeu 6 Mar - 12:10


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Vendredi 22 octobre 2021
Elle était perdue et pour le coup, elle n’était plus certaine de savoir ce qu’elle voulait. Tout ce dont elle avait envie en vérité, c’était de l’engueuler, voir même de lui taper dessus. Ce qu’il pouvait être bête, à ne pas voir ce qu’il avait sous le nez. Comme si elle avait pris la peine de venir jusqu’ici, prenant ainsi le risque d’être blessée – au cœur, le genre qui pouvait prendre une vie avant de guérir – simplement pour le plaisir d’avoir le dernier mot. Il devait comprendre. Et les mots qui sortirent sa bouche étaient tellement froids et violents qu’ils auraient pu être cruels, s’ils n’avaient pas été aussi sincères. Oui, tout ce qu’elle disait était vrai, tout ce qu’elle disait, elle le ressentait dans chaque parcelle de son être, de son corps. Et c’était comme si elle se sentait obligée d’élever la voix, pour se faire entendre, pour se faire comprendre. Parce qu’il était con et parce qu’il n’était pas capable de prendre ce qu’il avait devant les yeux. Qu’il fallait le secouer pour le faire comprendre. Mais après tout, c’était un homme. Pouvait-on lui demander d’être plus compréhensif que cela ? Elle avait très clairement des doutes là-dessus. Mais il pouvait toujours lui faire réviser ses doutes sur la question.

Elle penchait la tête et l’observait. Il avait une drôle de posture derrière son bureau et pendant un long moment, elle s’est demandé si cela ne voulait pas tout simplement dire que la conversation était désormais terminée. Elle ravalait les larmes qui montaient à ses yeux, une nouvelle fois. Bien. C’était donc ainsi que leur histoire allait se tirer définitivement. C’était fini. Ils allaient se quitter dans le ressentiment et la douleur. Tout aurait été si simple s’il n’était pas revenu dans sa vie. Elle avait une furieuse envie le frapper. Simplement parce qu’il avait osé croiser son chemin à nouveau et lui imposer de nouvelles souffrances, qu’elle n’avait pas voulu endurer, raison pour lesquelles elle n’avait jamais lu ses lettres. Ses lettres … Elle les avait totalement oubliées. Et si … Si dans ces lettres, il lui avait expliqué la vérité ? Si alors elle aurait pu savoir depuis bien longtemps la vérité au sujet de leur histoire. Dans ce cas, c’était de sa faute, ce qui était arrivé pendant toutes ces années. Elle aurait pu réparer leurs cœurs brisés depuis si longtemps … Et elle avait échoué.

Mais elle n’eut pas l’occasion d’y penser plus longtemps, car contre toute attente, Thomas s’était relevé. Alors qu’il avançait vers elle, elle eut un mouvement de recul qui tenait plus du reflexe que d’une véritable envie de s’enfuir. Mais son dos heurta le panneau de bois qu’elle avait refermé quelques instants plus tôt. Elle se retrouvait piégée entre lui et la porte et son cœur rata un battement. Mais il n’avait pas l’intention de lui crier dessus. Au contraire, il l’attrapa et la serra dans ses bras. Une étrange chaleur s’empara d’elle et elle jura silencieusement. Pas possible qu’après toutes ces années, son corps s’affolait encore comme celui d’une adolescente, simplement parce qu’il la prenait dans ses bras. Et quand ses lèvres rejoignirent les siennes, elle eut l’impression que le sol se dérobait sous ses jambes. Ses lèvres étaient aussi douces et aussi chaudes que dans ses souvenirs. Elles avaient la même saveur fruitée et sucrée. Et elles avaient toujours la même habilitées à la faire frissonner des pieds à la tête. Elle se sentait fondre. Mais son premier réflexe était purement protecteur. Elle ne voulait pas qu’il l’embrasse. Elle voulait qu’il la relâche, tout de suite. Parce qu’elle allait souffrir. Parce qu’elle allait se remémorer ce baiser encore et encore, sans jamais pouvoir se le sortir de la tête. Et elle savait qu’elle aurait mal. Son bras se releva, d’abord pour tenter de le repousser, mais finalement elle changea d’avis et le frappa sur l’omoplate. Mais il ne la relâchait pas. Et elle aimait le sentir si près d’elle. Contre toute attente et après quelques secondes qui lui parurent des siècles, elle lui rendit son baiser, le souffle coupé. Son souffle se mêlait au sien, sa respiration se faisait saccadée. Et sa langue trouva sa jumelle, qu’elle entraina dans un ballet humide et savamment orchestré. Sa main toujours logée contre son omoplate se glissa dans ses cheveux et elle eut du mal à le relâcher quand il rompit leur étreinte.

Bordel. Il voulait la tuer.

Elle cligna des yeux à plusieurs reprises et il lui fallut un temps étonnamment long avant de reprendre ses esprits. Elle eut du mal à comprendre ce qu’il lui disait tout d’abord, mais un fin sourire finit par éclairer son visage. « Si tu tiens à reprendre notre vie à zéro, il va d’abord falloir m’inviter à dîner. Je suis une demoiselle et les demoiselles ne tombent pas dans les bras des mystérieux jeunes hommes dès leur rencontre », souffla-t-elle, le ton rauque, mais clairement amusée. Mais elle n’eut guère le temps de tergiverser plus longtemps. Il attrapa sa veste, puis sa main et l’entraina dans les couloirs, sous le prétexte d’avoir quelque chose à lui montrer. Elle aurait bien souhaité lui demander où il l’emmenait, mais elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il ne lui dirait rien. Et de toute façon, elle était toujours trop essoufflée pour parler. Lorsqu’enfin ils rejoignirent un endroit où ils purent transplaner, il l’entraina dans son sillage. Et c’était désagréable, une sensation qu’elle détestait. Elle fut bien contente d’arriver et de découvrir. Euh … Elle était où exactement ? Un bisou dans le cou et enfin le jeune homme se décida à lui expliquer ce qu’ils faisaient ici. « C’est chez toi ? ». Question idiote et purement rhétorique. Elle se tourna vers lui et fronça les sourcils, perplexe. « Pourquoi est-ce que tu m’as emmenée ici ? », questionna-t-elle, soudainement inquiète. Elle se mordilla la lèvre et le fixa, avant de reprendre. « Ecoute Thomas, je voudrais qu’il n’y ait pas de malentendus. Je veux qu’on s’accorde une seconde chance, mais je veux aussi qu’on prenne le temps de faire les choses bien. Je sais que je m’avance peut-être, mais je préfère te prévenir : si tu veux qu’on emménage ensemble, c’est vraiment trop tôt. Par contre, je ne serais pas contre l’idée de boire un café. Tu me fais visiter ? », questionna-t-elle avec un sourire plein d’encouragements.
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