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 Someone like you

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lumos maxima


MessageSujet: Someone like you   Lun 30 Déc - 12:12


Someone like you
10

Septembre 2021

ma Syri,
Ça m'arrache le cœur d'être à nouveau séparé de toi. Les vacances sont arrivées si vite, les premiers examens aussi. Mais avec toi plus rien d'autre ne compte et  même si l'on vient à peine de se dire « au revoir » tu me manques déjà. Je sais qu'on ne se verra pas avant trois mois. Si seulement les choses étaient plus simples. Pourquoi faut-il que les autres s'opposent à notre histoire ? Pourquoi devons-nous prendre autant de précaution ? ...


-Monsieur !

Connor Rhys, adossé contre la vitre du train, sortit de sa lecture. Il plia en quatre cette vieille lettre qu'il n'avait jamais expédiée et reporta son attention sur le contrôleur qui venait d'entrer dans son wagon.

-Votre billet s'il vous plaît !

L'homme mit du temps avant de réagir, il s'excusa et plongea sa main gauche dans la poche de son long manteau. Après trois secondes de recherche, il sortit un billet tout chiffonné qu'il tendit au contrôleur.

-Vous venez d'Irlande ?

Connor se contenta d'acquiescer, nul besoin de développer puisque tout était écrit sur le billet. Pourquoi poser une question aussi bête ? Voulait-il instaurer un quelconque dialogue ? N'avait-il rien d'autre à faire de plus intéressant ? Connor souffla et reprit son billet tandis que le contrôleur reprit sa tournée.

S'il avait voulu, Connor aurait transplané pour rejoindre sa destination finale, mais le problème n'était pas de vouloir, mais de pourvoir. En effet le chasseur de prime avait quelques petits accrocs avec le ministère loin d'approuver ses méthodes de travail. L'homme devait donc se tenir tranquille un temps afin de ne pas attirer l'attention sur lui. Faire du bon travail n'était en aucun prétexte à vous exhorter d'être réprimer comme n'importe quel sorcier en cas d'écart.

Au cours de sa courte carrière d'auror, Rhys en avait pourtant commis un nombre incalculable et aujourd'hui il s'estimait heureux de ne pas être à Azkaban.
Le train s'arrêta et fit une halte. Le voyage prenait fin pour certain et commençait pour d'autre. Ainsi l'on pouvait voir des passagers quittaient les cabines, puis d'autre entraient. La vie n'est-elle pas un long voyage après tout ? Un couple de jeunes amoureux toqua contre la porte du wagon.

-Pouvons-nous entrer lança gaiement le jeune homme à l'égard de Connor qui souffla en voyant les jeunes gens.

-Ce train n'est pas ma propriété donc je suppose que je dois me contenter de la fermer et de vous offrir un sourire hypocrite.

Malgré l'attitude désagréable de l'homme le couple entra et prit place. Connor regarda dehors et sortit sa fiole de whisky. Jamais elle ne le quittait et ce malgré les efforts qu'il avait entrepris pour s'en défaire. Chacun ses démons n'est-ce pas ? Les siens étaient semblerait-il héréditaire. Il fallait tout de même reconnaître qu'il avait réduit sa consommation d'alcool, mais pas assez pour le moment. Il déboucha la fiole froide en métal qu'il approcha de ses lèvres. Il but trois gorgées avant de remettre la fiole dans la poche intérieure de son manteau.

Le couple était assis face à lui, amoureux transis ils ne cessaient de se bécoter au grand dam de Connor qui leva un sourcil et parut faussement dégoûté

-Vous lui faites un nettoyage des amygdales c'est ça ?

Les deux amoureux se séparèrent et regardèrent outrés ce qui leur servait d'interlocuteur.

-Pardon ?

-Ecoutez je pense qu'il existe des endroits plus adéquates pour ce genre de choses et très honnêtement je me serais passé de deux boutonneux ventousés l'un à l'autre durant mon trajet.

-Attendez c'est quoi votre problème monsieur ?

-Je vais vous donner un conseil espèce de crétin boutonneux. Tirez votre coup et cassez-vous sans vous retourner.

-Ah mon dieu vous êtes dégueulasse!

Les deux adolescents prirent leur affaire et quittèrent la cabine sans plus attendre. Le contrôleur passa près du wagon et regarda Connor surprit. Ce dernier reprit sa fiole en main et descendit la moitié du contenu

-L'amour est une faiblesse et une perte de temps!

Et sur le sujet notre homme était assez bien renseigné. Il reprit en main la lettre qu'il n'avait jamais expédiée. Ce voyage lui rappelait beaucoup de souvenirs et cet écrit en faisait partit. Il serra la mâchoire déchira le papier et cola son visage contre la vitre pour s'endormir. Le trajet dura encore une heure avant d'enfin rejoindre les pleines enneigées du West Country. Aujourd'hui notre chasseur de prime devait se rendre à Godric's Hollow intercepter un marginal prétendant avoir été mangemort par le passé.

Connor n'avait ni bagages ni valises, il n'avait besoin de rien. Il portait sa baguette sous son pull près à l'utiliser à n'importe quel moment. A peine le train immobilisé, il se leva et quitta rapidement son wagon. Il passa devant tout le monde s'en s'excuser et disparut aussitôt. Il arriva au milieu d'une place recouverte par la neige. Il prit le temps d'observer les lieux, tout semblait bien calme à première vue, mais l'ancienne auror restait sur ses gardes. Il avança dans la neige et ne vit pas la personne qui avançait face à lui dans la direction opposée, le choc ne put être évité

-Merde ! Vous ne pouvez pas...

Il ne put terminer sa phrase surprit par l'identité de la personne qui lui faisait face présentement

-Syrina ?



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Dernière édition par Connor Rhys le Ven 3 Jan - 7:23, édité 3 fois
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Ven 3 Jan - 15:58

    Flashback – 10 septembre 2021

    À peine quelques jours après cette nouvelle rentrée scolaire, tout se bousculait déjà dans mes emplois du temps, et je n'étais pas au bout de mes peines. Et surtout, j'étais loin de me douter qu'un ancien Auror travaillant à présent pour son compte était à mes trousses depuis quelques jours, et allait me trouver aujourd'hui. Moi qui avais toujours su me montrer discrète concernant mes penchants de l'utilisation de la magie noire en toute illégalité, sans compter toutes les mesures que j'avais mis en place pour ne pas être retrouvée ou dénoncée, j'aurais pu tomber de haut ce jour-là. Mais en quoi étais-je dangereuse, telle était là la question. Depuis le retour de la paix dans le monde magique, tout à chacun semblait croire qu'ils ne connaîtraient plus jamais de guerre à présent que ces gentils Aurors traquaient sans relâche les méchants anciens Mangemorts. Non pas que j'avais peur, enfin peut-être un petit peu, j'avais surtout peur pour mon fils que j'essayais de cacher au mieux, je ne voulais pas que l'on s'en prenne à lui, et depuis qu'il a eu l'âge d'aller à l'école je l'ai toujours fait suivre des cours particuliers par un précepteur moldu jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge d'entrer à Poudlard. Même si pour le moment, il ne semblait pas avoir découvert son don pour la sorcellerie et j'en étais bien déçue. Mais il ne voulait pas aller étudier à Poudlard non plus, à mon plus grand regret également. Mais je ne lui laisserais de toute façon pas le choix. Nous vivons tous les deux dans une plutôt grande maison de campagne non loin du village de Godric's Hollow, avec une bonne dizaine de sortilèges de protection qui l'entoure. On ne sait jamais, après tout. Même si, je ne voyais clairement aucune utilité de tenter de me débusquer...je n'avais jamais commis de meurtre de ma vie. Enfin, presque pas. La plupart étaient prémédités et j'envoyais plutôt des larbins faire le sale boulot. Je n'allais pas en plus me salir les mains, n'est-ce pas ? Enfin bref. La semaine de cours était finie, j'étais rentrée pour le week-end à Godric pour passer du temps avec Aidan. En cette fin d'après-midi loin d'être radieuse, je comptais enfin me reposer. Tandis que mon fils regardait tranquillement la télévision, je m'étais avachie dans le canapé histoire de ne plus en bouger jusqu'à ce que notre gouvernante finisse de préparer le dîner. Tout allait pour le mieux...lorsque tout à coup, un patronus apparut au beau milieu de mon salon en faisant grincer les murs. Une espèce de...bernard lermite, un gros truc dégoûtant qui empestait mon salon même si il n'avait pas d'odeur, mais je me comprends. Je sursaute et m'approche de la chose qui m'avertit de la présence d'un indésirable dans le village. Un individu qui n'y avait jamais été vu auparavant, et qui d'autres d'inconnu viendrait se promener au village si il n'était pas envoyé par le Ministère pour nous traquer ? Efficace ce petit patronus, provenant probablement d'un proche de mon père...vous savez les Mangemorts ne sont plus très nombreux en liberté alors nous nous entre-aidons. Il avait donc dû deviner que c'était peut-être pour moi que cet indésirable était venu, il n'y avait pas trente six adeptes de magie noire à Godric's Hollow. Et puis, même si il ne s'agissait pas moi, je ferais mieux d'aller voir moi-même par mesure de prévention. J'enfile alors mon long manteau noir, un foulard rouge bordeaux et de longues bottes de cuir à talons noirs. Sans oublier de m'armer de ma baguette, naturellement. Je somme à Aidan de ne pas sortir de la maison, et à Jacqueline la gouvernante d'y veiller. Le petit garçon voulut savoir où j'allais, mais je ne répondis pas. Je me contentai de transplaner à l'église, en prenant soin de ne pas être vue. Le temps d'allumer une cigarette, et je pars à la recherche de cet individu. Enfin, je fais semblant de me promener. M'attardant trop intensément sur une silhouette que je vois passer furtivement non loin de là, je prête moins attention à ce qu'il se passe devant moi. Et boum.

    « Pardonnez-moi, on se connaît ? » fis-je, le toisant un peu de haut. Bien évidemment que je l'avais reconnu...mais, je ne pouvais pas le laisser avoir une conversation décente avec moi au milieu du patelin à la vue de tout le monde. Connor Rhys...sérieusement...je ne pouvais pas croire...non, après neuf ans sans l'avoir vu, il...mais que faisait-il là ? Mon dieu. Que faire ? Que dire ? Je devais le faire me suivre, à présent.

    « La prochaine fois, faîtes plus attention où vous allez ! Bonne soirée, Monsieur. »

    Fourrant les mains dans mes poches, l'air froide et totalement désintéressée, je me dirige vers l'auberge du village. Je ne cours aucun risque là-bas, elle est toujours vide, et l'aubergiste me connait. Connor maintenant allait-il me suivre ou prendre la mouche et s'en aller ?
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Sam 4 Jan - 3:40


Flashback – 10 septembre 2021

« Syrina ?»

En étais-je sûr ? Était-ce bien elle ? Neuf ans avaient passé, le temps aurait dû altérer son image, mais à l'inverse il n'avait eu aucun impact sur elle.
Toute vêtue de noire je l’a voyait me toiser, méfiante et malfaisante elle cherchait à me faire baisser le regard. Rabaisser de cette façon les individus au sang « impur » était une technique propre aux Serpentards. Sans un mot ils arrivaient parfois à mettre mal à l'aise ceux et celles qui n'appartenaient pas à leur rang. Je me souviens encore de cette période de ma vie qui irrémédiablement se rattachait à celle de la femme qui me faisait face.

« Pardonnez-moi on se connaît ? » me dit-elle faussement indignée que je m'adresse à sa petite personne sans présenter la moindre excuse. Son attitude, la tonalité de sa voix, son regard, tout semblait avoir changé et à mon plus grand regret elle arborait fièrement le masque de la haine. Ainsi elle n'était plus la jeune demoiselle pleine de vie qui m'avait conquis neuf ans auparavant. Je devais m'y faire, plus rien n'était comme avant et à ses yeux je n'étais plus qu'un étranger.

Nous continuons à nous faire face en plein milieu de la place sous la neige. Que dire? Que faire ? La situation semblait si absurde, jamais je ne me serais imaginé confronter à elle après tant d'année. J'avais naïvement espéré ne jamais la revoir, que notre histoire une fois terminée ne laisserait pas d'autre alternative. Mais il n'en était rien, Syrina habitait ma mémoire et il m'arrivait de temps en temps de revoir les vieilles photos qui témoignaient d'une autre époque. Nous étions jeunes, heureux et amoureux et que restait-il de nous à présent si ce n'est de la haine, de la rancœur et plus encore.

« La prochaine fois, faîtes plus attention où vous allez ! Bonne soirée, Monsieur.»

Les fauves étaient lâchés et elle était décidée à jouer sur les mots et les conjuguons pour me faire comprendre que je n'étais pas le bienvenue dans ces lieux en ma qualité d'étranger. Je n'en attendais pas moins venant d'elle.

« Tu le prends comme ça ? Nous en sommes donc au stade du vouvoiement, je vois!»

Tel un venin elle avait lancé son acerbe réplique se fichant royalement de ma réaction. Comment avais-je pus aimé une telle personne ? La question revenait encore et encore dans ma tête sans que je ne puisse trouver une quelconque réponse. Les règles étaient ainsi faites et je n'avais d'autre choix que de m'y prêter. Syrina me dévisagea une dernière fois, puis enfoui ses mains dans ses poches tout en tournant les talons pour se diriger je ne sais où ce qui eut le don de m'exaspérer d'avantage

« Arrête Syrina, je connais la technique. Tu fais mine de m'ignorer royalement prenant soin de bien laisser en suspension ma phrase histoire de m'énerver un peu plus. Tu veux que je te suive c'est ça ? Tu caches quelques choses? A moins que tu ne veuilles pas que ton cher père te voit en ma compagnie. »

J'étais énervé et fatigué qui plus est, je n'avais ni le temps ni l'envie de faire dans la demi-mesure et peu importe ce qu'elle pouvait penser, le passé étant le passé je n'avais plus aucun compte à lui rendre. Malgré tout j'étais ici pour le travail, toute information étant bonne à prendre je décidais donc, mais à contre cœur de suivre Syrina vers l'auberge. Ne voulant pas perdre la face je lui dame le pas et entre le premier à l'intérieur du commerce vide évidemment, j'en profite alors pour reprendre la parole et tenté d'éclaircir les choses.

« Bon dois-je faire comme si je ne te connaissais pas ou alors tu vas ravaler ta fierté et faire un effort? »
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Ven 10 Jan - 13:50

  • Que faisait-il là ? Pourquoi ? Était-ce possible qu'après toutes ces années il m'ait cherchée ? Non, impossible. C'est lui-même qui a mis fin à notre relation, alors pourquoi voudrait-il essayer de me retrouver ? Non, c'était pour une autre raison que Connor avait osé revenir à Godric's Hollow. Enfin, y venir tout court, car lorsque nous nous sommes séparés je vivais encore chez mon père et j'ai quitté le domicile familial après avoir appris pour ma grossesse. Le paternel aurait été furieux que cet enfant soit de lui, alors je suis partie pour ce petit village. Il valait mieux pour tout le monde, pour protéger mon futur bébé mais aussi peut-être pour...protéger Connor, qui sait ? Toujours est-il qu'à présent, c'est du passé, et il nous est impossible de faire marche arrière après tout ce qu'il s'est passé, des choses quand bien même il ignore. J'avais ouïe dire quelques années après notre séparation que mon ancien fiancé avait malheureusement pour lui choisit la mauvaise foi en devenant chasseur d'anciens Mangemorts. Et si c'était pour ça qu'il était revenu ? Le Ministère aurait eu vent d'activités illicites de magie noire dans les parages, et aurait envoyé Connor enquêter. Mais ce n'était pas possible que ce soit tellement...une coïncidence. Pourquoi, pourquoi moi...Enfin, pas de panique, je n'étais pas la seule dans ce village répondant à cet appel. Deux autres acolytes vivaient également ici, qui comme moi, répondaient à cet ancien ordre qu'étaient les Mangemorts. Eux comme moi ne sont pas porteurs de la Marque des Ténèbres comme ceux de notre ordre l'étaient avant, mais nous répondons quand même à chaque appel. Quoiqu'il en soit, quoique fasse Connor aujourd'hui, il ne fallait pas qu'il sache. Et je savais que j'avais fait mouche en l'ignorant de cette manière profondément hautaine pour l'attirer dans le pub. Ainsi en me revoyant, il oubliera peut-être une minute sa raison première de sa présence ici qui n'est probablement pas moi, et se concentrera sur...nous. Enfin, il y a neuf ans c'était un « nous ». En tout cas, j'avais continué mon chemin sans prêter une réelle attention à ce qu'il m'avait sortit, mais je ne lui adresserais pas un mot de plus tant qu'il ne sera pas entré dans le pub avec moi. Et j'avais raison, il m'avait vite rattrapée et était même passé devant moi pour entrer avant. Je grogne légèrement en le voyant faire, puis je soupire et entre à sa suite.

    « Et bien, moi qui croyais qu'après toutes ces années tu serais devenu moins collant... » fis-je froidement entre mes dents, avant d'aller m'installer à une table bien reculée. L'aubergiste ne vient même pas prendre notre commande, je suis simplement allée commander un thé. Il a dû comprendre qu'il n'était pas bienvenu de s'immiscer dans la joute verbale qui se préparait entre Connor et moi. Bien. Je m'assois et lui prend finalement place en face de moi. En effet j'avais ignoré tout ce qu'il m'avait sortit avant d'entrer dans ce bar, car je n'avais aucune envie de parlementer, et je savais que ça l'énerverait.

    « Bon, tu m'as suivie, qu'à cela ne tienne. Mais je n'ai rien à cacher. Tu devrais plutôt me remercier en fin de compte, mon père t'aurait réduit en miettes si il t'avait vu avec moi, en pleine rue. » fis-je cette fois très calmement, avec un petit air narquois. L'aubergiste apporte alors une tasse de thé fumant qu'il pose devant moi, je lui donne un galion et lui somme de s'en aller. Prenant la petite cuillère entre mes doigts, je remue doucement l'eau chaude parfumée sans quitter Connor des yeux, jusqu'à finalement porter la tasse à mes lèvres pour une petite gorgée.

    « Qu'est-ce que tu fais ici ? » fis-je alors, tranchante.
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Ven 17 Jan - 5:13

Toutes les belles histoires commencent pareil, mais ne s'achèvent jamais comme on pourrait l'espérer. Bien-sûr nous sommes jeunes, nous imaginons que la vie entière est à nous, nous n'écoutons pas les autres bercés par nos propres promesses « L'amour y'a que ça qui compte » lui disais-je naïvement. Nous pensions nous aimer toujours, nous aimer si fort, mais doucement et sans le vouloir on passe du cœur à la mémoire. La vie est merveilleuse et nous donne tout, la Mort est une salope qui nous prend tout.

La seule certitude que je pouvais avoir été le fait que Syrina été le premier et dernier grand amour de ma vie. Je sais pertinemment que plus jamais je n'aimerai comme je l'ai aimé, mais n'est-ce pas plus mal ? L'amour est une faiblesse pour certains, une source de douleur pour d'autre. Et si à mon tour je devais aller de mon petit commentaire et définir ce que représente l'amour à mes yeux, je dirais qu'il n'y a pas de demi-mesure. L'amour est une connerie, bien plus qu'une faiblesse c'est une perte de temps qui aveugle notre jugement et notre esprit. Certain cherche le grand amour toute leur vie, je les plains les pauvres. N'est-ce pas pathétique de dédié sa vie à une chose aussi futile ?

Nous étions ainsi là, dans le froid, nos deux corps statiques, l'un face à l'autre nous nous dévisagions comme deux vieux chiens de faïence, prêt à s'étriper au moindre geste. En l'a regardant de vieux souvenirs refaisaient surface, mais de vieilles blessures taraudaient aussi mon esprit. Je détestais ça, je n'étais pas ici pour être confronté à mon passé, mais pour faire « mon travail » J'avais appris avec le temps, à me détacher, à faire abstraction des choses pour mieux me concentrer sur mon but. Avec Syrina les choses s'annonçaient un peu plus compliqué que prévu.

Ainsi, je n'avais pas le choix et je devais la suivre espérant récolter des informations sur le type que j'étais venu cueillir en ces lieux.
Après avoir tempéré au mieux ma colère, je suivi mon ex fiancée vers une sorte de taverne lugubre qu'elle semblait connaître. Afin de ne pas me démonter, je lui avais damé le pas ce qui me valut une petite remarque :

« Et bien, moi qui croyais qu'après toutes ces années tu serais devenu moins collant... »

Je ne serais dire pourquoi, mais je me sentais obligé de répliquer sans plus attendre et d'être aussi acide qu'elle sur la réplique à venir :

« Moi qui croyais qu'avec les années tu serais devenue un peu plus subtile... »

Les chevaux étaient lancés. Madame voulait imposez le ton, sarcastique et froide à souhait. Bien! Elle avait changé c'était incontestable, moi aussi. L'échange promettait donc d'être houleux au vue de nos mutuelles rancunes.

Nous nous installâmes donc sur une petite table assez reculée, suffisamment pour que personne ne surprenne Miss Blake en l'a compagnie d'un « presque » parfait inconnu. D'une démarche emplit de certitude et hautaine à souhait Syrina alla, sans me consulter, passait commande auprès de l'aubergiste qui s'exécuta sans plus attendre. Elle revient alors prendre place en face de moi, arborant un visage froid emplit de suffisance. Elle était loin la belle jeune femme dont j'étais tombé fou amoureux il y a une éternité. Qu'en restait-il ? Rien, juste une femme froide, malsaine que son père avait pris un plaisir à façonner à son image. Son regard, aussi sombre que la couleur de ses cheveux se posa sur moi, elle retira ses gangs avec précaution et relança la discussion tombée à plat :

« Bon, tu m'as suivie, qu'à cela ne tienne. Mais je n'ai rien à cacher. Tu devrais plutôt me remercier en fin de compte, mon père t'aurait réduit en miettes si il t'avait vu avec moi, en pleine rue. »

L'aubergiste se présenta avec la commande de « Madame » qu'il posa délicatement sur la table tout en offrant un tas de courbettes inutiles au serpent qui me faisait face. Pauvre homme me dis-je intérieurement. Il ne m'adressa pas un regard et repartit aussi vers son comptoir. Qu'à cela ne tienne, j'ai de quoi boire de toutes les façons. En marquant un temps d'arrêt je retire mon long manteau, en sors ma fiole que je pose sur la table sans prêter aucune attention à Syrina qui attendait ma réplique tout en se délectant de son thé. Elle avait sur son visage un petit air narquois espérant peut-être m'intimider ainsi. Je ne répondais toujours pas et me contentais d'un sourire hypocrite tout en observant les lieux. Je me souviens que lorsque nous étions jeunes, Syrina ne supportait pas les longs silences, toutes les questions devaient avoir une réponse et le simple fait de laisser un suspens énervait la jeune fille que j'avais aimée. Etais-ce toujours le cas, j'allais bientôt le savoir. Après avoir bu une gorgée de son thé elle reprit la parole :

« Qu'est-ce que tu fais ici ? »

Je pris ma fiole pour la porter à mes lèvres, mais pas de chance, le récipient était vide. Je devais reconnaître avoir un peu forcé sur le whisky avant mon arrivée en ces lieux. Ne prêtant aucune attention à Madame Syrina Blake je fis signe à l'aubergiste de s'approcher. L'homme hésita un court instant, mais marcha finalement jusqu'à la table et inclina la tête près à attendre la commande du client.

« Désolé, mais tu n'as pas eu la politesse de me proposer ce que je voulais boire, alors tu permets que je passe commande ? Je voudrais quelque chose de bien fort s'il vous plaît. Un verre d'Ogden's Old Firewhisky suffira»

Une fois la commande enregistrée l'aubergiste s'éloigna et nous laissa à nouveau seul, la « conversation » pouvait reprendre :

« Syrina Blake ! Regarde-toi ! Un sourcil arqué, un air faussement outré, suffisant et narquois. Ton père a fait du bon boulot on dirait. Tu pus la haine à plein nez, c'est écoeurant »

L'aubergiste refit son apparition, posa mon verre sur la table et s'en alla aussitôt. Je pris sans plus attendre le verre que je me descendis d'une traite. J'en avais bien besoin pour apaiser le tremblement de ma main gauche. Mes anciens collègues m'avaient à de nombreuses reprises conseillaient d'aller voir quelqu'un pour mon addiction, mais à quoi bon ? Je n'avais pas besoin d'aide, je m'en sortais très bien seul...

« C'est drôle que tu prétendes ne rien cacher et que tu m'emmènes dans l'endroit le plus reculé de cette taverne. Ah mais pardon, suis-je bête, c'est pour m'épargner que tu as fait ça. Tu sais il y a longtemps, ton père, le grand monsieur Blake, me faisais peur, mais maintenant les choses ont changé. Ne t'avise plus jamais de me menacer Syrina, parce que crois-moi je n'hésiterai pas une seule seconde à te rendre l'appareil. Quant à ta dernière interrogation, j'ai envie de te répondre que ma présence ici ne te regarde pas, sauf si tu as quelques choses à cacher, ce qui ne me surprendrait même pas. »

Je me passais la langue sur la lèvre inférieure pour savourer les dernières valeurs du whisky que je venais d'avaler à la hâte. Je regardais cette femme comme n'importe quel être susceptible d'être conduit à Azkaban. La femme que j'avais aimée n'était plus là, aussi morte que sa mère, aussi morte que mes parents. Les choses étaient ainsi faites...

« Je vais juste éclaircir les choses entre nous. Un conseil, n'entrave pas ma route, je ne suis plus auror, maintenant c'est à mes propres règles que j'obéis. Alors si jamais tu oses encore me menacer, toi ou ton père vous le regretterez amèrement »

Mon regard froid et sans vie se posa sur elle, j'étais terminé et je n'avais plus de temps à perdre. Je sortis un galion de ma poche, reprit mon manteau et m'éloigna sans plus attendre.

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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Mar 4 Fév - 11:42

    Dès lors que Connor avait franchit avec moi la porte de la taverne, je savais que ces retrouvailles ne dureraient guère. Certes j'avais voulu le tester en me montrant méprisante et lui lançant une remarque cinglante, pour voir un peu vers quel point il avait évolué, mais à priori il éprouvait le même sentiment que moi à mon égard, désormais. Plus aucun amour ou complicité comme il avait existé il y a quelques années. Du mépris, des prises de tête. Qu'à cela ne tienne, au moins j'étais fixée et ce n'était certainement pas pour moi que Connor était revenu, étant donné sa réaction à mon attitude. Ceci dit, j'ignore sa remarque et m'en vais ainsi prendre place bien au fond de la taverne. Effectivement, j'avais commandé un thé. Sans proposer naturellement à Connor si il désirait quelque chose également. Car je m'en fichais, ce n'était pas mon genre de faire dans la politesse. Plus maintenant. Mon ancien fiancé semblait avoir lui aussi changé. À le voir fouiller ses poches pour en sortir une fiole, contenant sûrement de l'alcool, je commençais à comprendre d'où venait son côté aigri que je venais de découvrir chez lui. Ah, les effets de l'alcoolisme...pour ma part je ne touchais pas à cette drogue. Jamais. Enfin, je n'en avais jamais eu l'occasion. J'ignorais même les effets que l'alcool pourrait avoir sur moi. Enfin bref. Je tâchais de ne pas quitter Connor des yeux, après lui avoir demandé ce qu'il faisait ici. J'attendais sa réponse, mais il jugea plus important de commander son whisky ou je ne sais quel alcool fort avant. Je me renfrogne alors au fond de ma chaise, bras et jambes croisés, en grommelant agacée. Il ne m'avait toujours pas répondu mais ne se privait pas pour me faire remarquer avec sarcasme que j'avais changé. À cause de mon père...tenait-il absolument à aborder un sujet qui fâche ? Je me contente alors de froncer les sourcils, lui jetant un regard noir, sans prendre la peine de répondre à ça mais je n'en pensais pas moins. J'ignorais si c'était l'alcool qui le faisait réagir comme ça, j'en doutais vu qu'il avait à peine commencé à boire, mais sait-on jamais. Après tout, je n'y connais trop rien. Je le toisai donc du regard, le laissant calmement s'expliquer tandis que je sentais monter en moi un profond agacement. Il osait mentionner mon père après tout ce qu'il nous avait fait subir à tous les deux par le passé. Enfin bref, cela ne dura pas longtemps. J'eus finalement une réponse à mes interrogations...mais j'aurais dû me douter qu'il ne me répondrait pas aussi facilement. Je restais de marbre malgré ses menaces envers moi à présent, je venais d'avoir la confirmation qu'il n'était pas là pour moi. Et Dieu seul sait combien de choses je cache...voilà pourquoi je ne devais pas prendre de risques avec lui. Connor était venu à Godric Hollow, très bien. Si ce n'était pas pour moi, qu'il aille faire ses petites affaires et qu'il reparte. C'est tout ce que je voulais savoir...une chose est sûre, je ne veux plus de lui dans ma vie à présent. Lui aussi est bien trop méprisant et menaçant à mon égard, cela ne me plait pas. Ainsi, je continuerais à cacher Aidan de lui. Il ne saura probablement jamais qui est son père. C'est sûrement mieux comme ça. Après avoir vidé son sac, Connor s'apprête à présent à partir. Sans bouger, je le suit du regard, un regard noir au possible. Je n'aime pas ses manières. Puis, je siffle entre mes dents, d'un air glacial :

    « Très bien. Merci d'être passé. Nous n'avons plus rien à nous dire. »

    Connor quitte alors sans plus attendre la taverne. Allait-il s'en aller maintenant ? J'étais restée un petit moment dans l'auberge, pour prendre le soin de finir mon thé gardant toutefois une multitude d'interrogations à l'esprit. Cette entrevue avait été tellement...étrange. Glaciale, distante. Comme si il ne s'était jamais rien passé. Comme si notre amour, notre passion et notre complicité n'avaient jamais existé. Tant pis. C'était à prévoir, de toute façon.

    Au bout de plusieurs minutes, je termine mon thé et me prépare également à partir en renfilant mon long manteau noir à capuchon. Je laisse la pièce à l'aubergiste avant de rapidement passer par les toilettes. Lorsque j'en reviens, un drôle de raffut attire mon attention. Cela venait de l'extérieur, que pouvait-il bien se tramer dehors, à Godric's Hollow, à cette heure si tardive ? Je pousse alors la porte de la taverne pour en sortir, ajustant mon capuchon sur ma tête, puis avance prudemment dans la rue. J'aperçois Connor...aux prises avec...Barton ? Un de mes collègues "Mangemort". Qu'est-ce que...je me dissimule rapidement dans une ruelle à proximité pour assister à la scène, tapie dans l'ombre du mur d'une maison.
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Mar 11 Fév - 14:15

Ainsi c'était déroulé nos retrouvailles, discrètes, futiles et dénuées de la chaleur humaine propre à ce moment si particulier. Je n'attendais plus rien de cette femme, tout comme elle n'attendait plus rien de moi. Au moment même où j'avais posé le galion sur la table, j'espérais que nos chemins ne se croiseraient plus à l'avenir.

Dix années s'étaient écoulées depuis notre séparation et notre dernière rencontre, de mon côté il m'avait fallu cinq ans au moins pour parvenir à oublier cette femme. Avec le temps je m'étais fait une raison, ne plus la voir. Mais lorsque je flanchais et que mes pensées lui étaient dédiées, je me forcé à mettre en évidence le mal qu'elle m'avait fait. La détester rendait ainsi les choses plus faciles, du moins c'est ce que j'aurais voulu croire. Je me maudissais d'avoir accepté de venir traquer cet abrutit de Barton, j'aurai très bien pu m'occuper d'un autre cas et partir de l'autre côté du monde. Mais non, je me retrouve ici à Godric's Hollow face à mon ancienne fiancée. Face à elle, je me sentais minable sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Elle était encore plus belle que dans mes souvenirs, une beauté diabolique et épineuse qui venait de réveiller quelque chose d'endormi depuis bien longtemps. Mais peu importe, le passé étant le passé je devais reprendre ma vie espérant oublier au plus vite cette rencontre. Je jette un dernier regard à l'aubergiste et sans me retourner je quitte les lieux. Je ne tiens pas à m'éterniser ici, l'atmosphère est trop étrange malgré le décor pittoresque. Il neige, les lieux sont déserts, presque trop calme à mon goût. Je n'ai aucune preuve à fournir pour l'instant, mais je sens qu'il se trame quelques choses ici.

Une fois dehors, j'enfile sans plus attendre mon long manteau noir, remonte mon col et me frotte les mains. D'un pas lourd, j'avance dans la neige, errant sans trop savoir où aller. Je m'arrête alors à l'abri de la neige et sors de ma poche une feuille de parchemin pliée en quatre. Les indications qui se trouvent sur ma feuille de route, sont loin d'être conséquentes. J'ai à peine eu le temps de prendre des notes et je parviens difficilement à me relire « Un homme, aspect miteux, tête de rat, Barton ? » C'est tout moi ça, je m'évertue à foncer, sans prendre le temps d'écouter ce que l'on me dit. Je n'écoute rien à rien, ni les conseils, ni les mises en garde. J'agis seul et peu importe les conséquences, je me fiche de ce qu'on pense de moi et c'est bien pour ça que le ministère m'a impunément viré. J'étais pourtant un bon auror, enfin je crois.

Je souffle un court instant, range mon parchemin et sors une photo. Elle est pliée de tous côtés, vieille, mais encore visible. Elle n'est pas magique, mais à mes yeux vaut tous les trésors du monde. L'on y voit mes deux parents arborant leur plus beaux sourire et au milieu de cet écoulement de bonheur, moi, un bébé qui a quelques heures à peine. Tendre souvenir d'une famille aimante, souvenir d'une époque lointaine, souvenir que jamais je n'effacerai de ma mémoire. Je garderai cette image gravée jusqu'à mon dernier souffle. N'allez pas croire que je suis un sentimental, loin de là, je suis juste un homme qui a tout perdu et qui se raccroche au passé pour avancer. Cet homme que je traque aujourd'hui, est pour le Ministère, un ancien mangemort ou du moins un partisan qui serait bien mieux à Azkaban, mais pour moi il est un lien direct à l'histoire tragique de ma vie. Mes sources m'ont affirmé qu'il se pourrait que l'homme en question ait été présent lors de l'incendie ayant ôté la vie à mes parents.

Une fois l'évocation terminée, je range la photo dans ma poche, j'ai à peine le temps de relever la tête qu'un jet de lumière me frôle de peu. Lorsqu'enfin mon regard se pose, je prends conscience que j'ai évité de peu un sors de désarmement. L'auteur du coup me regarde ahuri, son aspect miteux et sa « tête de rat » me laisse à penser que je tiens mon homme.
Hey ! hurlais-je à son égard ! J'ai à peine le temps de sortir ma baguette qu'il transplanne et disparaît sans que je ne puisse l'immobiliser. Je maugréais, je n'aime pas me faire avoir aussi rapidement, ma baguette en main, j'observe avec minutie les lieux. L'homme peut surgir à tout moment, je dois me tenir prêt et reprendre le contrôle très vite.

-C'est moi que tu cherches Auror ? dit-il en réapparaissant derrière moi. J'ai le temps de me retourner et de le faire basculer, nulle besoin de magie pour ça.

-Et d'un je ne suis plus Auror. Et de deux quand on est poli on ne s'enfuit pas comme ça mon pote

-Je ne suis pas ton pote, sang de bourbe.

Pour marquer son mépris il me crache à la gueule et me désarme avec facilité, je ne me dégonfle pas pour autant. Le combat à mains nues j'adore ! Je me relève et lui fais face, désarmé, calme, mais pas vaincu.

-Au moins les présentations sont faites.

L'homme n'est pas décidé à me lâcher du regard, son méprit est de plus en plus fort, la partie s'annonce serrée on dirait.

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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Sam 22 Fév - 6:30

    Connor avait finit par retrouver Barton, le duel avait commencé. Je m'étais bien gardée de me montrer, dissimulée dans la pénombre entre deux murs d'une petite ruelle, mais ceci dit je ne perdais pas une miette du combat. Je n'avais aussi pas l'intention d'intervenir, car je ne pouvais pas prendre parti pour l'un ou pour l'autre, pour ne pas me faire griller. Surtout que les deux hommes, tous deux désarmés, avaient décidé de terminer au corps à corps, une situation que je n'approuvais guère. Pourquoi est-ce que les hommes ont toujours besoin de montrer qu'ils ont de la force...cette façon de faire était vraiment une manière trop primitive et moldue pour moi. Je soupire. Si Barton se fait tuer, tant pis pour lui, il l'aura bien mérité. Au beau milieu de leur duel à mains nues, je sens une nouvelle présence non loin d'eux. Quelqu'un vient de transplaner à l'instant, une silhouette capuchonnée qui se tient de l'autre côté de la rue. Je me dissimule alors d'avantage dans la pénombre. Au bout d'un moment, la mystérieuse personne décide d'intervenir, elle tend son bras vers l'avant pour aussitôt éjecter Connor du corps de Barton, plaqué au sol. Ce dernier se relève et récupère sa baguette, pour se précipiter aux côtés du nouvel arrivant. C'est un homme. Toujours capuchonné, il s'avance alors vers mon ancien fiancé qui vient de se relever, mais l'homme l'empêche de récupérer sa baguette et, avec la sienne, il empêche Connor du moindre mouvement en le plaquant contre le mur d'une maison. Le nouvel arrivant s'avance alors vers lui, suivit de près par ce lâche de Barton. Sa grosse voix s'élève alors dans l'air, sarcastique et menaçante. Propre aux anciens Mangemorts.

    Edward : « Mais regardez donc qui est venu jusqu'ici pour nous rendre visite. C'est un plaisir de te revoir, Connor. Je pensais que depuis le temps, tu serais mort. Il aurait peut-être mieux valu pour toi, d'ailleurs. »

    Cette voix...comment ne pas la reconnaître. Je me renfrogne légèrement de là où je peux voir la scène, fronçant les sourcils. Mon père venait de s'en mêler. Cela ne me disait rien qui vaille, peut-être que je devrais pas rester longtemps dans les parages. Mais je ne sais pas pourquoi, une force invisible intérieure m'empêchait de partir. Peut-être était-ce simplement ma curiosité qui me poussait à rester...who knows. Le paternel continua alors son manège.

    Edward : « Au fait, comment vont tes parents ? Ah non pardon, j'oubliais qu'ils n'étaient plus. Si je me souviens bien, tu t'es séparé de ma fille pour partir trouver les assassins de ces chers moldus ? Quel dommage. Si ça se trouve, les assassins n'étaient pas si loin. »

    Je serre légèrement les poings. Pourquoi avait-il fallu que mon père se ramène ici, et maintenant ? Surtout pour balancer des choses pareilles. J'espérais qu'il n'allait pas me dénoncer tout de suite. Mais le fait qu'il m'évoque ne présageait rien de bon pour moi. Pourvu qu'il ne m'ait pas repérée...Tenant toujours Connor contre le mur, Edward continua encore et encore de torturer psychologiquement mon ancien fiancé.

    Edward : « Enfin bon, estimes-toi heureux, tu vas enfin pouvoir les rejoindre. Car je vais t'envoyer en enfer, tu leur passeras le bonjour de ma part, sang-de-bourbe. »

    En attendant, Barton était toujours à l'arrière. J'étais assez loin, mais je pouvais percevoir dans ses yeux une lueur vengeresse et assoiffée de sang. Il lança à l'adresse de mon père, prêt à attaquer :

    Barton : « Laissez-le moi ! Je vais lui faire son affaire et le saigner comme un paon ! »

    Edward : « Certainement pas Barton, tu ferais mieux de dégager d'ici, ton incompétence me ralentirait plus qu'autre chose. »

    Barton : « Mais... »

    Edward : « Ta gueule, dégage d'ici je te dis. »

    Barton finit alors par transplaner et s'en aller. Je ne perdais pas une miette. Mais il semblerait que Connor ait profité de la petite discussion avec mon collègue pour se défaire de l'emprise de mon père.
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Ven 7 Mar - 9:58

Quand j'étais gosse je n'étais pas de ceux qui jouent les caïds et asseye leur règne tyrannique dans la cours de récré. Je me contentais d'être là, au milieu, dans le meilleur des cas observateur d'une imbécile brutalité, dans le pire des cas victime malheureuse. Pendant la moitié de ma vie, j'ai pris des coups sans jamais pourvoir les rendre. J'étais sois trop petit, sois le fils du tortionnaire, dans les deux cas pauvre de moi je subissais les coups de pieds, de poings... J'ai tellement souffert sous le poids des coups, la douleur trop forte en devenait presque suffocante à chaque respiration. Les yeux brouillaient par les larmes, je serais poings et mâchoire pour tenir, je suis devenu endurant à la douleur. A la douleur physique, à la douleur moral, j'ai appris à tenir la distance, à maîtriser les douleurs. A présent il est loin le petit garçon qui essuyait les coups, il est mort comme celui qui a fait de sa vie un enfer durant la moitié de sa vie.

Barton porta le premier coup et me ramena à la réalité. Privés de nos armes magiques, nous n'avions, en guise de défense, que nos poings et pieds. J'aurai pu néanmoins tenter la diplomatie, mais non, j'avais besoin de ma petite dose de violence à défaut de ne plus avoir ma petite dose de whisky. J'étais à présent à terre suite aux hostilités lancées par cet abrutit de Barton qui ne payait rien pour attendre. Encore sonné, j'évitais de peu une nouvelle charge et tout en secouant la tête pour reprendre mes esprits je me lançais à mon tour sur mon adversaire pour le déséquilibrer et enfin reprendre l'avantage. Je devais reprendre le pas, je ne supporte pas perdre et ce quelque soit la situation. J'ai besoin de me sentir plus fort, plus grand, victorieux. Je dois prouver à tous ces fachos que je suis bien au-dessus de ma condition, qu'ils n'ont pas le droit de déterminer ma valeur par le sang qui coule dans mes veines. Et au fond de moi, je dois l'avouer, je veux qu'elle soit là, qu'elle me regarde, celle qui a réduit mon cœur en poussière.

La lutte est âpre et les coups pleuvent, nous tentons de les éviter tant bien que mal. Moi qui pensais que le problème serait vite réglé, me voilà en train de me battre à mains nus dans la neige, incapable de reprendre le dessus, car pas préparé. Si je dois le tuer tant pis, de toute façon c'est une ordure, qui ira le pleurer ? Et s'il doit me tuer tant pis, qui me pleurais ? Je me reprends au plus vite, chassant du revers de la main cette sombre pensée et pousse Barton dans la neige en lui assénant un violent coup de pieds dans l'estomac. Il manque de perdre l'équilibre, je n'attends pas une seconde de plus et fonce sur lui, mais avant même que je ne puisse aller au bout de mon offensive, une ombre apparait et se met entre nous. J'ai à peine le temps de comprendre que je me retrouve éjecté du combat. Je retombe violemment dans la poudreuse à trois mètres de Barton. Je suis légèrement sonné et cette fois il me faut un peu plus de temps pour me reprendre. Ma vision est floue, les formes bouges rapidement et j'ai beau secouer la tête rien n'y fais, tout tangue dangereusement autour de moi. Par chance ma baguette n'est pas très éloignée, je me relève alors et avance vers ma seule véritable protection, mais une fois encore me voilà prit au dépourvu et au moins d'une seconde je me retrouve plaquer contre un mûr. La douleur due au choc me fait grimacer, mais tout devient limpide, l'ombre qui s'avance vers moi ne m'est pas inconnue. J'ai beau froncer les sourcils et me convaincre que c'est un mauvais rêve, rien n'y fais.

Edward : « Mais regardez donc qui est venu jusqu'ici pour nous rendre visite. C'est un plaisir de te revoir, Connor. Je pensais que depuis le temps, tu serais mort. Il aurait peut-être mieux valu pour toi, d'ailleurs. »

Barton suit la silhouette "encapuchée" d'Edward Blake, le père de Syrina. Sa voix me revient en tête comme un sinistre refrain que l'on cherche à oublier, j'en ai des frissons. Je n'ai jamais voulu me l'avouer, mais cet être m'a toujours effrayé sans que je n'en connaisse la raison exacte. Quand on le regarde avec insistance l'on finit toujours par baisser les yeux, c'est un fait avéré. Jamais cet homme ne vous quittera du regard, il maitrise le jeu et quoique vous fassiez jamais vous ne parviendrez à gagner la partie. Il a cette lueur malsaine dans le regard, cet air hautain, ce sifflement à chaque mot qu'il prononce, sa voix caverneuse et intense effraierait plus d'un enfant. Il est presque aussi grand que moi et tout aussi massif. Même avec dix ans de plus il est tout aussi impressionnant je dois l'avouer, mais je ne suis plus ce jeune homme peu sûr de lui qui faisait autrefois la cours à sa fille, je ne suis plus celui qui baissait le regard, moi aussi je maitrise le jeu à présent. Je n'ai pas l'intention de me dégonfler et ce même si présentement il me paralyse et que sa baguette et pointée sur moi.

-Edward, toujours fidèle à vous-même, je pensais qu'en vieillissant vous vous seriez bonifié... je vois que non, on ne change pas ses bonnes vieilles habitudes hein ! En plus je vois qu'on porte secours à l'un de ses petits cafards. Croyez-moi si j'étais encore Auror, je vous aurez balancé depuis bien longtemps espèce d'enflure...

J'ai toujours hais cet homme et ce même lorsque j'aimais sa fille. Quelque chose en moi me poussais à croire que bien des crimes avaient été commis en son nom. Cet homme n'en était pas un et si je n'avais aucune preuve contre lui, je pouvais quand même sentir l'odeur de la mort autour de lui. Barton, sale petite merde en action, buvait les paroles de « son maître » qui se rapprochait dangereusement de moi. Il souriait malgré les paroles que je venais de lui lançais. Ce sourire lui montait jusqu'aux oreilles, il était sûr de lui et honnêtement je n'étais pas rassuré.

Edward : « Au fait, comment vont tes parents ? Ah non pardon, j'oubliais qu'ils n'étaient plus. Si je me souviens bien, tu t'es séparé de ma fille pour partir trouver les assassins de ces chers moldus ? Quel dommage. Si ça se trouve, les assassins n'étaient pas si loin. »

Mon coeur lourd et douloureux s'arrêta net, ma respiration se coupa, les images refirent surfaces. Le feu, les cris, les secours, les pleurs, les gens qui se massent devant l'immense brasier, les flammes qui consument toute une vie, la fin, les ténèbres. Jusqu'à présent j'avais oublié tout ça, l'odeur, les flammes, les cris, la peur, la colère, la solitude, tout, mais en une fraction de seconde cet enfoiré avait ravivé ma plus grosse blessure. La colère venait de monter en moi et tel un volcan, elle menaçait d'exploser à tout moment. Ce salaud venait de me toucher en plein coeur, mes yeux brillaient à présent, malgré tout j'étais toujours paralysé. Je le voyais là, face à moi avec son sourire d'enfoiré, aucun mot ne pouvaient se résoudre à quitter ma bouche, plus rien n'avait de sens...

Edward : « Enfin bon, estimes-toi heureux, tu vas enfin pouvoir les rejoindre. Car je vais t'envoyer en enfer, tu leur passeras le bonjour de ma part, sang-de-bourbe. »

J'essaye de lutter, de me débattre, de déjouer cette putain de paralysie à la con pour lui éclater la gueule. Je veux me jeter sur lui, faire pleuvoir les coups sans m'arrêter, cogner encore plus fort, éclater mes poings sur son visage d'enfoiré. Je veux recommencer encore et encore, lui repeindre la gueule avec en guise de peinture son sang. Il y a tant de haine en moi, tant de violence à travers ce corps alourdi par la magie. Et voilà que Barton s'approche pour avoir sa part du gâteau, je vois à travers son regard porcin qu'il veut sa petite vengeance.

Barton : « Laissez-le moi ! Je vais lui faire son affaire et le saigner comme un paon ! »

-C'est un comble, voilà que le gibier se retrouve avec la carabine dans les mains, prêt à dégommer sans vergogne le chasseur, le monde est absurde. Je vais peut-être crever ici, au milieu de nulle part, tué par une petite frappe sous les ordres du grand manitou qui a peur de se salir les mains.

Les deux hommes ne prêtent aucune attention à mes paroles et reprennent leur inutile petite discussion. Par chance, je ne suis plus sous l'emprise du sort lancé par Blake, j'en profite alors pour me redresser et ramasser discrètement ma baguette

Edward : « Certainement pas Barton, tu ferais mieux de dégager d'ici, ton incompétence me ralentirait plus qu'autre chose. »

Barton : « Mais... »

Edward : « Ta gueule, dégage d'ici je te dis. »

Résigné d'être confronté à plus fort que lui, le petit rat quitte le trou et disparait l'air de rien. Me voilà donc seul face à l'ignoble Edward Blake

-Alors, vous allez faire quoi monsieur Blake ? Me tuer ? Continuez de dire des conneries. Laissez-moi parler maintenant. Je ne vous ai jamais aimé, vous êtes un enfoiré de première et nul doute que vous baignez dans des trucs pas net... Je suis même sûr que ...

Je m'approche et ne me démonte pas

-... que vous avez tué votre propre femme.

-Petit connard

La réaction ne se fait pas attendre et Blake me lance un virulent « endoloris ». Je ne peux contenir ma douleur et hurle sous l'effet du sors interdit...

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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Mar 25 Mar - 12:05

    Toujours dissimulée entre deux murs d'une ruelle sombre, je ne perdais pas une miette de la scène. Restant impassible, je me demandais qu'elles étaient les intentions de mon père. Je doutais franchement qu'il tue Connor maintenant. À mon avis, il allait plutôt attendre de savoir pourquoi est-ce qu'il était revenu. J'espérais que cela n'avait aucun rapport avec moi. Du moins, pas par rapport à mes actes. Peu après que Barton ait transplané, Connor avait effectivement réussit à se défaire de l'emprise de mon père. Je me mords légèrement et nerveusement la lèvre en contemplant le conflit qui venait de débuter. Mon ancien fiancé allant même jusqu'à insinuer qu'Edward était lui-même responsable de la mort de ma mère. Mon cœur se mit à battre alors rapidement, j'avais bien entendu, et mon père ne semblait pas dire le contraire. Mes yeux s'écarquillèrent. Non, impossible...ce n'était tout simplement pas possible. Pourquoi est-ce que mon père...Je me souvins alors d'une dispute entre mes parents, à laquelle j'avais assisté malgré moi, il y a quelques années lorsque j'étais rentrée de Poudlard pour les vacances de Noël. Mon père avait reproché à ma mère d'avoir eu d'un mauvais œil les actes qu'il avait commis avec d'autres anciens Mangemorts. Et ce jour-là mon père avait haussé la voix en menaçant ma mère de ne plus jamais parler de ce genre de choses. Mais il ne serait quand même pas allé jusqu'à la...tuer ? Non, je refusais d'y croire. Mais malheureusement je connaissais bien les réactions de mon père, et le Doloris qu'il jeta à Connor par la suite en dit long. Ne disait-on pas qu'il n'y a que la vérité qui blesse ? Ou, dans le cas d'Edward, le mette dans un état de rage pas possible. Bien que j'avais déjà vu mon père énervé, et il était encore bien loin de ce stade. Quoiqu'il en soit, j'avais finalement décidé d'intervenir. Je transplane alors rapidement non loin de Connor.

    « Ça suffit, père. Arrête. »

    Edward se retourne alors vers moi et cesse le sortilège de torture sur mon ancien fiancé, toujours au sol. Il me sourit narquoisement.

    Edward : « Oh, tiens...Syrina. Tu tombes bien. On dirait qu'il y a quelqu'un ici qui apprécierait ta présence, n'est-ce pas ? »

    Je soupire. Ce n'était pas pour sauver Connor que j'étais intervenue mais bien pour questionner mon père au sujet de cette conversation au sujet de la mort de ma mère.

    « Il ne s'agit pas de ça. J'ai entendu, sur... » Je serre les dents discrètement. Je me stoppe net. Je..Je n'avais pas le courage de lui demander. Je voulais la vérité, mais je ne voulais pas prendre le risque de l'énerver d'avantage. Pourtant, il le fallait. « Maman. C'est vrai que c'est toi qui l'as tuée ?.. »

    Mon père s'approche alors de moi, droit et fier comme une tour de cathédrale, d'une attitude impassible à en faire froid dans le dos. Je ne l'admettrais probablement jamais, mais mon père me faisait toujours peur. Surtout parce que je savais qu'il avait des réactions imprévisibles.

    Edward : « Ne te mêle pas de ça, ma fille. Ne laisse pas l'attachement et l'amour envahir ton cœur, ou tu redeviendras faible. Ce n'est pas ce que tu veux, n'est-ce pas ? »

    Bon sang, ce n'est pas de ça que je veux parler. Je veux...des réponses concrètes ! Et qu'est-ce que je vais pouvoir penser maintenant ? L'a-t-il fait ? Ne l'a-t-il pas fait ? ...Cette fois-ci je n'ose demander plus de détails. Telle une fille soumise aux ordres de son père, je me contente de répondre d'un simple :

    « Non... »

    Edward : « C'est bien ce qu'il me semblait. Alors continue de haïr. Ta haine te rendra plus forte. Oublie ta mère, et puisque Connor a finit par revenir, hait-le. Et montre-moi que tu es capable de te débarrasser de lui pour toujours, ici et maintenant. » fit-il en souriant.

    « Je ne peux pas ici, Père. Je ne peux pas prendre le risque qu'on me voit. Je te rappelle que je suis enseignante à Poudlard. Et puis si ça ne te dérange pas, j'aimerais qu'on puisse parler de certaines choses. »

    Edward : « Bon. Je ne vois pas pourquoi tu perdrais ton temps à discuter avec un vulgaire sang-de-bourbe. Mais qu'à cela ne tienne. Du moment que le résultat est celui que j'attends de toi. »

    Sur ces derniers mots, mon père transplane. Mais malgré tout je me doute bien qu'il ne doit pas être bien loin, en train d'épier qu'il ne se passe pas quelque chose de plus entre Connor et moi. Alors, impassible et froide, je me retourne vers lui.

    « Rentre chez toi, Connor. »
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Someone like you   Lun 7 Avr - 9:57


    Ma vie entière est une succession de douleur, physique et morale, à la longue je ne fais plus aucune distinction. J'ai pris tellement de coups qu'à présent tout m'est égal. J'ai sombré dans l'alcool lorsque mes deux parents sont morts dans l'incendie de leur maison. Je n'avais qu'eux dans ma vie, du-moins je n'avais qu'eux après avoir perdu « l'amour de ma vie » La douleur qui égrène le cœur suite à une perte aussi conséquente, est surement la pire des douleurs. Le cœur est l'organe le plus sensible et le plus difficilement contrôlable. Il serait parfois plus simple d'imaginer nos vies sans lui, mais pourrions-nous parler de vie sans cet organe qui nous est vital ? Question stupidement rhétorique, cela va de soi.

    Est-ce que j'ai voulu mourir ? Oui plus d'une fois, j'ai perdu le compte. Certains diront de moi que je suis une tête brulée, d'autre un inconscient, puis il y a ceux et celles qui me trouvent pathétique, ils sont nombreux ceux-là. Que puis-je y faire, j'ai perdu le goût de la vie et j'ai épousé les saveurs de la vengeance. Cette même vengeance qui m'a pris la seule chose qu'il me restait encore, ma dignité. Un homme sans dignité n'est pas un homme et qu'est-ce que je suis alors ? J'ai la tête lourde embrumée par les valeurs d'alcool qui jamais ne me quitte et le coeur asséché. Je pourrais mourir demain ça n'aurait pas d'importance, je pourrais tuer aujourd'hui ça en aurait encore moins. Je ne suis pas un psychopathe, ni un sociopathe, juste un gars qui est prêt à se faire justice lui-même quand il en a l'occasion. C'est ce portrait peu flatteur que mes « évaluateurs » ont dressé lors de ce que j'appelle mon « insidieux procès ». Le ministère ne m'a pas condamné au vu de mes « bons états » de service, mais j'ai quand même était radié à vie de l'ordre des auror, ce n'est pas rien me diriez-vous ! Tant pis pour ma pomme, que voulez-vous, il faut de tout pour faire un monde. Pour vivre et me payer la compagnie de ma chère et tendre bouteille, j'ai dû trouver une solution, voilà comment je suis devenu chasseur de prime, ce n'est pas très glorieux me direz-vous, mais ça paye bien et là je n'ai pas de compte à rendre lorsqu'il m'arrive de buter "par accident" une crapule.


    Jusqu'à présent je crois que ma vie m'allais, en théorie! J'étais satisfait de mener tambour battant mon petit train-train quotidien. J'ai beaucoup voyagé durant ces dernières années, j'ai foulé bien des terres, des endroits aux confins du monde, j'ai parcouru plusieurs pays, j'ai coché bien des noms sur mes listes. Le seigneur des ténèbres n'a beau n'être qu'un souvenir dans nos mémoires, il n'en reste pas moins vivaces dans celles des descendants de ses sbires. C'est effrayant de voir ce que certains sont prêts à faire pour asseoir le mal sur notre monde. Je sais que parmi ces êtres se trouve le ou les assassins de mes parents et lorsque cette confrontation arrivera, il n'y aura rien ni personne qui ne m'empêchera d'asseoir ma vengeance. On dit qu'on ne naît pas mauvais, on le devient, s'il faut sombrer pour apaiser mon esprit et accomplir ma vengeance, je suis prêt à payer le prix, de toute façon je n'ai plus rien à perdre à présent.


    L'endoloris que venait de me lancer Blake, paralysa tout mon corps. La douleur était extrême, tellement qu'il m'ait impossible de la décrire. Mon corps tout entier semblait se consumer dans la douleur et la chaleur, Blake qui prenait un plaisir malsain à me lancer ce sors impardonnable, ne faisait que décupler la souffrance physique. Pour m'empêcher de hurler à la mort, je gardais la bouche close, mes yeux brillaient et je pouvais entendre les battements de coeur battre à toute allure.

    « Tu veux jouer au malin, espèce de sang de bourbe ? Tu cherches à prouver ta valeur auprès des gens de ta race ? »


    Je ne pouvais me défendre verbalement tant la douleur était forte, mon corps emplit de spasmes, ne m'appartenait plus, je ne contrôlais plus rien et mon adversaire, toujours aussi sûr de lui, pointait sa baguette sur moi et maintenait son ignoble sors. Il pouvait me tuer s'il le voulait, il lui suffisait d'une seul geste ponctué d'un seul mot pour que mon corps devienne inerte et pour que mon âme quitte définitivement ce monde. Je l'avais touché dans son orgueil en faisant remonter de vilains petits secrets. J'avais raison et je n'en doutais plus à présent, ce monstre était à l'origine de la mort de sa propre femme, qui était « comme moi». J'avais le coeur lourd en pensant à tous les actes commis par cet homme, dans ma tête les images se brouillaient et se mêlaient à la douleur mortelle qui assaillait mes entrailles, je ne savais pas si passait cet instant j'allais vivre...peu importe.


    Ce qui est arrivé par la suite m'échappe, les voix ne sont pas claires et bourdonnent dans ma tête, tout est flou, mais la douleur s'efface peu à peu, les spasmes cessent enfin, ma respiration redevient normal au même titre que les battements de mon coeur. J'avale difficilement ma salive, le manteau blanc qui habille le sol m'aveugle légèrement, je reste à terre attendant que les effets du sort se dissipent. Les voix deviennent reconnaissables et je suis surpris de reconnaître celle de Syrina. Je reste au sol feignant mon manque de connaissance et écoute avec attention ce qui se dit présentement.

    « Ne te mêle pas de ça, ma fille. Ne laisse pas l'attachement et l'amour envahir ton cœur, ou tu redeviendras faible. Ce n'est pas ce que tu veux, n'est-ce pas ? »


    Il n'y a que les monstres pour tenir de tels discours. Ils sont sans états d'âmes, pernicieux, cruel, ils endoctrinent les esprits les plus faibles, les moins combatifs. Ils leur font avaler des couleuvres, le mensonge est un vrai langage qu'ils manient comme personne. Voir Syrina ainsi me faisait de la peine, elle avait osé mettre à jour ses interrogations, avant de baisser la tête comme une gentille fille à son papa et de s'effacer littéralement face à sa figure dominatrice. Je ne l'a reconnaissait plus, où était-elle passé, où est cette impétueuse jeune femme qui n'aurait laissé personne lui marcher sur les pieds ? A n'en plus douter, elle est morte avec sa tendre mère et à laisser place au petit monstre de son papa. C'est pathétique! Toujours à terre, je continue d'écouter espérant avoir moi-même un peu plus de réponse, mais la suite de la conversation va rapidement tourner autour de mon cas et ce que mes oreilles me laisse entendre ne me rassure pas le moins du monde...


    « C'est bien ce qu'il me semblait. Alors continue de haïr. Ta haine te rendra plus forte. Oublie ta mère, et puisque Connor a finit par revenir, hait-le. Et montre-moi que tu es capable de te débarrasser de lui pour toujours, ici et maintenant. »


    Cet homme était décidément près à tout pour se couvrir, même à salir les mains de sa fille en l'a chargeant de me descendre, de se débarrasser de moi comme si j'étais un vulgaire virus qu'il fallait éradiquer par peur d'une contagion. Je n'en menais pas large, car à présent j'étais incapable de savoir quelle décision mon ancienne fiancée allait prendre concernant mon avenir sur cette planète. Me faire tuer par Blake c'est une chose, mais par la femme que j'ai aimée, c'est le pire des supplices. Je ne pouvais faire le mort plus longtemps, je pris sur moi et quitta le sol sur lequel j'étais allongé depuis quelques longues minutes pour enfin me mettre debout. Je chancelais encore sous l'effet du sors impardonnable, mais c'était tout de même un peu mieux qu'auparavant.


    Mon regard croisa celui de Syrina, à cet instant précis ma vie était entre ses mains et cette optique était loin de me rassurer au vu de notre récente conversation. Allait-elle le faire ? Allait-elle me tuer comme ça pour satisfaire son père ? J'aurais voulu lui dire tant de choses là, à cet instant, je sentais ma mort approchait et ma fin semblait inévitable. Elle me regarda brièvement et répondit à son père :


    « Je ne peux pas ici, Père. Je ne peux pas prendre le risque qu'on me voit. Je te rappelle que je suis enseignante à Poudlard. Et puis si ça ne te dérange pas, j'aimerais qu'on puisse parler de certaines choses. »


    Etais-je soulagé ? Oui ! Pleinement ? Non ! J'étais incapable de savoir ce qu'elle faisait, si elle jouait un rôle. Pour la première fois depuis longtemps, mon flaire ne me délivrait aucune piste, moi qui savais cerner les gens à l'accoutumée, je me retrouvais en pleine tempête, incapable de savoir si mon sors était scellé ou pas. Je me raccrochais à Syrina, comme on s'accroche à une branche dans le vide, j'espérais avoir encore un peu d'importance à ses yeux, autant qu'elle aux miens ... Mince, mais qu'est-ce que je suis en train de raconter là ? Voilà que ça recommence, moi qui pensais être parvenu à l'oublier, l'avoir sorti de ma tête, de mon esprit, de mon âme, de mon coeur... Me suis-je trompé ?

    « Bon. Je ne vois pas pourquoi tu perdrais ton temps à discuter avec un vulgaire sang-de-bourbe. Mais qu'à cela ne tienne. Du moment que le résultat est celui que j'attends de toi. »


    Quoi ? C'est tout ? Il n'en fallait pas plus, moi qui étais encore dans le vide quelques secondes auparavant, je me retrouvais à présent sur le fil, à nouveau équilibriste d'un jour prêt à affronter les tempêtes à venir. Blake, peu satisfait regarda sa fille, il me lança ensuite, ce que je qualifierai de regard « assassin ». Nul doute que si Syrina n'était pas intervenue, je serais mort à l'heure qu'il est. Le patriarche fit demi-tour et transplana, Syrina remit son masque de fille à papa, garce, rigide et froide et me regarda de haut comme si je n'étais qu'un minuscule insecte qu'elle pourrait écraser sans peine.


    « Rentre chez toi, Connor. »


    Sans la quitter du regard et armait d'un courage sortit de je ne sais où, je fis trois pas vers elle afin de lui faire face de toute ma hauteur.


    « Alors c'est tout ? Quelques mots et tu t'écrases ! Tu crois vraiment que je vais m'en aller et laisser les choses suivre leurs cours impunément ? Tu as eu la preuve que cet homme que tu tiens en haute estime était certainement l'assassin ta mère. N'ose pas me dire le contraire, tu sais au fond de toi que j'ai raison, sinon pourquoi aurait-il cherché à me tuer ? Syrina, je t'en prie, ne le laisse pas te convaincre qu'il est celui qu'il faut suivre. Je sais qu'il est ton père et qu'il est tout ce qu'il te reste, mais tu ne dois pas le laisser te façonner à son image. Je vais m'en aller, je sais qu'avec toi il n'est pas préférable d'insister sur l'instant, mais je te dois la vie, on n'est pas quitte pour l'instant alors il est probable qu'on se recroise. Je ne sais pas pourquoi tu m'as épargné, idéalement j'aimerais que ça sois en souvenir du passé, mais je fais surement fausse route... le passé est dernière nous, je vais m'en accommoder. Mais je ne vais pas renoncer à une chose, la vérité. Je le dois à ta mère, c'était une femme incroyable qui mérite qu'on se batte pour établir la vérité»


    Sans rien ajouter de plus, j'ai tourné les talons et j'ai commencé à m'éloigner de Syrina, à regret, mais je nous savais observé et je ne voulais pas lui faire prendre le moindre risque...
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