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 Hideous Past (+) Midnight

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lumos maxima


MessageSujet: Hideous Past (+) Midnight   Jeu 30 Jan - 5:03


Hideous Past

Jeudi 11 novembre
Les couloirs étaient vide, à cette heure-ci. Les élèves étaient supposés dormir, ou bien être occupés à discuter dans leurs dortoirs, et n’étaient pas supposés avoir le droit de mettre un pied en dehors de leur salle commune. J’avais toujours aimé le calme qui régnait dans le château à cette heure-ci. Oh, bien sûr à l’époque ce qui me plaisait surtout, c’était l’excitation qui résultait du fait de sortir en douce. Combien de fois m’étais-je éclipsée de la salle commune des Gryffondor pour aller vadrouiller à ma guise dans le château ? Je n’pourrais même pas vous dire.
J’avais toujours été à la fois incapable de tenir en place, et n’avais jamais eu besoin de beaucoup d’heures de sommeil pour être en forme le lendemain, mes nuits étaient donc courtes, et l’ennui bien trop présent. Alors, je me faufilais en douce dans les couloirs, tâchant de ne pas me faire attraper. C’était devenu un jeu, même.
Ça me faisait bizarre désormais d’être de l’autre côté. C’était à moi de faire des rondes dans le château pour piéger les élèves fraudeurs. J’avais l’impression… D’être en train de trahir l’ancienne moi. Mais peut-être que c’était ça, grandir, au final. Peut-être que c’était arrêter de faire ce qui faisait notre force - notre connerie surtout -.
N’empêche, ça me faisait bizarre.

Il ne devait pas être loin de minuit quand je me sentis prise d’un bâillement ultime, de ceux qui vous crèvent en moins de deux. Je baissais les yeux sur la montre que j’avais glissé dans ma poche quelques heures plus tôt, songeant que c’était bientôt l’heure pour moi d’aller me coucher, et qu’un autre professeur prendrait ma place dans la folle ronde des surveillants. Je pensais déjà à mon lit moelleux, à mes oreillers en plume, et ma couverture encore fraîche. J’en bavais d’envie à l’avance. J’adorais mes appartements. Je n’m’attendais pas à ce que ce soit aussi… spacieux, pour tout vous dire ! Après sept ans passés à vivre en communauté, dortoirs commun, douche communes, je dois reconnaître que ça faisait un bien fou d’avoir un peu d’intimité. Ô certes je n’avais jamais été du genre pudique - encore heureux me direz vous - mais on ne refusait jamais une salle de bain personnelle ! J’aurais presque pu devenir préfète juste pour le plaisir de la salle de bain des préfets. Même si ça incluait de cesser mes activités nocturnes. Les farces au professeur … Renier tout ce qui constituait ma personne, en d’autres termes. Mon âme n’était pas à vendre pour si peu, tout de même !

Je me faufilais sans bruit jusqu’aux escaliers, atteignant le cinquième étage sans la moindre difficulté - en sept ans, je m’étais familiarisée avec leur façon de faire - et remontait le long couloir jusqu’aux appartements des professeurs. Je croisais le professeur d’Histoire de la magie, un ancien Gryffondor, et nous échangeâmes quelques salutations, tandis qu’il partait pour sa propre ronde. Ça aussi, ça me faisait bizarre. Ça devait faire à peine une semaine que j’étais là, et je n’avais toujours pas réussi à me faire à cette idée. C’était comme… déjeuner à la table des professeurs. J’avais toujours ce réflexe, me diriger vers la table des rouge et or, jusqu’à ce que je me souvienne que, non, ce n’était plus ma table, et je revenais penaude vers la table au bout de la salle. C’était flippant, je vous jure. Heureusement, les elfes de maison faisaient apparaître mon petit déjeuner directement dans ma chambre, ça faisait toujours un repas de moins à sentir les regards brûlants des élèves.

Je passais les appartements des professeurs, et tournais sec à droite, pour me diriger vers le mien. Si j’avais fait un pas de plus, j’aurais heurté de plein fouet le jeune homme qui arrivait en face de moi. Non, pas le jeune homme. L’abrutit qui arrivait en face de moi.
Je sentis mon souffle me manquer.
Ce n’était pas la première fois que je le voyais. La toute première fois, j’avais crû que mes jambes allaient se dérober sous moi, ou que j’étais en train d’halluciner.
Je n’avais pas desserré les dents une seule fois en sa présence, pas même lorsqu’il m’avait « salué », et oui je le signe avec des guillemets parce que c’était tout sauf un bonjour amical - de toute façon il n’avait jamais été du genre amical - pour la simple et bonne raison que… que je n’savais pas quoi lui dire. Je n’avais rien à lui dire, même, ce serait plus exact.

« Pardon. » avais-je lancé, peut-être d’un ton plus abrupte que je ne l’aurais voulu. J’esquissais un pas sur la droite, au moment même où il esquissa un pas sur sa gauche. J’esquissais un pas sur la gauche. Il esquissa un pas sur la droite.
Je laissais échapper un râle de mécontentement, et me fixais sur place. « Je voudrais bien passer» sifflais-je.
Je n’avais pas la moindre envie de le voir. Ou d’échanger un mot de plus avec lui.
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Hideous Past (+) Midnight   Jeu 30 Jan - 10:34


Midnight était complètement déphasé. La veille, le dix novembre, avait été l’anniversaire de ses vingt-et-un ans, et même si la vraie fête aurait lieu ce week-end à Londres, il avait passé la soirée de la veille à Pré-au-Lard où Damian et quelques-uns de ses plus proches amis étaient venus boire quelques coups pour quand même marquer l’occasion. Résultat, ils s’étaient rendus complètement saouls et Midnight avait regagné le château en titubant au milieu de la nuit. Il n’avait que peu dormi, son poste l’obligeant à se lever à sept heures pour ouvrir la bibliothèque à huit heures tapantes, et ce jeudi matin avait donc été difficile. Il avait évité Kézabel comme la peste toute la journée pour pouvoir piquer des micros siestes un peu partout dans les méandres des rayonnages de l’immense bibliothèque, allant jusqu’à s’enfermer dans un coin de la réserve pour dormir deux heures. Il avait eu très chaud au cul, lorsqu’un troisième année turbulent l’avait trouvé plus tard dans l’après-midi dans un rayon, dormant debout contre une étagère, une pile de livres dans les bras qui menaçaient de s’écrouler. Et que le petit diable s’était amusé à faire tomber. Autant dire que ce dernier s’était  fait dire le reste. Non mais sans blague. En plus, le garçon s’était volontairement privé de déjeuner pour dormir un peu plus et de toute façon, la gueule de bois lui remuait les tripes. Bref, il avait passé une journée à chier, et était d’humeur massacrante. Après la fermeture de la bibliothèque, il avait couru enfin manger et … devrait-on dire s’empiffrer comme un gros chacal, ce qui serait moins délicat mais ô combien plus proche de la réalité. Puis à dix-neuf heures, il était remonté dans ses appartements et s’était écroulé sur son lit tout habillé.

C’est Alfredo qui l’avait réveillé aux alentours de onze heures et quelques en lui sautant sur le dos. Midnight l’avait envoyé bouler, et le karma, en digne vengeur justicier, l’avait fait s’écraser par terre la tronche la première. Bordel, le parquet n’était pas comestible. Le jeune homme avait aussitôt regrimpé dans son lit mais la fatalité s’était abattue sur lui. Avec toutes les siestes de la journée et ces quelques nouvelles heures supplémentaires de sommeil, il n’avait plus du tout envie de dormir – il n’avait jamais été un gros dormeur de toute façon, même s’il adorait se prélasser des heures dans son lit le matin. Par contre, il avait de nouveau faim. Foutue gueule de bois. Tout en grommelant, Midnight se jeta sous sa douche. C’était l’avantage qu’il avait pu tirer de cette nouvelle vie à Poudlard : ses propres appartements et sa propre salle de bain et le tout était aménagé parfaitement à son gout. Autant que son appartement de Londres pour le coup. Mais ce n’est pas ce qui lui rendit vraiment sa bonne humeur. D’autant plus que lorsqu’il sortit de l’eau, il avait toujours faim et que son stupide chat avait failli le faire choir à nouveau en s’enroulant entre ses jambes. « Casse-toi Al’ ou je te jure que je te donne à manger aux gobelins… » Le garçon envisagea même de le bouffer lui, tellement il avait faim. Pourquoi pas après tout. M’enfin, à la place il décida de descendre aux cuisines. Il devait être près de minuit et personne ne devrait le déranger. D’autant qu’il connaissait quelques passages pour passer loin des artères de l’école, lui évitant toute rencontre. Ce qui n’était pas du luxe vu sa morosité. Enfilant donc un jean débraillé, une chemise et ses bottines, il quitta sa chambre pour gagner les couloirs calmes et silencieux. Mais son rêve de silence, solitude, tranquillité et nourriture fut anéanti à peine quelques pas plus loin, au détour d’un couloir, quand Rachael surgit brutalement de l’obscurité. Bordel ! Son « Pardon. » se mélangea au « Oh non pas toi ! » Que gémit Midnight, frustré. Quoi ? Il n’avait pas le droit de ne pas être aimable ?

Il n’avait pas recroisé la jeune femme depuis son arrivée à Poudlard une semaine auparavant. Et c’était très bien comme ça. Parce qu’il ne se souvenait que trop des martellements de son cœur lorsqu’il l’avait revu ce soir-là, pour la première fois depuis deux ans au moins. S’en suivit donc un moment de gêne. En effet, le brun pensait qu’il était plus sage de ne pas la côtoyer, pour sa santé mentale, pour ne pas retomber dans leur jeu de gamin malsain du temps de Poudlard et pour… Pour Damian, en fait, envers qui Midnight ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable. Mais c’était sans compter sur la maladresse de l’ancien serpentard et visiblement celle de l’ancienne gryffondor puisqu’ils dansèrent un instant, sans pouvoir passer. « Je voudrais bien passer. » Midnight leva les yeux au ciel, agacé. Sans blague ! Lui aussi. Comme s’il avait envie de rester dans les parages. Non, il s’était juré de ne pas avoir de contact avec elle, le moins possible en tout cas. C’est pourquoi il la poussa désobligeamment d’un coup de main et lança un « Bah pousses-toi alors, » parfaitement condescendant et exaspérant. Puis il passa devant elle, bien décidé à ne plus lui adresser la parole.

Mais il venait juste de lui tourner le dos qu’il se rendit compte que la chose n’était pas faisable. Ses pieds voulaient le porter plus loin, mais le reste de sa personne décida de faire volte-face. Il détestait l’effet qu’elle lui faisait. Merde, elle avait brisé le cœur de Damian, et même si celui-ci était fou de bonheur aujourd’hui, il l’avait très mal vécu à l’époque. Et puis une petite voix au fond de lui lui disait qu’il avait besoin de contact avec elle, de ses mots, même s’ils devaient être violents ou méchants. Et le prétexte de Damian était tout trouvé. « Hé Turner, j’ai oublié de te dire, la dernière fois, que Damian et son bonheur conjugal se joignaient pour te transmettre leur amitié et euh… c’était quoi la suite déjà ? Ah ouais… qu’elle aille se faire voir cette grognasse. » Oui, je vous l’accorde,  le bel enfoiré. Encore qu’à ses yeux, Rachael n’avait jamais éprouvé de remord à laisser son pote. Mais voilà, elle lui faisait perdre les pédales. Il n’y pouvait rien. Tout comme il n’y pouvait rien s’il continua de son ton moqueur : «  Qu’est-ce qu’il y a ? T’as perdu ta langue ? Mon petit cœur s’est vu brisé l’autre soir quand tu n’as même pas daigné me répondre. Mais tu sais faire ça si bien, briser des cœurs. » Tout était bon à inventer, pourvu d’être près d’elle. Mais pourquoi, Merlin, il la désiré autant ?
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Hideous Past (+) Midnight   Jeu 30 Jan - 11:20


Hideous Past

Y’avait des moments comme ça, où je n’avais qu’une seule envie, exploser la tête de la personne en face de moi. Physiquement parlant - et magicalement parlant aussi - c’était possible. Il me suffisait de sortir ma baguette et de lancer un sortilège et, avant que l’autre n’ai réalisé, sa tête aurait explosé, venant décorer les murs aux alentours. Ma personne, aussi, mais ça, c’était secondaire. La morale m’empêchait de faire ça, et croyez moi, je détestais la morale à l’instant présent. Mais en même temps, c’était Midnight, et cet abrutit au prénom aussi ridicule que sa figure avait toujours procuré ce sentiment d’énervement en moi. Je veux dire… Chaque fois que lui et moi avions été face à face, ça avait toujours fini par des insultes ou des coups de poing - ou de batte de Quidditch, selon l’occasion -. Il faisait parti de ces personnes que j’étais ravie de n’avoir plus à côtoyer une fois mon diplôme obtenu, mais il avait fallu que le destin se foute encore un peu de ma gueule, comme si je n’avais pas déjà pris assez cher comme ça.

Son « Oh non pas toi » ne me fit ni chaud ni froid, et je me contentais de continuer à tenter de me frayer un chemin, ce qui était loin d’être facile quand on a un Serpentard aussi stupide que Midnight Adams en face de soi. Et pas besoin de lever les yeux au ciel, sinon c’était une baffe dans sa gueule qu’il allait recevoir.
Je dû contracter ma mâchoire avec beaucoup de force pour me retenir de lui arracher la main - non mais d’où il osait me toucher celui là ? - lorsqu’il me poussa sans vergogne - la délicatesse légendaire de Midnight - pour pouvoir passer (bah forcément hein, c’était Midnight, c’était lui d’abord !).
Mais je ravalais ma colère, et me contentais de passer mon chemin, histoire d’éviter de perdre mon temps avec lui. Je n’avais plus douze ans, et il était hors de question qu’on se chamaille comme des pré-pubères à nouveau.

La porte de mon appartement était là, juste là, tout près, je pouvais presque la toucher du doigt, et tout aurait pu finir là comme ça tout de suite, à l’instant, je rentrais et il disparaissait de ma vie, et on passait le reste de l’année à s’ignorer, et puis ensuite je repassais l’examen de la Brigade, et je n’avais plus jamais à le voir. De toute ma vie entière.
Mais ça, c’était sans compter sur la grande gueule de Midnight, et la haine viscérale que, visiblement, il ressentait - toujours - à mon égard.
Je serrais le poing si fort que mes ongles pénètrent dans ma paume. Ça m’aurait arraché un cri de douleur si je n’avais pas appris à souffrir la bouche fermée. Mon autre main, celle qui n’était pas en train de souffrir le martyre, se posa sur la poignée de ma porte. Je n’devais pas répondre, je ne devais pas m’abaisser à ça… Je devais rester calme, très calme, et ne pas laisser mes putains de pulsions meurtrières faire surface. J’étais une adulte responsable … et je.. je… et merde.

« Qu’est-ce que t’as, Adams ? J’te manque ? Tu veux que je vienne te lire une histoire, et te border dans ton lit peut-être ? » Je me retournais. Ma main avait lâché la poignée de la porte, et je doutais qu’elle y retournerai de sitôt. Pas tant qu’elle n’aurait pas effectué un aller-retour dans la face d’Adams. « T’as un truc à me dire ? Qu’est-ce qu’il y a, t’as laissé tes couilles dans ta valise ? »
J’aurais voulu reculer, et m’enfuir, mais à la place de ça, voilà que j’avançais, droit vers lui. Jusqu’à être proche, vraiment proche, presque à sentir son souffle sur ma peau - ou bien étais-ce le mien, de souffle -. J’avais envie de vomir d’être si près de lui. « Je t’écoute. Je suis toute ouïe. Vas-y. Dis moi c’que t’as à m’dire. Je suis sûre que tu en meurs d’envie, hein ! » Mais je ne lui laissais pas le temps d’en placer une. Mes doigts vinrent se poser sur son torse, et je le poussais en arrière, pour mieux me rapprocher à nouveau. « Bah alors. T’as perdu ta langue ? » minaudais-je en l’imitant.
Mes doigts le repoussèrent à nouveau. À chaque fois, je m’approchais encore. « Tu veux de l’aide, peut-être ? Je lui avais bien dit, que sortir avec toi c’était une mauvaise idée ! Je lui avais bien dit, que t’étais une salope ! Je lui avais bien dit, que tu lui briserais le coeur ! Je lui avais bien dit, que t’étais une vipère ! Et j’espère que t’en crèves ! »
Est-ce qu’il avait besoin de parler ? Je lisais en lui comme dans un livre ouvert. Je savais ce qu’il pensait, chaque cellule de son corps m’avait toujours profondément haïe. Il n’avait même pas besoin d’ouvrir la bouche, et de laisser échapper son venin : je savais pertinemment, à l’avance, ce qu’il allait dire.
De toute façon, c’est pas comme si j’étais la première fille à te le briser. » Je gardais mon index appuyé quelques secondes sur son torse, à l’endroit où était supposé se trouver ce fameux coeur brisé. J’avais envie de le gifler à tel point que ça en devenait indécent.
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Hideous Past (+) Midnight   Jeu 30 Jan - 12:27


Comment peut-on détester autant une personne et en même temps se sentir… autant retourné en sa présence ? C’était frustrant, déstabilisant, pas du tout du goût du garçon. Pourquoi fallait-il qu’il marche autant aux sentiments ? Et pourquoi cette fille-là, en particulier, l’attirait et lui faisait cet effet ? Ce n’était pas compliqué pourtant avec les autres. Et avec elle, il s’était toujours tourmenté comme un abruti. Mais de toute façon, il allait pouvoir arrêter de se poser des questions puisque Rachael le laissa passer pour elle-même s’en retourner dans ce qui devait être ses appartements. Quelqu’un pour expliquer pourquoi Adams avait détesté qu’elle l’ignore, la de suite ? Comme lorsque Damian était dans les parages, du temps de Poudlard. Bon stop, arrête de tout mélanger et casse-toi Midnight, les cuisines, tu t’souviens ? MAIS NON, même là, quand il décidait d’arrêter de faire l’enfant et de partir, le sort voulait les empêcher de s’éloigner.

Cette fois, c’est l’assistance de défense qui se retournait, lâchant sa poignée. « Qu’est-ce que t’as, Adams ? J’te manque ? Tu veux que je vienne te lire une histoire, et te border dans ton lit peut-être ? » Midnight aurait pu s’étrangler. Mais non, heureusement, sa dignité ne lui avait pas (encore) fait faux bond. Il imagina une fraction de seconde ce que le Midnight fier et immature de seize ans aurait répondu, de son air graveleux. « Mais je ne rêve que de ça de te voir dans mon lit. » Mais il se fit un peu peur en réalisant que c’est le genre de réplique qu’il pourrait sortir, d’une minute à l’autre, cinq ans après. Heureusement, elle avait enchainé aussitôt. « T’as un truc à me dire ? Qu’est-ce qu’il y a, t’as laissé tes couilles dans ta valise ? » Non mais sérieusement ? Cette fois, il répondit sans même réfléchir. Le voilà qui pétait les plombs. « Elles étaient encore bien accrochées dans mon souvenir. Tu veux vérifier ? Tu sais ce que c’est au moins ? Parce que tu en as sévèrement manqué quand t’as planté Damian sans explications. » Boum, comment venger l’honneur de son ami et en même tant lancer le genre de répliques débiles avec lesquelles ils se déstabilisaient du temps de l’école.

Mais si vous croyez que les choses partaient en vrille, la suite promettait encore plus. Et Midnight resta figé sur place lorsqu’elle décida de s’approcher. Et oui, pour info, il mourrait d’envie de lui dire un tas de trucs. Il allait devoir surveiller son cerveau fatigué dans les prochaines minutes. Sans blague, pour qui se prenait-elle ? Et comme si ça ne suffisait pas, elle décida de le pousser. Ledit cerveau se déconnecta une seconde. Midnight ne retint que les mains qui se posèrent sur son torse. Il réprima un frisson. Ce qui fut encore plus dur lorsqu’elle s’approcha un peu plus. Et en plus, elle le cherchait. Il était peut-être plus sage de ne pas parler de langues… Oh Merlin, mais c’est quoi le problème Midnight ? Il fallait ranger cet esprit tordu, immédiatement, avant de déraper, avant qu’il ne s’énerve et ne se contrôle plus. Mais Rachael semblait justement avoir décidé de le faire sortir de ses gonds et l’imprudente le poussa encore, avec une tirade encore plus abjecte qu’elle ponctua d’un « De toute façon, c’est pas comme si j’étais la première fille à te le briser. » absolument vile et bas.

Et voilà comment Midnight explosa devant celle qui n’avait pas une seule seconde idée qu’elle était peut-être celle qui avait le plus malmené ledit cœur. D’un geste un peu brutal, il se saisit du poignet qui était tendu vers lui, et l’envoya trois pas plus loin, heurter le mur, heureusement sans mal, pour mieux venir la bloquer la seconde après. Le brun se saisit des poignets, merci à ses heures de sport intensif qui faisait qu’il n’avait pas des bras de mauviette, et les plaqua contre la pierre. S’ils partaient comme ça, ils étaient perdus. Mais Mid n’avait pu s’en empêcher. Il n’arrivait pas à se contrôler et il allait toujours à l’extrême. Mais maintenant qu’elle était là, il avait son temps de parole et il comptait en profiter. « Pourquoi est-ce que tu t’énerves Rach’ ? un sourire pervers flotta un instant sur ses lèvres. Parce que tu sais que j’ai raison ? Tu sais à quel point tu lui as fait mal ? (tu me fait mal ? c'est plus jus-... oh tais-toi, toi) Tu ne regrettes pas, très bien, mais ne vient pas m’agresser ensuite. » Midnight resserra un peu sa prise sur elle, s’approchant plus près. « Et non, je n’ai jamais souhaité que tu crèves… » Ajouta-t-il sombrement. Bordel, c’était pas le moment, dit un truc méchant… « Sinon t’arrêtes de souffrir… Enfin, tu souffrirais si t’en avais un de cœur ! » Cracha-t-il, avant de la relâcher brutalement. Une seconde, il avait eu envie de l’embrasser. Il ne tournait pas rond. « Et ne t’avises pas de toucher au mien, tu seras gentille. J’ai pas envie de faire de la charité… » Enfin, il s’écarta totalement, parce que c’était mieux, sinon il allait faire une connerie monumentale. Et puis il avait besoin d’air. « Tu crois que tout le monde est comme toi ? Mesquin et égoïste ? Désolé de te l’apprendre – il haussa les épaules, fourrant les mains dans ses poches, se recomposant un petit sourire en coin au prix d’un terrible effort – mais les gens ne sont pas tous méchants et égocentriques. Enfin, si t’es heureuse comme ça, grand bien t’en fasse. Je te souhaite même beaucoup de bonheur à être seule et triste. » Sur ce, il tourna les talons, bien que son cœur lui commande de rester près d’elle. Bien que son cœur soit au bord de l’explosion. Au fond, il espérait l’avoir provoquée. Encore.
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lumos maxima


MessageSujet: Re: Hideous Past (+) Midnight   Sam 1 Fév - 14:56


Hideous Past

Est-ce que vous avez déjà ressenti cette… sensation de colère en vous. Ça vous prend aux tripes, et ça les tord dans tous les sens, vos dents grincent, votre mâchoire se contracte à tel point que vous pourriez vous exploser toutes les dents si vous serriez trop fort. Votre oesophage qui se serre, et l’air qui peine à passer et parvenir jusqu’à vos poumons. C’est un poison qui se répand dans vos veines. Ça vous électrifie le sang comme un coup de jus. Vos pulsions meurtrières remontent à la surface, et vos mains tremblent légèrement, parcourues de spasmes. Chaque muscle est bandé. Vous êtes prêts à bondir, et réduire en pièce la personne en face de vous. Ça vous bouffe de l’intérieur. Votre coeur bat comme celui d’un colibri, le sang bat fort dans vos tempes, et vous êtes parfois parcouru de sursauts brusques, qui font trembler votre être. Vous pourriez tuer quelqu’un. Sans le moindre remord. Vos ongles deviennent des griffes, vos dents des crocs. L’air que vos narines aspirent vous rapproche du taureau en furie. Votre instinct le plus animal refait surface, et vous sentez que vous pourriez exploser, là, tout de suite. Hurler. Frapper, jusqu’à ce que vos jointures craquent. Jusqu’à ce que votre poing s’enfonce dans la boîte crânienne de cet autre. Frapper jusqu’à ce que votre corps s’épuise, et puis frapper encore une fois, une dernière fois.
Votre corps tremble, des pieds à la tête.

Ce n’était pas la peur, qui me faisait trembler, vulgairement balancée contre le mur de pierre du couloir. Oh, non. C’était tout, sauf la peur. C’était ma rage qui grondait en moi. Il n’y avait pas de sentiment plus frustrant, pas de pire sentiment au monde que celui-ci. Ressentir toute cette colère, la laisser vous submerger, vague par vague, et ne rien pouvoir faire. La laisser vous consumer et vous détruire sur place, et devoir vous contentez de regarder. Mon corps était tendus, mes bras me faisaient mal, mais c’était secondaire. Mon visage venait dangereusement frôler celui de Midnight. L’expression sur mon visage n’était rien d’autre que de la colère et de la haine pure. Une férocité qu’il n’avait jamais eu l’occasion de voir de si près. Ce n’était pas la rage de vaincre des matchs de Quidditch, oh, non. C’était une toute autre rage. Une rage que je n’avais jamais vraiment laissé sortir.
Je découvris mes dents, prise dans la folie du moment. Si l’on avait encore des doutes sur mon appartenance à la maison rouge et or, qu’ils soient balayés sur le champ. Car c’était bien la férocité d’une lionne qui ressortait. Une lionne en cage, qui rugissait. Il s’en serait fallut de peu pour que je grogne, ou que je tente de le mordre.

Il avait osé souiller le souvenir du surnom que Damian avait toujours été le seul à employer. Il méritait la pendaison, haut et court, pour une morte lente et agonisante. « La ferme. » sifflais-je entre mes dents, si serrées que prononcer ces deux mots me fit atrocement mal à la mâchoire. Une douleur qui vint s’ajouter aux décharges dont mon échine était parcourue.
Lorsque la pression de ses doigts autour de mes poignets se deserra, mon premier réflexe fut de lui sauter à la gorge, mais je me retins. Je ne sais par quelle force je parvins à ne pas bouger. Sans doute par respect pour Aylen. La pensée de sa déception me stoppa net dans mon élan. Ça me fit mal, physiquement mal, de rester immobile, mais je parvins à m’y tenir.
Il ne savait pas à quel point il était chanceux. Deux semaines plus tôt, je lui aurais arraché la tête avec les dents. Non, vraiment. Il ne mesurait pas l’ampleur de sa chance.

Je fis volte-face, ouvris la porte de mon appartement, mais il fallut que cet abrutit ne s’arrête pas là. Non, il fallait qu’il en rajoute une couche. Qu’il fanfaronne. Qu’il parle de choses dont il ne savait rien. Rien. Strictement rien. Mesquine, égoïste, méchante, égocentrique.
Un spasme plus violent que les autres me frappa, et je me retournais, à l’instant précis où il ne m’offrait plus que son dos. Je sentis le bois doux de ma baguette contre mes doigts, et d’un geste vif, je la pointais sur le dos du jeune homme.
Le sortilège, non formulé, le propulsa à l’intérieur de mon salon. J’entendis le bruit d’un vase brisé, ou bien peut-être étais-ce la table basse, et refermais la porte derrière moi en la faisant claquer.
Mon instinct de survie, et la peur de la réaction d’Aylen, venaient une fois encore de lui sauver la vie. Il devrait songer à la remercier, et ce chaudement.

Je traversais la pièce, écrasant les morceaux de verre. D’un geste, j’arrachais ma robe de sorcière, ne gardant que ma baguette à la main. Mes mouvements perdaient en souplesse lorsque je la portais, et je n’avais jamais été meilleure duelliste qu’en t-shirt et jean.
Le morceau de bois toujours fermement serré dans ma main, je marchais jusqu’au jeune homme, une étrange lueur meurtrière dans le regard.
« Tu ne devrais pas parler à tort et à travers. » Il y avait un calme étrange, dans ma voix. Je ne hurlais pas, je ne criais pas. J’étais passée à un nouveau stade de colère. Une colère froide, beaucoup plus dangereuse que mon état habituel. « Quand on ne sait pas, on se la ferme. »
Je vins appuyer mon genoux contre la poitrine de Midnight, et enfonçais, lentement, ma baguette contre sa gorge. « Et tu ne sais rien. »

J’aurais pu continuer longtemps. Mais la grimace sur le visage du jeune homme me ramena brusquement à la réalité, avec l’efficacité d’une claque en pleine gueule. Mon genou - toujours douloureux - resta appuyé contre sa poitrine, mais je relevais ma baguette. « Et ne cherche même pas à m’attaquer. J’ai toujours été meilleure que toi. » Les trois trophées gravés à mon nom en étaient une preuve suffisante. « Et je suis encore meilleure. » Point de fanfaronnade ici, une constatation simple, et réaliste.
Je me redressais, lui rendant par la même occasion sa liberté de mouvement. Tout en gardant fermement ma baguette à la main, prête à formuler un Protego simple et efficace, au cas où.
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