Sujet: Ah non! Pas ça! [Terminé] Dim 18 Déc - 19:01
Ah non! C'était beaucoup trop injuste! Elle n'avait pas le droit de faire ça! Séquestrer une personne, ce n'était pas illégal? Retenir quelqu'un contre son gré, dans une pièce, ça ne se faisait pas! Bon d'accord, c'était exagéré. Dominique était venue d'elle-même dans cette pièce.
Il y a quelques mois, en septembre, Dominique avait fait la rencontre d'une jeune fille d'à peu près son âge, une serpentard du nom de Aylen. Leur première rencontre, cependant, ne s'était pas particulièrement bien déroulée. Poursuivant sa souris qui s'était enfuie dans les cachots, Dominique avait croisée la serpentard avec qui elle eut une brève présentation quelque peu difficile. Elles n'avaient eu le temps de faire plus car, malheureusement, un sortilège prononcé trop fort par la poufsouffle, mit en colère un épouvantard qui réussit à sortir de sa malle dans laquelle il était enfermé devant les deux filles. Étant toutes deux d'année supérieur à la cinquième année, elles savaient toutes deux quoi faire pour contrer un épouvantard, mais lorsque l'on se retrouvait face à sa plus grande peur, il n'était pas évident de réagir rapidement et correctement. Cependant, comme Aylen était la plus près de l'épouvantard, ce dernier prit une forme pour le moins étonnante. Celle d'un grand miroir! Comme Dominique était loin d'être effrayée d'une grande glace, elle ne comprenait pas d'ailleurs ce qui pouvait être effrayant dans de la glace, donc elle pouvait réagir. Mais elle fit une erreur. En prononçant son sortilège, elle s'avança d'un pas et devint alors plus près de l'épouvantard. Pendant l'ombre d'une seconde, l'épouvantard s'était changé en un gros chien noir et menaçant. La pousfouffle douta quelque instants. Par chance, elle avait déjà envoyé le sortilège qui, comme il avait été lancé pour un de la glace, fit se rendre le chien aussi mou que l'une des peintures moldues que Dominique avait déjà vu. Le sortilège avait fonctionné et l'épouvantard était de retour dans sa malle que la poufsouffle se dépêcha de refermer. Il n'en fallut pas plus pour que Aylen ne prenne la poudre d'escampette, laissant Dominique complètement seule dans le cachot. Il ne fallut pas plus de temps pour qu'elle ne sorte de cet endroit. Seulement, elle s'était perdue et pris près d'une heure à retrouver son chemin, souris en main, jusqu'à la salle commune des Poufsouffle.
Par la suite, les deux jeunes filles s'étaient revues plusieurs fois. Au début, elles ne faisaient que se saluer discrètement en se croisant dans les couloirs puis, peu à peu, elles commencèrent à discuter un peu plus à chaque fois. Parfois, il suffisait d'une toute petite chose pour qu'une amitié se développe. Ce fût ainsi pour ces deux jeunes filles. Elles devinrent amis, et ce en deux mois. Dominique appréciait beaucoup Aylen, bien que toutes deux soient particulièrement différente. La poufsouffle aimait le calme de la serpentard, elle aimait leur discussion. Étonnamment, elles avaient certains point en commun qui étaient faciles à exploiter. En aucun moment, la jeune Weasley ne se demanda comment se faisait-il qu'elles soient amies avec autant de différence. Elle aimait bien Aylen et n'avait besoin de rien de plus. Chaque instants qu'elles passaient ensemble, elle s'amusait à chaque fois, bien qu'il ne fallait pas abuser.
Ce jour-là avait commencé comme n'importe quel jour du mois de décembre. À l'extérieur, il faisait froid et la neige tombait. Pourtant, à l'intérieur, il y régnait une douce chaleur si réconfortante qu'elle faisait presque somnoler. Pourtant, Dominique était loin d'être somnolente. Pour cela, il fallait qu'elle n'ait pas dormir une nuit durant. Elle était plutôt pleine d'énergie et désirait aller dehors. Soit jouer dans la neige, soit s'entrainer au Quidditch. La journée, bien que froide, était trop belle pour la passer à l'intérieur! Et pourtant, la poufsouffle était toujours à l'intérieur, coincée dans une pièce, sans fenêtre, éclairée à la bougie. Elle était dans la salle sur demande. Depuis la grande bataille, tout le monde connaissait la salle sur demande. Les élèves ayant du s'enfuir par là. Cependant, ce n'était pas tout le monde qui savait comment s'en servir. Dominique le savait et, pourtant, ce n'était pas elle qui avait « créé » cette pièce. Non, elle devait retrouver Aylen devant la salle sur demande, ce qu'elle fit, non pas sans quelques minutes de retard et toutes deux y rentrèrent.
Une fois à l'intérieur, Dominique fut un peu déçue de l'apparence de l'endroit. Une pièce illuminée de soleil, grande et chaleureuse aurait été bien plus agréable! Mais venant de Aylen, il fallait s'y attendre. Dans la pièce, il n'y avait qu'un bureau, sous lequel il y avait deux chaises. Bureau... Chaise... Non! Pas de travail! À peine eut-elle poser les yeux sur le mobilier que la jeune Weasley se retourna vers son amie.
Ah non! Pas ça! Nooooooooon! Je t'en supplis! Tu n'oserais pas! Nooooooooooooooooooon!
Ce à quoi elle pensait était particulièrement visible. Dominique était un peu dramatique et théâtrale. Elle exagérait grandement. En disant cela, bien qu'elle avait pris un ton dramatique, elle avait un sourire au lèvre. Rare était les moments où elle n'en avait pas. La poufsouffle remarqua bien l'air de son amie. Elle avait bien l'intention de faire ce qu'elle pensait. Faussement résignée, Dominique s'avança dont vers le bureau. Elle le regarda quelques instants puis tira une chaise vers elle, le dossier vers Aylen. Elle s'y assis alors, de façon à avoir le dossier entre les jambes, pour être face à son amie. Elle la regarda quelques instants, comme si elle la défiait. Évidemment, ce n'était pas le cas.
Je ne dirai rien! Tu pourras me torturer autant que tu veux, je n'avouerai rien! Han-han! Jamais!
Croisant les bras, Dominique ne semblait pas du tout sérieuse, comme à son habitude. Aylen avait appris, en peu de temps, à toléré le manque de sérieux et les plaisanteries, parfois douteuse, de la jeune blaireau. Cependant, cette dernière avait appris à ne pas aller trop loin avec la serpentard. Elle savait qu'elle n'avait pas nécessairement le même genre d'humour et ne voulait pas se mettre sa nouvelle amie à dos.
Dernière édition par Dominique Weasley le Ven 6 Jan - 18:28, édité 2 fois
Il était plutôt drôle de constater comment les choses évoluaient parfois. Comment une simple rencontre anodine pouvait lier deux personnes. C'est ainsi qu'un lien entre elle et moi c'était formé, sans même que je le remarque. Et pour une fois, ce n'était pas de la haine ou de la colère à mon égard seule qui subsistait. Non, il s'agissait bien là d'amitié. Avec qui me demanderez-vous sans doute, car des fous pour me supporter, il n'en existe pas des centaines. Et bien si je vous disais son nom, vous ne me croiriez pas. Il s'agissait effectivement de Dominique Weasley. Oui, une Poufsouffle. Oui, une Weasley, cette famille autrefois méprisée par tous les sang-purs. En fait, même aujourd'hui les plus conservateurs les abhorraient toujours. Je savais par exemple que mon père ne les tenait pas en très haute estime. Mais je ne suis pas mon père, et je ne juge pas simplement sur ce genre de critères. Sans doute que si on m'avait dit que je deviendrais amie avec une Weasley, j'aurais ri, il est vrai, mais c'était arrivé...
Pourtant, notre première rencontre n'avait pas été des plus positives. Je n'en ferais aucun récit, car autant dire que ce serait du temps perdu. Toujours est-il qu'au fil du temps, après quelques saluts, nous avions finis par discuter, d'abord quelques mots, quelques politesses au détour d'un couloir. Puis finalement quelques histoires échangées, et un début d'amitié. Ce n'était encore rien de bien profond je crois. Pourtant je l'appréciais réellement, cette fille blonde à la candeur presque désespérante. Aussi différente soit-elle de moi, je trouvais sa présence particulièrement agréable. Oui, ça me surprenait moi-même. Moi, Aylen Nott, je trouvais la présence de quelqu'un autre que ma sœur, agréable. Au point que je me surprenais parfois à vouloir lui parler un peu plus chaque jour. Mais je n'y prêtais guère attention alors, pensant simplement que c'était ainsi que l'amitié devait se développer.
Aussi, lorsqu'elle m'avait dit avoir un peu de travail en retard par rapport au cours et quelques difficultés à travailler certaines matières, j'avais décidé d'intervenir. Oui, ça ne me regardait pas vraiment, mais c'était une occasion de devenir un peu plus amie avec elle, et l'idée me plaisait bien. Néanmoins je commençais à la connaître assez bien pour savoir que si elle savait ce que je préparais, elle fuirait. Elle avait déjà eu l'occasion au détour d'une conversation de me dire à quel point elle a-do-rait étudier... Aussi lui avais-je simplement demandé de me retrouver dans la Salle sur Demande. Candide, elle n'avait pas pensé à me demander pourquoi, oubliant visiblement au passage que j'étais une Serpentard. Une Serpentard qui aimait étudier qui plus est. Autant dire que je ne pouvais pas laisser passer ça.
C'est ainsi que je l'avais retrouvé devant la Salle sur Demande. Je n'aimais pas trop me rendre dans les étages supérieurs si je n'en avais pas besoin, et j'aurais préféré lui demander de venir dans un des cachots. Mais je crois que je n'aurais pas eu la même aisance à la faire venir... Toujours était-il que je l'avais attendu, pas très longtemps. Dominique était du genre à être relativement ponctuelle. C'était une qualité que je lui accordais volontiers et que j'appréciais particulièrement. Il n'y avait rien de plus rageant que quelqu'un incapable d'être à l'heure. Bon, elle ne l'était pas tout à fait mais je lui pardonnais. D'ailleurs, je n'attendrais même pas cinq minutes avant de partir en cas de retard de la part de quoi que ce soit d'autre. Je préférais éviter d'avoir à croiser un élève d'une autre maison ou un de mes nombreux réfractaires, comme cette sale peste de Lewis ou encore Cuggle. Autant dire qu'il était exclu d'engager une dispute ici alors que je devais faire travailler Dominique. C'était pour son bien, même si je savais d'avance qu'elle allait protester. Mais peu importe.
Elle arriva rapidement et à ce moment je fis apparaître la salle sur demande. J'avais demandé quelque chose de simple, avec de quoi travailler, et sans fenêtre. Pourquoi cette absence de fenêtre ? Simplement pour éviter qu'elle comme moi nous soyons attirées par l'extérieur et la neige du parc. Car bien qu'aimant travailler et rester dans le confort et la chaleur de Poudlard, la neige restait une des choses que je préférais au monde pour la beauté qu'il s'en dégageait et ce qu'elle représentait. Et aussi, plus secrètement, pour le fait qu'on puisse tant s'amuser avec. Aussi, je laissais entrer Domi en première, afin de l'empêcher de fuir, refermant la porte derrière moi. Et les protestations ne se firent pas attendre. A peine eut-elle jeté un regard à la pièce qu'elle se tournait vers moi en protestant. Plutôt fière d'être parvenue à la piéger alors même que c'était loin d'être difficile, j'affichais un léger sourire indiquant clairement que non, ce n'était pas négociable.
- Bien sûr que si, j'oserai, après tout je suis à Serpentard !
Je disais ça sur le ton de la plaisanterie, bien que ce fut à demi sérieux. Finalement, elle choisit de s'installer sur une des chaises, s'installant de façon peu conventionnelle. Je décidais de lui faire face en m'avançant mais sans m'asseoir, posant une main sur le bureau pour m'appuyer dessus, regardant la jolie blonde.
- Oh ne t'en fais pas, tu n'auras rien à avouer, juste à écrire.
Je m'asseyais face à elle en m'installant de façon similaire, la regardant dans les yeux finalement avec un léger sourire qui pouvait être vu comme légèrement inquiétant, car plutôt rare. Habituellement je me contentais de rester neutre, mais la situation m'amusais quelque peu, et face à elle je n'avais aucun mal à me détendre un peu.
- Et ne t'en fais pas, je n'aurais nul besoin de te torturer pour te faire travailler.
Elle connaissait assez bien mon humour plutôt particulier désormais, toujours dit sur un ton sérieux, mais l'étant plutôt rarement. J'aimais me moquer sans qu'on sache, et sans doute cela venait-il de là. Non, ce qui permettait de distinguer une plaisanterie de quelque chose de vrai venait de la petite étincelle que j'avais au fond des yeux, et présentement de mon léger sourire. Même si j'avais vraiment l'intention de la faire travailler. Je lui tendais donc la plume posée sur le bureau.
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Sujet: Re: Ah non! Pas ça! [Terminé] Mar 27 Déc - 22:45
Qu'est-ce qu'il y avait de pire que de travailler sur un devoir ou un projet de classe, alors qu'il fait particulièrement beau et ensoleillé à l'extérieur. Dehors, le soleil brillait au point d'aveugler quiconque regardait la neige, tant elle était blanche. Quelques flocons légers tombaient du ciel, pratiquement sans courbe, car il n'y avait pas la moindre trace de vent. C'était le temps idéal pour le passer à l'extérieur. Un simple coup d'oeil à cet éblouissant paysage donnait envie à n'importe qui de se précipiter dehors et d'y passer tout son après-midi. Cet envie n'avait, d'ailleurs, pas oublier Dominique Weasley. Depuis qu'elle s'était réveillée, elle ne voulait qu'elle s'amuser dehors dans la neige. Malheureusement, elle avait eu des contre-temps au cours de la matinée, ce contre-temps étant un cours d'histoire de la magie. Par chance, elle avait rendez-vous avec Aylen. La blondinette espérait donc que toutes deux pourraient sortir à l'extérieur et s'amuser. Mais non. Ses espoirs avaient été vains et la verte et argent lui réservait autre chose.
Dominique se retrouva donc installée sur une chaise, en fixant Aylen. Elle savait bien que cette dernière voulait la faire travailler, car, plutôt dans la semaine, la blondinette lui avait expliquer que son devoir de défense contre les forces du mal n'avançait pas du tout et que, à chaque fois qu'elle voulait y travailler, elle avait autre chose à faire. Cela, cependant, n'était qu'une excuse et Aylen avait du le comprendre très rapidement. Seulement, Dominique ne voulait, encore une fois, pas faire son devoir et aller s'amuser. Elle était pire qu'un enfant de huit ans sur les effets du sucre. Par ailleurs, comble du malheur, elle avait englouti, avant de rejoindre sa verte amie, un grand paquet de baguettes en réglisses. Elle avait donc beaucoup de sucre à assimiler et travailler, assise devant un bureau était loin d'être le meilleur moyen.
Dominique attendait quelques instants sur sa chaise. Elle fixait son amie et réfléchissait. Pour l'une des rares fois, les informations circulaient rapidement dans sa petite tête d'oiseau. Elle cherchait une façon de se sauver de cette situation. Elle ne pouvait, de toute évidence, par partir sur un coup de tête, cela blesserait Aylen à coup sûr. Et puis elle avait très envie de s'amuser dehors avec elle. Elle avait en tête de passer la journée avec elle et allait le faire. Seulement, elle devait changer les plans qui avaient été faits. Elle ne pouvait pas, également, carrément ignorer tout ce que disait Aylen sur le devoir. Elle ne pouvait pas déchirer tout parchemin présent dans la pièce, le réparer étant trop facile. Allons Dominique, réfléchis bien.
Réfléchir, ce n'est pas son genre. Ce fut en étant elle-même qu'elle trouva une solution. Pourquoi ne pas simplement attirer Aylen à l'extérieur? Une fois dehors, la verte et argent verrait bien qu'il fait trop beau pour être à l'extérieur. Dominique se leva donc d'un seul coup, surprenant Aylen. Elle se précipita sur elle, un grand sourire au visage. Elle passa ses bras pratiquement autour de la verte et argent, à la recherche de quelque chose. Loin d'être subtile, elle laissait ses mains chercher l'objet qu'elle désirait. Rien d'anormal. La blondinette ne pensait même pas à ce qu'elle faisait. Elle ne réalisait même pas les endroits qu'elle pouvait effleurer ou même carrément toucher. Elle cherche la baguette de Aylen. Par ailleurs, elle la trouva. Il fallut un certain temps, mais Dominique réussit à mettre la main sur la baguette de la verte et argent. Comme pour n'importe quel sorcier, aucun objet n'était plus précieux qu'une baguette pouvait l'être.
Baguette en main, la blondinette recula d'un bond en poussant un cris triomphant et l'agita sous le nez de son amie.
- Essaie de la ravoir, maintenant!
Sans attendre, Dominique se précipita vers la sortie. Elle courait en riant, comme une jeune enfant, persuadée qu'Aylen la suivait. Elle s'élança donc dans les couloirs, tournant la tête de temps à autre, s'assurant qu'elle était là. Elle courait même dans les escaliers, pour descendre jusqu'au rez-de-chaussée. À tout moment, elle laissait entendre un Attrape-moi si tu peux! Par chance, elles ne croisèrent aucun professeur pour freiner leur course folle à travers le château.
C'était une chance que Dominique soit en excellente forme physique. Elle courait déjà depuis plusieurs minutes lorsqu'elle réussit enfin à atteindre l'extérieur. Sans manteau, ni chapeau, ni gants, ni même cape, elle s'engouffra dans la neige. Sa course en fut ralentie mais elle ne s'arrêta pas pour autant. La blondinette courait tant qu'elle ne ressentait pas du tout le froid sur son visage, ses pieds ou ses mains. Elle avait le coeur qui battait à tout rompre et le souffle court. Cependant, elle attendait encore quelques instants avant de s'arrêter. Elle attendait d'être suffisamment loin dans le parc pour que Aylen ne puisse rentrer rapidement dans le château.
Dans le parc, éloignées de la porte et des autres étudiants qui profitaient de la neige, les deux filles s'arrêtaient afin. Dominique arrêta de courir et, essoufflée, elle se pencha, quelque peu pour reprendre son souffle, la baguette de Aylen en main. Elle n'avait toujours pas perdu son sourire. Comme tout son corps travaillait à tout rompre, elle n'avait toujours pas froid et n'y pensait même pas. Elle n'avait pas du tout penser à cette facette de la neige avant de se précipiter à l'extérieur, en robe de sorcière et petites chaussures.
Avec un sourire moqueur, Dominique se retourna vers la verte et argent. Elle la regarda un instant, ne sachant pas trop si elle était fâchée ou si elle avait compris les intentions de la blondinette. Dans les deux cas, il fallait mieux qu'elle lui rende sa baguette.
- Tiens, je te rends ta baguette.
La blondinette la lui tendit, un petit sourire au visage. Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir triomphante. Elle voulait sortir à l'extérieur et elle y était parvenue. Loin de n'importe quel bureau, parchemin ou même plumes, car leurs sacs étaient restés dans la salle sur demande, il serait beaucoup plus facile de convaincre Aylen de s'amuser avec elle.
Sujet: Re: Ah non! Pas ça! [Terminé] Mer 28 Déc - 3:14
Oui, je commençais à bien la connaître... Mais peut-être pas tant que ça au final. Car si ça avait été le cas, j'aurais pu prévoir sa réaction suivante. Bon bien sûr, je m'y étais un peu attendu, à ce qu'elle cherche à échapper au travail imposé. Et je me doutais bien que les rouages de réflexion visibles dans son regard étaient là pour ça. Mais... Mais qu'elle me vole ma baguette, et surtout, de cette façon... C'est vrai quoi, ça se fait pas de soudainement se jeter sur quelqu'un pour... pour... pour lui faire une fouille au corps un peu trop au corps permettant à une nouvelle couleur d'apparaître sur mon visage de façon tout à fait inopportune et inappropriée alors que je ne m'y attendais pas. Oui, je vais reprendre mon souffle avant de mourir. Je ne savais vraiment pas comment réagir, j'étais complètement paralysé en tout cas, alors même qu'elle fouillait. Mon esprit était totalement bloqué et je ne parvenais pas à réfléchir à cause de la proximité.
Ce genre de proximité, je n'en avait pas l'habitude. Je n'avais jamais été vraiment proche avec qui que ce soit en dehors de quelques chanceux, comme ma sœur par exemple. Et encore, j'avais été élevée dans une tradition où ce genre d'attitude était peu accepté, où il fallait être toujours digne et ce genre de chose. Et là... Là... Il était difficile de décrire ce qu'il se passait vraiment en fait. Bien sûr, visuellement parlant ce n'était pas difficile. Mais il y avait tellement d'autres choses... Par exemple l'odeur des cheveux de Domi, qui me chatouillaient alors qu'elle me fouillait. Une odeur agréable, que j'appréciais particulièrement, une fragrance douce et légère, d'été joyeux. Contrastant terriblement avec l'époque de l'année, soit dit en passant. Et pendant que j'essayais d'assimiler tout ça, elle me subtilisa ma baguette, me faisant instantanément revenir à moi.
- Eh ! Non !
J'essayais de l'en empêcher dans des gestes vains et maladroits, mais c'était trop tard. Elle tenait ma baguette entre ses mains et maintenant son plan se dessinait dans mon esprit. Ce qui me ramenait au fait que je ne la connaissais pas si bien que ça finalement. Voilà une façon d'agir bien fourbe pour une fille comme elle. Ce qui me faisait l'apprécier un peu plus au passage. Quoi ? Je restais une Serpentard, que voulez-vous, et j'appréciais ce genre de qualité, même utilisé contre moi. Mais passons. Maintenant qu'elle avait ma baguette, je savais déjà ce qu'elle allait faire. Fuir avec. Le plus loin possible de cette salle, sans doute. J'aurais pu ne pas entrer dans son jeu sans doute. Mais sur le coup, ça ne me paraissait pas être une option valable. Il était tout simplement hors de question que je la lui laisse. Et donc c'est ainsi que mon esprit supérieur écarta la piste de l'attente pour choisir celle de la course. Comme quoi même les plus grands génies peuvent parfois être stupide. Ou bien était-ce tout simplement qu'inconsciemment je préférais aller jouer dans la neige avec elle pour réellement profiter de sa présence... Ahah, vous y avez presque cru hein... Je préfère ne pas songer à cette option, d'accord, j'avoue. Mais peu importe.
Je commençais alors à la poursuivre dans tout le château, me trouvant rapidement à bout de souffle. Décidément, être une intellectuelle n'avait pas que des bons côtés. Note à moi même, penser à faire de l'exercice entre deux lectures. Domi avait la chance de faire du Quidditch, lui permettant ainsi de mieux s'en sortir que moi dans ce genre de déambulations rapides. En tout cas, nous dévalions assez rapidement les escaliers de pierres grises, moi la poursuivant en fulminant alors qu'elle semblait bien s'amuser pour sa part. On quitta le château pour l'extérieur froid et humide, arrivant ainsi dans un parc couvert de neige. Le froid me saisissait, mais je le remarquais à peine à cause de l'effort que je faisais, tout comme je remarquais à peine les regards étonnés d'élèves se trouvant dehors. Lorsqu'elle s'arrêta finalement, j'avais le souffle court, le cœur prêt à sortir de ma poitrine et mes jambes me brûlaient un peu. Je posais mes mains sur mes genoux fléchis, des nuages se formant à chacune de mes respirations. Le dos voûté, je me redressais alors qu'elle me tendait ma baguette.
- Enfin... Bon sang... Dominique...
Je la récupérais, commençant à reprendre mon souffle. Bien... Pendant notre course où j'avais pu réfléchir en fulminant contre elle, j'avais déjà préparé ma vengeance. Ma TERRIBLE vengeance. Même si j'étais certaine qu'elle lui plairait particulièrement. Un sourire commença à fleurir sur mon visage, ce qui se montrait plutôt inquiétant. Depuis que je fréquentais Dominique, je souriais de plus en plus, et c'était vraiment étrange. Surtout que ce n'était pas toujours pour de bonnes raisons. Et si je me demandais parfois pourquoi, je ne trouvais pas vraiment de réponse. Mais revenons à ma vengeance.
Je fit trois pas rapide en arrière, et une fois que je jugeais la distance bonne, je levais ma baguette, ou plutôt la baissais très légèrement vu que j'avais toujours le bras tendu, et je lançais un « confringo ! » sonore, ce qui eu pour effet de créer une explosion dans l'épaisse couche de neige. Pas assez puissante pour que je sois touchée, mais suffisamment que que Domi soit presque entièrement recouverte de neige.
- Tu l'as voulu, tu l'as eu !
Je rigolais, plutôt fière de moi et je me sentais... Heureuse. Ou un truc dans le genre là. Pas que je ne l'étais pas avant, mais c'était différent. Enfin, je me comprenais. Et je savais qu'elle n'allait pas tarder à réagir, alors que les derniers flocons retombaient.
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Sujet: Re: Ah non! Pas ça! [Terminé] Mer 28 Déc - 4:34
Les choses sont tellement merveilleuses lorsque l'on avait pas à réfléchir avant d'agir. Les choses étaient merveilleuses lorsque l'on était enfant. Il suffisait d'avoir envie de faire quelque chose pour le faire, si ce n'est une petite peur de se faire gronder par ses parents. Dans le cas de Dominique, elle n'avait même pas cette petite peur, même si ses envies n'étaient pas des plus capricieux. Certes, elle n'aimait pas se faire gronder mais, à l'école, elle faisait ce qu'elle avait envie de faire. Dont partir en courant avec la baguette de son amie partout dans le château. La blondinette avait la chance d'être en forme physique. Agir sans réfléchir avait des désavantages. Elle n'avait pas du tout penser que son amie plus intellectuelle que physique n'était pas aussi en forme qu'elle. Elle aurait du y penser. Mais elle ne l'avait pas fait. C'était une grande chance que la verte et argent pu la suivre. Une grande chance et une grande joie.
Dominique appréciait vraiment Aylen. Elle ne la connaissait que depuis quelques mois, mais elle avait l'impression que la verte et argent était une de ses bonnes amies, pratiquement, voir même autant que Isaline. En si peu de temps, elle s'en était attachée. Bah! Les coups de foudre existent en amour, alors pourquoi pas en amitié? Certaines personnes étaient faites pour être amis. Si si! La blondinette en était convaincue. Et en amitié, surtout une amitié aussi forte, il ne devait pas y avoir de gène. C'était pourquoi la blondinette n'avait même pas remarqué le rouge des joues de Aylen et sa gène pourtant très évidente. Pour elle, les contacts physiques entre amis n'étaient pas un problème. Il n'y avait qu'à la voir avec son meilleur ami, Matt, alors qu'ils étaient dans des moments plus tranquilles.
À l'extérieur, alors que Dominique reprenait peu à peu son souffle, elle sentait lentement le froid l'entourer. Ses joues étaient mignonnement rosées sur son teint pâle. Rosées de froid et d'effort. La blondinette sentit les sang bouillonner dans ses tempes et ses oreilles, mais elle gardait tout de même le sourire. Bien qu'elle se sentait tout de même un peu triomphante, elle pensait surtout que maintenant, elle allait pouvoir s'amuser. Elle avait l'expression d'une toute petite fille qui venait de faire la plus belle descente de luge de sa vie. C'était presque le cas, sauf que sa luge avait été ses pieds!
Son sourire n'en fut que plus grand lorsqu'elle remarqua celui de la verte et argent. À chaque fois qu'elles se voyaient, Dominique faisait tout son possible pour faire sourire Aylen. Elle était donc aux anges de voir son amie sourire. Elle aurait du se douter de la malice derrière ce si joli sourire. Avant même qu'elle n'eut le temps de remarquer quoique ce soit, une avalanche de neige s'abattit sur elle. Sans même avoir bouger, elle reçu un monticule de neige sur elle, provoqué par le sortilège de la verte et argent. Alors cette dernière voulait donc s'amuser dans la neige! Parfait! Elle voulait jouer, elle allait jouer. Ensevelie sous la neige, Dominique du se secouer un peu pour retirer toutes cet eau glacé. Elle allait être trempée à coup sûr! La blondinette ne pu réprimer un éclat de rire sonore et sincère. La guerre était lancée!
Une fois les derniers flocons tombés, la verte et argent pouvait y voir un air complètement amusée sur le visage de Dominique. Cette dernière était aux anges d'avoir eu une telle réaction de la part de son amie et elle allait même pousser sa chance.
- Tu crois ça, hein? Tu vas voir ce que tu vas voir! Tu ne mérites rien pour attendre!
En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, la blondinette avait ramasser une grande boule de neige dans ses mains nues, sa baguette étant trop loin dans sa poche et prenant trop de temps à sortir. Elle n'attendit pas une seconde pour la lancer sur son amie et se mettre à se déplacer dans la neige, ses pas étant un peu plus lent à cause de la neige qui lui parvenait au milieu des tibias. Sans attendre que la verte et argent ne riposte, Dominique attrapa d'autres boules de neige et les lançait sur son amie, en évitant de les lui envoyer au visage. Rien ne rompait plus l'amusement qu'une boule de neige de le visage et de l'eau glacé dans les yeux!
- Allons Aylen! Défend-toi! Tu laisses une Poufsouffle attaquer une Seprentard?
Dominique était définitivement moqueuse. Elle savait bien que Aylen était particulièrement fière d'être une verte et argent. Par ailleurs, une fois alors qu'elle réfléchissait, elle s'était demandé comment Aylen pouvait être amie avec une jaune et noire, vu son caractère. Elle n'avait jamais trouvé la réponse et s'en moquait un peu. Aylen était son amie et c'était ce qui importait. Par ailleurs, la blondinette connaissait de plus en plus son amie et elle savait que la provoquer ainsi était une bonne façon de motiver Aylen à jouer avec elle, même s'il y avait un risque que la verte et argent la prenne au sérieux. Cependant, Aylen devait bien savoir qu'avec elle, il ne fallait pas prendre ce qu'elle disait au sérieux. Dans les rares moments où elle était sérieuse, c'était vraiment facile à le savoir.
Dominique attendait donc une réaction de Aylen. Elle avait bien hate de voir si la verte et argent allait continuer de jouer à son jeu. Elle en avait d'ailleurs bonne espoir. Elle s'arrêta de bouger un moment, attendant une attque de neige et prête à l'éviter. Elle n'avait pas fait de bataille de boule de neige depuis longtemps déjà. Depuis près d'un an, en réalité. Chaque année, pour Noël, il y avait un combat de missile de neige avec ses cousins. Même si elle était dans les plus vieilles de cette génération, personne n'était surpris de la voir s'amuser, à chaque année, avec les plus jeunes. Faire une bataille de boule de neige avec quelqu'un d'autre que ses cousins était vraiment plaisant. Surtout avec Aylen.
Sujet: Re: Ah non! Pas ça! [Terminé] Mer 28 Déc - 21:38
Je commençais à me rendre compte d'à quel point il était bon de se laisser aller, de ne pas suivre les règles imposées, de simplement s'amuser tel un enfant. Je m'en rendais compte à force de fréquenter Dominique, et si au début je ne comprenais pas comment elle pouvait sembler si candide, je commençais à le saisir. Et je n'avais qu'une envie, me laisser happer par son monde si attrayant, un monde où l'on fait ce qui nous plaît. Bien sûr, je n'avais jamais eu de problème à faire ce qui me plaisait, mais c'était bien la première fois que ça me rendait si joyeuse. Et que je le partageait vraiment avec quelqu'un. Même si enfant, avec Enora, nous le faisions aussi, ce n'était pas pareil... Ce n'était pas la même joie, ici la complicité était différente, et le lien aussi. C'était un lien tellement différent de tout ce que j'avais connu jusqu'à maintenant. Bon, il faut avouer que la plupart des gens que je voyais ne m'aimaient pas et passaient leur temps à vouloir me tuer mais la question n'était pas vraiment là. De mes relations amicales, je n'en avais aucune de pareil.
Dominique riait aux éclats de ce que je venais de faire, et je savais que ça n'allait pas tarder à commencer à se muer en bataille de boule de neige. Et en effet, je ne fus pas déçue, recevant une boule de neige à l'épaule. Puis elle commença à fuir, alors que je rangeais ma baguette. Inutile de m'en servir, je risquais plus de la faire tomber dans la poudreuse qu'autre chose dans la bataille. Je parvins à éviter de justesse la boule suivante, après quoi je ramassais de la neige pour en former une à mon tour et la jeter sur mon « adversaire » en lui courant après. Elle allait voir la petite Poufsouffle, personne ne pouvait rivaliser avec Aylen Nott en bataille de boule de neige, aussi rouillée que je puisse être !
- On va voir si je laisse une Poufsouffle m'attaquer !
Je n'étais même pas vexée des paroles de la jaune et noir, sachant parfaitement qu'elle plaisantait. Et j'aimais aussi ce sens de la dérision. Mais dans tous les cas je n'allais pas laisser passer cette attaque que je ne pouvais laisser impunie. Mon honneur de Serpentard était en jeu ! Comment ça ma réaction était exagérée ? Si je veux d'abord ! Nah ! … Décidément, Domi commence sérieusement à m'influencer.
La bataille était maintenant bien entamée, et la neige tout autour de nous bien retournée désormais. Mon souffle était saccadé du fait que je devais sans cesse éviter les boules de neiges de Domi pour ensuite répliquer aussi vite que je pouvait. Mes vêtements étaient trempés maintenant, et me collaient au corps. D'ailleurs, i je ne bougeais pas constamment, sans doute serais-je en train de grelotter de froid, car la température extérieure restait particulièrement basse, et j'étais peu couverte du fait que Domi m'ait traîné ici contre mon gré. Tout du moins c'était ce que je préférais croire. Mais en attendant la Poufsouffle avait l'avantage sur moi. C'était un peu idiot de ma part de penser que c'était une sorte de compétition, mais je n'y pouvais rien. Et je ne pouvais tolérer qu'elle l'emporte sur moi, pas dans l'esprit enfantin dans lequel je me trouvais actuellement. Et je ne voyais pas des milliers de moyens pour gagner cette bataille. Non, je n'en voyais qu'un seul. Je devais mettre à terre mon adversaire ! Et pour ça, un peu de magie ne serait pas de trop... Oui je sais, c'est mal de tricher, mais le mal, c'est bien. Enfin, je crois.
Je profitais d'un instant inattention de sa part, où elle reculait pour éviter une boule de neige, afin de saisir ma baguette pour lui lancer un maléfice du croche-pied, la faisant tomber en arrière, la chute largement amortie par la neige. Et là, je fis la chose la plus stupide au monde après ça. Bon, pas exactement la plus stupide, puisque j'allais faire quelque chose d'encore plus stupide après, mais nous allons y venir. Maintenant qu'elle était à terre, je devais asseoir ma victoire, et pour ça, je me précipitais vers elle non pas pour lui apporter mon aide parce que sinon ça ficherait mon plan en l'air, mais pour la plaquer définitivement au sol, me plaçant au dessus d'elle, une jambe de chaque côté de son corps et les bras tendus en avant entourant sa tête.
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Je levais alors mon regard sur elle, victorieuse, un sourire aux lèvres. Et là... Là...
- J'ai ga...
Bon sang...
- … gné.
Là, tout bascula. Mon cœur rata un battement.
Positionnée ainsi, je n'avais d'autre choix que de la fixer. Fixer son visage, magnifique à couper le souffle, auréolé de ses cheveux d'un blond particulièrement clair. Un visage d'ange, à la peau blanche -bien que ses joues soient légèrement rosées. Ou pâle plutôt, car la seule vraie blancheur se trouvait cachée dans les flocons qui recommençaient à tomber autour de nous, ou au fond de son âme. Et cette pureté se retrouvait dans ses deux yeux céruléens, dont la couleur intolérable aurait pu rendre jaloux le saphir le plus pur existant, le tout rehaussé par des lèvres aux formes délicates et parfaites.
Ses lèvres. Mon cœur s'emballa cette fois.
Ce qui m'envahissait en ce moment, je savais de quoi il s'agissait, bien qu'aucun mot au monde ne devrait exister pour le définir. Je savais exactement ce que c'était, cette chose qui me faisait oublier le froid alentour, la glace tombée du ciel qui miroitait dignement à chaque saison et que j’apercevais à peine à travers le rideau de mes propres cheveux tombant autour de mon visage sur le sien, les battements affolant de mon cœur, l'arrêt de toute réflexion, la chair de poule face à elle, mon souffle qui aurait dû se calmer mais était désespérément désordonné, la sensation de chaleur sur ma peau à chaque fois qu'elle expirait, le parfum flottant... Oui, j'oubliais tout ça, ou plutôt je ne voyais et ne sentait plus que ça, de façon tel que je n'aurais jamais pensé ça possible. Mais ça semblait si peu important face à elle...
Au cours des dernières semaines, j'avais essayé d'ignorer ce qui montait en moi chaque fois que je la voyais, cette joie inhabituelle, cette sorte de grandeur qui faisait naître un sourire sur mes lèvres chaque fois que je lui parlais, bien que je le maîtrisais. Cette gêne évidente que je ressentais chaque fois que je la sentais près de moi. Mon envie de mieux la connaître, d'être plus proche, de lui parler encore et encore. Ca me semblait tellement absurde que je puisse ressentir ce genre de chose, moi la solitaire, la cruelle Aylen Nott.
Et pourtant...
Je me demandais vaguement si elle pouvait entendre mon cœur battre en cet instant. J'étais persuadée que oui. J'étais aussi persuadée que mon envie en cet instant même de l'embrasser allait me tuer. Chassez le naturel et il revient au galop... Tant de sentiments réprimés et ignorés, de tentatives de persuasions... Et j'étais si proche en cet instant d'elle... Ou peut-être m'étais-je simplement rapprochée sans même le remarquer. Peut-être qu'au moment où nos visages furent si proches, j'avais commencé à fermer les yeux sans savoir. Sans savoir comment m'en empêcher.
Comment empêcher mes lèvres de toucher les siennes. Comment ne pas l'embrasser. Je n'y pensais plus au moment où cela arriva.
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Sujet: Re: Ah non! Pas ça! [Terminé] Jeu 29 Déc - 0:45
Elles ressemblaient à deux petites filles jouant dans la neige. Elles ressemblaient à deux êtres de joies pures, s'amusant, insouciants, alors que leurs vêtements devenaient de plus en plus trempés. Elles semblaient heureuses en cet instant précis. Parfois, il ne fallait pas plus qu'une petite chute de neige pour rendre heureux n'importe qui, même si ce n'importe qui était quelqu'un des plus farouches. Dominique le croyait vraiment. Elle était persuadée que la joie de Aylen avait été provoquer par cette neige et que, sans cet accumulation d'eau glacé, elles ne pourraient être si heureuses en cet instant. Pourtant, c'était tout autre.
La blondinette était loin de se douter de ce qui allait se produire. Elle ne faisait que jouer dans la neige avec son amie, que pouvait-il bien arriver de grave, dans cette situation? Rien du tout, allons! La provocation dite quelques instants plus tôt avait eut l'effet désirer. Le combat de boules de neige était bel et bien débuté et il faisait rage. De chaque côté, des boules de neige grossières s'abattait sur le camp adverse, sans aucune pitié. Ce n'était qu'un jeu, après tout! Dominique s'amusait à en lancer le plus possible, chose qui était plutôt en vain. Elle était rapide sur un balais, mais sur le sol, c'était autre chose! Quoi que la course qui s'était déroulé aurait pu prouver le contraire. Plus cette petite guerre durait, plus il était facile de ce mouvoir, car leurs pas laissaient des traces au sol et aplatissait la neige.
Aylen se débrouillait étonnamment très bien! La verte et argent n'avait pas du tout l'air d'une vaillante combattante des boules de neige, et pourtant, elle parvenait à pratiquement toutes les éviter. La blondinette, elle qui était une grande habituée des batailles de neige, pourtant, avait du mal à éviter toutes l'eau givrée qui s'abattait sur elle. Elle sautait d'un côté, lançait une boule de neige, sautait de l'autre côté, et pourtant, elle se retrouvait vraiment très rapidement trempée de la tête au pied. Seuls ses cheveux semblaient être épargnés, étrangement. Ses joues étaient encore plus rouges et son souffle pratiquement haletant. Il y avait tout de même une limite à être physiquement en forme! Malgré cela, notre éternel enfant ne cessait de sourire. C'était simplement un moment de pur bonheur et de pur plaisir. Aucun nuage gris ne pouvait assombrir ce magnifique moment. En théorique.
L'esprit de Dominique était plutôt limité. Bien qu'on la comparait toujours à une enfant, elle n'en avait pas l'imagination. Les seuls moments où son imagination battait des records, c'était lorsque quelqu'un était blessé. Matt pouvait en témoigné, d'ailleurs. La jaune et noire était loin, à des milliers de kilomètres, de ce douter de ce qui allait se produire. Elle était loin de se douter de la stratégie qu'Aylen prendrait également pour gagner la bataille.
Alors qu'elle tentait d'éviter une énième boule de neige, la blondinette ressentit quelque chose derrière ses jambes et tomba à même le sol. Même avec sa cervelle d'oiseau, elle devina que la verte et argent avait triché pour la faire tomber. Ah non! Ce n'était pas du jeu! Aylen allait devoir payer! Dominique se retrouvait couchée au sol, pratiquement enfoncée dans toute la neige qui recouvrait le sol. Elle ne pu même pas se relever pour établir une vengeance – pour le jeu évidement, Dominique étant incapable d'en vouloir à qui que ce soit – car la verte et argent s'était positionnée de manière à ce qu'elle ne puisse plus se relever.
- Aylen! Laisse-moi me...
Cette phrase, pourtant dite sur une intonation rieuse, ne put trouver sa fin. Elle s'éteignit en même temps que le rire avec qui elle dansait. Le temps s'arrêta. Seul les flocons continuaient à tomber autour d'elles. Rien ne semblait se passer et pourtant, tout se passait. Dans un silence, elles se regardèrent. Elles se fixaient d'une intensité à la fois palpable et si douce, pourtant. Même si Dominique ne savait pas vraiment pourquoi se silence, elle avait très bien compris l'atmosphère, pratiquement grave, qui s'était soudainement établie. De sa position, elle pouvait observer le visage de Aylen qu'elle avait si souvent observer. Elle sentait pratiquement son haleine chaude effleurer son visage glacé.
Qui dit enfant, dit contes de fées. Dominique, elle les connaissait tous. Tout autant les contes moldus que lui racontait sa tante Hermione que les contes magiques que lui racontait sa maman. Dès sa jeune enfant, elle avait rêvé au prince charmant, s'abaissant vers elle et l'embrassant pendant son sommeil. Le mouvement d'Aylen fut pratiquement imperceptible. Lentement, son visage éclairé par les reflets de la neige, son visage aux joues mignonnement rosées, se rapprocha du sien. Cet image du prince charmant revint en tête à la jaune et noire, cet image si belle avec laquelle elle avait grandit toute sa vie. Pourquoi y pensait-elle maintenant? Son inconscient avait compris. Elle, par contre, le comprit trop tard.
Le coeur de Dominique cessa de battre pendant une faction de seconde. Malgré tout le froid qu'il y avait autour d'elle, elle ne sentit qu'une seule et unique chose. Elle sentit, jusqu'au plus profond de son corps, jusqu'au plus profond de son âme, la douceur des lèvres d'Aylen. Cette douceur allait jusqu'à l'enivrer quelque instant. Mais Dominique reprit rapidement ses esprits. Aylen, son amie à qui elle tenait tant, était en train de l'embrasser. Son amie Aylen. Une jeune femme. Certes, il y avait eu un lien entre toutes deux depuis pratiquement le début, mais pas ce genre de lien! Si? Non? Comment le savoir?
Sur le coup de la surprise, la blondinette n'avait pu qu'écarquiller les yeux, alors que Aylen avait fermé les siens. Elle pu alors observer à nouveau le visage de la verte et argent. Ce visage, c'était comme s'il avait changer en quelque seconde. Il avait quelque chose de différent, quelque chose d'agréable, peut-être, ou au contraire, de dérangeant. Dominique n'aurait pu le dire. Dans sa petite tête d'oiseau, il y passait mille et une information, mille et une pensées, mille et un doutes. Était-ce de la gène, un certain malaise? Jamais la jaune et noire n'avait ressentit cette sensation. Jamais, elle n'avait ressentit un si grand trouble. Les idées s'entrechoquaient dans sa tête, se mélangeaient, rien n'était plus clair. Elle avait une guerre de boule de neige dans sa tête. Tout était chaotique, tout était bordélique.
Peut-être était-ce pour cela que la blondinette ne bougea pas. Peut-être qu'elle ne savait tellement pas quoi faire que ne rien faire est la meilleure solution. Où alors, option cependant ignorée par elle, ce baiser lui plaisait. Dominique ne savait pas pourquoi. C'était comme si elle ne savait plus rien. Le temps s'étant arrêté dans son esprit, ce baiser lui sembla long. Pourtant, il lui semblait horriblement court dans un sens. Leurs lèvres se quittèrent, laissant une désagréable sensation de froid sur celle de la jaune et noire.
- Aylen...
Dans les yeux de Dominique, on ne pouvait y voir qu'une chose; le doute.
Sujet: Re: Ah non! Pas ça! [Terminé] Ven 30 Déc - 14:53
J'ignorais combien de temps ce baiser dura. Ca aurait bien pu être un baiser d'éternité comme seules quelques secondes pouvaient s'être écoulées. Et sans doute était-ce le cas. Tout du moins c'est ce que je me disais au moment où mes lèvres se séparèrent de celles si douces de Dominique. J'avais juste eu assez de temps pour réaliser ce que je venais de faire, je le savais, mais je gardais une seconde de plus les yeux fermés pour en savourer l'impression, sachant pertinemment ce qui allait se passer après. Je venais de commettre sans doute la pire erreur de toute ma vie. Tout du moins c'était ce que je pensais à ce moment là. Et tout me le confirmait. Car lorsque j'ouvris finalement les yeux, le regard que me lançait la belle blonde était chargé de... de quelque chose que je ne saurais pas identifié, mais qui voulait clairement dire que je venait de faire une bêtise. Et dans mon esprit qui tournait au ralentit, les choses commençaient dès lors à s'embrouiller, fusant soudainement. Je saisissais seulement l'ampleur de ce que j'avais fait.
Le désarroi commença à m'envahir, alors que je tentais de me contrôler et de trouver quelque chose à dire. Genre un « Je t'ai eu ! Tu devrais voir ta tête ! » Oui, ça serait parfait. Mais impossible de laisser le moindre mot sortir de ma gorge. Surtout pas avec le ton qu'employa la jaune et noire lorsqu'elle prononça mon prénom. A mes yeux, ça sonnait comme milles couteaux plantés dans mon cœur. Il était clair que ça n'était pas... Bon sang !
Je venais de tout gâcher. Notre amitié était fichue avec ce que je venais de faire, plus jamais je ne pourrais la regarder en face. Pas en sachant ce que signifiait réellement pour moi ce baiser. Pas en sachant que je désirais plus que simplement son amitié. Pas en sachant que ça n'arriverait jamais. Je la regardais toujours en silence, et si le temps semblait s'être arrêté, il était vrai que seulement quelques secondes s'étaient écoulées. C'était suffisant pour que je prenne la décision qui me semblait la meilleure en cet instant. A savoir fuir. Partir le plus loin possible d'elle. Là où elle ne pourrait pas me trouver, là où mon erreur n'existerait pas.
Je me levais précipitamment, laissant le froid m'envahir instantanément, reculant de quelques pas, passant ma main devant ma bouche comme pour effacer toute trace de ce qu'il venait de se passer. Mon expression neutre s'était envolée, je le savais, pour une expression presque paniquée, particulièrement troublée. Je regardais Dominique, juste un instant, avant de détourner le regard, m'apprêtant à fuir à toute jambe, à courir jusqu'au château comme jamais je ne l'avais fait, plus vite que je ne le ferais jamais plus.
- Je suis...
Désolée. Oui. De ce que je venais de faire, de cette énorme bêtise, de cet magnifique bêtise. Mais je ne parvenais pas à le dire, car au fond, non je ne l'étais pas vraiment, même en sachant que j'avais commis une chose irréparable. Non, m'excuser était exclus. Je commençais à me sentir mal, il fallait que je parte, maintenant.
- Je dois y aller.
Je dis ça rapidement, puis je lui tournais le dos, l'abandonnant là dans une fuite éperdue vers la raison que je venais de perdre au cours de cet instant si court et si parfait. Bon sang, qu'avais-je fait ? Je commençais à marcher vers le château pour finalement me mettre à courir. Je n'arrivais pas à m'arrêter de penser à ce que je venais de faire, à ce qui venait de se produire sans que je puisse m'en empêcher. Et je m'en voulais terriblement. Pour plusieurs raisons. Mais surtout parce que j'avais l'impression qu'en agissant comme ça j'avais réellement tout gâché, que maintenant, maintenant... Je ne pourrais plus... Je ne savais pas. Tout était tellement trouble, tout était tellement étrange, tout était tellement à l'image de ce que je venais de faire. Comme une sorte de désespoir grinçant qui s’immisçait dans mon cœur, comme l'étau glacé de l'eau de ce lac où j'avais failli me noyer, m'entraînant dans des profondeurs inconnues. C'était la sensation que j'avais, qui commençait à me gagner, parce que pour moi il était désormais impossible que la situation aille mieux, que quoi que ce soit aille mieux.
J'avais tout brisé, incapable que j'étais à agir normalement... Condamné ainsi. J'avais voulu être son amie et j'avais échoué au final, sans me douter un instant que je le ferais. Que ça tournerait à ça, à plus que de l'amitié à mes yeux. Des yeux que je fermais en me réfugiant dans mon dortoir, sur mon lit, mes affaires abandonnées dans la salle sur demande étant mystérieusement réapparu dans mon dortoir, sans doute grace aux elfes de maisons. A cet instant précis, j'étais seule avec moi-même, essoufflée.