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Bal de la Saint-Sylvestre

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MessageSujet: Bal de la Saint-Sylvestre Lun 26 Déc - 20:08

Citation:
Bienvenue à tous au bal de la Saint-Sylvestre et merci d'avoir choisi les Trois balais pour achever cette année 2021 et débuter 2022. Nous vous rappelons que le déguisement le plus beau, le plus original sera récompensé.
Alors place aux festivités et amusez-vous bien.


Le bar était décoré avec des couleurs festives et attrayantes. Les tables avaient étés déplacées sur les côtés pour laisser la place aux danseurs. Au fond du bar, un buffet avait été dressé et garni de dizaines de mets, des amuses-bouches, des salades, des petits sandwichs, des bonbons... Les boissons étaient directement à prendre au bar.
Les commerçants ainsi que les habitants de Prés-au-Lard étaient présents et n'attendaient plus que leurs invités.

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Gryffondor



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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Lun 26 Déc - 20:46

« Aaaaah si, si, si, si ! Tu viens avec nous ! Et tu ne protestes pas, Dominique Weasley ! »

À trois dans le hall de Poudlard, la voix d'Isaline avait résonné, faisant clairement savoir à la susnommée Dominique qu'elle n'avait pas le choix. À vrai dire, ça la rassurait même, elle n'était pas très à l'aise, en tête à tête avec Matt, finalement...
Mais je pense qu'il faut qu'on remonte plus loin dans la journée, pour pouvoir mieux prendre cette situation en main. Dès le lever du lit, elle avait été toute frétillante, attendant le soir avec impatience, guettant chaque seconde une pendule, attendant l'heure qu'elle s'était fixée pour commencer à se préparer. Sinon elle serait prête beaucoup trop en avance et tournerait en rond pendant des heures avant d'aller piétiner le sol de la grande salle en attendant son cavalier.
Eh oui, Mademoiselle n'y allait pas seule. Elle avait envoyé une belle lettre pleine de ratures à un Poufsouffle avec lequel elle avait vécu d'intéressantes péripéties au premier étage et dans les cachots. Il lui avait renvoyé une jolie lettre beaucoup plus soignée pour lui dire qu'il venait avec elle.
Et depuis que Monsieur Lindgren l'avait autorisée à rester à Poudlard pour les vacances, elle trainait une certaine bonne humeur derrière elle, même dans les séances de rattrapage qu'elle devait suivre pour ça. Séances qui dénotaient la même chose qu'en cours : une nullité des plus totales pour la magie.

Et puis, l'heure avait sonnée. L'heure qu'elle attendait. À la secone près, elle était debout et filait dans les dortoirs, pour se préparer – et elle n'était pas seule, vous savez comme les filles peuvent passer quelques heures rien que pour se préparer, se faire belle pour la soirée qu'elles pensent être la plus belle de leur vie.
C'est ainsi qu'elle déplia sa belle robe avec un soin tout particulier, qui ne lui ressemblait pas, qu'elle arrangea ses cheveux, qu'elle se maquilla, qu'elle mit son masque, ses chaussures, sa plus belle cape – parce qu'il fallait y aller, à Pré-Au-Lard, sous toute cette neige et puis, c'était pas avec la magie qu'elle allait se protéger du froid – cape avec de la fausse fourrure, histoire d'être un peu plus classe, et hop, la voilà qui dévale les escaliers pour rejoindre le hall d'entrée, où, elle l'espère, son cavalier l'attend.
C'est qu'elle s'est faite belle rien que pour lui, la petite Isaline. Elle a mis sa plus belle robe rouge, courte, à volants, avec un décolleté profond – bien qu'elle ne le remplisse sans doute pas assez – et un dos nu mettant ses épaules en valeur. Un joli masque aux couleurs de Gryffondor faisait ressortir ses yeux maquillés de manière assez épuré, avec juste un peu de mascara. Elle s'était davantage attardée sur ses lèvres, recouverte d'un gloss discret mais qui soulignait le rose naturel de la peau. Là où elle a passé le plus de temps, c'était sur ses longs cheveux roux, qu'elle avait relevé avec une pince, laissant les boucles douces retomber avec élégance sur ses épaules.
Ainsi, sans savoir qu'elle avait eu la même idée que Dominique, elle avait préféré l'élégance du costume à son originalité. Et le rouge la rendait repérable à des dizaines de kilomètres, entre ses cheveux, sa robe, son masque... Et ses jolies petites chaussures. La cape sur le dos, elle avait descendu les escaliers en faisant attention à ne pas se tordre la cheville, et n'avait relevé les yeux du sol qu'en arrivant à plat, dans le hall.

À ce moment-là seulement, elle avait cherché Matt du regard, s'approchant avec un sourire, bien qu'il ne soit pas seul. La présence de Dominique ne la gênait qu'à moitié, parce qu'elle était son amie, et parce que, comme je le disais plus tôt, elle aurait été embarrassée d'être en tête à tête avec Matt.
Même si on se doute que ça va arriver à un moment ou un autre.
Là, on lui avait expliqué que Dom, pour une raison floue, ne voulait pas venir au bal. Ah mais non, ça n'allait pas se passer comme ça. Avec les deux compères, la Poufsouffle se retrouva entraînée dans la neige, le froid, le vent, jusqu'aux Trois Balais. Malgré les cris et les protestations, qu'on soit d'accord.
Il n'empêche qu'Isaline fut bien contente d'être arrivée. Parce qu'il faisait un peu froid, dehors, et sa tenue, certes jolie comme tout, ne tenait pas super chaud. Une fois la porte refermée derrière eux, la bouffée de chaleur qui l'enveloppa lui arriva un petit soupir de soulagement. Elle retira sa cape, pour la mettre au vestiaire, et revint vers les deux autres, soucieuse de changer les idées de Dominique.
Et de briser la glace, parce qu'elle ne savait trop que dire à Matt...

« Bon. Alors, on boit une bièraubeurre ? Rah, j'ai les crocs moi... »

Oui, tout de suite, le quotient de sexyness de la Gryffondor se casse la gueule. Elle si jolie, mais aussi si gloutonne... Il faut dire qu'elle avait vite repéré le buffet, au fond de la salle, et que l'idée de partir à son assaut la séduisait tout particulièrement.

« Et puis, 'doit bien y avoir du chocolat, et le chocolat, c'est bon pour le moral... Allez Dom, viens ! »

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Gryffondor



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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Lun 26 Déc - 22:13

- On est bien mieux là, hein mon chester, toi, moi, les flocons et cet étage du dortoir vide ! On va laisser aux autres la danse, le buffet et tout ce qui rime avec fête, ça te va ?

Il me regarda d'un air étonné et en se glissa or du lit pour aller s'asseoir devant la porte, il n'avait pas vraiment l'air d'accord avec moi. C'était bien lui ça, il me suffisait de parler buffet et ce gros lard de chat donner là net impression d'enfin comprendre ce que je lui disais. Mais, le coeur n'y était pas. Je n'avais pas réellement la tête et l'envie de faire la fête ce soir, les évènements c'était enchaîné dernièrement et tout n'était pas aussi rose que l'on pouvait le croire. Et même dans le cas ou l'envie me prendrait, je n'avais personne avec qui passé cette soirée. Les seules personnes avec qui j'avais un minimum d'affinité étaient toutes en vacances chez leurs parents. Moi j'y avais échapper grâce à quelque mot griffonné sur un parchemin expliquant que j'avais du travail à rattraper. C'était passé crème, bien que la lettre qui me fut envoyé en retour était assez tâché de larmes pour me faire comprendre que j'aurais dû rentrer....

Mais je n'en avais pas le coeur, je n'avais pas le coeur de rentrer, je n'avais pas le coeur à aller m'amuser alors que chez moi les miens pleurés la disparition d'une de mes tantes. Bien qu'éloigné et peu connu cela m'affectais plus que je ne le pensais. Cette dites tante, tante rael, m'envoyais toujours pour noël l'un de ces merveilleux fondant au chocolat dont je ne me lassais jamais, pas un fondant réalisé à la magie, mais un fondant fait à la main avec tout l'amour dont on était capable de donner.. Cette année aux lieux de son fondant, j'avais reçu une lettre me conviant à ces obsèques. Alors, mes espoirs d'aller me gavé de canapés aux trois baveurs avait fondu comme de la neige sous un soleil d'été. C'était pas plus mal après, j'avais besoin de repos et quoi de mieux qu'un dortoirs vide pour cela ?

Je fermais les yeux et hissais davantage ma couette et avant d'avoir pu apercevoir le premier mouton je sombrai dans le sommeille. Après ce qui me parut être une éternité, ou plutôt une demi heure pour être exacte je sentie le côté droit de mon lit s'affaissait et avant que j'eusse eu le temps de me rattraper j'étais étalé à plat ventre sur le sol poussant des jurons entre deux gémissements. J'étais si focalisez sur mon état physique que j'en fus davantage surpris quand un chiffon blanc fit éruption dans mon champ de vision, rattrapant ce que je pris tout d'abords pour mon drap je tournais la tête en direction de sa provenance et se tenant de toute sa hauteur devant moi je pus reconnaître la blonde de griffy avec qui je mangeais à peu près chaque midi, ne me demandais pas son nom je n'en ai aucune idée. Tout ce que je sais, c'est qu'il s'agit d'une très bonne compagnie.

- Tu pensais que t'allait y échapper Eliacin ? Enfile moi ça et suit moi ! Je m'en fiche de tes raisons, mais j'aime pas te voir avec cette mine là et je ne connais, ce soir qu'un lieu pour redonner un peu de couleur à la belle petite rouquine que tu es ! Alors file à la douche, enfile ce machin, coiffe toi et à nous la biéreaubeure ! Ne proteste pas sinon je t'assure que chester ne sortira pas vivant !

Du coin de l'oeil j'observai le bout de chiffon qui se trouver être une robe de couleur blanche, elle m'avait l'air fichtrement courte pour une robe que l'on porte en hivers ! Ensuite, je cherchais chester des yeux et fut surpris de le voir assis près de la porte semblant attendre que tout ce passe, il était aussi serein que quelqu'un attendant un bus, mais on pouvait voir dans ses yeux une lueur malsaine, comme s'il avait été l'une des têtes pensantes de cette machination ! Et dieu seul sait qu'il en aurait été capable s'il avait été humain !

J'allais protester et nier en bloc que j'allais mal, quand le doigt de le blonde ce posa sur mes lèvres m'imposant de silence. Elle m'adressa un sourire, vous savez se sourire qui vous dit : je sais ce que tu endure, alors laisse-moi te sortir de là ! Je la regardais muette et mal à l'aise cherchant toujours quelque part entre deux excuse un moyen de m'échappai de là, mais rien ne me vint alors résigné je me levai constatant avec regret que je n'avais aucune douleur ce qui aurait pu prétexté une incapacité à allez jusqu'à pré-au-lard. Un rapide tour à la douche, un brin de maquillage, un brushing et j'étais prête. Mais la robe qu'elle m'avait incité à porter me paraissait bien trop légère, j'y rajoutais une petite veste en poile, un bonnet en laine blanche et une paire de talon montante que j'affectionnai énormément.

Je n'étais pas très à mon aise, cette accoutrement me paraissait légèrement déplacé pour une fête déguisé, j'étais bien loin de l'hémo, du vampire ou encore du pingouin à lunette, j'étais simplement... moi. Je me faufilais dans la salle commune de griffy chester sur mes traces et outre quelque férue du travail il y avait aussi peu de monde qu'à la tête du sanglier. Elle m'attendait et m'entraîna à sa suite avant que je n'eu le temps de lui servir une salve de bonne raison de ne pas y aller. Nous descendîmes les escaliers un à un filant d'étage en étage et finîmes par rejoindre la foule qui comme nous se dirigeait vers la grande porte. L'air extérieur était peu convivial et c'était à cet instant que le rythme de notre marche qui nous épargner de gelé sur place. J'étais toujours soucieuse et ce ne fut que lors que la porte du trois balais s'ouvrit que tous mes problèmes s'évanouir. Les festivités avaient déjà commencé et le trois balais qui m'était si familier avait enveloppé lui aussi ça plus belle parure. Mes yeux s'attardèrent sur chaque décoration, sur chaque petit détail environnant, l'ambiance des lieux était si intense que j'avais l'impression que passait quelque minute de plus ici me suffirait pour prendre goût à la soirée.

Chester pris ses jambes à son cou en croisant d'autre chat, la blonde fila vers le bar pris de chope de biéreaubeurre, m'en donna une garda l'autre trinqua et me souhaita un joyeux noël. Retrouvant un peu d'énergie et délassant un peu le poids qui me pesais, je pris la décision de faire de cette soirée un renouveau, après tout, j'étais sûr que tante Rael m'aurait privé de fondant au choco si elle savait que je me comportais ainsi...

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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Lun 26 Déc - 23:37

«-Kamiki Festival ~ Okami OST.-»



•Un Bal.
Ils n'avaient rien de mieux à faire, en haut lieu, plutôt que d'organisé un telle absurdité ? Un bal... Derechef, tu crachas le mot avec une répugnance acidulée, tandis qu'à contre cœur tu te pomponnais mécaniquement, seule dans ta chambre. Tes compatriotes de dortoir avaient préférés la salle de bain. Grand bien leur fasse, tu verrais bien assez de monde de ta soirée, inutile donc de chercher à te faire bousculer dans la salle de bain du château par des femelles en rut. La foule avait toujours été quelque chose qui te rebutait ardemment. Et pour cause, le dégoût cascadait sur ton épiderme à la seule idée d'être touchée par quelqu'un d'autre. Surtout par un homme. Les mâles. Des ramassis d'immaturité, de machisme et d’exubérance. Bref, tout pour plaire. Mais tu n'aimais pas d'avantage les femmes. Elles gloussaient comme des dindes, se coulaient dans la puérilité et souffraient d'une déficience mentale notoire. Dans tous les cas, il fallait avouer que toi, tu étais régit par un nombrilisme notoire, et que ton ego atteignait des sommets pharaoniques.
Sans que personne n'en sache rien.
En réalité, tu pouvais d'or et déjà réclamer ton diplôme de comédienne. Depuis toute ces années passées dans ce château, ton double jeu était toujours recouvert d'une bonne dose de mièvrerie, d'éloges sirupeuses et d'optimisme inaltérable.
En résumé, tu étais indémasquable.
Changeant du tout au tout lorsque tu te trouvais en présence d'individus plus ou moins civilisés. Un peu à la façon de ces pseudos prestidigitateurs moldus, qui changeaient de tenues en quelques secondes. Tu procédais de la même façon.
Un déguisement en cachait toujours un autre.


•Dernier coup de crayon noir pour souligner la finesse de tes yeux en amandes. Et te voilà prête à te dévoiler aux regards inquisiteurs. Pour ton déguisement de femme chat, tu avais usée d’habileté et d'une ruse savamment étudiée.
Tu avait ceint ta silhouette gracile d'une robe satinée et charbonneuse, plutôt courte et qui ne se voulait pas très habillée. A partir du haut de tes genoux des jambières de la même matière se terminait par des pattes de chat plus vrai que nature. Au niveau du visage, des oreilles effilées vibraient de malice sur ton crâne chevelu. Sans oublier, la queue duveteuse qui s'animait ; à la base des vertèbres lombaires ; comme mue par sa volonté. Puis il y avait tes yeux. Ces yeux jaunes, aux nitescences flamboyantes, réduites en leur centre en une fine fente. Deux perles électriques irradiantes, générant leur propre énergie.
Tu avais finement profiter du faite d'être une Animagus pour te déguiser.
Tu n'avais donc mentit qu'a moitié...
Claquant la langue, tu te préparas à affronter la cohue qui grouillait dans les couloirs, les jappements frénétiques t'installant peu à peu dans l'ambiance la plus irritante qui soit. Grimace dédaigneuse. La dernière de la soirée, avant de te fondre dans la masse.
A la manière d'un chat.


•Les lambeaux de givres s’accrochaient à ton visage, et à tes cuisses. Seule le haut de ton corps échappait à l'incommode dragon de glace, ta cape de sorcière te protégeant des flammes glaciales. La tempêtes de neige ralentissait allègrement votre progression, alors que tu bénissais n'importe quel dieu en service de t'avoir fait choisir des bottes aussi hautes. La neige t'arrivait à mis tibia. Dans les méandres de ton imagination florissante, tu avais l'impression d'entendre le blizzard rire à te oreilles. Un rire sarcastique et glaçant le sang. Le tien ne pulsait plus dans tes veines... Les yeux plissés, le nez dans ton écharpe de Serpentard, ton corps entier te hurlait que tu aurais due rester avec Show Off, qui avait froncé le nez en apercevant le vent et qui te narguait de son regard narquois. Les chats avaient le don d'exaspérer les gens... Tu ne faisais pas exception. A cette pensée, un regain d'énergie se nantie dans tes muscles, les gratifiants d'un souffle ardent des plus inespérés.
C'est ainsi que tu poussas la porte cahoteuses des Trois Balais, tandis que ton regard se heurtait à ses mille et une aspérités.
La clameur envahit tes sens comme une brise de printemps. Mais en plus désagréable. Beaucoup plus. Recouvrant peu à peu tes esprit, et pour éviter d'avoir à effleurer qui que ce soit, tu sautas directement sur l'une des dernières tables désertées de l'auberge.
Là, tu établis ton espace privé et sociale, avec la ferme intention de le défendre férocement si quiconque s'en approchait. C'était LE tien. Ton territoire. Mais si bien sûre, quelqu'un d'important arrivait, tu l’accueillerais à bras ouverts, avec le sourire le plus onctueux qui soit.
Pour le moment, ce n'était pas gagné.
Tu étais le chat parmi les chiens.

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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Mar 27 Déc - 19:43

Spoiler:
 


Il était parfait. Il allait faire sensation à ce bal. Un sourire amplifia son visage : un sourire en coin. Il était excité. Comment les gens allaient prendre son audace ? Il désirait paraître en cette soirée importante et festive. Habillé totalement de noir, vous croirez que ce ne serait pas le cas non. Vous vous trompez totalement. Cela commença simple soit un complet noir, une boucle papillon au cou. Drago Malefoy était élégant à souhait. Toutefois, une cape noire entourait ensuite totalement son corps. La capuche cachait sa chevelure blonde très pâle pour ne laisser paraître que le visage, les contours semblèrent alors flous. Puis, ce masque … Ce masque si redouté il y avait 20 ans voir même plus. Un masque semblant être fait de métal colorié de jais. Un masque qui ne laissait point passer les traits de son visage. Seuls quelques trous et fentes laissaient respirer l’ancien Mangemort au nez, à la bouche. Devant le miroir de sa chambre, derrière ce masque, Drago rigola. Son souffle chaud se répercuta sur le métal noir. Il était terriblement hâtif de voir la réaction des gens. Il avait gardé sa baguette magique à son côté en-dessous la cape.

Au départ, il avait voulu refaire la Marque des Ténèbres à son bras gauche : juste pour que le déguisement soit plus réussi. Un simple dessin et rien de plus. Toutefois, il avait tremblé, il avait eu peur. Il ne désirait plus cette marque. C’était uniquement un déguisement pour impressionner tous les convives du bal aux Trois-Balais peut-être son fils même. Son héritier apprendrait la bonne manière pour faire une forte impression. Immature notre Drago ? Mais si peu … Il désirait juste s’amuser comme dans le bon vieux temps. Ce fut à cet exact moment qu’Astoria sa délicieuse femme apparut dans un déguisement aussi «sexy» qu’élégant : un loup noir. Aussitôt, les yeux de l’homme n’en avaient plus que pour elle. Il enleva le masque et l’entraîna en l’intérieur de ses bras paressant sveltes, mais étant plus puissants toutefois. Il embrassa langoureusement Astoria sans que cette dernière puisse dire quoique ce soit.

- Tu es magnifique …

- Et toi non. Quelle est cette idée Drago ?

Il ne lui répondit pas. Seul un clin d’œil espiègle apparut au visage de l’homme. Une émotion qui devrait laisser croire à Astoria de ne point tenter de faire changer d’idée son têtu et idiot de mari. Elle avait soupiré, mais rien. Bras dessus, bras dessous, le couple Malefoy transplana jusqu’à Pré-Au-Lard. La température était glaciale. Malgré le masque, Drago ressentait le vent froid frappé sa peau. Cela lui rappela que trop subitement Enora. Une pointe de mélancolie subjugua Drago qui tenta, néanmoins, de ne pas la laisser diriger sa vie ce soir. La jeune fille avait été transformée en bloc de glace. Alors que la plupart des gens rigolaient de cet événement. Ils avaient adoré voir la sortie du Malefoy au Ministère de la Magie. Oh ! Pour une fois, les Malefoy se faisaient touché par le mal : non directement, mais tout de même. L’homme, lui, avait été touché émotionnellement.

- Il fait froid. Entrons de suite …

Dit-il sur un ton neutre doublé d’un semblant de mélancolie ne l’ayant pas encore quitté. À l’intérieur, la fête battait son plein. Les pensées de Drago avaient été si ancrées sur Enora qu’il en oublia son déguisement. Plusieurs adultes se tournèrent alors en sa direction, une peur sans nom au ventre. Derrière son masque, cela prit quelques secondes pour se rappeler le pourquoi du comment. Aussitôt fait, un sourire et un souffle de rire envahit le concerné. Cela fait effet, je vois pensa-t-il tout heureux d’être le clou du spectacle. Oh ! Pauvres petits sorciers. Heureusement qu’Astoria était à ses côtés : bien au contraire, personne n’aurait put reconnaître le «Mangemort». Drago vit une table libre au centre de la pièce et y fit asseoir la jolie louve noire.

- Je vais chercher des rafraîchissements ma chérie. Amuses-toi eh.

Chuchota-il au creux de l’oreille de sa magnifique femme. Il aimait être prêt d’Astoria. Cela le confortait, le rendait tendre et affectueux. Sa cape flottait au-dessus du sol alors qu’il se déplaça auprès du bar. Accoudé, mais non assis au bar, Drago eut le loisir d’observer les scènes se produisant à l’abri derrière son déguisement. Il commanda deux whisky pur feu sachant parfaitement qu’Astoria désirait se lâcher ce soir. Bah oui quoi ! Lui aussi désirait se délier et s’amuser : cela ne paraissait pas avec son déguisement ? Le serveur était le même qu’à sa première visite … Ce dernier acquiesça à sa demande, mais avec une certaine peur. Il devait certainement songer : ah ! Mais il ne changera jamais celui-là ! Ce qui attisa une nouvelle fois la joie chez Drago. Une bande de jeunes filles entouraient un garçon se trouvait non loin. Des adolescentes toutes joyeuses. Le pauvre garçon ou pas ... Hm. L'une des filles portait une robe rouge magnifique et un masque dans les tons aussi rouges parsemés d’or.

- Gryffondor non ? Les couleurs ne trompent pas.

Dit-il enlevant son masque sur un geste presque trop élégant se présentant en même temps à Isaline avec un sourire poli. Oh ! Mais la jeune fille n’arrivait pas à la cheville d’Astoria. Il lui manquait la classe Serpentard, la classe Malefoy. Oh oui ! Il allait follement s’amuser en cette soirée.



Dernière édition par Drago Malefoy le Mar 27 Déc - 22:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Mar 27 Déc - 20:52

« Duncan, arrête de bouger comme ça, veux-tu? »

Le petit garçon offre un grand sourire espiègle à son père, le dardant des yeux bleus qu'il tenait de ce dernier. Duncan McKintosh, petit garçon de huit ans, a décidé qu'il se déguiserait en lutin pour Noël. Et c'est avec beaucoup de patience et de magie que son papa s'est efforcé de venir à bout du costume. Ainsi donc, l'enfant est tout habillé de vert, avec des oreilles factices pointues, un bonnet, et des chaussons à clochettes. Maintenant, le tout était de changer la couleur verte, parce que Monsieur la trouvait trop claire. Puis trop foncée. Puis trop flashy. Patient, Alexandre change la couleur d'un simple coup de baguette, à plusieurs reprises, demandant à son fils de ne pas bouger afin qu'il ne colore que le costume et non sa peau.
Finalement, à bout de nerfs, il abandonne, et décide que ce vert là ira très bien, malgré les protestations du gamin. Et puis, lui aussi doit se préparer.

« On y va avec ta nouvelle amoureuse ?
- Non, Duncan, je n'ai pas d'amoureuse. Et Maman, qu'est-ce qu'elle fait ce soir? »

Duncan ne répond pas, haussant les épaules. Il n'a pas eu la curiosité de poser la question, trop excité à la simple idée de passer les vacances de Noël avec son papa. Alexandre se détourne vite, enfile son costume. Père Noël. Franchement, c'était un des paris les plus idiots qu'il avait fait avec Shayan. Il n'avait pas le physique d'un Père Noël, il n'avait ni la barbe, ni la bedaine, et il était absolument hors de question qu'il porte une fausse barbe blanche. Néanmoins, il avait le costume entier, rouge et blanc, avec son bonnet et les bottes. Pas de hotte. Fallait pas pousser non plus.
On aurait presque dit un costume sexy.
Et puis, il allait faire la paire avec son fils le lutin tiens. Espérons juste qu'ils ne croiseraient pas trop d'élèves féminines qui seraient prêtes à s'extasier devant l'enfant. Il veille à ce que le bonnet couvre bien les oreilles, bon papa poule, entoure le petit d'une épaisse cape pour le protéger du froid, avant de se redresser.

« Allez, on y va bonhomme. »

Il lui prend la main, et les voici partis, dans le froid de l'hiver. Mais Alexandre n'a pas l'intention d'aller ainsi à pied jusqu'à Pré-Au-Lard, comme beaucoup d'élèves. Certains ont eu l'intelligence d'appeler des diligences. Mais lui, sitôt les grilles passées, soulève le petit garçon du sol, le serre contre lui, et transplane.
Ils réapparaissent devant la porte de la Taverne des Trois Balais, alors que le gamin est mort de rire, adorant la sensation étrange du transplanage accompagné. Alexandre le pose par terre, et lui reprend la main, avant de pousser la porte.

« Tu restes vers moi Duncan, ok?
- Oui Papa ! »

Un sourire fugace éclaire le visage du jeune père, qui entre alors, poussant mini-lutin dans la fête. Gamin qui file immédiatement vers le buffet, où se tiennent des élèves d'Alexandre. Il reconnaît Miss Weasley, avec ses cheveux blonds, Ewood, avec un costume, et Miss Lewis, derrière sa panoplie rouge et or. Superbe trio.
Duncan, lui, se faufile entre les pattes des autres et attrape un bonbon sur le buffet, avant de se retourner pour voir son papa et se retrouve nez à nez face à …
L'enfant perd immédiatement ses couleurs. Bien que ne connaissant pas l'histoire de la magie, le costume lui flanque suffisamment la trouille pour qu'il fuit Drago et file se réfugier derrière son père qui, baguette dans la manche, a immédiatement reconnu le costume. Ce n'était visiblement pas le cas de Miss Lewis, qui était en train de chercher ce que représentait ce costume étrange qui aurait été plus idéal à Halloween qu'au Nouvel An.
Alexandre soulève à nouveau le petit du sol, dardant Drago d'un regard sévère, presque noir. Il trouvait cela d'un très mauvais goût. Ce n'était pas du culot, de l'audace, ni de la provocation. Surtout de la part d'un ancien mangemort, connu pour sa lâcheté lors de la Bataille de Poudlard, plusieurs années auparavant.
C'était honteux. Tout bonnement honteux. Un soir de fête, venir tout gâcher avec un costume aussi mal placé...

Duncan avait planqué son nez dans le cou de son père, se cachant du vilain monsieur en noir. Papa, il était trop fort, même Maman elle le disait. Alors avec Papa, il ne risquait rien. Et ledit Papa était fortement mécontent.

« Votre costume est d'un mauvais goût tout particulier. » constata-t-il relativement sèchement, d'un regard si noir qu'on oublierait le costume de Père Noël qu'il avait sur le dos.

C'était vraiment intolérable. Et si, au cours de la soirée, le moindre événement étrange venait à arriver, ce serait sur lui qu'Alexandre, instinctivement, porterait la faute. Et pas avec la plus grande douceur.

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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Mer 28 Déc - 20:53



« Non ! Je te dis, n’insiste pas, c’est non ! ». « Allez Panda, tu peux pas me faire ça ! Je suis ton frère quoi ! ». « Raison de plus ! Tu crois quand même pas que JE vais t’accompagner au bal ! Cherche toi une minette qui voudra bien venir avec toi ». « Pas possible, je veux aller au bal avec la plus belle fille de l’école, et c’est toi ! ». Première étape, la flatterie. Malheureusement pour lui, je connaissais trop bien mon frère et il n’arrivait plus à m’embobiner. « Nan, nan, ça ça ne marche plus avec moi ! ». « Allez Panda. S’il te plait ! ». Il me regarda fixement. Deuxième étape, la déstabilisation. « Ca non plus ça ne marche plus ! Et puis c’est quoi cette soudaine obsession pour les bals ? D’habitude, tu déteste t’habiller en pingouin ! ». « Oui, mais tout mes potes ont trouvé une cavalière. Moi, la fille à qui j’ai demandé, elle était déjà prise. Je peux pas y aller seul ! J’aurais l’air con ». « Nous y voilà ! Tu es con, c’est pas nouveau … ». Yeux de chiens battus. Exactement les mêmes que je lui faisais quand je voulais obtenir quelque chose de lui. Troisième étape, me prendre par les sentiments. Généralement, je ne mettais pas longtemps à céder. « Bon … d’accord ! ». « Chouette, t’es la meilleure ! ». Ah oui mais mon frère avait oublié à qui il s’adressait, je le crains ! « D’accord à une condition. Je me déguiserais en Cendrillon. Et toi, tu as le choix entre te déguiser en ce stupide prince charmant, ou cette gourde de marraine la bonne fée. Alors, tu as toujours envie d’aller au bal ? ». « Outch, t’es dure en affaire toi ! ». « Certes, je suis une Jenkins ». « Bon, va pour le prince charmant … ». « Bien ! A ce soir ! ».

Plus tard dans la soirée …


Je me regardais dans le miroir, plutôt satisfaite du résultat. Quelques tours de magie, une patience sans limite, et un courage pour dompter mes cheveux avaient assurés le résultat voulus. Mes cheveux étaient relevés en un chignon duquel s’échappaient quelques boucles retombant sur les épaules. J’avais revêtue une robe longue, blanche, qui laissait mes bras nue, et qui s’arrêtait juste avant de toucher le sol. Un collier noir au ras du coup, un serre-tête en faux diamants. Je ne m’étais pas trop maquillée, pensant que Cendrillon ne l’avait pas été non plus. Un peu de fard à joue, de mascara, et un rouge bien pétant sur les lèvres. C’est pas que je m’aime et je m’admire, mais bon, c’est presque ça. Soudain, je sursautais. « Baaah ! Mais qu’est-ce que tu fiches dans le dortoir des filles ?! ». J’attrapais le coussin de mon lit et le balançais à la figure de mon cher frère. « Désolé, je voulais voir ma sœur déguisée en princesse et lui demandé de me faire mon nœud papillon. Même avec la magie j’y suis pas arrivé ! ». « Andouille ! ». Je fis son nœud papillon, et le regardait. « Si t’étais pas mon frère, je voudrais être ta copine ! ». Je me rendis soudain compte que mes paroles étaient bizarre … « Oublie ! On y va ? ». Sans plus attendre, nous nous rendions à Pré-au-lard. Malgré le froid, j’étais plutôt à l’aise dans mon costume. En entrant dans la salle, je fus éblouie par sa splendeur. Magnifique. Je détaillais les gens et leurs costumes, et mon regard s’attarda sur un petit garçon très mignon déguisé en lutin, a côté d’un homme déguisé en père-noël que je ne voyais que de dos. Mais il faut être un peu idiot pour se déguiser en père-noël, right ?


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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Jeu 29 Déc - 0:04

J’angoissais. Je ne savais pas pourquoi, je ne réalisais pas à quel point, et pourtant, plus le temps défilait, plus j’angoissais. Je crois que j’étais juste mal. Mal de voir l’état dans lequel se trouvait ma meilleure amie, mal de voir que, même si l’une des origines remontait déjà à un mois, elle ne s’en remettait pas vraiment, qu’elle en restait déboussolée. Mal de savoir qu’elle préférerait être avec sa famille, et qu’elle ne le pouvait pas, que personne ne le lui avait permis alors qu’elle ne désirait que ça. Alors mon but pour la soirée était de lui changer les idées, de la remettre un peu d’aplomb. Et pour ça, j’avais fait quelque chose que je n’aurai jamais pensé faire un jour. Quelques jours avant le bal de la Saint-Sylvestre, dans la volière, j’avais lu et relu ce mot que j’avais rédigé, en tremblant légèrement. Pourquoi est-ce que je faisais ça ? Est-ce que c’était une bonne idée ? Je n’arrivais pas à me décider… J’en étais venu à me dire que la seule personne à pouvoir réellement remédier à tout ça était celle qui en était à l’origine. Alors j’avais décidé d’écrire à Aylen Nott, moi-même peu convaincu, en lui disant que je tenterai d’emmener Dominique au bal, et que je pensais comme étant la plus… Raisonnable, peut-être, l’idée qu’elle vienne pour lui parler. J’avais finalement envoyé un hibou à sa rencontre, me disant qu’ainsi, je ne pourrai pas revenir sur mon choix. Malgré le fait que je ressassais encore et encore ce que Dominique m’avait raconté, je n’arrivais pas à me dire que c’était vraiment arrivé. Ça n’était pas que je ne voulais pas, mais je ne pouvais pas… Je n’y arrivais simplement pas. Il y a vraiment des choses que je ne parviens pas à saisir des fois…

Le soir était arrivé, et j’avais pris un peu de temps pour me préparer, étrangement mitigé. Cette soirée était faite pour qu’on en profite, non ? Alors pourquoi devais-je me prendre la tête ainsi ? Et puis, ça me permettrai de passer la soirée avec Dominique et Isaline, chose sur laquelle je ne pouvais décidément pas cracher. J’avais enfilé un pantalon simple noir et une veste blanche à épaulettes dorées descendant un peu en dessous des hanches. Une ceinture noire en cuir me ceignait la taille, et j’avais mis des gants blancs. Je m’épargnais l’habituelle écharpe qu’on voyait dans les dessins-animés, je pouvais bien m’en passer. Enfin, j’avais attachée à ma tenue une cape doublée couleur or, me disant que ça ferait l’affaire. J’avais ensuite récupéré Dominique, racontant des bêtises pour qu’elle puisse se distraire. Si je voulais qu’elle vienne, ça n’était pas vraiment pour Aylen. C’était parce que je considérais qu’elle en avait besoin, pour oublier les révisions qu’elle devait se farcir, pour penser à autre chose qu’à sa famille, ou qu’à…. Ca… Nous étions descendus dans le hall pour retrouver la Gryffondor, comme prévu. Mais là encore, Dominique ne semblait vraiment pas motivée pour se rendre aux Trois Balais… Oh, surprise… Quand Isaline nous rejoignit, il fallut que celle-ci s’y mette pour parvenir à « décider » la blonde. Finalement, nous nous étions jetés dans le froid ambiant pour nous rendre à Pré-au-Lard.

Il y faisait bon, et honnêtement, ça n’était pas désagréable. Mais je m’attendais à mourir de chaud avant la fin de la nuit, parce qu’avec le monde qu’il y aurait, et le fait que personne ne resterait tranquille pendant plus de deux minutes, ça allait être terrible… Quand la Gryffondor revint vers nous, elle lâcha quelques phrases qui m’arrachèrent un sourire franc. J’étais d’accord avec elle, le chocolat aiderait peut-être Dominique. Les suivant toutes deux vers le buffet, je laissais mon regard se perdre sur Isaline quelques instants, avant de me reprendre. Au fond de moi, je savais que j’aurai peut-être un peu de mal à profiter au maximum de cette soirée. Tant que le moral de Dominique n’irait pas mieux tout du moins. Et je me surpris à souhaiter l’arrivée de la Serpentard, chose un tant soit peu surprenante. Parce que j'en avais conclu que, pour lui changer les idées, il fallait lui fourrer le nez dedans... J'avais parfois une bien étrange logique...

Je récupérai un verre, observant ceux qui arrivaient, et ceux qui étaient déjà là. Certains faisaient preuve d’originalité dans leurs costumes, d’autres restaient dans les classiques. Mais beaucoup avaient décidé de jouer le jeu, et là encore, je souris. Aller, me détendre un peu. Enfin, ça aurait pu le faire, si on n’avait pas eu un mangemort qui s’était pointé, retirant son masque alors qu’il saluait Isaline. Je crois que je perdis des couleurs à ce moment-là. Je n’avais pas vécu la guerre, mais j’en avais suffisamment entendu parler. Et ce costume-là me mettait mal-à-l’aise. Visiblement, il n’y avait pas que moi que cela dérangeait puisque le Professeur McKintosh -vêtu d’un superbe costume de père-noël, quoi qu’incomplet- s’approcha, récupérant un enfant -déguisé en lutin- qui semblait être le sien, exprimant son point du vue vis-à-vis du costume. J’acquiesçais discrètement de la tête. Oh que oui, j’étais totalement d’accord. Si j’avais eu un peu plus le courage de m’exprimer sur l’instant, j’aurai donné mon point de vue. Mais pour éviter de me faire remarquer, je replongeais dans mon verre, l’air de rien. Drôles de gens….

Quand un frisson parcourut mon dos, je me retournais vers le buffet, cherchant quoi dire pour meubler la conversation. Ça n’allait pas être évident. Aller, n'importe quoi !


« J’espère qu’il va y avoir une animation ce soir ! » Je bus une gorgée, puis repris, avec un timbre de voix légèrement plus timide. « J’aime bien les animations… »

Je tendis à Dominique de quoi manger, avant de me rapprocher nettement d’elle. Plus par réflexe qu’autre chose, d’ailleurs…
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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Ven 30 Déc - 22:28

La vie pouvait être tellement injuste par moment. Il y avait de ces moments où absolument tout allait mal, ou absolument tout n'allait pas comme il le fallait. Parfois, cela était simplement passager de quelques jours, d'autres fois, cela durait si longtemps à en rendre fou n'importe qui. Dans la vie, il fallait avoir de la chance. Sans chance, la vie était une torture, un supplice. Cependant, quand on avait de la chance, la vie était belle, magnifique et fallait la peine d'être vécue. Mais personne n'avait toujours de la chance. Dans n'importe quel vie, chance et malchance s'entrecroisaient sans cesse, s'alternaient l'une après l'autre.

Dominique ne faisait pas partie de ces gens à qui les malchances venaient l'une après l'autre sans jamais laisser de place à une toute petite partielle de chance. Elle avait une magnifique vie jusqu'au très récemment. Depuis quelques temps, la vie lui donnait malchance par dessus malchance. Dominique avait vécu la perte de son oncle Harry très étonnamment. Elle avait démontré une force que personne ne doutait en elle. Elle s'était rapidement remise, ou du moins, le laissait paraître. Son oncle lui manquait, mais pleurer sans arrêt ne le ferait pas revenir. Une pointe de maturité avait percée chez la blondinette. Seulement, les choses ne s'améliorèrent pas. Ils empirèrent.

Il y avait eu Aylen. Cette jeune femme, en seulement quelques secondes, avaient complètement confus Dominique. En seulement quelques secondes, elle lui avait enlevé ses repaires, ses idées, son bon sens. Depuis, ils n'étaient toujours pas revenus. La blondinette vivait son dernier mois de cours, d'examens avant les vacances de fêtes, un mois accompagnée d'un rhume particulièrement tenace – causé par la neige est ses vêtements trempés suite à son baiser avec Aylen- , dans un immense brouillard. Sans cesse, elle essayait de penser à autre chose, mais le visage de la serpentard revenait toujours dans son esprit. Il n'y avait rien à faire. De plus, Aylen l'évitait. Dominique l'avait aperçu à plusieurs reprises, mais à chaque fois la verte et argent se sauvait. La blondinette avait cru que, si elle en parlait à quelqu'un, peut-être que cela passerait. Elle avait tort. Même après avoir tout raconter à Matt, son meilleur ami, son frère de coeur, elle était toujours aussi troublée. Matt n'avait pas su quoi dire. Il n'avait pas su comment réagir, comme s'il ne la croyait pas. Pourtant Matt savait bien que la blondinette ne pouvait pas mentir, ne mentait jamais.

Un mois dura comme cela. Avec les fêtes qui arrivaient, il allait être simple de ce changer les idées. En compagnie de sa famille, à fêter, à manger, à jouer, Aylen allait être chasser de son esprit. Et pourtant, Dominique ne cessa d'y penser, même lorsqu'elle retourna chez elle pour Noël. Pire, un autre malheur s'abattit sur sont esprit. Il s'agissait du premier Noël sans son oncle Harry. Son absence pesa vraiment très lourd sur la fête de Noël. Tout le monde s'était réuni, comme à l'habitude, mais la joie qu'on y retrouvait autrefois n'y était pas. Lily pleurait souvent, Albus et James semblaient se retenir pour ne pas le faire et tante Ginny pleura aussi. Dominique était des plus vieilles dans les enfants. Pour la première fois, elle démontra une énorme maturité. Elle s'occupa d'occuper et de consoler les plus jeunes. Lily avait presque tout le temps été dans les bras de la blondinette, pour ce cette dernière la console. Elle jouait avec Hugo également, essayait de faire tout pour changer les idées alors que les siennes étaient des plus sombres. Aylen la hantait encore. Pourtant, Dominique ne laissait rien paraître. C'était complètement étrange venant d'elle. Elle n'était plus elle-même lors de ce Noël. Elle était changée. Assez changée pour que sa mère le remarque. Cependant, ne voulant pas rajouter un poids sur la famille – annoncer qu'elle avait été embrasser par une fille ne serait peut-être pas bien pris – elle ne raconta rien à sa mère. Sans mentir, elle lui expliqua qu'elle avait simplement des problèmes avec une fille de l'école. Cela sembla suffit à Fleur qui la laissa tranquille, même si elle s'inquiétait tout de même. Victoire aussi s'inquiétait, mais elle ne vint pas lui parler. Un joyeux Noël, évidemment.

Malgré tout cela, la famille Weasley et Potter passèrent au travers de la fête avec une certaine joie. Noël ne pouvait pas être complètement dénudé de joie lorsque l'on se retrouvait en famille. Sans cette ambiance aussi lourde, Dominique redevint un peu plus elle-même. Seulement, il y avait toujours la verte et argent dans sa tête, mais personne ne le savait. Son humeur passait sous l'excuse de l'épuisement de l'année scolaire, du Quidditch, des fêtes. Le pire était passé, disait-on. La fête pour le nouvel an devrait être moins pire. Cependant, la blondinette n'en fera pas partie. Le lendemain de Noël, Fleur et Bill, son père et sa mère, étaient venus la voir dans sa chambre, un air sérieux au visage. Ils lui apprirent une terrible, une affreuse nouvelle. En vue des notes que la blondinette avait accumulé dans ses cours et qu'elle devait passer les ASPICs en fin de cette même année, ils avaient décidé de la retourner à Poudlard pour le reste des vacances des fêtes, afin qu'elle puisse étudier en paix et étudier pour de vrai. Dominique n'était pas du tout d'accord. Elle se plaignit, argumenta, mais rien n'y fit. Quelques heures plus tard, elle se retrouvait à Poudlard. Cependant, elle avait eu de la chance dans son malheur. À Poudlard, Matt y avait passer toutes ses vacances. Dès que la blondinette mit un pied dans le château, elle couru vers la salle commune pour y retrouver un Matt tout surpris de la voir là-bas. Elle du lui expliquer sa présence. Cependant, Dominique n'étudia pas. Elle passait tout son temps avec Matt. Elle n'aurait peut-être pas du, car ce dernier l'obligea cruellement – dans sa tête, c'était comme cela – à aller au bal de la Saint-Sylvestre avec Isaline et lui.

Le bal de la Saint-Sylvestre était un bal costumé. Cela posait un énorme problème. Dominique n'avait pas de costume ou déguisement avec elle. Elle ne pouvait pas non plus écrire à sa mère de lui en envoyer un pour le bal! Fleur l'avait renvoyé à l'école pour étudier! Si elle savait que sa fille allait aller à un bal, elle n'aurait pas forcément été d'accord. La blondinette devait donc se trouver un costume. Elle se pencha alors vers son faible côté artistique. La veille du bal, elle s'était rendu à la cabane dans le parc, là ou vivait son professeur de soin aux créatures magiques. Elle demanda alors au professeur Padelakis si elle pouvait lui emprunter une plume dorée de l'un de ses nombreux animaux. Comme elle entretenait une bonne relation avec son professeur, la blondinette pour obtenir sa plume. Aussitôt, elle retourna dans son dortoir pour jeter mille et un sortilège sur sa plume. Il lui fallait plusieurs heures, mais au final, elle réussit à faire un magnifique masque de bal de couleur or. Pour la robe, il lui fallut quelques sorts de métamorphose pour changer l'une de ses robes de sorcières en une magnifique robe de fausse fourrures jaune et noir. Tout comme Isaline, elle était particulièrement fière de sa maison et ces couleurs s'imposaient d'elles-même.

Le matin de la Saint-Sylvestre, Dominique se réveilla un peu maussade. Encore une fois, sa nuit avait été écourtée, le soir précédent ayant la tête trop pleine pour s'endormir rapidement. Elle se leva le plus tard possible, trainant au lit, ne voulait pas y sortir. Elle n'avait pas du tout envie d'aller à ce bal. Elle ne pensait qu'à sa famille qui allait à nouveau se réunir et elle, qui n'y serait pas. Elle voulait y être. Oncle Harry était mort. Cela aurait pu être n'importe qui d'autre de la famille. Oncle Ron, tante Hermione, ou même ses parents! La blondinette avait peur de les perdre à leur tour. Elle voulait être avec eux. Mais elle ne le pouvait pas. Elle était coincée à l'école. Certes, elle était heureuse que ses amis soient là, mais elle n'avait pas la tête à faire la fête. Par ailleurs, Aylen était toujours dans son esprit. Y sera-t-elle? Sans savoir pourquoi, Dominique se demandait souvent ce que la verte et argent pouvait être en train de faire.

Une fois sortie du lit, elle passa une matinée et une après-midi des plus normales, hormis qu'elle les passa seule, Matt et Isaline se préparant pour le bal. Après avoir diner, la blondinette pensa sérieusement à poser un lapin à ses amis. Cependant, elle savait que ce n'était ni bien ni gentil. Elle se coiffa donc simplement, ondulant ses cheveux, se maquilla légèrement – de toute façon, son visage allait être caché par le masque – et enfila sa robe. Même si elle était enfantine, Dominique avait vraiment un joli petit côté coquet. À la dernière minute, elle enfila son masque et rejoignit Matt dans la salle commune. Ensemble, ils retrouvèrent Isaline dans la grande salle. Oh non! Matt avait prévenue la gryffondor qu'elle ne voulait pas aller au bal! La rouquine s'y mit donc également pour obliger la poufsouffle à s'y rendre. N'ayant plus trop le choix, Dominique se plaignit quelque peu, mais elle les suivit jusqu'à Pré-au-Lard.

À peine étaient-ils dans le village que l'ambiance ce faisait déjà ressentir malgré le froid. Plus ils s'approchaient des Trois Balais, plus l'ambiance était festif. Lorsqu'ils ouvrirent la porte, ce fut bien mieux. L'ambiance était chaleureuse, amusant et attrayante. Dominique en sourit. Elle adorait ce genre d'ambiance et fut, sur le coup, bien contente que ses amis l'est forcé à venir. Elle suivit Isaline pour retirer sa cape et observa bien les costumes des gens. Comme c'était joli! C'était vraiment plaisant à voir. Par ailleurs, la blondinette ne fut pas du tout surprise de constater que la rouquine avait repérer le buffet. Elle s'y laissait entrainer, son petit sourire au visage. Ce n'était pas ses sourires habituels, mais c'était un sourire tout de même.

À peine avaient-ils atteint le buffet qu'un homme intercepta Isaline. Étant curieuse, Dominique s'était retourné pour voir qui s'adressait à son ami. Elle n'aurait pas du. Là devant elle, se trouvait un mangemort. Un mangemort! Les gens qui avaient tant fait de mal! Les gens qui avaient tuer son oncle qu'elle n'avait jamais rencontrer, qui avait tuer les parents de Teddy! La blondinette n'avait pas vécu la bataille qui s'était déroulée à Poudlard, mais s'était tout comme. Depuis sa naissance, ses parents, ses grands-parents, ses oncles, ses tantes lui racontaient tous comment ils avaient combattus ces méchants hommes et femmes, comment oncle Harry avait tuer vous-savez-qui. Depuis son enfant, les méchants des histoires qu'on lui racontait étaient des mangemorts, des personnages qui avaient vraiment vécu. Et il s'en tenait un juste devant elle! Les yeux écarquillés, Dominique semblait avoir vu un fantôme. Elle s'était complètement figée, respirait vraiment très rapidement et avait pris un air totalement terrifié. Elle n'en était pas loin de se mettre à courir pour aller se cacher parmi les capes de tous les fêtards présents. Seulement, professeur McKintosh intercepta le mangemort. Un adulte! Un adulte pourrait faire face au méchant mangemort! Alors même que Matt parla et lui tendit quelque chose, la blondinette s'était éloignée d'un grand bon de cette scène. Elle était à l'autre bout de la table, ne cessant de fixer le mangemort. Elle était sans doute en train de faire une folle d'elle, n'ayant pas compris qu'il s'agissait d'un costume. Sans attendre, Matt et Isaline l'avait rejoint. Dominique ne pouvait dire s'ils étaient inquiets pour elle ou si ils la trouvaient bizarre. Pour se justifier, elle pointa le mangemort, très peu discrètement.


- Un mangemort! Faites quelque chose!

La voix de la blondinette atteignait des tonalités particulièrement aigu lorsqu'elle parla. De toute évidence, Dominique ne pouvait pas profiter de la soirée normalement. Pourquoi est-ce qu'elle était là? Un peu plus et elle se précipitait vers la porte pour rentrer à Poudlard. Elle n'aurait pas du venir.
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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Ven 30 Déc - 22:56

Bouahahaha, à manger ! Nourriture à volonté ! Bièraubeurre ! Wouhou, fiesta !
Non, Isaline est bien la seule à être au courant de rien. Elle fait à peine pas pot de fleur là. Elle ne sait pas que Dom a des ennuis – même si elle a bien compris qu'elle n'allait pas bien – et est donc bien décidée à vivre cette soirée à fond. Bien qu'elle n'ait pas la moindre idée du désastre que ça allait être au final, pour elle. Car pour d'autres, ça promettait d'être magnifique.
Après avoir trainé Dominique jusqu'au buffet, un type louche s'approcha du petit groupe et vint s'adresser à elle. Gryffondor ? Bien évidemment. Ça ne se voyait pas assez ? Et puis, c'était quoi ce costume ? La rouge et or le sonda de haut en bas, comme une bête curieuse.

« Vous savez qu'Halloween c'est fini depuis deux mois? » lâcha-t-elle finalement. Voilà, Drago avait choisi la seule fille de Poudlard qui ne savait pas reconnaître un mangemort. Déjà, ses capacités en Histoire de la Magie étaient relativement limitées. Ensuite, elle était née moldue. Pour finir, elle vivait clairement dans un autre monde. Alors voilà : ouais, Drago fichait les j'tons. Mais elle était loin de comprendre la réaction de son professeur – non mais c'était elle ou il était déguisé en Père Noël ? Et il avait un clone miniature dans les bras ! – qu'elle trouvait même un peu exagérée. Certes, il faisait tâche, à faire ainsi peur dans un contexte de joie et de fête, mais de là à dire que c'était de mauvais goût...

C'est en se détournant qu'elle remarqua la réaction de ses deux amis. Matt était excessivement blême, et Dominique avait carrément... Fui. La voyant loin, elle échangea un regard avec son ami, se souvenant vaguement qu'il ait essayé de meubler la conversation avec beaucoup de maladresse, et attrapa deux bièraubeurre et trois parts de gâteau avant d'aller s'installer en face de Domi, lui mettant d'autorité une pinte et une part de gâteau sous le nez.
Elle l'entendit couiner, et regarda à nouveau Drago, ne comprenant visiblement pas la réaction de sa copine. Elle trouvait qu'il faisait si peur que ça ? Pour elle, ça ressemblait plus à un costume de détraqueur franchement loupé.

« Un mange-quoi ? Tu veux dire un cannibale ? »

Bah oui, s'il mange les morts... Quelque part dans la tête de la jeune fille, une idée de pratique déviant et à base de nécrophilie fit son apparition, et elle grimaça en imaginant ce grand type la pratiquer.

« Bah, c'est qu'un costume de détraqueur raté, faut pas te mettre dans tous ces états pour lui, c'est qu'un con. »

Voilà, merci Isaline, c'est une précision indispensable qu'il fallait impérativement que tu fasses ! En espérant qu'au moins, elle ferait sourire les deux septième année de son innocence, bichette. C'est une petite touche de légerté qu'elle ajoute, là, et qui détendra forcément l'atmosphère. D'autant plus si les deux compères ont la présence d'esprit de rentrer dans son jeu, et de ne pas lui expliquer de quoi il s'agissait.
Ça ne changerait pas grand chose dans la vie d'Isaline, de toute façon. Elle n'était pas touchée par l'époque du retour de Voldemort. Parce qu'elle ne l'avait pas vécue, et parce que personne de sa famille ne l'avait traversée. Alors à par Dominique, dans son cercle proche, personne n'était susceptible d'être réellement affecté par ça.
Elle attrape sa chope, et la porte à ses lèvres, buvant une grande lampée. Et puis, elle croque un énorme morceau de sa part de gâteau, poussant la troisième en direction de Matt, histoire de ne pas être la seule à s'empiffrer.

« Il est trop bon leur gâteau. Allez Domi, lâche toi, c'est Nouvel An, amuse toi, tu vas voir, c'te soirée va être la soirée du siècle ! »

Ah ma pauvre petite, si tu savais à quel point... Si tu avais un seul instant la moindre idée que ce soir, tu allais voir ta pire ennemie, et ton amie ensemble... Si tu savais ce que la vie, dirigée par une rpgiste sadique, te réserve...
Ma pauvre petite. Tu ne rierais pas aussi franchement, à essayer de mettre de l'ambiance entre vous. Tu n'aurais pas ce sourire si franc à tes lèvres. Tu n'éclaterais pas ainsi de bonne humeur.
Loin s'en faut.

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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Sam 31 Déc - 0:02

J'avais été ignoré. Ma tentative lamentable de lancer la discussion avait été un échec. Remarque, je comprenais pourquoi, parce que vu l'intérêt de ce que j'avais dit... Au moins avais-je tenté... Et puis, mes phrases avaient tout simplement été éclipsées par l'homme qui avait rejoint le buffet juste avant. En apercevant le costume de mangemort de celui-ci, Dominique avait simplement craqué. Je comprenais parfaitement pourquoi -quand on connait le passé de sa famille, il était totalement compréhensible de la voir réagir ainsi-, mais en voyant sa réaction, j'avais sursauté, et commencé à paniquer. La rejoignant en vitesse, je me demandais, ma tête fonctionnant à toute allure, ce que je pouvais dire, ce que je pouvais faire, pour l'aider à se calmer. Clairement, ça n'allait pas. Isaline prit la parole, me déstabilisant. Un cannibale ? Elle ignorait ce qu'était un mangemort ? La Gryffondor semblait parfaitement sereine, et n'avait pas du tout l'air dérangée par le choix plus que limite de l'homme. Ou alors elle faisait comme si de rien n'était. Mais non, même un professeur avait réagi face à ça. Alors, elle ne savait vraiment pas... ? Je la fixais, me demandant s'il valait mieux lui expliquer, ou si je pouvais passer les détails sordides qui venaient à la tête de tout un chacun en voyant ça. Oh, ce soir-là, elle n'en aurait pas besoin. Qu'est-ce que je m'étais dit plus tôt ? Qu'il fallait profiter de la soirée ? Ouais, et ça ne s'appliquait pas qu'à moi, aussi, je ne me sentais pas le besoin de lui faire un cours d'histoire.

Posant une main sur l'épaule de Dominique, attrapant la part de gâteau qu'Isaline avait poussée vers moi, j'hésitais. Je souris doucement, tentant de faire écho à la bonne humeur de la jeune fille rousse qui ne semblait pas, ne serait-ce que deux minutes, atteinte parce qui venait de se dérouler.


« Ne t’en fais pas, ça n’est qu’un costume. Comme l’a dit le professeur McKintosh, un costume de mauvais goût, mais ça n’est qu’un costume. Tout va bien se passer, je te le promets. »

Cette promesse, je ne savais pas ce qu’elle valait vraiment. Pas par rapport à ce cinglé qui s’amusait à porter des trucs à éviter, mais à cause de la suite des choses. J’essayais toujours de tenir les promesses que je faisais, mais là… J’ignorais totalement la réaction qu’elle pourrait avoir à l’arrivée d’Aylen, et si jamais ça dérapait, alors… Bon sang. Je savais qu’elle avait les nerfs à fleur de peau en ce moment, pourquoi est-ce que j’avais fait ça ? Je commençais à le regretter, me persuadant doucement que j’avais fait une bêtise. Si jamais je venais de lui mentir sans le vouloir, je me sentirai mal. Dans le genre… Vraiment mal.

Je laissais retomber ma main sur le côté de mon corps, me concentrant sur le gâteau, sans dire un mot. J’avais du mal à avaler ce que je mangeais, comme si ma gorge était contractée par ce qui m’angoissait. « Se lâcher » ? Il fallait que j’y arrive. Parce que pour aller mieux, Dominique n’avait pas besoin de me voir aller mal. Discrètement, j’inspirai et expirai profondément, puis tentai de décontracter mes muscles qui s’étaient légèrement tendus. Je me concentrais sur la part que j’avais dans la main, sur le goût que j’avais dans la bouche, pour oublier quelques instants ce qui me prenait la tête. Oui, ça allait aller mieux.


« Je confirme, tu devrais tenter le gâteau, il est vraiment bien ! Il faut pas bloquer sur cette histoire, d’ici peu, il y aura plus de soucis. Profites de cette soirée, demain sera une nouvelle année ! »

Je souris encore, me disant que ça l’aiderait peut-être à être plus confiante. Mais dans ma poitrine, je sentais vaguement les battements de mon cœur qui s’emballait. Bon, cool, la panique commençait à m’envahir alors que je faisais tout pour me calmer. Pourquoi donc étais-je incapable de rester calme ? Il fallait vraiment que je me concentre sur autre chose, sur quelqu’un d’autre… J’observais Isaline, qui semblait d’une humeur tellement excellente qu’elle en serait peut-être contagieuse. Je savais qu’elle vivait bien ces vacances, je l’avais vu… Au moins, il y en avait une ici qui n’avait pas vraiment l’air d’être parasitée par une quelconque inquiétude. En la voyant manger, insouciante, je finis quand même par sourire franchement. Délaissant ma choppe, puis buvant une gorgée de bièraubeurre, je secouais doucement la tête de droite à gauche, puis de gauche à droite, laissant même échapper un début de rire.

« Ça va, tu as de l’appétit ! Heureux de voir tant d’entrain ! »
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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Sam 31 Déc - 2:34

Theme Song 1

Qu'avais-je fait ?

Je regardais le plafond du dortoir, allongée sur mon lit aux draps de velours verts, comme si celui-ci pouvait m'apporter une réponse. Comme si une réponse existait au moins. Depuis les événements du début du mois, je ne pouvais m'empêcher de ressasser dans mon esprit ce qu'il s'était passé. Je revoyais le visage de Dominique, chaque fois que je fermais les yeux, ce visage aux lèvres si délicates que j'avais embrassées. Puis la surprise et l'égarement qui avait suivit. Ce que j'avais fait était impardonnable, je le savais. Et à cause de ça, j'étais désormais bien incapable de lui reparler, de la voir, de la regarder en face. Au cours des dernières semaines je l'avais évité plus que tout au monde. Chaque fois que j'apercevais sa chevelure dorée, je changeais de direction, quitte à me mettre en retard en cours, ou à devoir rallonger considérablement mon parcours. Je faisais également en sorte de ne pas trop traîner dans les couloirs. Je voulais la voir le moins possible, pour pouvoir oublier. Oublier ce que j'avais fait, et la douleur sourde qui montait en moi chaque fois que j'y pensais. Sans y parvenir jamais.

De ça, je n'en avais même pas parlé à ma sœur jumelle. Et en y pensant, je savais que maintenant je ne le pourrais plus. Des récents événements marquant, il y avait en effet celui de ma sœur retrouvée en statut de glace, tout comme les deux Elfes de Maison. Lorsque j'avais appris la nouvelle, bien sûr, le choc fut plus que terrible. Ma moitié était dans un état magique dangereux, sans que quiconque sache comment inverser le processus. Sans même savoir si cela était possible. Mais même ça, ça ne parvenait à me faire oublier Dominique. Peut-être que je ne comprenais pas vraiment la gravité de la chose, pas encore. Il faut dire, je me souvenais à peine de lorsque je l'avais appris, tout étant flou. Je me souvenais vaguement de quelques sons, d'images floues, d'une larme roulant sur ma joue, mais c'était tout. J'avais alors entamé une recherche sur ce phénomène, cherchant désespérément une solution. Sans doute avais-je passé plus de temps à la bibliothèque aux cours des dernières semaines à chercher ça qu'à y travailler pour les cours. Le tout en profitant de l'abri des étagères qui devaient tant effrayer Dominique qui était loin d'être un bourreau de travail.

Je me retournais dans mon lit, regardant par la fenêtre sans vraiment voir au-delà les eaux du lac et la lumière qui en filtrait. Je repensais au mot reçu plus tôt dans la semaine. Un mot de Matt. C'était plutôt inattendu, et j'avais à peine été capable de cacher ma surprise au moment où je l'avais reçu. Je n'avais plus eu de ses nouvelles depuis longtemps. Et lorsque j'avais ouvert le parchemin, j'avais mieux compris pourquoi ce contact soudain. Le bal. J'avais décidé plus tôt dans le mois de ne pas y aller. Un bal costumé, très peu pour moi... Encore moins en ce moment. Autant ça aurait pu m'amuser de me moquer des gens plus tôt, autant désormais j'avais d'autres choses à penser. D'ailleurs, ça se ressentait au niveau de ma réputation. Depuis le début des vacances et un peu avant, les gens m'évitaient beaucoup moins. Et c'était un peu étrange... Mais peu m'importait au final, car j'avais tout de même une certaine paix, comme la plupart des gens étaient rentrés chez eux pour Noël. Moi-même j'étais restée principalement parce que je savais que mes parents seraient peu présents pour les fêtes, malgré les événements récents. Notre père, enfin mon père, était un homme très occupé, et ma mère aussi. Même sur ce genre de période. Depuis qu'on était entrées à Poudlard Enora et moi, nous ne passions plus les fêtes en famille. Et malgré les récents événements, ça ne changerait pas. Mais pour en revenir au sujet du bal, il me disait qu'il avait l'intention d'y traîner Dominique. J'avais pourtant cru comprendre qu'elle n'était pas là pour les vacances. C'était bien connu que la fratrie Potter et Weasley se réunissaient tous les ans... Et de toute façon, je n'avais pas de raison d'y aller. Mon but n'était pas de la voir à l'heure actuelle. Plutôt de l'éviter autant que possible, ou quelque chose y ressemblant fortement. Mais pourtant...

J'avais horriblement envie d'y aller.

Je me mordis la lèvre inférieur. Les filles de mon dortoir étant restées à Poudlard étaient déjà parties depuis déjà une bonne demi-heure. J'inspirais profondément puis expirait à fond. Bien... Et si... Et si... Je me levais de mon lit, posant mes pieds nus sur le sol de la chambre. Très bien, il me restait une seule chose à faire. J'ouvrais mon armoire et en tirait une robe d'un vert profond et commençait à me préparer. Inutile de prendre trop de temps pour ça. Faisant une toilette rapide, je passais la robe qui m'allait à la perfection, étant taillée sur mesure. Hé, on est riche ou on ne l'est pas, que voulez-vous ? Après quoi je tirais le tiroir de ma commode et en sortait une boîte contenant un pendentif en argent. Je laissait glisser l'objet entre mes doigts un instant, le portant au niveau de mes yeux. Je l'avais récupéré avant que les affaires d'Enora ne soient ramenées chez mes parents, emballé dans un paquet cadeau avec une carte portant mon nom glissé dedans. Mon cadeau de Noël. Le même que celui que je m'apprêtais à lui faire. Ma gorge se serra un instant, je fermais les yeux, contrôlant la brûlure que je sentais au niveau de mes yeux à cause des larmes contenues, puis je le passais. Je le fermais autour de ma gorge nouée. C'était la première fois que je le portais. Maintenant, je n'avais plus qu'à y aller, après avoir fait un détour qui ne devrait pas être très long.

J'avançais à travers les couloirs de Poudlard. Je connaissais le chemin que je parcourais sur le bout des doigts. Le chemin menant à la salle où les statuts étaient conservées. Lorsque j'arrivais devant la porte, je pris ma respiration avant d'entrer. Le bois protesta vaguement, mais je n'eus aucun mal à l'ouvrir. La pièce avait été ensorcelée de façon à ce que seuls les gens de la famille des victimes puissent entrer. Devant moi se tenaient trois statuts de glaces, figées. Je m'attardais vaguement sur les deux premières, celles des Elfes de Maison. Puis mon regard se posa sur la dernière.

Theme Song 2

L'élève de glace aux reflets argentés par les rayons de la lune passant à travers les fenêtres, ma sœur jumelle. Je m'approchais d'elle. Quelle ironie : j'étais celle qui la première avait faillit me retrouver prise au piège par la glace d'un lac, et finalement, elle était celle qui se retrouvait là. Je l'observais un long moment en silence. Je tendais mes doigts en avant, les laissant glisser doucement sur la surface parfaitement lisse de la glace, sans vie. Mais pourtant, pourtant. J'étais persuadée qu'un jour elle reprendrait vie, j'en avais le fol espoir. Je déglutis, puis finalement j'ouvris la bouche pour parler.

- Je crois que j'aime quelqu'un Enora.

Je marquais une pause. C'était étrange de parler de ça à elle. Encore plus dans l'état dans lequel elle se trouvait. Mais j'étais certaine qu'elle m'entendait. Et j'avais la sensation d'entendre sa réponse en retour. « Par Merlin, quelqu'un est parvenu à te faire ressentir quelque chose ! Qui est donc capable de ce miracle ? »

- Tu ne la connais sans doute pas. Oui, la... C'est une fille.

Je fermais les yeux un instant. Je voyais parfaitement son expression étonnée sur son visage, et j'imaginais ce que les rouages de son esprits lui faisaient répondre. Ou ne rien répondre plutôt. Car je sais qu'elle aurait simplement écouté, qu'elle m'aurait laissé finir ce que j'avais à dire.

- J'en suis moi-même surprise, et attend de connaître son nom.

Je lâchais un léger rire, un rire presque dément bien que faible. Dans une autre situation, sans doute me serais-je pensé folle, et sans doute était-ce ce que n'importe qui de saint d'esprit verrait en cet instant. Mais sur le coup, rien ne me semblait plus naturel que de continuer.

- C'est Dominique Weasley. Oui, une Weasley... J'en suis la première surprise, crois-moi.

Je ne sentais presque plus le bout de mes doigts, je décidais donc de laisser ma main retomber le long de mon corps. Je prenais une grande inspiration. Du courage. J'en aurais vraiment besoin. C'est que je regrettais presque de ne pas être à Gryffondor pour une fois. Mais je restais fière d'être à Serpentard, comme toujours.

- J'ignore ce qu'elle ressent vis-à-vis de moi. Et j'ai peur de le savoir. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui je ne fuirais pas.

Dans ma tête résonnait sa voix, me disant que j'étais un peu bête. Que seule une imbécile ne pouvait pas succomber à mes charmes, et que je n'avais pas de raison de m'en faire. Je la voyais m'encourager. J'avais conscience qu'elle n'aurait probablement pas réagit ainsi du premier coup. Mais ce soir, j'en avais besoin alors... J'eus un dernier sourire discret à son égard. Je me sentais un peu bête maintenant de parler à une statut, même si elle pouvait m'entendre.

- Alors je vais y aller. Je repasserais plus tard ne t'en fais pas. Au revoir.

Je la regardais une dernière fois. Ma sœur, ma moitié... Après quoi je lui tournais finalement le dos pour quitter la pièce. Je n'avais plus qu'à me diriger au bal désormais. Mettant ma cape épaisse de sorcière, je sortais dans le couloir et allait vers la grande porte de Poudlard que je franchissais dans la solitude la plus totale. Je serais probablement une des dernières arrivées au bal. Je n'étais même pas déguisée. Mais je m'en fichais éperdument, je n'allais pas là-bas pour danser ou pour me faire remarquer. J'avais tout autre chose en tête, sans savoir ce qui m'avait vraiment décidé, sans savoir pourquoi mes pas me guidaient là-bas... J'y allais, et c'était tout.

Après avoir traversé la neige et le froid, j'arrivais enfin devant les Trois Balais. J'avais faillit partir trop tard et me retrouver enfermée à l'intérieur de Poudlard, mais finalement, j'y étais arrivée à temps. Je regardais la porte. Au cours du chemin, j'avais ressassé mille et une fois les mots que j'allais prononcer dès que je la verrais, sans même songer à comment j'allais la trouver à travers le nombre sans doute impressionnant de gens qu'il y aurait. Mon cœur commençait déjà à s'emballer alors que je n'étais même pas encore rentrée à l'intérieur. Et si elle se trouvait proche de la porte ? Assez pour qu'elle me repère en première ? Bon sang, je commençais à paniquer. Je me calmais rapidement en fermant les yeux, écoutant cette voix d'encouragement dans mon esprit. Puis je poussais la porte. Le brouhaha à l'intérieur était assourdissant, et je fus happée par la chaleur ambiante, soudaine. Quelques regards se tournèrent vers moi alors que je retirais ma cape pour la déposer à l'entrée avec les autres. Bien, maintenant que j'étais là... Oh bon sang, qu'est-ce que je fichais ici ?

Theme Song 3

Serrant et desserrant le poing afin de conserver ma maîtrise, je fendais la foule avec plus ou moins d'aisance. Je me sentais toujours aussi mal au milieu de la foule. Je devais trouver un endroit où je pourrais avoir une vue assez bonne pour essayer de la repérer. Mon cerveau était en ébullition, alors que mon cœur et ma raison s'amusaient à jouer des pour et des contres pour savoir si je devais rester et la trouver ou bien fuir en courant. J'essayais de les faire taire autant que possible, sans réel succès, mais parvenais tout de même à me concentrer sur les recherches. Lorsque finalement je l'aperçus. Elle se trouvait vers le fond de la salle, non loin du buffet, en compagnie de deux autres personnes auxquelles je ne prêtais pas particulièrement attention au moment de me rapprocher d'elle. Je m'y dirigeais alors, le cœur battant, et j'avais l'impression de n'entendre que lui, de plus en plus fort à chaque pas qui me rapprochait d'elle, alors que j'écartais les gens, me frayant un chemin, pour finalement arriver jusqu'à elle. J'aurais pu ne pas la reconnaître, passer totalement à côté, à cause du masque, mais j'avais mémorisé chaque chose d'elle, si bien que j'aurais pu la reconnaître entre mille.

Je m'arrêtais net, la détermination au fond des yeux. C'était la première fois depuis la dernière fois que je la voyais. La dernière fois depuis notre baiser. Elle ne semblait pas aller particulièrement bien. Mais en cet instant précis, je crois que je ne le voyais pas. J'étais presque dans un état second, un de ceux où on ne voit plus rien autour de nous. Pourtant, mon esprit restait étonnamment clair. J'avais bien vu qu'à ses côtés se trouvait Isaline et Matt. Mais je n'y prêtais pas attention, parlant dès lors d'une voix que j'espérais claire et forte. Je pris une grande inspiration.

- Ecoute-moi s'il te plaît, et écoute aussi ce que j'ai à dire sans m'interrompre.

Mon regard dévia un instant vers Isaline à ce moment là, envoyant un message clair. Un truc comme « Interrompt-moi, et je ferais de ta vie un enfer encore pire que ce que je m'échinais déjà à faire. » Puis je continuais, laissant les mots venir, oubliant ceux que j'avais préparé plus tôt, la fixant comme je la fixait au premier jour, accrochant son regard, une des dernières choses visibles derrière son masque d'or.

- Ce qu'il s'est passé l'autre jour... Quand je t'ai embrassé.

Jamais je n'avais eu à prononcer des mots aussi durs, jamais je ne m'étais senti si mal à l'aise avec la parole. Mais je continuais tant bien que mal. Je fermais les yeux un instant, rassemblant le peu de courage que j'avais au fond de moi pour continuer sans m'interrompre, sans hésiter. Heureusement que nous étions assez éloignés de la musique pour que je n'ai pas trop à forcer ma voix.

- J'y ais pensé, de nombreuses fois. J'ai voulu oublier, tout en sachant que c'était impossible. Que ce que j'avais fait était une erreur irréparable. Que jamais je ne pourrais revenir en arrière. J'ai essayé de me convaincre que j'avais simplement perdu la tête l'espace d'un instant, et que ce qu'il se passait à l'intérieur de moi n'était rien d'autre qu'un dommage collatéral à mon attitude envers toi. Jusqu'à ce que je me rende compte que c'était ce qui l'avait provoqué.

Je repris ma respiration, afin de ne pas mourir étouffée tout de même, ça serait bête, puis je poursuivais, sans me préoccuper des regards des gens. Sans me préoccuper de rien d'autre qu'elle.

- Je ne pourrais pas mettre de mot dessus, j'en serais actuellement bien incapable, mais je suis persuadée d'une chose aujourd'hui. Ce que je ressens pour toi n'est pas de l'amitié. Je sais que ce n'est probablement pas le cas pour toi aussi mais... Je crois que tant que je n'en serais pas assuré, je... je...

Je déglutis avec difficulté, perdant soudainement mon assurance, baissant la tête un instant, mon dernier mot s'évanouissant, puis la regardant à nouveau en reprenant.

- J'ai besoin de savoir Dominique.

J'avais parlé. J'avais dit ce que j'avais ressassé le mois durant. Ce que j'avais sur le cœur et qui envahissait mon esprit. J'avais chargé ces mots de mes peurs et de mes hésitations, les transformant l'espace d'un instant en une force insondable venant du plus profond de mon être.

Des mots devenus des flèches d'une pureté comme jamais je n'en avais lancé.
Des mots qui n'attendaient plus qu'une cible où se planter.
Des mots fait pour atteindre un cœur.
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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Sam 31 Déc - 6:52

Incapables … Incapables de voir autre chose que les apparences. Est-ce qu’ils croyaient tous que Drago Malefoy n’avait pas changé un tout petit peu. Cet homme … Puis, ce n’était pas un lieu pour un enfant de cet âge. On servait de l’alcool ici tout comme les adultes pouvaient faire des choses pas très catholiques parfois. S’il n’avait pas eu peur par son déguisement, ce serait quelque chose d’autre. Pauvre petit. Voyons ! Jamais Drago n’avait emmené Scorpius à un événement mondain tard le soir lors de ses plus jeunes années. À un bal au Ministère, à une fête administrative.

- Merci … C’était le but.

Dit-il se retournant de manière neutre en haussant les épaule tournant le dos au … Père-Noël soit Saint-Nicolas de son vrai nom. Le Malefoy connaissait plus cet être mythique sur ce dernier nom au passage. Oui, les Sang-Pur s’offraient des cadeaux à Noël. Certes, c’était plutôt une fête familiale où les retrouvailles de la parenté Sang-Pur étaient de mises. Il n’y avait guère de tableau … Oh ! Subitement, il venait se rappeler à son souvenir ceux de sa tante. Génial ces présents fit-il sarcastiquement posant au final son regard sur la Gryffondor. Halloween ? Évidemment que je le sais pensa-t-il à nouveau croyant se faire insulter une fois de plus. Mais non : la jeune fille semblait totalement étrangère à son déguisement prenant pour un Détraqueur plutôt mal fait. Un sourire et une petite exclamation de rire s’empara alors de l’homme. Cela le faisait bien rire, car c’était la pure vérité malheureusement. Il en frissonna à songer aux Détraqueurs. Il en repensa à ses parents prisonniers de ces êtres immondes. Il avait remis son masque – encore un peu – s’apercevant de la peur faite à une autre jeune fille. Elle était clouée sur place, figée totalement … Un garçon semblait utiliser tous les termes possibles pour caractériser l’idée du «faux Mangemort» d’idiote comme … Cinglé. Alors qu’Aylen arriva dans une magnifique robe verte.

- Bon …

Oups, elle ne semblait même pas l’avoir vu. Fronçant les sourcils insulté, Drago se décida donc de prendre les deux Whisky pur-feu et décoller de cet endroit. Oui, car cela devenait un peu trop petit pour lui … Il avait un déguisement de Mangemort. Et alors ! Apparemment, ils prenaient très à cœur sa mauvaise réputation. Il n’allait pas les tuer : bien au contraire. Son cœur se mit à battre plus fort donc alors que ses poings se serrèrent un peu plus fortement sur les verres de Whisky. Bon, je crois qu’il me faut changer plus rapidement pensa-t-il semblant même déstabilisé en pensés. Il n’était pas stupide et savait parfaitement pour sa mauvaise réputation. Ce déguisement n’était qu’un artifice, une mise en scène. Sa vraie personnalité, son vrai lui se trouvait dessous … Loin de cette marque pour sûr qui le faisait frissonner et rappeler de biens mauvais souvenirs. Allons redonnez de la joie à tous ces idiots pour la nouvelle année pensa-t-il passant finalement Aylen qui … En fait, plongé dans ses pensées, Drago n’avait pas réellement comprit les dires de sa nièce envers la fille effrayée, celle au magnifique masque en somme : il fallait avouer que c’était esthétique. Aylen semblait déboussolée toutefois.

- Je reviens encore ma chérie.

Dit-il, une fois de plus, chuchotant à l’oreille de sa dulcinée tout en déposant élégamment les deux whiskies pur-feu sur la table. Potter n’était plus. Malgré qu’il ne voulait pas se l’avouer, ceci lui avait fait un choc. Enora n’était pas … Enfin, elle avait reçu un sortilège … Aylen avait été surprise d’avoir écrit quelques mots infâmes à Poudlard. Sans nullement connaître les pensées qui hantaient cette dernière, Drago Malefoy savait devoir ramener un peu de joie à sa famille, de l’espoir … Et comment mieux agir en ce nom qu’éliminant le mal. Amuser les gens pour s’amuser ensuite. Il désirait agir et pour le bien des Sorciers et Sorcières en ce monde … Pour sa famille. Au centre de la salle environ, il parla :

- Vous savez quoi ! Vous avez parfaitement raison !

Dit-il d’une voix si forte, presque colérique, mais plutôt meneuse au travers le Bar des Trois-Balais. Drago avait un sourire en coin, un minuscule et se sentait fier. En un coup, il enleva son masque et à l’aide d’un petit «Bombarda» le laissa tomber, se défigurer au sol. Une détonation semblable à des pétards moldus s’empara alors de la salle de bal. Puis, un pang ! se fit entendre. Ce bruit indiqua la mort du masque au sol. Reprenant son regard gris, le figeant à nouveau sur les gens, le déplaçant souvent, il continua :

- Je sais : vous avez songé en la pire réalité imaginable avec moi. C’était uniquement pour vous indiquer que les problèmes peuvent être facilement jetés et … Remplacés.

Aussitôt ces paroles dites, Drago abaissa son capuchon noir et chercha quelque chose caché à l’intérieur de sa cape … Un masque noir scintillant d’argent, de diamants tout autour. Un masque semblable à celui de Miss Weasley au final s’empara du regard de l’homme. Un Chevalier noir. En sommes, le Chevalier noir a tué le Mangemort car, ces derniers n’avaient pas de cœur, sa tante n’en avait pas, son … Vous-Saviez-Qui non plus et c’était cela qui remplissait de peur Drago Malefoy à l’époque. Ils pouvaient tuer … Tuer tous les êtres aimés d’un simple petit coup de baguette sans une once de conscience. Pathétique pensa-t-il frissonnant visiblement à cette pensée.

- Bon … Je veux juste vous avertir de vous amusez en ce dernier jour de l’année. J’ai décidé d…de me présenter en tant que candidat aux prochaines élections ministérielles.

Ses mots sortirent avec plus de difficultés qu’il le croyait au départ. Il se demandait même avoir parler assez fort. Sa gorge, sa bouche semblait manquer de salive, il la sentait sèche. Drago avait même baissé le regard tant il avait honte de son manque de courage. Toutefois, sa détermination restait grande. Il avait décidé de mettre un terme à ces morts, à la souffrance de sa famille et prendre les choses en mains. On n’était mieux servi que par soi-même après tout. Il se sentait figé, ses jambes semblaient collées sur place. Non ! Ses muscles refusaient de se mouvoir. Ses poings se trouvaient durement fermés sur eux-mêmes. Alors, Harry Potter. Suis-je assez bien pour toi ? pensa-t-il haussant pour quelques secondes les sourcils vers le haut comme si son rival de toujours le verrait.

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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Sam 31 Déc - 11:08

Le but ? Pour Alexandre rien ne justifiait de porter un tel costume un soir de fête. Rien. Et qu'on ne vienne pas lui apprendre à élever son enfant non plus. Ce n'était pas une simple soirée mondaine arrosée. C'était la Saint Sylvestre. Et si des adolescents, des élèves de Poudlard, à peine plus âgés que son gamin, pouvaient s'y rendre, c'est que c'était tout public. Aux adultes, au final, de faire attention. Et en l'occurrence, c'était à lui de veiller à la sécurité de son fils.
Il serra les dents à la réponse de Malefoy, secouant la tête en caressant avec douceur les cheveux de son mini-lui. Il lui murmura qu'il n'avait rien à craindre, que ce n'était qu'un costume, et que personne ne lui ferait du mal. L'enfant était encore jeune. Et tout enfant de cet âge se sent en sécurité en présence d'un de ses parents, encore plus d'un père dont le boulot – sa maman le lui avait raconté maintes fois – était de protéger les gens.

Reposant le gosse sur le sol, pour l'inciter à se reprendre, il lui tendit un verre de jus de pomme, l'encourageant à ne pas rester statique. L'enfant eut donc tôt fait de filer le long du buffet, à la recherche de quelque chose à becqueter... Son père suivant le groupe Weasley du regard, tout de même un peu inquiet de la pâleur de Dominique, mais la laissant aux bons soins de ses amis.
Il aperçut Aylen entrer, mais n'y fit guère plus attention que cela. Malefoy s'avançait au centre de la salle, pour parler d'une voix forte, et faire... Exploser son masque ? … Si vous n'avez jamais vu de Père Noël blasé, c'est le moment. Parce qu'Alexandre est dépité de chez dépité, dans l'immédiat. Ca valait le coup tiens. De réveiller un traumatisme enfoui depuis des années, d'effrayer des personnes qui en avaient souffert, dans le seul but de...
D'annoncer sa campagne aux élections ministérielles. Eh bien je ne voterai pas pour toi, songea-t-il en cherchant à nouveau son petit du regard.

Petit Duncan, pendant ce temps, pas du tout dérangé par le bruit, avait remonté le buffet, avalant deux parts de gâteaux et trois jus d'oranges en un temps record – ah, les enfants, à cet âge … – jusqu'à tomber dans les jambes d'une jolie blonde – Panda bien sûr.
Je tiens à noter que Duncan est un clone de son père, en plus jeune : les mêmes grands yeux bleus, le même visage, bien qu'avec les rondeurs de l'enfance en plus, le même regard pénétrant. Par contre, il avait ces expressions enfantines que Papa n'avait plus, contrôlant son visage pour le rendre le plus souvent impassible. Et c'était destabilisant.

« Oh, bonjour Mamoiselle ! » fit-il joyeusement. Il lui tendit gentiment sa part de gâteau à moitié dévorée, avec un grand sourire aux lèvre. « Tu veux du gâteau ? »

Il était mignon comme tout, avec son air innocent, et son costume de lutin. Un enfant, quoi. Le genre d'enfant après lequel toutes les jeunes filles sont, pour s'extasier et dire combien il est mignon. Et apparemment, pour qu'il daigne partager son gâteau avec elle, c'est que Pandora doit être à son goût.
Quoi qu'il en soit, il parlait avec l'accent de son père, venant tout droit d'Ecosse. Et chez un enfant, ça fait d'autant plus bizarre que chez un adulte.

« Duncan ? »

L'enfant se tourne vers la voix qui l'appelle. Il sourit à nouveau quand il voit Papa s'approcher, lui prenant la main – avec la sienne pleine de chocolat.

« Papa, elle est jolie la mamoiselle ! Pourquoi elle serait pas ta nouvelle amoureuse, hein ? »

La mamoiselle ? Alexandre fronce les sourcils, et pose les yeux sur ladite « mamoiselle ». Il la reconnaît sans mal dans son costume de Cendrillon, et la trouve même très en beauté – comme toutes les jeunes filles qu'il a aperçues ce soir, à croire qu'elles confondent bal et concours de beauté. Même Miss Lewis avait fait un effort. C'était quand même assez exceptionnel pour être noté. Par contre, aucune d'entre elles n'avaient compris le principe d'un bal costumé... Sauf peut-être Pandora, donc, qui était en... euh... Princesse ?

« Bonsoir Miss Jenkins. » fit-il doucement, avant de se tourner à nouveau vers mini-lui. « On dit mademoiselle, déjà. Et tu crois pas qu'elle est un peu jeune pour ton vieux père, hm ?
- Mais elle est jolie ! Hein Papa, qu'elle est jolie ?
- Mais là n'est pas la question jeune homme. » trancha-t-il finalement. « Et puis, c'est quoi cette obsession de me trouver une amoureuse, hein ? C'est ta mère qui t'a mis ça en tête ? »

L'enfant ricane, avec un grand sourire espiègle, celui qui veut dire qu'il ne dira rien, même sous la torture. Alexandre se retient de lever les yeux au ciel. Et décide finalement de prendre le parti du gosse, c'est-à-dire de faire la conversation à la jeune fille.

« Vous n'êtes quand même pas venue seule, Miss Jenkins ? »

_________________
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« I believe in nothing but the beating of our hearts »
My love is like a red red rose, That's newly sprung in June: My love is like the melodie That's sweetly play'd in tune.
Till a' the seas gang dry, my dear, And the rocks melt wi' the sun : And I will love thee still, my dear, While the sands o' life shall run.
And fare thee weel, my only love, And fare thee weel awhile ! And I will come again, my love, Tho' it were ten thousand mile. © CJ.Pomme
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MessageSujet: Re: Bal de la Saint-Sylvestre Sam 31 Déc - 12:04

Héhé, Matt était d'accord avec elle. Au moins, il mangeait le gâteau aussi. Et ça, c'était trop bien. Et apparemment elle avait de l'appétit. Elle hocha vigoureusement la tête à la remarque de Matt ; elle avait la méga-dalle. Elle n'avait pas mangé, aujourd'hui, trop nerveuse vis à vis de la soirée. Alors forcément, maintenant...
Et puis, c'était la dernière soirée de l'année ! Et elle la faisait avec ses amis, et pas avec sa famille, et ça, ça n'avait pas de prix – pour tout le reste, il y a Eurocard Mastercard. Alors que ce soit elle, ou les deux autres, il fallait s'amuser. S'éclater. Domi y compris. Elle n'avait pas le droit d'aller mal. C'était proscrit.

« Bah, c'est la Saint Sylvestre quoi ! C'est la dernière soirée de l'année ! C'est la fieeeeeeesta ! »

Autant en profter tant qu'on le pouvait. Et elle n'imaginait pas à quel point c'était vrai...
Un vent glacial arriva jusqu'à elle, faisant frissonner ses pauvres petites jambes nues. Ses yeux se tournèrent vers la porte, et elle se figea en voyant qui entrait. Morue-en-chef. Non. Nooon. Non, même elle n'arriverait pas à gâcher la fête. C'était la super fête. C'était trop génial. C'était …
Non, définitivement, Aylen ne pouvait pas venir gâcher tout ça. Le pire, c'est qu'elle la voyait venir vers eux. Noooon ! Non, elle ne devait pas venir vers eux. Alors, dans une tentative désespérée, Isaline chercha une excuse, à toute vitesse, pour qu'ils s'éloignent de la menace fantôme qui s'approchait à grands pas. Bon, on va faire autrement. Toutes griffes dehors, elle se tourna vers Aylen, qui venait de s'arrêter à leur hauteur, prête à persifler, à l'envoyer bouler, à lui dire combien sa présence n'était pas désirée.
Si vous saviez, comme c'était étrange de voir le sourire disparaître subitement de son visage, ses traits se durcir, son teint blêmir. Clairement, elle ne pouvait pas la sentir. Elle s'apprêtait donc à dire quelque chose de bien cinglant, bien méchant, mais la Vipère fut la plus rapide.
Elle lui en coupa le sifflet. Les lèvres entrouvertes, elle posa les yeux sur Dominique, puis sur Aylen – pot de fleur le retour – se demandant ce qui pouvait être aussi important pour qu'une connasse de Serpentard vienne parler à une gentille Poufsouffle toute mignonne. Alors finalement, elle resta silencieuse, curieuse, mais sur la défensive quand même.

Et franchement, c'en était presque comique. Au fur et à mesure qu'elle parlait, le visage de la Gryffondor devenait de plus en plus blanc, jusqu'à atteindre la couleur douteuse du cachet d'aspirine. Dans sa tête, tout tournait très vite. Du fait qu'Aylen était en train de manipuler sa coupine, jusqu'au fait qu'elle la pervertisait, en passant par celui qu'elle était un véritable démon en train de déchoir Dominique.
Les pensées allaient trop vite, à l'en rendre malade. Fixant d'abord Aylen, elle se tourna ensuite vers la Poufsouffle, au moment où le discours se terminait. La bouche toujours ouverte, autant que Panda sur une ChatBox, elle chercha ses mots une demi-seconde, tranchant finalement avec un air halluciné.

« Elle t'a... QUOI? »

Et elle n'avait même pas été mise au courant ! Alors là, il y avait de quoi être vexée ! Isaline, pas contente. Elle de si bonne humeur il y a encore cinq minutes, elle semblait perdre pied, atteindre un niveau de fureur tel qu'elle n'arrivait pas à l'exprimer. Elle en tremblait, pour tout vous dire.
Ce n'était pas possible. Ce n'était pas possible. Pas Dominique. Elle ne pouvait décemment pas dire à Aylen que c'était réciproque, non, pas sa Dominique. Elle ne pouvait pas avoir été ainsi pervertie. Isaline ne pourrait pas l'accepter. Aussi, c'était avec un mélange de fureur dans le regard, mais aussi de la supplication, un peu perdue, qu'elle la fixait.

« Dis lui, Domi... Dis lui que... Dis moi que tu vois qu'elle te manipule, qu'elle te veut du mal... »

C'était difficile à accepter pour elle. Mettez vous à sa place : déjà Aylen était la pire ennemie qu'elle ait jamais eue, mais en plus, c'était une fille. Comment réagiriez-vous, si après une éducation catholique stricte, on vous annonçait que l'une des personnes dont vous êtes la plus proche risque de brûler en enfer à cause de son âme et son coeur corrompus par le Démon ?

« Tu ne peux décemment pas... Domi... »

Le ton était devenu suppliant. Réellement. Elle était passée de la colère à la réelle peur que ce soit réciproque chez elle. Non, non, c'était pas possible.
C'était un cauchemar.

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Bal de la Saint-Sylvestre

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