Lumos ► Type de Sang: Sang pur ► Année/Profession: 6 ème année
Sujet: P&A Ϟ The fantasy Sam 11 Fév - 23:15
Le temps était maussade. Le ciel était sombre, l’air était glacial c’était le moins que l’on puisse dire. Avec les nuages si sombres et si bas dans le ciel on aurait cru que ce dernier allait tomber sur la tête des habitants de l’école. Les températures glaciales en découragés plus d’un dans leur motivation. Bref, le temps avait tout pour faire déprimer n’importe qui. C’était sans compter sur Pandora Jenkins, véritable boule de nerf et d’énergie, capable de résister à n’importe qui et à n’importe quoi, surtout ces derniers jours. Plongée dans son délire d’adolescente amoureuse, la jolie rousse était une véritable pile électrique que personne ne pouvait arrêter. Ce qui était plutôt un bon point, puisque personne ne s’attirait ses foudres récemment. Même pas Carwyn Llywelyn, le meilleur ami de son frère jumeau. Après les frasques de ce dernier, elle avait été tenté de lui en vouloir jusqu’à la fin de sa vie. Mais le jeune homme – ou la jeune chose, prenez le comme vous voulez – avait réussi à se faire pardonner en sortant le grand jeu. Si, si, je vous assure. Il lui avait ramené son petit déjeuner au lit, c’était bien coiffé, et ne l’avait pas appelé Panda. Autant dire qu’il avait eu droit à un gros câlin, et qu’elle ne pouvait plus être fâchée contre lui. Elle ne lui en voulait même pas de malmenée sa meilleure amie. Non, elle était sur sa planète de je-suis-amoureuse-rien-ne-peut-me-toucher. Et c’était vrai. Rien ne la touchait. Elle était dans son monde, et c’était tout juste si elle entendait ce qu’il se passait autour d’elle. Quand on lui parlait, elle percevait surtout des bourdonnements. Comme si toutes formes de conversations étaient futiles. Elle était assez detestable en fait en y pensant. La seule avec qui elle n’étalait pas son bonheur, c’était Aylen, la jeune serpentard qui était sa meilleure amie. Parce que celle-ci vivait une période difficile en ce moment, en raison des récents événements. Donc elle ne voulait pas en rajouter une couche. Mais avec les autres … Rien à foutre. Grands sourires, débordement de joie … Et le pire, c’était que le trois quart de son entourage ne comprenait pas la raison de son brutal changement de comportement. Parce que ne leur avait pas dis pour Alexandre et elle. Elle ne pouvait pas. Mais ça ne l’empêchait pas de déborder de joie.
Ce jour là, sa démonstration de bonheur l’avait rendue encore plus emmerdante que les autres jours. Elle avait donné rendez-vous au professeur de défense contre les forces du mal au sommet de la tour d’astronomie ce soir là. Sois disant, une histoire urgente. Elle n’avait pas donné plus de précision, espérant quand même que son message soit suffisamment alertant pour qu’il vienne. Non, rassurez-vous, elle n’a aucunement l’intention de se jeter du haut de la tour. Aucune raison ne pouvait le justifier. Pour l’instant du moins … Parce qu’on n’est jamais à l’abri n’est-ce pas ? Mais évitons d’aborder les sujets qui fâchent et revenons-en à elle. Impatiente, elle rendait tout le monde cinglé autour d’elle. Comme une enfant la veille de noël. Elle était vraiment insupportable. Aussi, des soupirs de soulagement se firent entendre quand elle s’en alla enfin, prétextant avoir un truc super important à faire. Elle trouverait une excuse plus potable avant de rentrer. Et puis, elle n’avait de compte à rendre à personne aux passages, alors pour ceux qui n’étaient pas contents, qu’ils aillent se faire voir. La jeune femme – pas stupide pour une fois – pris tout de même le temps de s’habiller chaudement, consciente qu’elle allait se les gelés. Quelle idée aussi d’avoir choisis la tour d’astronomie pour lieu de rendez-vous pseudo urgent ? Elle se le demandait tiens ! Mais elle était adorable envelopper dans sa grosse doudoune, avec ses bottes en fourrures – pas de la vraie fourrure je précise au cas où des défenseurs de la cause animale passeraient par là – et son bonnet fourré. On aurait dit qu’elle se préparait pour une escapade au fin fond de la Sibérie. Mais les températures extérieurs le justifié largement. Toujours plus impatiente, Pandora rejoignit la tour d’astronomie en gambadant presque. Il était difficile de ne pas remarquer sa bonne humeur … ou de ne pas la prendre pour une folle. Je vous laisse rayer la mention inutile. Elle grimpa les marches qui la menèrent au sommet de la tour d’astronomie. Bon il n’était pas encore là. Mais il n’avait peut-être pas vu son message. Ou peut-être avait il eut un empêchement. Elle ne se laissa pas démonter. Elle était en avance. Alors peut-être avait-elle tout simplement était trop rapide pour lui. Il n’allait pas tarder. Alors elle attendrait …
Lumos ► Type de Sang: Mêlé ► Année/Profession: Professeur de DCFM / Directeur des Serdaigles
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Dim 12 Fév - 0:16
« Reste concentrée sur ta position ! Plus souple le poignet ! »
Depuis leur dernier entretien, ce devait être la troisième séance d'escrime que Miss Nott suivait avec son professeur de défense contre les forces du mal. Il constatait des progrès assez conséquents, et une motivation grandissante. Pour dire que ce n'était que la troisième séance... C'était plus que satisfaisant. Il pensait pouvoir commencer des combats, des stratégies de parades, d'estoques, d'ici peu. Le côté le plus intéressant de ce sport, quoi. Aylen n'était pas encore sortie de cette salle avec des bleus... Ça ne saurait plus tarder. Il se montrait un peu plus exigeant à chaque fois. Et après avoir travaillé la position de base, encore et encore, ainsi que les déplacements de base, il devenait, peu à peu, intransigeant avec la façon dont elle se tenait. Il fonctionnait comme ça en cours, vis à vis des sorts qu'il leur apprenait, et il était comme ça aussi lors des leçons d'escrime. Il prenait de l'assurance dans l'enseignement de la discipline, on sentait qu'il avait du se renseigner pour ne pas lui faire faire de bêtises.
Il la relâche, comme à son habitude, un peu avant le repas, pour qu'ils aient tous les deux le temps de prendre une douche avant le dîner. Et il ferme la porte de la salle vide, une fois aérée, derrière lui, remontant dans les étages jusque chez lui. Pour y trouver une petite note qui semblait gentiment l'attendre. Il attrape le morceau de parchemin et fronce les sourcils. Une « histoire urgente » ? De quoi pouvait-il bien s'agir ? Elle avait des ennuis ? Quelqu'un avait découvert quelque chose ? Non, ça c'était pas possible. Ils n'étaient que quatre à savoir. Les deux principaux concernés... Et la personne qui leur était le plus proche. Et il faisait son possible pour ne rien montrer, rester impassible, à bonne distance. Bon, il avait bien vu qu'elle était sur son petit nuage – lui-même était trop occupé, surbooké, coupable pour s'autoriser à être dans un état similaire – mais bon, de là à ce qu'on devine qu'il était celui qui hantait ses pensées... Bordel, elle n'aurait pas pu être plus précise dans son message ? On n'avait pas idée de faire poireauter les gens, comme ça, de les laisser s'inquièter sans pitié. Alexandre avait horreur de ça : ne pas savoir. C'était quelque chose qu'il détestait tout particulièrement. Et si ce n'était qu'une excuse ? Secouant la tête, le professeur pose le petit mot sur la table de sa cuisine et va s'engouffrer dans sa salle de bain. Il se sépare de son tee-shirt – pouah, il puait la mort – défait son jean, son boxer – oui, j'aime les détails, je vois Panda baver d'ici – et entre enfin dans la cabine de douche. L'eau un peu fraîche qui ruisselle sur son corps lui fait le plus grand bien, alors qu'il ferme les yeux et laisse ses muscles se décrisper. Il avait besoin de se détendre, un peu. D'oublier le poids des responsabilités professionnelles, et de la culpabilité sentimentale. Pandora... Les jours passaient, et finalement, le jour de l'an lui semblait si loin... Ils étaient presque en février, ça ne faisait qu'un mois à peine. Et pourtant, elle avait le même effet qu'une drogue, sur lui. Il avait de plus en plus de mal à ne pas la dévorer des yeux, à ne pas penser à elle, à se changer les idées. Il déglutit, sentant le désir le prendre d'un coup, et pose une main sur le carrelage de la cabine. Putain... C'était intenable.
Heureusement qu'il y avait ces séances d'escrime, qui devenait un havre de paix plus important encore qu'avant depuis quelques temps. Parce qu'il devait s'y investir à fond, encore davantage, et que pendant les heures qu'il passait avec son élève, il ne pensait plus à Pandora. Non parce qu'Aylen prenait sa place – loin s'en fallait, croyez-moi – mais parce que ça le perturbait tellement de retrouver en la jeune fille l'adolescent qu'il avait lui-même été qu'il en était complètement déconnecté de sa propre réalité, trop occupé à essayer de rétablir l'équilibre chez elle. A essayer de lui épargner les moments difficiles que lui-même avait traversé. Sans comprendre qu'elle devrait les traverser elle-même pour s'en sortir. C'était comme ça. Il attrape une chemise, son écharpe, et va prendre son repas, le mot glissé dans la poche de son jean. Il parle gaiment avec Shayan, mangea avec appétit – comme à son habitude, comme tout sportif, il a un appétit d'ogre. Son regard balaie la salle, surtout la table des Serdaigles, veillant sur ses petits aiglions. Ce soir, il était de corvée. C'était à lui que revenait le tour de ronde... Ça faciliterait les choses pour aller retrouver la jeune fille. Mais il ne put pas vraiment s'attarder plus longtemps sur le sujet...
« Papaaaa ! »
Le petit garçon lui saute littéralement dessus, et Alexandre le réceptionne sans mal. L'heure du repas, l'heure de voir mini-lui. Comme tous les jours. Il lui ébourriffe les cheveux avec tendresse, discute un peu de sa journée avec lui, en ignorant totalement sa mère. Et à la fin du repas, il le câline un instant avant de retourner à ses occupations. Ce soir, il était de garde. Il retourne dans ses appartements, prend une cape pour son rendez-vous – et des fois qu'il ait à récupérer un élève récalcitrant dehors – glisse sa baguette dans sa manche, et le voilà prêt. Il croise son regard dans un miroir, passe une main dans ses cheveux en bataille, et hausse les épaules. Ouais bah tant pis. Il avait déjà fait l'effort de se raser... Elle n'allait pas se plaindre non plus. Les couloirs sont déserts, une fois le couvre feu déclaré. Le professeur fait son tour habituel vers la tour des Serdaigles, râlant auprès des élèves qui arrivent en courant à la dernière minute. Il reste là un quart d'heure, ôte des points aux élèves vraiment en retard, l'oreille sourde aux protestations, et va ensuite faire un passage vers la tour Gryffondor – point stratégique pour prendre les élèves rebelles hors de leur lit. Surtout que les Gryffondors attendaient un quart d'heure/une demi-heure pour sortir du dortoir et faire leurs bêtises... Et tombaient souvent sur le professeur de DCFM, qui ne les attendait jamais vraiment au même endroit. Mais qui les renvoyait irrémédiablement se coucher. Ce n'est qu'une fois tout cela terminé qu'il se dirige vers la Tour d'Astronomie. Il pousse la porte, qui couine sur ses gonds, et grimpe les marches en silence, bien que ses chaussures résonnent dans les escaliers. Il s'enveloppe dans sa cape en sentant le froid l'atteindre, et finit par apparaître, face à la jeune fille, la sondant du regard.
Elle lui avait manqué. Non mais mec, tu ne devrais même pas avoir ce genre de pensées. Tu ne devrais même pas avoir ne serait-ce que l'idée d'avoir cette pensée. Il s'approche d'elle, sans sembler s'émouvoir de la voir ainsi emmitoufflée. Quelle idée aussi, de lui donner rendez-vous ici...
« Qu'est-ce qu'il se passe ? C'est quoi cette histoire urgente? » souffle-t-il calmement, mais apparemment inquièté par ce petit mot laissé chez lui. Il n'aimait pas ça. Il avait le sentiment qu'elle n'avait utilisé cette excuse que pour le faire venir. Et c'était typiquement le genre de chose qu'il n'aimait pas. À moins qu'elle ait vu Duncan, dans les couloirs – qui ne l'avait pas vu ? – et qu'elle se posait des questions. C'était possible aussi. Après tout, Llywelyn avait vu Leelou, et, étant proche de la jeune fille, il aurait très bien pu s'amuser à tout raconter, cet idiot.
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► Alexandre N. McKintosh ◄ « I believe in nothing but the beating of our hearts »
Lumos ► Type de Sang: Sang pur ► Année/Profession: 6 ème année
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Dim 12 Fév - 0:46
Elle n’eut pas à attendre bien longtemps, même si le couvre feu était déjà largement dépassé. Ben tant pis, au pire Serpentard perdrait encore quelques points, vu la quantité que Dwayne et Carwyn avaient fait perdre à leur maison, elle ne serait pas la plus à blâmer, quoi qu’il arrive. Et puis, elle n’en avait jamais rien eu à faire des règles, ce n’était pas maintenant qu’elle allait s’en préoccuper. Surtout pas alors qu’elle pouvait enfin voir son doux visage, qu’elle n’avait pas vu depuis des siècles. Du moins, c’était son impression. Parce que bon, elle n’était pas assez ridée pour que des siècles soient passés, mais dans la tête d’une fille amoureuse, vous n’imaginez pas comme le temps passe vite. Et elle était contente de voir son visage. Juste elle et lui. Et putain, il s’était rasé ? Pour le coup, elle ouvrit la bouche, et la referma aussitôt, sous le choc. Il s’était rasé ? Vraiment rasé ? Genre, avec un rasoir et tout ? « Vous ... Tu … es rasé ?! ». Oui, question con. Mais comprenez la, la pauvre, elle n’a pas l’habitude de le voir comme ça. Elle ne l’a jamais vu comme ça tout court en fait. Et dieu qu’il était sexy, avec ses cheveux en pétard. Ca lui donnait très envie d’aller se blottir dans ses bras et … non, stop, on arrête ! Rien du tout jeune fille, que dalle ! Tu attendras, et puis c’est tout !
Elle attend qu’il s’avance. Et bien vite, elle comprend son erreur. Son message l’avait inquiéter. Elle aurait dut être plus précise cette andouille. A bien y réfléchir, ce n’était pas très malin de lui avoir dit que c’était urgent, il avait dut s’inquiéter le pauvre. Et s’il avait eu son message tôt, quand elle le lui avait envoyé, il avait dut paniquer toute la journée. Vilaine fille ! Ne sais tu pas encore qu’on ne donne pas rendez-vous à quelqu’un pour une raison urgente ? En même temps, elle avait eut peur qu’il ne vienne pas. Il lui avait bien fait comprendre que les moments en tête à tête seraient rares. Or, elle était clairement en manque. Du coup, toute excuse avait été bonne à pendre. Mais maintenant, elle allait devoir s’expliquer de la raison pour laquelle elle lui avait peur comme ça. Merde Panda, tu crains ! Elle se mordit la lèvre inférieure. « Tu t’es inquiété ? Je suis vraiment désolé, je ne voulais pas te faire peur ! ». Ben c’est trop tard ma fille, toi je te jure que tu n’es pas blonde pour rien. Et s’il s’énerve en plus, il a juste à te balancer du haut de la tour d’astronomie, et ton cas ne sera plus qu’un lointain souvenir. T’es bien maligne ma fille ! Et maintenant, tu te sors de là comment ? « En fait, j’avais très envie de te voir. Je ne voulais pas t’inquiété ». Ben vas-y, rattrape toi. Pour le coup, elle enfonça ses mains dans ses poches, et fixa ses pieds comme si c’était la chose la plus intéressante du monde tout d’un coup. Elle ne savait pas comment il pouvait réagir dans ces cas là. Parce que bon, elle ne le connaissait pas si bien que ça au final. Qui pouvait prévoir ses réactions ? Il avait la réputation d’être assez autoritaire. Il n’allait peut-être pas apprécier d’avoir été dérangé pendant sa soirée, ou d’avoir paniqué pour rien. Décidemment ma fille, tu manque clairement de confiance en toi ! Ce mec t’as embrassé, t’as sous-entendu que vous pourriez avoir un avenir ensemble et est clairement raide dingue de toi, et toi tu as peur qu’il ne se mette en colère contre toi. Enfin quoi que … ça risquait d’arriver. Il se mettrait peut-être en colère. Mais ce ne serait pas la fin du monde. Parce que bon ma fille … Il ne faut pas croire qu’une vie de couple soit sans arrêt la vie en rose, il y a aussi des moments moins drôles.
Lumos ► Type de Sang: Mêlé ► Année/Profession: Professeur de DCFM / Directeur des Serdaigles
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Dim 12 Fév - 11:15
Il flairait l'embrouille. Son légendaire né de prof lui disait que quelque chose allait lui déplaire. Ou bien était-ce juste son sens de l'observation : Pandora n'avait pas l'air paniquée le moins du monde, pas inquiète, pas tourmentée. Il n'y avait qu'à voir la première chose qu'elle lui avait dit. Là où une jeune fille avec un réel problème aurait pu se jeter dans ses bras pour y pleurer tout son soûl – oui, bon, là c'est dans le cas des situations dramatiques – elle se contentait de relever le fait qu'il n'ait plus sa barbe. Oui bon, d'accord, en sept ans qu'il avait été son professeur, il avait porté la barbe pendant cinq – ou six, il ne savait plus très bien. Donc oui, ça devait surprendre – d'ailleurs, il priait pour qu'Hopkins n'ait pas remarqué, histoire qu'elle n'ait pas l'idée de venir caresser ses joues pour voir comment c'était, sous les poils. Ouais, ça le rajeunissait, même s'il n'en avait pas franchement conscience. Mais bon, était-ce une raison pour le relever de manière aussi franche ? Il retint une remarque un peu agacée, du genre si ça t'plait pas, ça r'pousse hein, et attend, attend de savoir la raison « urgente » pour laquelle elle l'avait fait venir, ici, par ce froid, alors qu'il était de garde. Et forcément, on s'en doute, on le voit tous arriver, l'excuse qu'elle lui donne ne lui plait pas. Mais alors pas du tout.
D'abord, il la sonde d'un regard genre dubitatif, comme s'il espérait qu'elle soit être en train de plaisanter. Puis son regard se durcit et il pince les lèvres d'un air agacé. Eh bien mon grand, tu croyais quoi ? Que tu allais pouvoir t'enticher d'une adolescente, comme ça, et ne pas avoir à faire face à des comportements pas des plus matures ? Certes, elle commençait à être adulte, mais... Mais elle ne l'était pas entièrement. Ça viendrait. Il devrait se montrer patient, voilà tout. Et en attendant, quelques disputes allaient sans doute éclater. Ils n'étaient pas encore un couple et déjà ça pointait le bout de son nez... Enfin, ça peut pas être pire qu'un certain Serpentard qui se dispute avec ses conquêtes avant même de les avoir séduites, n'est-ce pas ? Finalement, il lève les yeux au ciel, fidèle à lui-même. Pas un mot au dessus de l'autre. Pas un grain d'attitude déplacée. Juste ce signe de vague agacement. Il en fallait bien plus pour l'énerver vraiment. Plus qu'un simple caprice. Là, ça ne faisait que l'exaspéré.
« Pandora, tu sais ce qu'on risque à se retrouver ici à une heure pareille? » murmure-t-il simplement. « Je devrais te retirer des points et te renvoyer dans ton couloir, normalement. »
Bon, ça, c'était le moment je te fais la morale. Mais bon, au final il était content de la voir. Alors autant profiter de ce petit moment entre eux. Resserrant sa cape autour de ses épaules, il s'approche encore un peu, pour observer le paysage enneigé qui s'étale devant eux. A-t-elle conscience d'avoir choisi l'endroit parfait pour se retrouver ? Pas à cause du froid, pas à cause de la vue, ni du romantisme de la scène des amants en haut d'une tour, mais tout simplement parce que la porte grinçait, au bas de la tour, et qu'ils entendraient si quelqu'un arrivait. Et donc qu'ils pourraient très facilement feindre une scène du professeur qui surprend son élève et qui la dispute vertement. Alexandre soupire, posant la main sur la rembarde qui les séparaient du vide. Il observe la vue, sous la lune, malgré les épais nuages, dont la lumière est renvoyée par l'épaisse couche de neige. Il fait froid. Toujours aussi froid depuis les premières neiges. Et ça n'est pas normal. Ça l'inquiète. Il y avait quelque chose qui clochait méchamment dans cette histoire... Et il fallait qu'ils trouvent quoi, avant de se retrouver avec d'autres morts sur les bras.
« Ton frère est venu me voir, il y a quelques jours. » souffle-t-il calmement, brisant ainsi le silence qui s'était installé.
Lui qui aimait le silence, le calme absolu, et qui le savourait souvent, se surprenait à l'avoir ainsi brisé. Il n'aimait pas quand un calme gêné s'installait ainsi. Surtout après le genre de remarques qu'il avait faites. Oui donc, disions nous, Dwayne était venu le voir. Il l'avait trouvé mignon, comme ça, à venir s'assurer du bien-être de sa soeur et du bien-fondé de ses intentions. À mi-chemin entre un comportement tout à fait mature, et une attitude des plus immatures. J'avoue qu'Alexandre s'était quand même retenu de lui rire au nez quand il lui avait dit que s'il faisait du mal à la jeune fille, il la vengerait – de un parce qu'il ne voyait pas l'intérêt de se foutre dans la merde jusqu'au cou juste pour faire souffrir quelqu'un, et deux parce que Dwayne semblait vraiment penser pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce le cas échéant. Ce qui, avouons le, était pratiquement impossible, à moins de s'en prendre au petit Duncan. Sauf qu'en faisant ça, c'était sa vie que Dwayne mettrait en danger.
« Il voulait s'assurer que je ne jouais pas avec tes sentiments. » Il s'appuie des deux bras sur la rembarde, l'air un peu nonchalent, sans regarder la jeune fille, observant le paysage devant lui. « Tu as de la chance d'avoir quelqu'un comme lui. »
Certes, Dwayne n'était pas le type le plus malin du monde, ni le plus subtil, ou le plus alerte. Mais il aimait sa soeur et pouvait tout faire pour elle. Et Alexandre prenait un peu plus conscience de la relation qui unissait les jumeaux, ainsi. Parce qu'on lui dise, qu'on lui explique, tant qu'il n'y était pas confronté, comment pouvait-il réellement le savoir ? Fils unique, la seule personne de qui il avait été vraiment proche, ou du moins avec qui sa relation était comparable – bien que moins fusionnelle, faut pas déconner – avec la leur, c'était avec son vieil ami directeur des Gryffondors. Oui, c'était un frère, pour lui. Une personne à qui il pouvait tout dire. Et qui le secouerait, l'engueulerait au besoin. Sans se démonter. Et qui le soutenait dans d'autres circonstances. Le seul à avoir vraiment été là pour lui après son divorce. Il se passe la langue sur les lèvres. Bon, tant qu'à être là, autant en profiter pour parler des derniers évènements actuels dans l'école.
« D'ailleurs, je ne sais pas si tu as vu, mais une nouvelle professeure est arrivée, en étude des runes... » commence-t-il, timidement, comme pour contourner le sujet. Peut-être même avait-elle aperçu son fils dans les couloirs – ça, c'était même plus que probable, à moins qu'elle soit trop sur son petit nuage pour avoir remarqué mini-lui...
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► Alexandre N. McKintosh ◄ « I believe in nothing but the beating of our hearts »
Lumos ► Type de Sang: Sang pur ► Année/Profession: 6 ème année
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Dim 12 Fév - 22:36
Elle se sentit pour le coup stupide. En fait, peut-être qu’ils ne voyaient pas les choses de la même manière finalement. La différence d’âge était peut-être comme une barrière entre eux. Parce qu’elle était clairement le genre de fille qui avait besoin de quelques moments privilégiés. Elle n’en demandait pas des masses, juste un peu. Mais elle s’était peut-être trompée au fond. Si le moment qu’ils avaient passés n’était pas sensé être rare, mais juste unique. Et qu’il n’était pas sensé y en avoir d’autres après ? Après tout, ces derniers jours, ils ne s’étaient pas beaucoup parlé. Si elle n’avait pas prit l’initiative de lui donner rendez-vous ce soir là, ils ne se seraient toujours pas vu. Et peut-être plus pour longtemps d’ailleurs. Mais elle se sentait soudain stupide. Si ce n’était pas qu’il n’avait pas eu le temps, mais simplement qu’il n’avait pas voulut ? Pour le coup, la jeune femme était carrément refroidie, et ça n’avait rien à voir avec la température extérieur. C’était plutôt ce calme lassant, et cet air distant qui la blessait. Mais comme elle se savait facile à atteindre, et surtout qu’elle savait être quelqu’un de particulièrement susceptible, elle s’abstint de tout commentaire. Elle savait qu’autrement elle prouverait qu’elle se comportait encore comme une enfant capricieuse. Elle garda donc le silence, tentant tant bien que mal de contenir sa déception. Elle qui était si contente de le voir … Pour le coup, son enthousiasme avait disparu, comme par enchantement. Pourtant, pas mal de personnes avaient essayé sans succès ces derniers jours. Mais il avait fallut attendre aujourd’hui pour que le charme se disperse. « Désolé, je n’y avais pas pensé ». Parce qu’en réalité, elle n’avait pensé qu’à le voir sans penser aux conséquences. Ce qui n’était pas très intelligent, mais quand même. « Je ne recommencerais pas ». Oui non, c’est clair que vu sous cet angle, il n’y aurait pas de prochaine fois. Elle n’était pas non plus suicidaire quoi.
Le silence était très agaçant pour quelqu’un comme elle qui aimait s’étendre en parole juste pour le plaisir de parler. C’est qu’elle trouvait le silence très gênant, à la limite du soutenable. Parce qu’en général, c’était dans ces moments qu’elle se retrouvait seule avec ses pensés et avec ses angoisses par la même occasion. C’est que la petite tête de la blondinette fonctionne à plein régime. On ne dirait pas comme ça, mais elle en a dans la caboche. Mais ce n’est pas le sujet du jour. Elle s’approche de la balustrade, et pose ses coudes dessus. Son menton vient prendre appuis sur ses mains enveloppées dans des gants bien chauds. Bientôt, Alexandre l’imite. Elle regarde le paysage de Poudlard enneigé. Un décor magnifique, qui aurait fait pâlir d’envie n’importe qui. Même si ce décor était anormal, accentuer par les événements récents. Il n’en restait pas moins magnifique. Et dans d’autres circonstances, j’aurais même dis qu’il aurait put faire un cadre romantique. C’était sans compter sur la jolie rousse et son air boudeur. Tête de mule celle la ma parole ! Elle ne changera décidemment jamais ! Incroyable mais vrai ! Elle garda le silence, jusqu’à ce qu’il évoque son frère. Bizarrement, là elle écoutait. Elle et son précieux frère ! « Ah oui ? ». Première nouvelle. Dwaynie, tu allais passé un sale quart d’heure. C’est mal de faire des cachoteries à sa frangine ! Elle va t’arracher les cheveux, tu ne vas rien comprendre à ta life. Parce que oui, la joueuse est d’humeur particulièrement sadique ce soir. « Il ne m’a rien dit ». Et il avait eut raison, sinon elle l’en aurait empêché. Mais sa colère s’envola suite à la déclaration du professeur. Il était inquiet pour elle. Il la protégeait. Il était toujours aussi adorable son cher frère. « Je sais que j’ai de la chance. Il est très inquiet. Il ne faut pas le prendre pour toi tu sais … ».
Finalement, elle se tourna pour s’adosser contre la rambarde. Non, elle n’avait pas peur. Elle faisait du Quidditch, le vide ne l’effrayait d’aucune façon. Elle avait l’habitude. Ce qu’elle n’avait pas l’habitude par contre, c’était de devoir parler de sujets du genre de celui qui allait suivre. Elle le sentait venir gros comme une maison. Et elle n’aimait pas trop beaucoup ça. Elle croisa les bras pour serrer sa veste plus près d’elle, et accessoirement parce qu’elle était mal à l’aise. « Je sais oui, le coupa-t-elle d’un ton plus sec qu’elle ne l’aurait voulut en réalité. On s’est déjà charger de me mettre au courant. Ton ex-femme. Une information pareille, Carwyn ne pouvait pas ne pas l’exploiter, c’était impossible ». Son ton été acide, mais c’était difficile de savoir si c’était dirigé contre lui, contre Carwyn, ou contre l’ex-femme en question. Ou peut-être pouvait-on supposer qu’elle était juste de mauvais poil. Il était temps qu’il sache qu’elle n’avait pas que des bons coté la petite, malheureusement pour lui. Mais il s’était lancé sur cette pente glissante tout seul …
Lumos ► Type de Sang: Mêlé ► Année/Profession: Professeur de DCFM / Directeur des Serdaigles
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Lun 13 Fév - 8:01
Oh bien sûr que Pandora avait des défauts. Et étant son professeur, il était bien placé pour savoir qu'elle était facilement dissipée, qu'elle se laissait embarquer dans des plans foireux, et avait une petite tendance à être une peste. Enfin, ça, c'était l'adolescente. Ce qui l'avait attiré chez elle, c'était ces qualités qu'il avait découvertes à son contact plus rapproché. Une certaine douceur, une certaine ouverture d'esprit, et surtout, un rire... Un rire qu'il ne se lasserait sans doute jamais d'entendre, accompagné de ce magnifique sourire, sur son viage d'albâtre. Et puis bon, lui aussi avait son lot de défauts, et pas des moindres. Son côté colérique et violent, caché par son calme lassant, remportait sans nul doute la palme. Mais il y avait aussi cette obsession du contrôle, l'exigeance, la susceptibilité, et j'en passe. Personne n'est parfait... Et certainement pas lui, contrairement à ce qui semblait faire enrager Dwayne. En tout cas, sa réaction avait jeté un sacré froid. Bien sûr qu'il était content de la voir. Et il n'avait pas voulu la blesser. En fait, ce n'était pas tant de l'avoir fait venir qui l'agaçait, mais d'avoir invoqué cette raison en particulier. C'était de la manipulation à la Serpentard – surprenant – et il se maudissait d'avoir été aussi naïf pour tomber dedans. L'amour rend aveugle, après tout... Il voyait bien le froid que ça avait jeté, et l'enthousiasme brusquement éteint de la jeune fille. Ah ouais, pour le coup, niveau tact, zéro pointé Alex. Tu as magnifiquement merdé, congratulations. C'est par gêne, un peu par culpabilité, qu'il avait brisé le silence. Lui qui aimait le savourer ne supportait pas non plus la pression d'un silence gêné. Le calme pouvait s'apprécier dans des moments tout simples, où parler serait presque un sacrilège – un instant de romantisme pur par exemple, où ce qu'on pouvait ressentir était au-delà des mots. Mais là, non. Chacun allait ruminer sa susceptibilité de son côté, ce n'était pas franchement l'idéal. Alors engageons la conversation. Quitte à s'engager, tout doucement, sur une pente extrêmement glissante. Mais c'était l'occasion de mettre les choses à plat et d'aller au devant de problèmes qui pourraient ainsi ne pas se mettre en place. Étouffons le problème dans l'oeuf.
Mais le sujet Dwayne fut le premier qu'il lança sur le tapis. Pour se prémunir, pour ne pas arriver au sujet qui fâche. Et la jeune fille lui répondait, de manière un peu distante, sans trop s'approcher de lui. Que devait-il y comprendre ? J'ai fait le premier pas pour qu'on puisse se voir, à toi de faire le suivant si tu veux ne serait-ce qu'obtenir un petit bisou ? Non Alex, arrête d'être parano, un peu. Ne pas le prendre pour lui. Ça, il l'avait bien compris. Dwayne aurait sans doute ainsi agi avec n'importe qui – et peut-être même aurait-il eu moins de retenue s'il n'avait pas été son professeur. Mais encore une fois, ça lui allait. Parce que mettre les choses à plat dès le départ permettait d'éviter des affrontements par la suite. Alexandre n'était pas du genre à fuir les problèmes. Mais il faisait tout pour empêcher qu'ils enflent et deviennent ingérables. Réflexe de Serdaigle, habitude de professeur. Mais la suite est encore plus glissante, plus délicate, et rien qu'au ton de la jeune fille, il sait qu'il allait devoir peser astucieusement chacune de ses paroles avant de les laisser sortir. L'amour... Définitivement, on ne le voyait pas de la même façon suivant l'âge auquel on l'abordait. Alexandre le voyait clairement comme un engagement, parsemé d'obstacles et de compromis. Un sentiment euphorique, mais qui amenait souvent son lot de problèmes. Surtout quand, comme dans son cas, on avait eu d'autres histoires, des histoires qui comptaient énormément, avant celle que l'on vivait dans l'immédiat.
Elle est acide, et il le prend directement pour lui, sans penser un instant que le ton pouvait être adressé à la personne qui l'avait mise au courant de cette information – à savoir, Llywelyn, bien sûr, qui d'autre ? Le jour où celui-ci se mêlera de ses affaires... Bordel, il n'aurait pas pu se la fermer, n'empêche ? Le laisser gérer les choses à sa façon ? Oui, parce qu'Alexandre savait bien que, si ça lui posait un énorme problème de voir Leelou vivre à Poudlard, ça pouvait aussi coincer sans mal avec Pandora. Il ne lui semblait pas qu'elle suive les cours d'études des runes, c'était déjà ça. Mais... Mais il n'empêche. L'irlandaise était la personne qui pouvait se vanter de le connaître le mieux – mieux que sa propre mère – et elle ne mettrait sans doute pas longtemps à remarquer que quelque chose clochait dans son comportement, si bon soit-il pour le cacher. Et elle... Elle ne se retiendrait sans doute pas de 1) l'engueuler, 2) l'engueuler, 3) le balancer. L'option 3) n'était pas certaine, mais il se doutait bien qu'elle ne cautionnerait pas et donc qu'elle avait de grandes chances de se mettre en travers. Ajoutons à cela sa jalousie maladive – oui, ils étaient divorcés, mais nul doute que, comme lui, elle réagirait mal au fait qu'il refasse sa vie...
Gêné, il se tourne vers elle, l'observant s'appuyer contre la rambarde. Il avait essayé de lancer le sujet en espérant qu'elle ne sache pas, et de cette façon, pouvoir le lui annoncer en douceur. Le fait qu'elle soit déjà au courant, et qu'elle lui fasse savoir sur un ton pareil lui avait un peu coupé le sifflet, au bonhomme. Et il avait jeté un tel froid plus tôt qu'il n'osait pas trop s'approcher pour établir un contact – sait-on jamais qu'elle morde. C'était délicat. Il jouait avec le feu sur une pente verglacée, et cette sensation de perte de contrôle sur la situation est tout sauf plaisante. Il n'aime pas ça. Il doit s'y confronter, et il n'aime pas ça. Comment aborder la suite, maintenant, hein ? Il était certain qu'elle allait les surprendre à bavarder dans les couloirs, pour un cas d'élève indiscipliné, pour un Serdaigle en difficulté, ou juste pour gérer leur petit garçon.
« Duncan est à Poudlard aussi, du coup. » souffle-t-il doucement.
Ça, ça lui faisait plus plaisir qu'on ne pourrait le dire. L'idée de voir son petit garçon plus souvent lui mettait du baume au coeur. Ça serait sans doute les seuls moments, dans les jours à venir, où il pourrait totalement se lâcher, faire ce que bon lui semblait, sans risquer la troisième guerre mondiale. Duncan n'en avait pas conscience, évidemment. Mais sa présence ne pouvait faire que du bien à son père. Voir son sourire, le soir, lors du repas, le croiser dans les couloirs quand sa mère l'emmène à l'école... Oui, définitivement, Mini-Lui tombait à pic.
« J'aurais préféré pouvoir te le dire moi-même. » finit-il par grogner, frustré de ne pas trop savoir par où commencer, maudissant Llywelyn de ne pas être fichu de se mêler de ses affaires. « J'ai été mis face au fait accompli il y a quelques jours et je n'ai pas eu l'occasion de te revoir depuis, faute de temps. »
Et oui, voilà la raison pour laquelle Alexandre avait souligné le fait que les moments d'intimités, en tête à tête, seraient rares. Pas parce qu'il jouait avec elle, pas parce qu'il voulait mettre une distance – loin s'en fallait, il ne rêvait que d'une chose, supprimer toutes distances entre eux, vêtements y compris. Mais parce qu'il manquait cruellement de temps. Entre son boulot – et croyez-moi que le boulot de prof est chronophage, surtout quand on vit dans une pension – les cours d'escrimes à Miss Nott – qui faisaient qu'il ne pouvait plus sauter ses séances d'entrainement comme ça avait pu lui arriver – Duncan, la gestion de ses problèmes personnels, les moments où il rongeait sa culpabilité – et son frein – et bien sûr, les nuits de sommeil... Bah ça ne laissait plus beaucoup de temps. Et non, il n'aurait pas eu l'idée de venir retrouver la jeune fille pendant une de ses nuits de garde, simplement parce qu'il estimait que c'était son temps de travail et que ce n'était pas idéal. Oh bien sûr qu'il pourrait se débrouiller pour lui faire plus de place dans son emploi du temps de ministre. Mais... Mais il était toujours rongé par la culpabilité, et par le fait qu'il craquait chaque jour un peu plus, se retenant toujours plus difficilement de la toucher quand ils se croisaient, de lui sourire, de l'embrasser... Et tout un tas d'autres choses.
« Je ne veux pas ça soit un problème pour toi. » Il sonde le visage de la jeune fille d'un regard pénétrant avant de se fixer sur ses yeux, n'ayant visiblement pas peur d'y plonger. « C'est une situation délicate à gérer mais... »
Mais entre eux, c'était terminé. Même s'il avait toujours de l'affection pour elle, même si elle restait la mère de son enfant. Quelques mois plus tôt encore, la voir venir ainsi aurait fait naître l'espoir, et sans doute aurait-il essayé de recoller les morceaux – sans succès peut-être. Parce que cette fois, plus rien n'aurait empêché une vie de famille. Mais on n'était pas quelques mois plus tôt, et il avait confié la lourde tâche de s'occuper de son petit coeur déjà bien usé par les expériences douloureuses à une adolescente aux yeux hypnotisants. En espérant ne pas faire la plus grosse bêtise de sa vie.
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► Alexandre N. McKintosh ◄ « I believe in nothing but the beating of our hearts »
Lumos ► Type de Sang: Sang pur ► Année/Profession: 6 ème année
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Lun 13 Fév - 22:22
Elle ne se rendit compte de son ton cassant qu’après avoir ouvert la bouche. Elle était distante, elle était froide. On reconnaissait bien la sale gosse qu’elle était quand elle voulait se protéger des autres. Parce que oui, contrairement aux apparences, elle n’avait jamais eu de fond particulièrement méchant. Juste des mauvaises fréquentations d’une part et une volonté de se protégée envers et contre tous. La méchanceté, ce n’était qu’un masque. La meilleure façon de ne pas montrer ce qu’elle ressentait. Et malgré ses efforts, elle n’arrivait pas à abandonner cette partie d’elle-même qui cherchait à se protégée. Cette partie qui voulait envelopper son cœur pour le rendre imperméable à toutes souffrances. Or, qu’est-ce qui peut faire plus souffrir que l’amour ? La perte de cet amour peut-être …
Sauf qu’ils n’étaient pas encore vraiment un couple. Pas au sein des murs de cette école. Ils ne le pouvaient pas. Et ça, ça mettait le cœur de la jeune femme à rude épreuve. Mais elle savait patienter quand ça valait la peine. Encore fallait-il être sûr que ça en vaille la peine. Mais pour l’instant, elle n’avait aucun moyen de le savoir. Seul le temps le lui dirait. Or, du temps, elle savait qu’il lui était compté. Oh, elle était jeune, elle le savait. Mais la chose qui lui faisait le plus peur au monde, c’était la mort. Et la mort pouvait parfois venir plus vite qu’on ne le pensait. C’était pour cette raison qu’elle se montrait si impulsive et capricieuse. Il lui fallait tout, et tout de suite. Qui sait, peut-être que la nuit ne se couchera jamais et que le jour ne se lèvera pas. Et ça … c’était une torture pour elle, jour après jour.
Elle le fixa, en silence, attendant. Son regard était vide de toute émotion. Ca ne lui ressemblait pas. Du moins, Alexandre n’avait jamais dut la voir comme ça. Parce qu’avec lui, elle s’était toujours montrée chaleureuse. Mais à l’heure actuelle, ce n’était pas trop à l’ordre du jour. Elle préférait ruminer. Son entré lui avait fait un coup de froid. Elle préférait largement bouder dans son coin que de briser ce silence glacial, question de fierté. C’est qu’elle est bornée et susceptible. Et qu’elle préférerait crever la bouche ouverte que de mettre son égo de côté. Ce n’était pas une serpentard pour rien. Une forte tête qui veut toujours avoir raison. Une emmerdeuse finit. Une fille capricieuse et têtue. Mais on l’aime pour ça, n’est-ce pas ?
« Oh. Je me disais bien que je l’avais aperçu dans un couloir. Mais j’ai cru rêver ». Elle marqua une pause. Elle inspira. Toujours aucune émotion dans son regard. Pourtant, elle aimait beaucoup le petit Duncan qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer le soir de nouvel an. Il était adorable. Mais visiblement, ça ne suffisait pas à lui arracher un sourire. C’est qu’elle est têtue la gamine et que parfois elle aurait bien besoin qu’on la secoue un peu. « En même temps, j’aurais dut me douter que c’était lui. La mère et le père dans la même école, l’adorable petit bonhomme ne pouvait pas être loin ». Elle avait au moins la délicatesse d’accorder un compliment à Duncan. Ce qui était du luxe. Le petit garçon pouvait s’estimer heureux. Elle l’estimait beaucoup pour réussir à le complimenter alors qu’elle était clairement de mauvais poil. Je ne vous avais pas dit qu’elle était invivable quand elle boudait.
Alexandre n’avait pas de chance. Il était confronté à la seule personne – ou presque – qui était aussi doué que lui pour feindre l’indifférence. Le masque du je m’en fou de tout ? Elle connaissait. Elle s’entrainait à l’utiliser depuis longtemps. Surtout sur ses parents. Mais non papa, ça ne me dérange pas que tu ne sois pas là pour passer le week-end avec nous. Mais bien sûre maman, Dwayne et moi irons acheter nos affaires tout seul comme des grands. Oh, vous partez sans nous en vacances ? Non, non, ça ne nous dérange pas. Faites comme vous le sentez, on a une nourrice ! Alors oui, le masque je m’en foutiste, elle connaissait, même si elle l’utilisait rarement quand elle était à l’école. Sauf quand elle était blessée dans son amour propre. Et c’était le cas. Encore plus maintenant. Après la douche froide le sujet qui fâche. Oui, elle était en colère. Parce que même si Carwyn l’avait mis très vite au courant, elle aurait put faire comme si de rien était s’il lui en avait parlé. Mais pas après autant de jour. D’accord il était occuper, mais il aurait quand même put trouver cinq minutes pour lui annoncer que son ex femme était devenue prof ici. Au moins pour qu’elle puisse se faire à l’idée. Même s’il ne lui donnait pas les explications tout de suite. Au moins pour qu’elle sache. Mais visiblement, le temps lui manquait pour ça aussi. Même dans ses pensés elle réussissait à être acide. Heureusement qu’il ne pouvait pas les entendre le pauvre. « Ouais, ben pour le coup, Carwyn était plus rapide. Il a toujours une longueur d’avance sur tout le monde de toute façon, c’est habituel ! ».
Elle planta ses yeux dans les siens, ne cherchant pas à le fuir pour une fois. Mais ça n’avait rien d’un geste tendre, c’était plus un air de défis … Ce qu’elle pouvait être agaçante comme ça. Elle méritait une paire de claques. Mais elle ne bougeait pas. Elle se contentait de le regarder et de l’écouter. Elle enfonça ses mains dans ses poches. Un problème ? Elle ne voyait pas où il y avait un problème. Il avait un passé. Il s’était déjà expliqué dessus. Pas la peine d’y revenir, on avait compris. Il avait été marié, elle n’avait pas eu le choix que de l’accepter, c’est pas comme si elle pouvait refaire son passé comme elle le désirait. Elle se contenta donc de hausser les épaules. « Je ne vois pas en quoi ce serait un problème. Tu as un passé, je le sais. Ne t’inquiète pas, je serais agréable, polie et souriante. Comme si je ne savais pas qui elle était. D’ailleurs, je n’ai pas cours avec elle, ça devrait donc être encore plus facile ». Elle continuait de le fixer. La seule chose qui changea, c’est qu’elle fronça les sourcils. Mais ? Mais quoi. Ce qu’elle pouvait détester quand les gens tournaient autour du pot. Merde, dis les choses qu’on gueule un bon coup et qu’on les oublie. Non pas qu’elle avait l’intention de gueuler. Mais elle préférait les choses directes, sans détours. « Mais … ? ». Vas-y, accouche kewa!
Lumos ► Type de Sang: Mêlé ► Année/Profession: Professeur de DCFM / Directeur des Serdaigles
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Lun 13 Fév - 23:37
Mais... Mais que pouvait-il ajouter ? Pandora ne l'aidait pas. Chacun de ses mots étaient comme autant de piques à encaisser. Et elle ne les mâchait pas. On reconnaît là le goût d'Alexandre pour les femmes de caractère. Donc finalement, si on ne retrouvait pas ses critères physiques habituels chez la jeune femme, on retrouvait sans mal les traits de caractère qui l'attiraient. Sauf que là... Là, c'était plus délicat, parce qu'elle avait des réactions de gamin capricieuse. Alors tout se bousculait dans le coeur de l'écossais. L'agacement, la tristesse, avec la culpabilité qui restait en toile de fond. Si Alexandre ne finit pas par craquer avec ça, et par péter un plomb, un vrai, un dur et violent, avant la fin de l'année scolaire, on devra souligner l'exploit. Parce que c'est contre sa nature profonde qu'il se bat. Qu'il se bat depuis des années, d'ailleurs. Refouler sa colère, rester calme en permanence. Faire taire sa frustration et faire avec ce qu'il avait. Prendre du recul, relativiser à l'extrême. Réfléchir avant chaque mouvement, avant chaque parole. Ne jamais laisser la passion prendre le dessus sur la raison. C'était ça, qui le rendait usant et imperturbable. Ce n'était pas qu'il cachait ses pensées, ou qu'il cherchait à durcir, à bouder. C'était qu'il refusait de se laisser contrôler par ce qu'il ressentait. D'où l'immense frustration et culpabilité à être tombé amoureux de Pandora. C'était un échec. Il avait échoué dans le contrôle qu'il se devait d'avoir sur lui. Quelle serait la prochaine étape, hein ? Quelle bêtise pourrait-il faire, par la suite ? Frapper un élève ? Tuer quelqu'un ?
Se retrouver ainsi face à un bloc de glace ne le mettait pas à l'aise. Il perdait le contrôle de la situation. Et il ne l'avait jamais vue comme ça. Si loin qu'il se souvenait, non, jamais il ne s'était retrouvé face à elle dans un état pareil. Ni comme professeur, ni comme homme. Plus que destabilisé, il se sentait blessé. Il perdait pied. Ce n'était pas du tout dans son élément. Il avait un nombre de soucis croissant en ce moment, et maintenant, il était là. Parce qu'il n'avait pas voulu se contenter de retenir la jeune fille à la fin d'un cours pour lui dire ça, préférant en parler avec elle à tête reposée. Il a ces quelques indications habituelles, faciles à remarquer quand on le connaissait bien. Ses mâchoires se sont serrées, et l'une de ses mains se serre et se desserre de manière assez nerveuse, comme s'il pressait une balle en mousse dans sa main. Il fait ce mouvement, mais lentement pour le moment, ce qui peut le faire passer inaperçu. Il est nerveux. Cette situation le rend nerveux, le met à fleur de peau. Leelou arrivait au plus mauvais moment. Mais vraiment. Même d'un point de vue purement professionnel, avec le danger qui plânait sur l'école... Était-il le seul à s'inquièter ? À se sentir stressé par ces évènements, au point d'en avoir terriblement peur pour son fils, pour ses élèves, pour tous les habitants de cette école. La remarque au sujet de Carwyn eut pour effet de lui faire fermer brusquement le poing. Elle n'avait vraiment pas besoin d'en rajouter. Le regard d'Alexandre s'est durci d'un coup. Je ne sais pas si Pandora avait remarqué qu'il avait été bien plus doux avec elle qu'avec n'importe qui d'autre. Beaucoup plus. Il ne se laissait pas aller avec grand monde, et avait commencé à se mettre en confiance avec elle. Jusqu'à laisser tomber son masque par moments. D'un coup, elle avait perdu toute cette faveur qu'il lui avait faite jusqu'ici. Mécanisme de défense. Si elle aurait pu lire en lui, du moins un minimum jusqu'ici, sa lassitude, son agacement, son malaise, c'était désormais terminé. Deux blocs de glace face à face. Voilà, bravo. On va avancer vite, avec ça. Et c'est ainsi qu'il soutient le regard qu'elle lui lance, avec un air qui n'a rien de sympathique. Elle l'a poussé dans ses retranchements, le forçant à y enterrer ce qu'il ressentait. Bravo. Franchement, bravo.
Elle ne voyait pas où il pourrait y avoir un problème. Bien sûr que non, elle ne voyait pas. Elle n'imaginait pas un seul instant le lien qu'il avait avec son ex-femme. Elle ne devait même pas spouçonner un instant qu'un lien aussi fort que celui qu'ils avaient eu ne pouvait que rester vivace après de longues années, même en faiblissant. Et il ne voulait pas avoir à lui expliquer que, quoi qu'il arrive, il ressentirait toujours quelque chose pour Leelou. C'était comme ça. Donc non, ce n'était pas possible de gueuler. Ce n'était pas le genre de choses qui appelaient une engueulade haut et fort. Absolument pas.
« Mais... » répète-t-il d'une voix qui s'est faite un peu moins douce. Sa voix est devenue plus neutre. Il n'y avait plus cet éclat de douceur, ce tact tout particulier qu'il essayait d'avoir avec elle.
Pour le coup, il se demandait si ça valait le coup de discuter. Elle n'avait pas l'air très ouverte à l'écouter. En fait, dans l'immédiat, elle n'avait pas l'air ouverte tout court. Et là, ça l'agace vraiment. De plus en plus. Sa main recommence son manège, à s'ouvrir et se fermer.
« Mais rien. » lâche-t-il sèchement, finalement.
Ça ne servait à rien. Puisqu'elle avait des amis qui la reiseignaient si bien... Jaloux ? Non, du tout. Si peu. Il se redresse, abandonnant la rembarde, remet sa cape en place. Il fait froid. Il n'aime pas être ici. Il n'aime pas cette situation. Et pour la première fois – et sans doute pas la dernière – il n'aime pas être en sa présence. Parce que cette froideur, cette attitude capricieuse, ça l'agace. Et il ne veut pas avoir le rôle du père moralisateur. Non. Il ne veut plus tenir ce rôle. Il voulait être son amant. Plus son professeur sensé la guider sur un chemin. Il ne voulait plus se retrouver dans cette position d'adulte face à l'enfant. C'était ça, qui l'agaçait. C'était ce genre de situation qui le ramenait à cette relation qu'il ne voulait plus voir exister. Parce qu'il l'aimait. Mais ces mots restaient toujours coincés dans sa gorge. Il n'était toujours pas capable de les prononcer. Il connaissait très bien le pouvoir des mots et avait peur de ce que cette phrase pourrait avoir comme conséquences. Il n'avait pas peur de la mort. Pas pour lui. C'était quelque chose qui arriverait, quoi qu'il fasse. Mais il avait peur de conséquence de certains actes. Peur de l'engagement. Et de tout ce qui s'y attachait. Et là, cet engagement l'emprisonnait, semblait vouloir se resserrer autour de lui. Et avec lui, ces ambiances de disputes, de concessions. Il aurait aimé y échapper, vraiment. Ses mâchoires sont toujours serrés.
« Ce n'est pas juste question d'avoir un passé. Je ne sais pas si tu te rends compte. » Sans doute pas. « C'est difficile à gérer pour moi. Difficile à vivre. Je n'ai pas besoin que tu en rajoutes une couche. »
Alors là, c'était un reproche bien senti. C'était sorti d'un ton relativement sec. Alexandre n'était plus du genre à râler en gueulant. En général, c'était le ton qu'il avait quand il commençait à être plus qu'agacé. Ça, et son regard... Pandora le poussait un peu. Un peu trop. Il n'était pas son père qui lui passerait ses caprices. D'ailleurs, si elle attendait de lui qu'il fasse ça, elle était mal barrée. Parce qu'elle était face à un fier écossais qui ne passait déjà pas les caprices de son fils, alors ceux de la jeune fille... Autant elle faisait battre son coeur, autant... Il lui avait confié son coeur. Un coeur déjà éprouvé. Qui avait déjà traversé des peines, des douleurs, dont une qui avait fait énormément de dégâts. Et déjà, elle le transperçait de ses aiguilles. Il avait le sentiment d'avoir faire une connerie, cette fois. Plus que jamais. Il avait mal. Le poing serré, il secoue la tête. Une erreur.
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Lumos ► Type de Sang: Sang pur ► Année/Profession: 6 ème année
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Mar 14 Fév - 21:36
Elle savait que pour le coup, elle était allée beaucoup trop loin. Il allait falloir qu’elle apprenne que tout le monde ne passerait pas toujours ses caprices et sa mauvaise humeur. Elle avait un sale caractère, mais ce n’était pas une raison. Certes, avec ses parents, son frère et ses amis ça passait toujours. Mais il n’était pas n’importe qui. Et elle ne pouvait pas se permettre de le malmener comme elle le faisait avec les autres. Elle avait son cœur entre ses mains, un cœur fragiliser par une rupture douloureuse. Et elle appuyait là où ça faisait mal. Pour le coup, elle se sentait à la fois stupide et coupable. Elle détestait vraiment ce sentiment de culpabilité qui lui prenait les tripes et la rongeait de l’intérieur comme une bête féroce qui se frayait un chemin à coup de griffes. Elle n’aimait pas cette sensation qui l’oppressait. Elle voulait s’en défaire. Pour le coup, elle avait même oublié pourquoi elle avait été si en colère. Elle savait juste que ses paroles et sa froideur l’avait blessé. Et elle n’aimait pas ça. Son attention toute entière était concentrée sur lui. Rien ne lui échappait. Ni les mouvements nerveux de sa main, ni sa mâchoire qui se crispait. Et elle n’aimait pas ça. Si elle n’avait pas eu si confiance en lui, elle en aurait même eu peur. Elle avait l’impression que d’une minute à l’autre, il allait lui hurler dessus, ou qu’elle se prendrait sa main dans la figure. Mais vu comment il se contrôlait toujours, elle en doutait. Il ne passait pas son temps à être un model de self-control pour tout gâcher aujourd’hui, maintenant et sur elle qui plus est. Mais on ne sait jamais, lui soufflait sa conscience. Oui elle s’en voulait. Mais étrangement, elle n’était pas capable de trouver comment se faire pardonner. Elle avait bien envie de le prendre dans ses bras, de lui faire un câlin, et de s’excuser. Mais est-ce que ça lui était vraiment permis ? Pour le coup elle ne savait pas. Surtout qu’elle ne le connaissait pas encore très bien et ne pouvait pas prévoir sa réaction. Peut-être qu’en fait ce n’était pas le moment de l’approcher et qu’il fallait le laisser se calmer tout seul. Pourtant sa dernière phrase lui fit l’effet d’un coup de poignard. Je n’ai pas besoin que tu en rajoute une couche … Avait-elle été désagréable à ce point là ? Oh, sans aucun doute, oui. Elle se mordit la lève inférieur. Et puis merde, au diable les bonnes manières et la retenue. Elle ne voulait pas qu’il soit énervé contre elle. Elle voulait tenter de le calmer. Je dis bien tenter.
Elle s’approcha d’un pas, puis d’un autre. Lentement mais sûrement, elle tenta d’écarter la distance qu’il y avait entre eux. Un troisième. Et la distance entre eux n’est plus qu’un souvenir. La distance physique. Parce qu’on pouvait toujours sentir que l’atmosphère était tout sauf paisible et détendu. Mais elle savait qu’elle avait à se faire pardonner pour sa réaction excessive. Une nouvelle fois, elle se mordit nerveusement la lèvre. Elle hésite une seconde. Rien qu’une seconde. Puis elle prend son poing serré dans sa main. Pour enterrer la hache de guerre. Pour qu’il se détende. Pour qu’il oublie sa colère. Même si ça n’allait pas disparaître comme ça. Mais c’était un premier pas. « Je suis désolé ». Ces mots voulaient dire beaucoup dans sa bouche. Elle venait de mettre son égo de côté pour s’excuser et reconnaître ses tords. Il était privilégié le garçon. Bien que ça il ne pouvait pas le savoir. Mais je vous assure que c’était déjà beaucoup pour elle de s’excuser. « Ma réaction était excessive ». Elle lâcha sa main, hésitant à nouveau. Est-ce qu’elle avait le droit ? Oh et puis merde, ici personne ne pouvait les voir, qu’ils soient d’accord ou non, elle s’en foutait pas mal. Cédant à sa pulsion, elle passa ses bras autour de sa taille pour le serrer dans ses bras. Peu importait comment il allait réagir, elle s’en fichait pas mal, elle en avait envie. Au bout de quelques secondes, elle releva le visage vers lui, cherchant son regard et lui adressant un petit sourire timide, gêné, et coupable. « Je crains ! J’ai un sale caractère. Je suis une sale gosse capricieuse … Et je suis désolé. Mais je t’écoute maintenant. Parle moi s’il te plait ». Rattrape toi Panda, rattrape toi.
Lumos ► Type de Sang: Mêlé ► Année/Profession: Professeur de DCFM / Directeur des Serdaigles
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Mar 14 Fév - 22:22
Il n'arrive pas à décrisper ses mâchoires. C'est plus fort que lui. Mais c'était mieux que rien, non ? C'était signe qu'il se contrôlait. Tant qu'il n'empoignait pas quelque chose pour se défouler dessus et pour y déverser sa rage, c'était qu'il se contrôlait. Ça faisait un long moment qu'il n'avait plus frappé qui que ce soit. Il y avait des objets, pour ça. La chaise, le jour où il avait confié ses démons à Shayan. Des murs, quand il était plus jeune – lui aussi s'était cassé la main de rage, une fois. Des sacs de frappe. Et on en passe. Mais non, il ne cassait plus de mâchoires depuis bien longtemps maintenant. Le poing serré, le regard dur, il ne bouge pas, conscient que s'il se met à faire les cent pas, c'est qu'il commence à ne plus se contrôler. Là. Rester calme et immobile. Se reprendre. Oui, elle avait poussé le bouchon peu trop loin. Elle avait fait preuve d'une certaine mesquinerie pour le coup, et l'avait blessé. Il la voit bien s'approcher, et doit se retenir de reculer d'un pas. Son regard, toujours dur, est aussi un peu méfiant. Il ne sait pas ce qu'elle va pouvoir lui faire, cette fois, et il ne veut pas prendre plus de risques. Il ne veut pas avoir à encaisser une nouvelle pique. Il n'aime pas cette situation, et aurait sans doute pris la fuite s'il avait été moins courageux. Ou têtu, au choix. Ou fier, plutôt, si vous voulez mon avis. C'était sa fierté, qui lui donnait un tel courage. Il n'était pas un Gryffondor ; le courage pour le courage, il ne l'avait pas. Ses décisions étaient toujours réfléchies. Et parfois régies par une fierté mal placée d'écossais mal luné. Mais que voulez-vous. Un pas. Deux pas. Trois pas. Elle est tout près. Alexandre baisse le visage vers elle, se demandant clairement ce qu'elle allait faire. Le gifler pour s'être montré dur, comme ça ? Oh, il n'avait pas abusé non plus, si ? Il avait tenté de faire savoir le fond de sa pensée, rien de plus. Mais non, elle ne le gifle pas – manquerait plus que ça. Au contraire, elle pose la main sur son poing fermement serré, à en faire blanchir les articulations. Haussant les sourcils, il pose les yeux sur leurs deux mains, surpris.
Non, la colère ne disparaîtrait pas d'un coup, mais elle pourrait s'échapper, par paliers successifs. Ses mâchoires se desserrent un peu, sa main semble devenir plus souple sous la sienne. Ce simple geste avait une signification profonde. Ils se disputaient pour des bêtises. Il y avait certes plus violent comme dispute, mais c'était quand même leur première altercation. C'était une étape. Mais l'étape la plus importante, dans cette histoire, c'était la réconciliation. Et qu'elle ait la maturité de faire le pas vers cet état de fait le touchait. Oui, la colère s'échappait, comme si en posant sa main là, elle avait ouvert une fenêtre dans l'âme du professeur, permettant à la sombre émotion de s'enfuir au lieu de grignoter les murs de son être. Elle était désolée. Elle avouait sa réaction excessive. Là, elle lui faisait plaisir. Elle faisait preuve de recul, et surtout, d'affection. Il se doutait que ce n'était pas le genre d'attitude qu'elle avait bien souvent, et s'il ne savait pas à quel point, il se doutait du privilège qu'elle lui accordait. Et dans la seconde d'après, à peine avait-il eu le temps de comprendre l'information, la jeune fille était dans ses bras. Ça, il ne l'avait pas vu venir, l'idiot. Et pour le coup, il se demanda quoi faire de ses bras, où poser ses mains. Mais il ne se demanda pas ça longtemps, se laissant guider par son instint. Un bras s'enroula autour des épaules de la jeune fille, la serrant contre lui, et la retenant pour éviter qu'elle s'en aille. La seconde main vient se glisser dans les cheveux flamboyant, s'y perdant sans plus de cérémonie.
Il sent son coeur battre la chamade. Ça faisait un moment qu'il ne l'avait pas tenue ainsi contre lui. Depuis ce fameux soir... Et pourtant, son coeur bat toujours aussi vite, surtout quand il se remémore les évènements de cette soirée. Ce baiser, cette étreinte, un moment privilégié. Oh Pandora, si tu savais tout ce qui se bousculait en lui, quand tu étais ainsi proche... Elle répète qu'elle est désolée, qu'elle craint, et tout un tas d'autres choses dans ce langage d'adolescente. Mais elle n'a pas besoin de parler. Au contraire, qu'elle se taise. Elle créait exactement l'ambiance propice au silence, où ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre. Sauf qu'elle voulait l'écouter, et donc qu'il parle. Et lui n'avait plus envie de parler. Il voulait juste la sentir contre lui. La sentir... Il voulait pouvoir la toucher, goûter à ses lèvres, sentir l'odeur de sa peau, capturer la douceur de sa chair. Lui montrer ce qu'il était incapable de lui dire. Ou du moins se contenter de ce genre d'étreintes, en profiter tant qu'il le pouvait. Parce que c'était tout ce qu'il pouvait avoir. C'était déjà beaucoup, et il ne s'en plaignait pas... Le reste, il attendrait, et se contenterait de l'imaginer pendant la nuit.
Carressant ses cheveux avec douceur, il ferme les yeux, posant la joue sur le haut du crâne de la jeune fille. Là, il se sent bien. Il n'a pas envie de parler, et encore moins de Leelou. Parce que ça serait gâcher tout cela. Sa colère s'était envolée. Elle n'était plus qu'un souvenir. Heureusement pour Pandora, il ne semblait pas être rancunier.
« Je t'aime. »
Oh putain. Oh merde. Il se crispa dans la seconde qui suivit, resserrant son étreinte autour d'elle. C'était sorti tout seul. Lui qui n'avait alors pas osé le dire jusqu'ici, par peur du sens que cela contenait, à cause de tout ce que ça impliquait. Il n'avait absolument pas eu l'intention de le dire. Mais, l'espace d'une seconde, la passion avait profité de la baisse de garde de la raison, et s'était glissée dans la brèche. Il l'avait dit. Putain. Certes, l'ambiance s'y prêtait, et ce qu'il ressentait aussi, sinon il ne l'aurait jamais dit. Rouge de gêne après une déclaration pareille – elle lui avait demandé de parler, il avait dit quelque chose, valà – il dégage sa joue et cette fois, enfouit son nez dans la chevelure, comme s'il essayait de s'y planquer. Mais il ne la lâche pas. Il veut la garder dans ses bras. Ils étaient seuls, n'est-ce pas ? La porte de la tour n'avait pas grincé, donc personne n'était en chemin pour les interrompre. Personne n'aurait pu l'entendre, de toute façon, à part Pandora. Parce que, sans qu'il s'en rende compte, sa voix n'avait été qu'un murmure. Mais un murmure relativement assuré, surtout pas comparé à la déclaration qu'elle lui avait fait bien des jours plus tôt. Je t'aime. Il n'en revenait pas que ces mots avaient franchis ses lèvres. Des mots qu'il ne pensait plus jamais dire à nouveau. Et qu'il n'avait pas dit depuis bien trop d'années.
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► Alexandre N. McKintosh ◄ « I believe in nothing but the beating of our hearts »
Lumos ► Type de Sang: Sang pur ► Année/Profession: 6 ème année
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Mer 15 Fév - 20:59
La tension était retombée et tant mieux. Elle avait été plutôt mal à l’aise entre son comportement et les remarques glaciales qu’il lui avait lui-même balancé. C’était surtout son reproche, à peine déguisé, qui l’avait fait réagir. Comme quoi il fallait la malmenée pour la faire se réveiller. La petite avait bien besoin d’être secouée pour être ramenée sur terre. Ce n’est pas tout, mais on ne lui passerait pas ses caprices et ses crises de nerf toute sa vie. Un jour, elle ne pourrait plus se cacher sous le compte de l’enfant gâtée ou de la crise d’adolescence. Il allait bien falloir un jour qu’elle se rende compte que le monde ne tournait pas d’après elle. Et qu’elle ne pouvait pas faire subir sa mauvaise humeur à tous le monde quand bon lui semblait. Mais ça, ce n’était pas encore tout à fait au point. Il lui faudra sûrement encore un certain temps pour qu’elle soit capable de changer totalement. Ou alors, il faudrait peut-être que ses parents la renient et lui coupe les vivres. Mais c’était un peu extrême comme conclusion. Nous serrons donc patient et nous attendrons de voir ses progrès au niveau relationnel avec impatience.
En attendant, elle était soulagée. Elle avait presqu’eus peur qu’il la repousse, qu’il refuse son étreinte. C’était extrême, je sais, mais on ne sait jamais, en colère, les gens ont de drôle de réaction parfois. Des réactions qui vous surprennent. Mais heureusement, pas là. Parce qu’elle aurait eu dut mal à supporter un nouvel affront. Elle essayait d’enterrer la hache de guerre, s’il l’avait envoyé sur les roses, elle aurait été vexée pour de bon. Mais il n’en fit rien. Il passa un de ses bras autour de ses épaules, sa main libre allant se loger dans ses cheveux étincelants. Il n’en fallut pas plus pour la détendre, et pour qu’elle se blottisse d’avantage dans ses bras. Elle s’y sentait bien. Comme si au final, après avoir désespérément chercher sa place dans ce monde, c’est dans ses bras qu’elle l’avait trouvé. Un lieu confortable où elle se sentait aimée et en sécurité. Que pouvait-elle demande de plus ? Son cœur battait la chamade, dut à leur soudaine proximité. Elle ne l’avait pas calculée. Pourtant les effets se faisaient sentir. Elle avait chaud brusquement, elle était enivrée par son parfum. Elle luttait contre l’envie de relever son visage pour gouter à ses lèvres si douces, de glisser sa main dans ses cheveux. Elle lutait pour ne pas se laisser aller à ses désirs qu’elle n’oserait jamais lui avouer, pas maintenant du moins. Mais elle avait très envie de gouter à sa peau, et pas qu’à celle de ses lèvres. Elle rêvait de dévorer son cou de baisers brûlants, de parcourir son corps de ses mains pour en découvrir chacune de ses courbes. Le professeur n’était pas le seul à fantasmer sur son élève, l’inverse était vrai aussi, même si elle n’en était pas au point d’en rêvais la nuit. Mais quand même, elle n’en restait pas moins une fille et lui un homme tout ce qu’il y a de plus charmant. Et soudain …
Pause ! Beug. Il venait vraiment de lui dire je t’aime là ? Son cœur loupa un battement. Si lui était gêné parce qu’il venait de dire, elle était flippée par ce qu’elle venait d’entendre. Ces mots que tout le monde rêve d’entendre un jour dans la bouche d’un homme vraiment amoureux … Mais elle, elle était différente. Elle qui ne savait pas ce qu’était réellement l’amour, elle avait du mal avec les démonstrations d’affections. Elle le lui avait pourtant dit auparavant, mais c’était plus pour clarifier la situation que pour lui faire une vraie belle déclaration d’amour comme dans les films. Clairement, elle n’était pas prête. Parce qu’elle devait répondre. Or, même si elle l’aimait sincèrement, elle avait surtout peur de ce que ces trois petits mots, ces sept lettres pouvaient avoir comme conséquences. Aimer, c’est prendre le risque de souffrir. Elle le savait, pourtant avant lui, elle n’avait jamais vraiment aimé. Mais d’un autre côté, elle était aux anges. Il lui avait dit qu’il l’aimait. Lui qui avait vécu des ouragans affectifs, il lui avait ouvert son cœur. Loin le masque, très loin même. Ses émotions étaient bousculées, sa tête était un champ de bataille. Elle beugait sérieusement la petite. Et ses neurones tournaient à plein régime. Il fallait qu’elle dise quelque chose. Oh, elle savait quoi dire. Et le pire, c’est qu’elle le pensait. Elle le pensait vraiment, du plus profond d’elle-même. Mais les mots ne voulaient pas sortir de sa bouche. Comme si quelque chose l’en empêchait. « Je … ». Oui, c’est un bon début, mais encore ? Hey cocotte, d’habitude tu n’as pas ton pareil pour ouvrir ta bouche quand il ne faut pas, là bizarrement on ne t’entend plus ! Mais il attend le jeune homme. Parce que s’il est planqué dans tes cheveux, ce n’est pas pour rien. On sait qu’une déclaration pareille ça laisse sens voix, mais justement, c’est le moment ! Elle inspire. Et on sent qu’elle se concentre. Parce que cette fois ci, les mots qu’elle s’apprête à dire on tellement plus de sens que la première fois qu’elle les a prononcés. Elle se recule un peu, prenant toutefois soin de rester dans ses bras. Et elle cherche son regard. Elle se perd dans le vaste océan que sont ses yeux. Elle y saute à pieds joints. Cette fois, ses yeux ne l’impressionnent plus. Au contraire, elle voudrait s’y perdre pour l’éternité. A tout jamais … « Moi aussi je t’aime Alexandre ». Et ce n’est qu’en prononçant ces mots qu’elle se rend compte à quel point c’est vrai. Aimer prend enfin un sens à ses yeux. Elle aime. Pandora Jenkins est enfin capable d’aimer. Et c’est pour lui qu’elle a envie de déverser tout son amour. Pour lui, et pour personne d’autre …
Lumos ► Type de Sang: Mêlé ► Année/Profession: Professeur de DCFM / Directeur des Serdaigles
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Mer 15 Fév - 21:57
Des ouragans affectifs... Ça oui. Il avait passé des moments difficiles. C'était un homme qui parlait peu de ses sentiments, qui n'aimait pas montrer ses émotions. Il voulait avoir un contrôle parfait sur lui-même. Pour s'éviter de repasser par ces moments difficiles, ces instants d'errance, où il avait du se reconstruire, se reprendre, et panser ses plaies comme un animal blessé. Et aujourd'hui, il était dans l'oeil de l'ouragan, au lieu le plus calme, the safest. Et il ne voulait pas se retrouver à nouveau au coeur de la tempête. Mais après tout, prendre le risque de tomber à nouveau prisonnier du cataclysme valait le coup, non ? Il se sentait tellement bien... Coupable, oui, frustré, oui, torturé, oui. Mais tellement soulagé, rêveur, et il se surprenait à avoir envie de faire des projets, alors qu'il vivait au jour le jour depuis plusieurs années. Elle le rendait fou. Complètement fou. Fou d'elle, fou de désir, fou d'amour. Mort de gêne, en tout cas, il se planquait dans les cheveux de la jeune fille, respirant son odeur par la même occasion. Elle sentait bon, une senteur qui l'ennivrait complètement. Et ses cheveux étaient d'une douceur sans pareille, et... Son coeur battait à tout rompre, il avait chaud à l'extrême. Il était à deux doigts de craquer. De la serrer un peu plus contre lui, et de lui faire des avances qui dépassent toute limite morale, déontologique, ou même toute décence. Mais pouvait-il lutter contre les désirs de son corps, qui faisaient battre son coeur et embrasaient son âme ? Non, ce n'était pas la bonne question. Voulait-il lutter contre tout cela ? Le voulait-il vraiment ? Il n'était qu'un homme, un humble mortel, soumi aux lois de la nature, et de son horloge biologique qui lui hurlait *reproductioooooooon* du plus fort qu'elle le voulait. Car s'il avait déjà semé de sa descendance, la nature voulait qu'il continue. Comme pour chaque homme. Qu'ils continuent à semer, jusqu'à la fin de leur vie. D'où le désir bouillant qui les habitaient en quasi-permanence. Ouais, je sais, les explications scientifiques n'ont rien à faire dans un rp romantique. Je me reprends, promis.
Oh Pandora... Ces mots étaient pleins d'une signification forte, d'autant plus de la part d'une personne qui était incapable d'exprimer ses sentiments en temps normal. Il y avait fort à parier qu'elle ne les entendrait pas à nouveau de si tôt. Lourds de sens, lourds de ce qu'il ressentait, lourds du poids qu'il avait sur les épaules. Il avait bientôt trente-trois ans. Et, aujourd'hui plus que jamais, il acceptait d'être amoureux d'une jeune femme de dix-sept, bientôt dix-huit ans. De l'aimer. De la chérir. De l'honorer. Jusqu'à ce que la mort les sépare ? Oh, pas si vite, ne lui demandez pas de prêter serment non plus, là vous allez le faire partir en courant ! Le corps contre le sien, il l'entend prononcer quelque chose, et s'écarter à peine. Comme si elle ne voulait pas qu'il reste ainsi, le nez dans ses cheveux. Hey, mais... Pourquoi ? Il était sur le point de laisser trainer ses lèvres, de les glisser contre la chair de son cou, de ses épaules... Sur son corps, sur son visage, l'embrasser, encore et encore, s'ennivrer de ses baisers brûlant de désir. Mec, tu fantasmes là. Et tu dors même pas. Ça devient grave. Quand je vous dis qu'elle le rendait fou... Leurs yeux se rencontrent. Il plonge son regard dans le sien, sans une seule hésitation. Cette fois, son masque de stoïcisme est tombé, et s'il a une expression à peu près neutre, son regard véhicule tout ce qu'il ressent, fenêtre grande ouverte sur son âme. Ouverte sur son amour, sa culpabilité, son désir. Il contemple l'océan de son regard, lit en elle l'espace d'un instant. Chhh... Il a presque envie de la retenir de parler. Il n'attend pas de réponse, pour la simple raison qu'il n'avait absolument pas prévu de lui dire pareille chose. Il ôte la main des cheveux de la jeune fille, mais la garde suspendue dans les airs en l'entendant répondre, finalement. Son coeur rate un battement. Il ne sait pas ce qui lui fait le plus d'effet. La déclaration, son prénom entre ses lèvres, ou... le tout peut-être ? Était-il possible d'avoir plus chaud, entouré d'un air glacial pareil ? Il devait se débarrasser de cette chaleur, la laissait s'exprimer et... Et non. Non, Alex, contiens toi. Son bras finit son geste, sa main s'approche du visage de la jeune fille, son index se pose sur ses lèvres – à elle.
« Chhhh... » souffle-t-il, tout doucement. « Savoure le silence. »
Que rien ne vienne casser le moment qu'il vivait. Que rien ne trouble la magie. Sans bouger les yeux des siens, il laisse un sourire lui échapper, doux mais pas taquin, ni moqueur – genre, prenez celui de Carwyn ; là c'est le parfait contraire – avant de finir par fermer son regard en posant son front contre celui de la jeune fille. C'était le moment le plus parfait qu'il ait vécu depuis de longs mois. Et il n'avait qu'une envie... Que je ne redévelopperait pas, vous avez compris. Alors, pour se retenir, pour se satisfaire de ce désir qui le rongeait, il détache son front, et vient poser délicatement ses lèvres sur son front, qu'il dégage des cheveux d'un geste de la main. Oui, il l'aimait. À la folie.
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► Alexandre N. McKintosh ◄ « I believe in nothing but the beating of our hearts »
Lumos ► Type de Sang: Sang pur ► Année/Profession: 6 ème année
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Sam 18 Fév - 19:38
Le calme après la tempête. Elle n’aurait pas put rêver d’un instant meilleur que celui-ci. Enfin si, mais pas ici … Pas maintenant. Pas dans cette école. Mais tant qu’elle y était encore, ces moments étaient tout ce qu’elle avait. Et elle voulait en profiter au maximum dans la mesure du possible. Elle devait garder le contrôle sur ses actes. Ce qui, vous imaginez bien, été très difficile pour elle. En général, elle n’obéissait qu’à ses pulsions, à ses envies du moment. Quand elle voulait quelque chose, elle le voulait immédiatement parce que forcément, si elle devait attendre pour l’avoir, ça perdait tout son intérêt. Mais bizarrement dans le cas d’Alexandre, c’était exactement l’effet inverse. Plus les jours passaient, plus elle s’accrochait. Or de question de le laisser partir. Il s’était aventuré quelque part le pauvre. Il s’était entiché d’une adolescente certes, mais possessive et incontrôlable en plus de ça.
Elle se serrait d’avantage contre lui. Elle voulait le sentir dans ses bras et profiter du silence, comme il lui avait suggérer. Ce besoin de le sentir contre elle était presque oppressant, l’empêchant presque de respirer. C’était vital, et elle se demandait comment elle avait fait pour s’en passer pendant aussi longtemps. Il était devenu une drogue pour elle. Sa propre marque d’héroïne. La seule chose dont elle ne pouvait pas se passer même si elle ne pouvait pas encore en profiter autant qu’elle l’aurait souhaité. Elle commençait à comprendre pourquoi l’amour pouvait être douloureux. Pas seulement quand on le perdait. C’était un tout. Son cœur battait si fort qu’elle avait l’impression qu’il allait finir par exploser. Une boule dans la gorge l’empêchait de respirer. Elle avait peur au fond d’elle de se réveiller et de rendre compte qu’elle avait tout imaginé. Peur de le voir disparaître. Et plus que tout, elle se torturait l’esprit pour ne pas céder à ses pulsions qui lui disaient de l’embrasser, de gouter ses lèvres encore une fois. Elle n’aurait eu aucun mal à le faire, vu la proximité de leurs visages. Front contre front, elle n’aurait eu qu’à se pencher légèrement pour que ses lèvres se collent aux siennes et qu’elle puisse les gouter une nouvelle fois. Mais sa raison lui dictait de se contrôler. Pour combien de temps, ça …
Elle passa ses bras autour de son cou. Se hissant sur la pointe des pieds, elle détacha son front du sien pour poser son menton sur son épaule. Collée ainsi contre lui, elle n’aurait pas put être plus proche sauf … Mais évitons les sauf, pour ne pas frustré nos amoureux d’avantage si vous voulez bien. J’ai déjà assez de mal à la gérer la furie, on ne va pas en rajouter. Ses doigts passent dans ses cheveux. Il n’imagine même pas l’emprise qu’il a sur elle. Et elle se planque dans son cou pour résister. Elle enfouie son nez froid dans son cou. Elle inspire son odeur. Hum … Décidément, ce n’était pas la meilleure idée qu’elle avait put avoir. La tentation d’embrasser sa peau si chaude était trop forte. Elle recula brusquement d’un pas. Il fallait qu’elle se contrôle. Parce que là, elle n’était pas loin de franchir la ligne. Et c’était mal. Très mal. Gardant quelques centimètres de distance entre eux deux, elle reprit cependant ses mains dans les siennes, plantant ses yeux dans les siens, et se mordant la lèvre inférieur. Décidément, ce type lui faisait beaucoup trop d’effet. C’est mal ! Très mal ! Elle cherchait un sujet pour penser à autre chose. N’importe quoi ferrait l’affaire, mais il fallait qu’elle pense à autre chose qu’à ses lèvres et à l’odeur de sa peau. Réfléchit … Pour une blonde, c’est beaucoup demander. Ah mais oui, c’est ça ! La blondeur (oui, la joueuse sort). « Dis, je sais que ce n’est pas vraiment le moment, mais j’ai un petit service à te demander … ». Oh si c’est le moment ! C’est même pire que le moment ! Ca devient d’utilité publique ! « Tu crois que tu arriverais à arranger le massacre de mes cheveux ? C’était marrant un moment, mais je me sens beaucoup moins moi-même sans mes boucles blondes … ». Et s’il ne pouvait pas, ça aurait au moins eu le mérite d’orienter la discussion sur autre chose. Ca devenait urgent …
Lumos ► Type de Sang: Mêlé ► Année/Profession: Professeur de DCFM / Directeur des Serdaigles
Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Sam 18 Fév - 23:51
C'était ça aimer. Qui avait dit que l'amour, ce n'était pas de se voir avec quelqu'un, mais d'une personne avec qui on ne pouvait pas se voir[1] ? C'était accepter de mettre son coeur dans les mains d'une autre personne, et de lui confier son sort. C'était ainsi risquer de souffrir, et de voir son coeur sombrer dans les méandres de l'inconnu si on perdait cet être cher, qui emmènerait votre coeur avec lui. Mais c'était ce risque qui contenait tout le plaisir d'aimer. Parce que ce risque donnait un autre ton à la relation, il rendait tout cela délicieusement indispensable. Et l'être aimé prenait une place on ne peut plus importante, devenant quelqu'un d'essentiel, au centre de votre monde. Le monde, dès lors, lui tournait autour. Et le monde d'Alexandre tournait autour de Pandora. Il sent les petits bras se nouer autour de son cou, la jeune fille se hisser sur ses pieds... Qu'allait-elle faire ? Un baiser ? Il en mourrait d'envie, et ne serait pas capable de la repousser. Bien au contraire. Il s'y attend presque, et est surpris de la réaction de la jeune fille qui, sage, ne fait que donner un autre angle de vue à leur entreinte. La main dans ses cheveux courts, le nez dans son cou, Alexandre la serre dans ses bras en fermant les yeux. C'était elle qui ne voyait pas l'effet qu'elle avait sur lui. Le point auquel il luttait pour ne pas la soulever du sol, lui voler un baiser, et la plaquer contre le premier mur venu pour laisser éclater sa passion – si, il y a un jeu de mots dans cette phrase, et il est atroce. Il a ses cheveux juste sous son nez, et il baisse le visage pour caresser ses cheveux de son nez, respirer son odeur, prendre sa dose de Pandorine pour pouvoir tenir dans les jours à venir.
Mais non, brusquement, la voici qui s'écarte. Alexandre n'arrive pas à retenir un grognement de frustration, déçu que ce petit moment soit déjà terminé. Il sent encore la chaleur de son corps contre lui, comme si son corps a lui était parfaitement adapté pour tenir la jeune fille contre lui. Il a encore l'odeur de ses cheveux dans le nez. L'espace d'une seconde, il trahit ses pensées en passant sa langue sur ses lèvres. Il se souvenait encore du goût des siennes. Il la dévore des yeux, tremblant presque du désir qu'il ressentait, et du manque qu'elle venait de créer brusquement. Il avait tenu, tout ce temps, sans la voir, parce qu'ils n'avaient pas non plus partagé de grosse étreinte. Et la première n'avait pas créé ce sentiment de manque, la culpabilité ayant été trop forte pour ça. Alors là... Là, ça sentait le besoin d'une bonne douche froide. Une longue douche froide. Pour se calmer. Pour oublier ce désir. Elle brise le silence, comme pour elle-même engager un autre sujet de conversation. Même si c'était complètement décalé, si ça n'avait rien à voir, il lui en était reconnaissant. Au moins, il allait pouvoir penser à autre chose qu'à l'idée obsédante de ses lèvres roses. Arranger le massacre de ses cheveux ? De quel massacre parlait-elle ? De la disparition de ses boucles blondes ? Mais... Mais... Mais elle était mignonne comme ça, en rouquine ! Lui, en tout cas, il kiffait ! Leur premier baiser, ça avait été au travers de larmes, en remettant une mèche rousse derrière son oreille. Il hausse les épaules, après avoir laissé tomber sa Poker Face, parfaitement expressif. C'était dépaysant.
« Mais j'aime bien moi... » murmura-t-il.
Ça lui avait échappé. Il la trouvait très... Enfin, disons qu'il trouvait cette couleur très représentative de la jeune fille. Que ça lui allait excellemment bien. C'était la couleur de son fort caractère, la couleur de son côté explosif, la couleur de la passion qu'il éprouvait pour elle. Oui, définitivement. Et puis... Il aimait bien les rousses. Il adorait les brunes. Et à la base, il n'aimait pas du tout les blondes. Il n'aimait qu'une seule blonde. Mais malgré tout, il étend son bras droit, et sa baguette glisse hors de sa manche. Il l'empoigne sans mal, lève sa baguette, réfléchit un instant à la formule la plus efficace. Un finite devrait faire l'affaire, mais ce n'était pas dit. Alors, dans le doute, il utilise un autre sort que moi, petite narratrice moldue, je ne connais pas. Il décrit un mouvement de spirale avec le bout de sa baguette, sans prononcer de formule ; un filet de lumière, semblable à celui qui s'était échappé de sa baguette quand il avait réparé la main cassée de la jeune fille, s'en échappe, et file s'enfoncer dans sa chevelure. Ses cheveux s'illuminent un instant[2], et quand la lumière se dissipe, ses cheveux sont noir corbeau. Puis deviennent brusquement blanc, sans crier gare. Et passe par tout un tas de couleurs, sous l'air un peu dubitatif d'Alexandre qui regarde sa baguette en se demandant s'il n'a pas foiré son sort. Et finalement, après quelques secondes, la couleur naturelle reprend ses droits et se fixe sur la tête de Pandora. Tadaaaam !
« Voilà. »
C'est l'instant que choisit le vent pour s'engouffrer dans la tour, faisant frémir l'homme lorsqu'il sent le froid s'infiltrer dans ses os, brusquement. Il se raidit, serre ses doigts sur sa baguette, et prend la jeune fille par le bras – sa main se refermant sur son poignet – pour la tirer vers lui, la mettre derrière lui, et la repousser vers les escaliers. Il n'a pas confiance en ce vent glacial. Il n'a plus confiance en tout cela, depuis le bal. Ça l'effraie, et il a davantage peur pour elle que pour lui.
« Il ne faut pas rester ici, viens. » souffle-t-il, lâchant son bras pour poser sa main sur son épaule, la poussant doucement vers les escaliers, pour s'y engager derrière elle. ________________________________
[1] Citation originale : « Love is not who you can see yourself with, it is who you can't see yourself without. » [2] « Her hair glows ! » [Raiponce]
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Sujet: Re: P&A Ϟ The fantasy Dim 19 Fév - 17:28
Elle lui était reconnaissante de ne pas poser de question sur les raisons qui l’avaient poussée à s’écarter de lui comme ça. Elle se voyait mal lui avouer qu’elle avait littéralement envie de lui sauter dessus et ce dans tout les sens du terme. Elle n’était pas franchement du genre timide et n’avait aucun problème à être direct, mais il y avait des limites. Ce n’était ni le moment ni l’endroit et pourtant Dieu savait que ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Non, cette envie de lui, de le toucher, de goûter à sa peau, tout ça, c’était très présent dans son esprit. Mais justement c’était ça le problème. C’était bien trop présent. Et elle allait finir par perdre la tête et se laisser tenter. Et après, elle ne se contrôlerait plus, il n’y aurait aucun moyen de la faire redescendre sur terre.
Alors d’accord, ses cheveux au final, elle s’en foutait pas mal. Rousse, blonde, brune … De toute façon, elle n’était pas le genre de fille à passer son temps devant sa glace pour s’assurer d’être parfaite. C’était à peine si elle se donnait le temps de se coiffer le matin. Alors bon, elle pourrait finir par se faire à ses cheveux flamboyants, même si elle avait l’impression qu’elle n’était plus la même personne avec. Mais au moins, ça lui donnait une excuse pour changer de sujet. Parce que bon, elle avait bien essayé d’arranger les choses elle-même, avec l’aide de Rebekah, mais cette dernière était aussi douée en magie qu’elle-même, et même à elles deux elles n’avaient pas réussis à arranger les choses. Son aide serait donc la bienvenue. Aide qui ne tarda d’ailleurs pas à venir, du moins après qu’il eut fait la remarque qu’il aimait bien mes cheveux rouges. WTF ?
Elle fixait les pointes de ses cheveux, attendant que le changement s’opère. Un filet de lumière vint éclairer ses cheveux avant que ces derniers ne virent brusquement au noir. Puis au blanc. Au rose. Au vert. WTF ? Le sort avait il rater ? En tout cas, ses cheveux passèrent par tellement de couleurs différentes qu’elle se posa la question. Elle ressemblait à un sapin de noël avec des guirlandes clignotantes multicolores. Heureusement, l’effet finit par passer, et ses cheveux se stabilisèrent sur son blond doré qu’elle aimait tant. Enfin qu’elle aimait tant … Parce qu’elle en avait l’habitude ! Parce qu’elle les avait toujours eu comme ça. Parce qu’au final, c’était pas si important la couleur de ses cheveux. Mais quand même … « Merci beaucoup ». Elle lui sourit en jouant avec une de ses mèches de cheveux. Le vent qui se leva à cet instant n’avait rien de normal. Il lui donna la chaire de poule, lui glaça les os. Forcément, ça eut immédiatement le don de la faire flipper. La dernière fois qu’un phénomène de la sorte c’était produit, c’était à nouvel an, et des gens en étaient mort. Elle n’aimait pas trop beaucoup ça. Aussi ne tenta-t-elle-même pas de broncher quand il la poussa vers les escaliers. Il ne fallait pas lui dire deux fois de prendre ses jambes à son cou. Elle était très douée pour le faire toute seule d’ailleurs. Elle descendit donc les escaliers les ramenant à nouveau au septième étage, non sans s’être assuré qu’il la suivait et qu’il n’était pas rester en haut. Elle n’avait pas spécialement envie de se retrouver face à une statue de glace. Elle poussa la porte qui grinça au passage et fut soulagé de retrouver la chaleur du couloir, ses joues légèrement rosies – par le froid ou par le câlin, ça c’était la question à un million de dollars ! Elle se tourna vers Alexandre et fronçait les sourcils. « Carrément flippant … ». Elle en avait encore des frissons, à la fois parce qu’elle avait eut froid et parce qu’elle repensait aux évènements de nouvel. Elle regarda autour d’elle en même temps, inspectant les couloirs. Ils étaient seuls, mais pour combien de temps … mieux valait se méfier. Même si elle était ravis d’être en sa compagnie, elle n’était pas entièrement cinglée au point de vouloir risquer de se faire choper. Ils auraient des problèmes tout les deux. Elle ne craignait pas d’être renvoyée de l’école … Mais elle souhaitait que lui ne le soit pas par contre. Elle reposa donc son regard sur lui, le plongeant dans ses si beaux yeux bleus. « Ça m’a fait plaisir de te voir. Mais … je devrais peut-être retourné dans mon dortoir. Toutes les bonnes choses ont une fin. On risque de se faire prendre. Et puis … tu devais être occupé avant que je ne te fasse monter là haut ! ». Bah oui, Panda, puisque tu veux tout savoir, il était de garde et il aurait dut t’enlever des points pour être en dehors de ton dortoir vilaine !