Sujet: M&E ☂ Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder Lun 20 Fév - 22:07
Je n’avais qu’une envie : qu’on me foute la paix. C’était à peu près l’état d’esprit dans lequel je me trouvais depuis que j’avais ouvert les yeux. La pleine lune approchant, je commençais à péter les plombs, mes nerfs étaient en vracs, et j’avais envie de hurler après tout le monde. J’aurais peut-être du le faire d’ailleurs, ça m’aurait permis d’évacuer ma frustration. Ou alors je pourrais peut-être trouver un joli corps sur lequel évacuer ma frustration. Mais bref. Ne partons par trop vite en besogne voulez-vous. Le temps à l'extérieur était des plus exécrables. Il neigeait depuis déjà trois jours, rendant les humeurs des plus maussades. Au sein des bâtiments, on sentait que l'ambiance était des plus tendus. Ces derniers temps, tout le monde était un peu à cran, les gens avaient des réactions bizarres, mais le temps n'arrangeait vraiment pas les choses. De plus, le temps rendait toute excursion extérieure quasiment impossible, ce qui était loin d'arranger l'humeur des troupes. Ni la mienne d'ailleurs. Il y avait bien des fous, plus courageux, qui avaient tenté leurs chances de prendre l'air, mais je ne faisais pas partie de ces gens la. La neige, ça donne froid ... Très peu pour moi, même si ma chaleur corporelle était supérieure à la normale ! Grand bien m'en fasse, il n'était pas question que je me retrouve gelée jusqu'aux os. Non, j'avais troqué les températures glaciales contre le confort et la chaleur de la bibliothèque. L'une de mes amies était venue me rejoindre. « Quel temps de chien ! ». A qui le dis-tu ma belle, à qui le dis tu. Et encore … Même les chiens n’osent pas s’aventurer dehors, la preuve, je n’y suis pas. Mais trêve de jeux de mots douteux voulez-vous ? « Tu l'as dit ! Sans compter qu'il y a un groupe de premières années qui fait un boucan pas possible là derrière. C'est énervant ma parole ! ». Soupirant et fronçant les sourcils, je secouais la tête. Franchement, les premières années, je les enfermerais bien dans des placards pendant deux ou trois ans si j'en avais le pouvoir. Malheureusement ce n'était pas le cas.
Je me levais brusquement et mon amie sursauta. C'était dans ma nature, cette façon de faire, trop théâtrale. Jetant un coup d'œil aux étagères de la bibliothèque, je me dirigeais vers le rayon des ouvrages de potion, pour un devoir à faire dans cette matière et plus encore parce que j'aimais plus que tout apprendre de nouvelles choses sur les potions. C'était une matière que j'affectionnais tout particulièrement. M'enfin, là n'est pas la question. De mon index, je caressais la reliure de tous les ouvrages présents sur l'étagère. « Potions tue-loups de A à Z ... Comme si j'en avais besoin ! ». Étant obliger d’avaler ce truc infect tout les mois, on pouvait dire que oui, je connaissais bien cette potion. Et puis, pourquoi m’embêter avec alors que des professeurs le faisait à ma place ? « Ne ratez plus votre filtre d’amour. Eh ben voilà, un livre intéressant ! ». Non pas que je comptais m’en servir, mais on ne sait jamais, ça peut toujours servir. M'emparant de l'ouvrage, je fis volte-face, juste à temps pour voir une élève de première année me percuter de plein fouet, laissant tomber un livre sur mes docs Martens d'un rouge flamboyant. « Désolé, je ne vous avais pas vu ». Froncement de sourcils. « Au lieu de t'excuser, ramasse et dégage de mon chemin, jeune idiote. Et enlève-moi cette expression idiote de ton visage, ou je fais tripler ta tête de volume ! Allez bouge ! ». Ma voix étant montée dans les aigus avait fait ressortir mon fort accent détestable. Sauf que la fille ne l’entendit pas de cette oreille, et comme à mon habitude, la conversation se termina en bagarre. Je n’aimais pas parler. On pouvait tout régler par la violence j’en étais persuadée. Et le résultat des courses fut une lèvre fendue et un gout de sang infect dans ma bouche. La bibliothécaire non avait séparé et une nouvelle fois j’avais récolté une heure de colle. Bon, pas de points en moins pour une fois. Je profitais d’un moment d’inattention de la folle dingue pour retourner vers mon amie. « Bon, j'y vais. A plus tard ». Je passais rapidement par la table d'emprunt, et glissait le livre dans mon sac, indifférente aux yeux de la bibliothécaire qui me lançaient des éclairs. Traversant les couloirs, je soupirais en sentant tous les regards se posaient sur moi. Des fois, j'aimerais bien être invisible quand même ... Ca va, je pisse le sang, c’est bon je ne suis pas un phénomène de foire non plus ! Tournant au fond du couloir, je pénétrais dans les toilettes des filles pour me nettoyer le visage et me débarrasser de ce goût infect dans la bouche. Un bruit attira mon attention. Je regardais le responsable de ce vacarme en haussant un sourcil. « Un problème Hopkins, tu veux ma photo ? ».
Sujet: Re: M&E ☂ Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder Mar 21 Fév - 1:14
L'hiver n'a pas d'autre utilité que de permettre tous les rapprochements possibles, même les plus improbables.
Elle était bien là, installée dans son fauteuil. Elle se sentait apaisée, et elle aurait pu s'endormir sans problème. Chaque son extérieur lui provenait un peu étouffé, comme si elle était déconnecté de la réalité. Et elle regardait les flammes dans l'âtre, d'un air un peu absent. Elle était si fatiguée... Elle aurait bien aimé dormir un peu. Mais elle était vraiment trop absorbé par l'aspect si abstrait du feu qui se mouvait à un rythme que lui seul semblait entendre et comprendre, alors qu'Evangeline tentait elle-même de la voir. Elle qui habituellement était si vive, si pleine de vie, elle semblait être sur pause, totalement immobile. Il faut dire elle avait passé une très mauvaise nuit. N'ayant dormi avec personne, elle avait passé une nuit plutôt agitée, à faire des cauchemars. Elle ne s'en souvenait pas très bien, mais il y avait un visage qui revenait chaque fois, enfin, ce n'était pas vraiment un visage... C'était un homme, grand, enveloppé dans d'épaisses capes noirs, cachant totalement son corps, assorti d'une capuche cachant en grande partie son visage, mais dans la pénombre on pouvait deviner un masque d'une blancheur cadavérique. Elle ne se souvenait pas des détails exactes, mais dans son rêve elle se souvenait d'un bruit incessant, qu'elle n'aurait pas pu décrire et... Et elle ne voulait pas se souvenir, néanmoins, elle restait hypnotisée par le feu.
- Eva, t'es avec nous ?
Elle se réveilla d'un coup et tourna son visage vers la personne qui venait de lui parler. C'était une des filles de sa « cour », et Evangeline aurait été bien en peine de donner son nom sur le coup. Suzanne était occupée ailleurs et Venezia était partie étudier, elle se retrouvait donc avec deux ou trois de ses amies qui l'admiraient, mais elle n'avait pas trop envie de les écouter. Bon, elle préférait partir, elle perdait son temps ici avec elles. Enfin, plus que d'habitude, si c'était possible. Elle avait juste envie d'aller se planquer dans un coin et de dormir. Et pour ça la bibliothèque serait l'endroit PARFAIT. Après tout, c'était à ça que servait une bibliothèque n'est-ce pas ? A quoi ça pourrait servir en dehors de dormir, hein ? Etudier ? Quelle idée saugrenue ! Même si en réalité Eva restait une personne qui travaillait beaucoup, lorsqu'elle se trouvait à l'abri des regards. Mais peu importe. Faisant un grand sourire aux filles, elle se leva.
- Et bien... non. Et bim ! Je viens de me souvenir que je dois aller rejoindre Venezia à la bibliothèque, vous savez ce que c'est, pour l'en tirer avant qu'elle devienne trop intelligente.
Rire des filles. Ca serait tellement terrible de devenir intelligente à force d'étudier et non pas en l'étant naturellement. Elle qui était considérée comme la fille parfaite, ayant naturellement des capacités de réflexions assez hautes... Si les gens pouvaient voir les efforts qu'elle faisait. Allez... Rigolez tant que vous le pouvez... Attrapant son sac, elle quitta la salle commune des Poufsouffle, non sans être au préalable passée devant un miroir pour regarder sa tête et s'arranger un peu, et grimpa les marches deux à deux, ralentissant lorsqu'elle croisait des gens. Une vraie lady n'avait jamais l'air pressée, et vous savez... Oui, Eva avait parfois l'envie de se prendre pour une lady, c'est aussi pour ça qu'elle aimait autant l'attention. Et puis elle faisait tout pour paraître parfaite... Pardon, pour rester parfaite comme la femme merveilleuse qu'elle est. Et puis on ne savait jamais, des fois qu'elle croise Lindgren ou McKintosh, qui descendrait la retrouver dans les cachots et... Bref, calme-toi Eva, garde tes fantasmes pour plus tard.
Alors qu'elle arrive vers le deuxième étage, il lui semble entendre un bruit derrière elle. Elle se retourne mais ne voit rien. Elle reste un instant sans bouger, puis baille. Bon, elle allait faire un détour par les toilettes pour se passer un coup d'eau sur le visage (heureusement que le maquillage était waterproof, et qu'elle le fixait en plus avec un sort). Très logique quand on sait qu'elle allait dans la bibliothèque pour dormir, forcément. Aie, mais... Oui madame, c'était d'une logique infaillible, digne de la grande Eva, la parfaite, tout ça. Finalement elle franchit la porte des toilettes de Mimi Geignarde et s'avance vers les robinets, se plaçant sur le côté, de façon à ne pas être la première chose qu'on voit en arrivant. Inutile de me demander pourquoi elle faisait ça, elle était une jaune et noir, c'était suffisant pour expliquer certaines manies chez elle. Et elle avait raison, car quelqu'un entra alors qu'elle se passait de l'eau sur le visage, avant de fermer le robinet qui... lui resta dans la main. Enfin, le truc pour fermer en tout cas. Oups. Elle tenta de le remettre en place, jusqu'à ce que la nouvelle venue entre dans son champ de vision. Oh génial, Miss j'ai un prénom à l'écriture improbable accompagné du nom le plus banal du monde. A voir sa tête, elle n'était pas là pour ses besoins naturels. Evangeline la dévisagea un instant. Bon sang, elle s'était encore battu... En tout cas elle remarqua le regard et la grimace de la jaune et noir à sa vue, puisqu'elle l'agressa. Eva lui fit un grand sourire poli et totalement hypocrite.
- Non merci Davis, je voudrais pas saigner des yeux plus souvent que je le fais déjà en te croisant. En revanche si tu veux la mienne pour te donner un exemple de ce qu'est une vraie fille, je suis là.
Elle vient faire face à son interlocutrice, prenant appuie sur le lavabo qui se trouvait face à Mikayla, un air condescendant sur le visage, avec une pointe de pitié. Elle trouvait les filles qui se battaient tellement lamentables... Si peu convenables... Elles devraient plutôt prendre exemple sur elle, pour devenir enfin quelque chose d'autre que... ça.
- Maintenant si tu pouvais disparaître, je crois que ça résoudrait tous les problèmes de la terre.
Sujet: Re: M&E ☂ Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder Mar 21 Fév - 21:42
Ce que cette fille pouvait m’énerver. J’avais bien envie de la cognée aussi tiens. Je n’avais jamais put la supporter. Rien qu’avec ses manières. Elle pourrait mourir pour ses cheveux. On ne peut pas imaginer une fille plus superficielle que ça. S’en est affolant. Des fois, je rêverais de pouvoir prendre des ciseaux et lui coupé dans la tignasse pour voir si elle est capable de se suicider pour ça. Avec une fille comme Hopkins, on n’est pas à l’abri, elle en serait encore capable. Non pas que ça me déplairait. Le jour où cette fille menace de sauter du haut de la tour d’astronomie, je serais assise dans un fauteuil avec du pop-corn entrain d’attendre qu’elle fasse le plongeon. Et si elle voulait, je voulais bien la poussée en bas, je n’y voyais aucun problème. Parce qu’elle avait tout d’exaspérant. Sans compter qu’elle avait osé me piquer mon petit copain. Bon, je m’en foutais du type, comme de ceux qu’il y avait eu avant et ceux d’après, mais bon c’était une question de principe. On ne pique pas les copains des autres. Surtout pas quand ils ne parlent pas beaucoup et qu’ils sont des bons coups. Mais là, je m’égare un peu pardonnez moi.
Je fronçais les sourcils, plantant mes deux yeux dans les siens. Pourquoi diable cette espèce de blondasse décolorée était partout où j’allais ? Elle me suivait ou quoi ? Je sais que je suis irrésistible mais quand même ! Tu peux pas aller trouver quelqu’un d’autre à emmerder ? Surtout aujourd’hui quoi, ça me ferrait des vacances. Je penchais la tête sur le côté. Avant d’éclater de rire. Ah ah, c’est qu’elle avait de l’humour la petite. Une vraie fille, elle ? Non mais la bonne blague. Une vraie pétasse à la rigueur mais une vraie fille … Elle avait encore des progrès à faire la cocotte. Surtout au niveau intellectuel.
- Pourquoi pas ! Le jour où tu deviens une vraie fille, fais moi signe ! Même si je risque de devoir attendre encore longtemps.
Je haussais les sourcils avec mépris et lui adressais un sourire moqueur avant de lui tourner le dos, me rinçant la bouche. Ma lèvre avait arrêté de saigner ce qui était déjà un progrès considérable. Si au passage, elle pouvait arrêter me faire affreusement mal, ça m’arrangerait. Et puis si Hopkins pouvait fermer sa grande bouche, ça m’arrangerait aussi parce qu’elle me soule avec sa voix trop aigue. La première fois que je l’avais entendu parler, elle m’avait fait l’effet d’un jouet pour chien qui couine sur lequel un idiot aurait marché. Mais non en fait c’était juste sa voix. A croire qu’elle le faisait exprès juste pour me les gonfler. Si seulement elle pouvait la fermée ou aller gonfler les oreilles de quelqu’un d’autre. Ou si un bourdonnement pouvait envahir mes oreilles pour couvrir son atroce blablatage. Ah oui, si seulement …
- Si t’es pas contente Hopkins, casse toi, personne ne te retiens, surtout pas moi. Tu as réussis à rentrer, je pense que tu arriveras à sortir. A moi que tu veuille que je ne te fasse sortir à coups de pieds au cul auquel cas je ne me ferrais pas priée. Je rêve d’avoir un second round.
Et par là je faisais bien sûre allusion à la bagarre à laquelle j’avais été mêlée un peu plus tôt à la bibliothèque. Parce que bien sûre dans cette bagarre je n’y étais pour rien. J’y avais été mêlée c’est tout. Je n’ai agressée personne. C’est l’autre là, qui c’est jeter sur moi et qui a piquer sa crise. Moi j’ai juste répliqué en lui empoignant les cheveux et en lui cognant la tête contre une étagère, mais c’était de la légitime défense. Comment ça je suis de mauvaise foi ? Pas du tout ! Je ne vous permets pas ! Eteignant l’eau, je me retournais vers la jeune femme en fronçant les sourcils et m’essuyais la bouche avec le dos de la main.
- Enfin, ce ne serait pas drôle, mademoiselle est une lady, elle aurait trop peur de se décoiffer, ce serait tellement facile de te mettre la tannée du siècle que ça me donne même pas envie de te touchée … pour te frapper du moins.
Je lui lançais un sourire carnassier. Vous savez, les sourires qui veulent dire « mais si tu vois une autre manière dont je pourrais te toucher fais moi signe ». Ce sourire qu’on déteste voir mais qu’on adore faire. Oh oui, elle venait de me lancer dans le jeu de la provocation et dieu sait à quel point j’aime ça. La provocation et le jeu … mes deux passe temps favoris.
Sujet: Re: M&E ☂ Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder Mer 22 Fév - 0:41
C'était moche d'être jalouse comme pouvait l'être Mikayla. Non mais c'est vrai, regardez la ! Elle détestait Evangeline pour une raison totalement stupide. Comme si c'était la faute de la blonde si tous les mecs la voulaient... Bon okay, ouais, c'était un peu sa faute, elle faisait un peu tout pour, mais là n'était pas la question. Si la Gryffondor avait voulu conserver son petit ami, elle n'aurait eu qu'à être plus belle ou à mieux le surveiller. C'est pas comme si c'était pas connu que la fidélité des mecs était à prouver. Disait la fille qui sortait avec au moins deux garçons en même temps et profitait de l'attention d'autres encore... Et puis de toute façon, vu que Mikayla enchaînait aussi les petits amis, quelle importance que l'un d'eux préfère Evangeline à elle ? Ce n'est pas comme si ça allait changer sa vie non plus. Et inutile de parler de principe à la jaune et noir, elle risquait de ne pas tout à fait comprendre ce que vous voudriez lui expliquer. Pas qu'elle n'en avait pas, bien sûr, mais elle ne voyait pas pourquoi elle devrait se soucier de gens qu'elle ne connaissait pas. Même si elle le faisait souvent, mine de rien, histoire de pouvoir mieux obtenir leur admiration. Enfin, c'était surtout valable sur le terrain de la drague ça, pour le reste elle avait des principes plus que conformes. Mais à la guerre comme en amour, pas de pitié, sinon c'était toi qui crevait. Autant vous dire que ça ne plaisait pas à tout le monde.
Et puis de toute façon, y'avait pas à dire, Eva était bien plus jolie que Mikayla, qui était une fille des plus banale, avec ses cheveux châtains, ses yeux bleus et ce manque de forme. Quel mec pourrait bien vouloir d'elle ? Bon, okay, plein de mecs voulaient bien d'elles, parce qu'elle restait tout à fait dans la norme supérieure quand même. Quand bien même ça tuait Evangeline de l'admettre, la jeune adulte était une sérieuse adversaire. Heureusement qu'elle quittait bientôt l'école, parce que cette concurrente, elle s'en passerait très bien, elle en avait déjà assez comme ça alors que ces dernières ne le cherchait pas particulièrement. Parce que des « J'aimerais tant avoir le physique de Nott... » ou des « Si seulement je pouvais ressembler à Isaline ! », et d'autres « Jenkins est vraiment bien foutue, si je pouvais être pareille... » et d'autres encore, elle en avait entendu. Enfin, ce n'était évidemment que le côté physique qui intéressait les gens, parce que leurs caractères étaient loin d'être plaisant, alors bon, on prenait ce qui restait possible à sauver hein... Et si Evangeline n'avait pas elle-même été parfaite, peut-être aurait-elle été jalouse. Mais elle était tellement géniale que ces filles ne faisaient pas le poids, alors forcément.
Pendant que Mikayla se rinçait la bouche et qu'Evangeline lui demandait de disparaître, cette dernière profitait de l'inattention de la Gryffondor pour voir quoi faire du bout de robinet qu'elle tenait toujours entre les mains et qu'elle avait caché dans son dos à son arrivée. Après un regard rapide, elle finit par simplement le remettre dans le lavabo où elle l'avait endommagé, discrètement, et laisserait ça aux Elfes de maison. Qu'ils se débrouillent... En supposant que ça les préoccupe vraiment, bien sûr. Finalement elle revint à la rouge et or qui lui répliquait des choses fort sympathiques et qui firent sourire la jeune femme. C'était lamentable, vraiment. Elle prenait une mine désintéressée en attendant, observant ses ongles si parfaitement entretenus et vernis d'une couche transparente pour leur résistance, et éviter qu'elle se les ronge aussi. Et lorsque finalement Mikayla termina ce qu'elle avait à dire, Eva releva ses yeux vers elle et pris un petit air étonné, comme si elle venait seulement de remarquer qu'on lui parlait.
- Pardon, tu disais quelque chose ? Non parce que j'ignorais que les sauvages pouvaient s'exprimer aussi tu vois...
Elle lui lança un sourire innocent, qui ne faisait que cacher celui qu'elle aurait voulu afficher réellement, un sourire de défi. L'allusion de son interlocutrice n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde ni même d'une aveugle. En fait, elle le prenait même non seulement pour une proposition, mais pour une sorte de défi. Un défi qu'elle se lançait à elle-même. Changeant de pied d'appui en lançant un regard pour jauger la jeune femme, elle se mordit légèrement la lèvre inférieur avant de se rapprocher de sa rivale. Evangeline la dominait en taille, comme elle dominait la plupart des filles en fait, étant plutôt grande même pour son âge. Si on regardait bien en fait, la Poufsouffle aurait facilement pu se faire passer pour une septième année, si ce n'était son comportement d'adolescente totalement stupide (ou timbrée suivant les avis). Et c'était cette attitude qui faisait qu'elle voulait accepter cette provocation de Mikayla. Mais elle ne voulait pas être celle qui cédait simplement comme ça. Puisque la Gryffondor était si fière, si sûre d'elle, elle n'avait qu'à y aller en première. Bon, Evangeline avait évidemment l'intention de la pousser un peu histoire de pas louper son coup, mais ça n'était pas ça l'important. Parce que si c'était bien une invitation à plus que venait de lui lancer Mikayla, elle n'avait qu'à aller jusqu'au bout de celle-ci.
- Mais rien ne t'empêche de me prouver que tu sais utiliser cette langue autrement que pour produire des sons dont tu ne dois même pas comprendre la signification.
Elle lui lance un sourire totalement hypocrite, et condescendant, la prenant de haut, comme elle le faisait avec toutes les filles, surtout celles avec qui elle jouait sur la provocation comme là. Comme elle en était arrivée à ça avec Mikayla ? Aucune idée en fait, c'était juste qu'elle se sentait d'humeur joueuse. Ou plutôt elle préférait l'être, pour ne pas avoir à penser à sa fatigue et à la nuit horrible qu'elle avait passé. Et ça marchait plutôt bien, elle n'y pensait pas du tout en cet instant, attendant plutôt la réaction de Mika. Elle l'avait cherché, elle l'aurait. Voyons si elle oserait jouer le jeu jusqu'au bout. Histoire de s'assurer qu'elle chercherait plus loin, elle décida d'ajouter un dernier truc.
- Mais bon, je suppose qu'il ne faut pas trop compter sur ton... efficacité.
Elle accompagne sa dernière réplique d'un petit mouvement d'épaule indiquant que ça ne l'étonnerait pas, quelque chose d'assez indifférent, déviant son regard sur le côté après lui avoir lancé une moue presque dégoûtée, l'air de rien. Comme si cette simple idée d'être embrassée par Mika pouvait être la pire chose au monde. Comme si elle serait bien incapable d'être douée à quoi que ce soit lié à... ce qu'elles sous-entendait. Libre à elle de lui prouver qu'Evangeline avait tort après tout...
Sujet: Re: M&E ☂ Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder Sam 25 Fév - 18:06
Cette fille m’exaspérait. Chacun des mots qui sortaient de sa bouche était comme autant de lame aiguisée qui me perçait les tympans avec sadisme. Je vous jure que si je pouvais trouver un moyen pour lui faire fermer sa grande bouche, ça m’arrangerait. Voir de la faire dégagée. La porte lui était grande ouverte. Elle ne pouvait pas aller voir ailleurs si j’y étais. Ce n’est pas que sa compagnie me dérangeait mais … En fait, si, sa compagnie me dérangeait. Et vu la raclée que j’avais prise, ce n’était pas le moment de m’emmerder. Surtout que je savais comment elle était. Du moins, j’en avais déjà entendu parler. Elle n’aimait pas se battre. C’était une proie facile. Parce qu’elle me rendait sérieusement cinglée. Qui a dit que les Poufsouffle sont adorables et sein d’esprits ? Pas moi en tout cas, parce que cette est tout sauf seine d’esprit ! Et elle souffre clairement d’un sérieux complexe de supériorité. Si elle savait … il y a tellement de jolies filles dans cette école et pourtant elle semblait se croire irrésistible. D’accord, elle était grande, fine et élancée et elle avait une jolie paire de fesses – et de seins accessoirement mais son haut n’en dévoilait pas suffisamment pour que je puisse en juger. Mais bon, elle est loin d’être la plus jolie fille que j’ai déjà vu dans cette école, toutes maisons confondues. Entre Nott chez les Serpentards, Weasley chez les Poufsouffle – et chez les Serdaigles aussi d’ailleurs, la jolie rousse était plus qu’appétissante, mais évitons de réveiller les instincts pervers que je tente de refouler. Quant aux Gryffondors, je ne ferrais aucun commentaire. Je ne tiens pas à chuter dans mon estime de moi-même.
Je me plantais face à elle, fronçant les sourcils. Elle était sérieuse là, elle me cherchait vraiment. Eh ben, elle allait me trouver. C’était mauvais de m’énerver. Soit ça finissait en bagarre, soit ça finissait au lit. Mais dans les deux cas, c’était loin d’être tendre. Elle n’allait pas tarder à en faire les frais si elle continuait à m’énerver. Pourquoi, ô destin t’acharne tu sur moi ? Pitié seigneur, débarrassez moi de cette erreur de la nature, ma santé mentale en dépend ! Je haussais un sourcil. Parce qu’en plus, cette imbécile rentrait dans mon jeu ? Oh, la pauvre, elle ne savait pas dans quoi elle s’engageait. Quoi que … au final, je ne la connaissais pas bien la petite. Je savais juste qu’elle avait deux ans que moi, et que je l’avais toujours trouvée immature pour son âge. Mais d’un autre côté, on pouvait aussi dire qu’elle était plutôt précoce. Vu la réputation qu’elle se trainait à son âge, j’avais envie de dire qu’elle n’était peut-être pas si immature que ça. Mais laissez moi la haïr en paix, vous voulez bien.
Je suis faible. Je sais, je suis faible. Mais ce genre de provocation, ce genre d’invitation à la d’ébauche, ça ne se manque pas, surtout pas quand on s’appelle Mikayla Davis. Fronçant les sourcils, je profitais de sa proximité pour passer ma main sur une de ses hanches et l’attirais contre moi. Un sourire joueur – et très malsain – se dessina au coin de mes lèvres. Non, elle ne se rendait pas compte qu’elle s’était jetée dans la gueule du loup. Je ne la laisserais pas sortir d’ici sans avoir vu ce que je voulais. Bon d’accord, il y a encore cinq minutes je ne savais pas que je le voulais, mais maintenant que je le savais, il était or de question que je la laisse s’échapper. Et pour illustrer mes pensés, je passais mon deuxième bras dans son dos, l’empêchant ainsi de partir. Le comble de l’ironie c’est que cette saloperie était plus grande que moi. Mais ça, ça n’empêcherait rien, pas maintenant que mes lèvres frôlaient les siennes.
- Si tu veux t’enfuir, c’est le moment …
Tu parles ! Elle avait pas intérêt à bouger, sinon c’est par les coups que j’allais évacuer ma frustration. Sans plus de cérémonie, mes lèvres s’écrasèrent sur les siennes, sans plus de douceur. Le tact ? Connaît pas ! Elle m’a poussée à bout, il ne faut pas non plus croire que je vais être toute gentille, toute mignonne comme dans le monde des bisounours. Une de mes mains passe sur sa joue, puis sur sa nuque avant de se perdre dans ses cheveux. Mes lèvres se pressent d’avantage sur les siennes, ma langue cherchant la sienne. Ma main restée sur sa taille se fait baladeuse, passant d’abord sur ses fesses, sous son t-shirt et glissant progressivement sur son ventre dont mes doigts frôlèrent la peau douce. Oh ma douce Eva, tu viens de t’engager dans une sacré histoire. J’espère pour toi que tu n’as pas peur du vide parce que crois moi que tu vas faire un grand plongeon …
Sujet: Re: M&E ☂ Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder Sam 25 Fév - 19:23
Evangeline n'était pas le genre de fille violente, loin de là même. Même les conflits verbaux, elle les évitait en général. Non, elle n'était ni assez courageuse, ni assez forte pour pouvoir les tenir. Enfin, pas quand elle se trouvait seule. Quand elle avait ses amis à ses côtés, elle n'hésitait pas, parce qu'elle savait qu'ils les défendraient. C'était d'ailleurs comme ça qu'elle se retrouvait à se moquer d'autres personnes en général. Mais jamais elle ne s'en prenait à plus fort qu'elle, ou jamais consciemment. Et sans doute un jour cela lui retomberait-il dessus, quand bien même elle s'en octroyait le droit. Ayant été une victime elle aussi, quoi de plus normal que de pouvoir passer du côté des bourreaux ? C'était logique qu'il y ait toujours des gens pour persécuter les autres, non ? C'était comme ça que le monde marchait. Les faibles rampaient devant les forts, peu importe pourquoi, peu importe que ça soit injuste... C'est probablement pour ça qu'elle utilisait sa seule arme valable, n'étant pas particulièrement une forte tête, à savoir son potentiel de séduction et son caractère pour le moins... imaginatif.
Mais en tout cas, elle su qu'elle avait gagné au moment où elle sentit le bras de Mikayla passer autour d'elle, et elle eut un frisson de victoire. Elle sentait que dans son corps circulait quelque chose de familier, un appel à laisser ses désirs et ses envies s'exprimer, pas forcément pour le meilleur, mais dans le cas présent pas pour le pire. Se retrouvant ainsi contre elle, se laissant attirer sans résistance, elle pouvait sentir la chaleur qu'elle dégageait à travers leurs habits, ce qui était un peu étrange en soi, mais qui ne la fit pas se poser plus de questions que ça. Elle avait d'autres chiens à fouetter pour le moment. Notamment tenter de garder un petit air indifférent, histoire de dire qu'elle attendait plus, et mieux, et plus surtout. Non parce que là vous voyez, la demoiselle attendait toujours que Mika lui montre qu'elle possédait la jugeote des Gryffondor. Son deuxième bras était venu se placer derrière son dos, et Eva se mordit légèrement la lèvre à l'avertissement de la rouge et or. Ce genre de situations étaient bien les seules où elle avait l'impression d'avoir un minimum de contrôle, de savoir quoi faire, alors non, elle n'avait pas l'intention de fuir, et le baiser de Mikayla confirma son désir de rester. C'est seulement à ce moment là qu'Eva laissa un sourire s'étaler sur ses lèvres, un sourire satisfait d'avoir obtenu ce qu'elle voulait. Enfin, en partie pour le moment, mais étant donné la manière dont la Gryffondor laissait traîner ses mains... Elle rompit le baiser, le temps de répondre à ce qu'elle disait, plus pour la forme qu'autre chose.
- Oh ne t'en fais pas, maintenant je n'en ai plus l'intention...
Et elle recommence à l'embrasser. Surtout qu'apparemment sa partenaire ne semblait pas vouloir la laisser s'exprimer plus longtemps. Quelle surprise... Mais bon, pour revenir à se baiser, il était loin de ceux romantiques auxquels chaque demoiselle encore chaste et pure rêvait. Il était d'ailleurs loin d'être chaste... Et c'était bon bordel. Mikayla embrassait bien mieux qu'Evangeline le pensait au départ. Bon il faut dire elle avait une certaine expérience en la matière elle aussi, au même titre que la jaune et noire, mais bon, ça ne faisait pas toujours tout il fallait être honnête. Eva frissonna au contact des mains chaudes de la jeune femme sous son haut, qui remontaient doucement en caresses pressantes, avides, alors qu'elle forçait la rouge et or à reculer contre une des cloisons des cabines de toilette. Elle se montrait tout aussi fougueuse que Mikayla, déplaçant ses doigts sous le tissus de ses vêtements, dans des caresses fourbes sur une peau à la texture agréable, douce, nette, qui ne finiraient pas tant qu'Evangeline n'aurait pas obtenu ce qu'elle voulait. Même si pour le moment, ça se limitait au haut du corps de son haineuse compagne, ses deux mains se glissant à divers endroit pouvant provoquer divers effets relativement excitants, suivant des tracés invisibles et dessinant une carte qu'elle seule pouvait comprendre en cet instant. Ses lèvres glissèrent dans le cou de la garoute, où elle déposa plusieurs baisers doux, puis un peu insistants, laissant une première marque dans son cou. Oui, une première, car elle avait bien l'intention d'en laisser d'autres plus bas, suivant le tracer que ses doigts avaient fait plus tôt vers des contrées qu'elle se faisait une joie de découvrir.
Ce qu'il se passa ensuite, ce n'est un secret pour personne... Les habits se défirent, assez pour profiter de cet instant dont l'excitation était accentué par le lieu où elles se trouvaient. Leurs corps étaient brûlant de désirs et leurs sens exacerbés par l'idée de pouvoir être prises maintenant. Dans l'acte qu'elles accomplissaient, il n'y avait nul romance, nul conte à aller chercher, rien que ce que deux jeunes gens voulaient l'une de l'autre, rien qu'un désir brûlant, presque animal, un oubli instantané avant de revenir à la réalité. Plus de fatigue, plus de question, plus de problème... Tout s'était envolé en un instant.
Sujet: Re: M&E ☂ Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder Mar 28 Fév - 16:54
Que ce qui c’est passé dans cette cabine reste dans cette cabine, histoire de ne pas choquer les âmes sensibles. J’étais bien obligée d’avouer qu’elle savait se servir de sa langue pour autre chose que pour geindre. Bien que sa voix me les gonflés toujours autant mais … nous n’avions pas eu franchement l’occasion de discuter si vous voyez ce que je veux dire ! Et puis tant qu’elle se taisait elle était mignonne. A partir du moment où elle ouvrait la bouche … ma foi je venais de trouver un excellent moyen de la lui faire fermer. Tiens, il faudrait que je teste ça plus souvent sur les personnes qui me gonflent …
Me penchant pour ramasser mon t-shirt, je dévisageais Evangeline avec un sourire sarcastique, presque moqueur. Je me demandais vaguement si cet air de peste qu’elle se donnait été naturel ou si c’était un acte travailler et peaufiné dans les moindre détails. Parce que bon, être aussi détestable, il fallait le faire quand même alors si elle jouait la comédie j’étais prête à lui décerner un oscar pour le rôle de la meilleure actrice. M’enfin, je ne m’attardais pas là-dessus, sa vie sociale ne me concerne en rien, je m’en fiche pas mal. Elle fait ce qu’elle veut de sa vie, si elle aime se faire détester, c’est son problème, ce n’est pas le mien n’est-ce pas ? Bon, où est-ce que j’ai foutu mon soutien-gorge moi ?
Entièrement – enfin ! – rhabillée, je poussais la porte de la cabine, après avoir vérifié quand même que ma compagne été elle aussi habillée et que les toilettes étaient toujours déserts. Personne en vue. Bon, ça ferrait des yeux indiscrets en moins. Je me dirigeais vers le lavabo que j’avais quitté quelques instants auparavant. Hum, est-ce que j’étais sensé dire quelque chose, du genre, c’était sympa, on s’appelle, ou une connerie du genre ? Parce que bon, je n’étais pas douée pour faire la conversation et je n’avais que très peu envie d’entendre sa voix et son accent horrible me percer les tympans. Mais bon, je n’étais pas non plus une connasse à ce point … Quoi que … J’ouvris le robinet et me passais de l’eau sur le visage. Après quoi, j’éteignis l’eau et me plantais face à Eva. « Bon, je dois reconnaître que tu sais te servir de ta langue pour autre chose que pour être une langue de pute mais … ». Je m’approchais, rompant les quelques mètres qui nous séparaient. Un sourire se dessina sur mon visage, toujours aussi sarcastique que les précédents. « … si tu raconte à qui que ce soit ce qui c’est passer là dedans, je nierais ». Parce que bon, je n’avais pas envie qu’on pense que j’étais allé me chercher une fille au jardin d’enfant et que je l’avais prise par la main et tout. D’accord Evangeline avait une sacrée réputation, mais elle avait quand même deux ans de moins que moi. Et puis bon, les gens qui nous connaissaient ne pourraient pas comprendre. Deux filles qui se détestent et qui pourtant n’ont rien de mieux à faire pour exprimer leur haine que de faire des choses pas très catholique.
Lissant mon t-shirt, je rompis notre proximité pour de bon cette fois. C’était sympa, mais bon je n’avais pas non plus toute la journée devant moi à lui accordé hein. J’avais d’autres chats à fouetter. Comme retrouver la garce de première année et lui montrer de quel bois je me chauffe. En dehors de la bibliothèque et assez éloigné des professeurs de préférence histoire de ne pas être interrompus trop tôt. Fixant Evangeline un instant, je finis par hausser les épaules, l’air de m’ennuyer à mourir. « Bon, c’est pas tout mais … j’ai des choses à faire. On s’appelle ? ». Je sais, je suis une connasse, on me le dit souvent. M’approchant à nouveau, je dépose un baiser sur les lèvres de la Poufsouffle, pour l’effet dramatique et théâtral de la scène et quitte les toilettes. Comme quoi finalement ma journée n’avait pas été totalement gâchée finalement.